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KAREN&DWAYNE • Solitary party

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MessageSujet: KAREN&DWAYNE • Solitary party Jeu 9 Juin - 10:04


Solitary party

La musique retentissait dans l’appartement et venait frapper les domiciles voisins, l’alcool coulait à flot. Tout le voisinage devait se douter que la jeune Karen Anderson avait encore organisée une nouvelle fête dans son appartement. Et bien non, malgré la musique plus forte qu’elle ne le devrait l’être, et les multiples bouteilles d’alcool ouvertes, la jeune adolescente était bel et bien seule. Allongée sur son canapé, en train de sourire bêtement, elle porta un énième verre à sa bouche. De grosses gouttes de transpiration coulaient le long de son front, elle était exténuée, mais n’était pas décidée à aller se coucher malgré l’heure tardive. Elle se redressa pour tenter de se lever mais manqua de tomber au sol une fois debout. Elle fit quelque pas en direction de la cuisine où elle se servit un nouveau verre. La pauvre Karen avait passée une journée terriblement ennuyeuse, elle était restée enfermée chez elle, ne voulant pas profiter du mauvais temps qu’il faisait à l’extérieur, alors, elle avait passée sa journée devant la télévision, à bouffer des chips et en envoyant des textos au peu d’amis qui lui restait. Alors le soir, elle avait décidée de se détendre en faisant la fête toute seule. Alors, elle avait sortie plusieurs bouteilles d’alcool et avait allumée la sono. Malheureusement, sa petite fête solitaire improvisée n’avait pas tournée comme elle l’avait voulue. En effet, elle pensait supporter l’alcool mieux que ça, ce qui, au final, l’avait épuisé plus qu’autre chose. Mais ça, elle était trop saoule pour s’en rendre compte. La, elle était bien, elle rigolait dès qu’elle tombait et elle rampait en bavant sur le tapis. Elle n’avait été bourrée qu’une seule fois comme elle l’était, et elle l’avait regrettée le lendemain, non seulement, elle s’était endormie dans son propre vomi, et en plus, le pire mal de tête de sa vie l’avait obligée à passer le reste de sa journée dans son lit. La journée de demain allait s’annoncer très très éprouvante. Karen, après s’être servi un nouveau verre, se dirigea vers sa fenêtre pour respirer l’air frais. Elle baissa la tête et aperçu la tête d’une de ses voisine du dessous. Une vieille peau toujours en train de geindre, ce qu’elle était agaçante. « Tu as vu l’heure ? cria-t-elle de sa vieille voix cassée, tout le monde n’est pas aussi jeune que toi, petite dévergondée, baisse ta musique tu veux ! » Malgré son âge quelque peu âgé, elle avait encore du caractère. La jeune adolescente, alors qu’elle n’était plus consciente de ce qu’elle disait, ne pût s’empêcher de lui répondre d’une manière agressive : « La ferme vieille peau ! » cria t-elle avant d’éclater de rire et de jeter le fond de son verre par la fenêtre et de fermer cette dernière. Elle passa son poignet sur son front et soupira, puis se dirigea vers sa sono afin d’augmenter le son au maximum, juste pour le plaisir de faire enrager cette pauvre vieille.

Malgré le bruit assourdissant que faisait la musique, Karen réussit à entendre les coups qu’on donnait sur sa porte. Peinant à mettre un pied devant l’autre, elle arriva vers sa porte au bout de 5 bonnes minutes ? Et c’est complètement saoul, en sueur, habillée de vêtements dégradés, et avec un talon en moins que la jeune femme se présenta à cet homme qui frappait à sa porte. Parce que oui, c’était un homme, un beau jeune home enfaite. Elle s’adossa au rebord de sa porte et plongea son regard dans celui de ce beau brun qui lui semblait familier. « On se connaît non ? Votre visage ... il me dit quelque chose ! » Malgré la quantité d’alcool que Karen avait engloutie, elle était encore capable de parler de façon à ce qu’on la comprenne. Elle pencha sa tête vers la gauche, puis vers la droite, essayant de mettre un nom sur ce visage. Une fois qu’elle eut trouvée ce qu’elle cherchait, elle tapa dans ses mains. « Ah oui ! Vous êtes policier non ? Vous m’avez arrêté une fois pour … je ne sais plus quoi ! » Dit-elle ensuite en rigolant, sans comprendre ce qu’elle faisait, elle saisit la main de ce dernier afin de l’emmener à l’intérieur. « Entrez je vous en prie ! » Elle fit quelques pas dans son appartement afin de rejoindre la pièce où étaient posées les bouteilles. « Vous voulez un verre ? J’ai plusieurs alcools, choisissez ! » Dit-elle ensuite en les présentant une à une avant de se resservir un petit verre de vodka et de l’avaler cul-sec. « Wouh … j’ai la tête qui tourne moi ! » déclara-elle avant de poser le bout de verre dans lequel elle avait bu sur le comptoir. « Alors, qu’est qui vous amène … policier ? » dit-elle en se posant sur son canapé, pendant que la musique continuait toujours de retentir dans ce grand espace qu’était le domicile de Karen. D’ailleurs, cette dernière était en train de tâter les coussins de son canapé, cherchant son paquet de cigarette. Une fois qu’elle l’eut trouvé, elle en saisit une et la porta à sa bouche, puis elle prit son briquet pour l’allumer. « Vous en voulez une ? » La jeune femme semblait avoir perdu tout son entrain et sa fausse bonne humeur pour laisser place à l’état de fatigue. En effet, elle était extenuée et n’avait qu’une envie, se coucher et dormir, elle avait aussi envie de vomir, elle voyait flou et sa tête tournait. La musique qui résonnait dans l’appartement commençait à lui donner chaud, et mal au crâne, ce qui ne fit que l’énerver. Elle aimerait bien l’arrêter, mais elle n’avait pas la force nécessaire pour se lever. Elle avait tout épuisé en sautillant, en dansant. Elle était si fatiguée qu’elle ne réussit pas à déduire la présence d’un policier dans sa maison.
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MessageSujet: Re: KAREN&DWAYNE • Solitary party Lun 20 Juin - 11:21

☆ Dwayne & Karen ☆



Let Go by Frou Frou

Drink up baby doll, are you in or are you out ? Leave your things behind 'cause it's all going off without you. Excuse me too busy you're writing your tragedy, these mishaps you bubble-wrap when you've no idea what you're like ... So, let go, let go, jump in, oh well, what you waiting for ? It's all right 'cause there's beauty in the breakdown. So, let go, let go just get in oh, it's so amazing here, it's all right 'cause there's beauty in the breakdown ...


Travailler de nuit : une corvée pour certains, un mode de vie pour d'autres. Dwayne entrait sans aucun doute possible dans la seconde catégorie, et quoi qu'on puisse en dire il n'était pour le moment pas décidé à changer son mode de fonctionnement. Bien sûr il y avait des semaines où il faisait des horaires "normaux" comme n'importe quel autre citoyen lambda de cette ville, mais la vérité c'est que vivre en décalé lui convenait beaucoup plus. Il ne dormait pas beaucoup, les évènements de ces dernières années lui avaient laissé un sommeil agité, aussi dormir quelques heures la journée et profiter du reste avant de recommencer à bosser le soir tombé ne le gênait pas plus que ça. Le seul inconvénient restait que lorsqu'il patrouillait la nuit il ne pouvait pas garder son chien avec lui et devait le laisser à l'appartement ; Heureusement le husky n'était pas du genre boudeur. Bref, quoi qu'il en soit cette nuit de patrouille s'annonçait comme bon nombre de précédentes pour Dwayne qui avait l'habitude de la chose ...
Il était minuit et quart lorsque lui et trois autres de ses collègues quittèrent leur table du Denny's de la ville, cette enseigne de breakfast connue surtout pour ne jamais fermer, ni le jour ni la nuit. Pile poil ce qu'il fallait à ces habitués des nuits de patrouille qui avaient fait de l'endroit leur lieu de ralliement avant de repartir chacun dans le voiture. Ce soir là la discussion avait été surtout animée par le match de basket Chicago Bulls / Los Angeles Lakers qui devait avoir lieu le lendemain soir, mais malgré son intérêt d'habitude indiscutable pour sa ville de coeur qu'était Chicago Dwayne avait la tête ailleurs. La chose durait depuis un certain temps maintenant, mais à la décharge du jeune homme les choses avaient beaucoup bougées ces derniers temps le concernant. Plus, bien plus qu'il ne l'aurait souhaité.

Chaque nuit de patrouille c'était la même chose, c'étaient à celui qui le premier réussirait à se débarrasser du quartier de Tames Street. Bien entendu ils y avaient tout droit chacun leur tour mais cela n'enchantait jamais aucun d'eux, car le quartier historique était habituellement celui où il se passait le moins de chose, et donc celui où le temps vous paraissait le plus long quand vous y patrouilliez toute la nuit. Et ce soir donc, comme vous devez déjà vous en douter, c'était Dwayne qui avait hérité de la "corvée" ... Du coup notre policier avait prévu le coup et laissé dans sa voiture de service un bouquin commencé la semaine précédente et qui bien que ne le passionnant pas lui faisait au moins passer le temps, et un thermos de café préparé en milieu de soirée lorsqu'il avait quitté le commissariat avec ses collègues.
Et le voilà donc, à une heure du matin passée de quelques minutes, la vitre de sa portière baissée pour laisser entrer un peu d'air dans l'habitacle ; il avait fait lourd toute la journée, et même encore à cette heure-ci malgré la température redescendue l'air était toujours aussi moite et peu respirable. Tournant à allure plus que réduite dans les rues du quartier, écoutant distraitement la station de radio d'informations en continu, il en était déjà à son troisième gobelet de café dont l'odeur amer lui rappelait ses premières planques à Chicago. Mais c'était bien la seule chose qui pouvait lui rappeler Chicago à cet instant, car en dehors de ça tout avait changé depuis, même dans sa façon de travailler. Différence majeure déjà, à Chicago il aurait été impensable de laisser un policier patrouiller tout seul, c'était par binômes ou rien car l'on était jamais trop prudents ... A New Heaven, on s'inquiétait déjà de manquer d'effectifs pour quadriller de façon raisonnable, alors deux flics par voiture ce n'était même pas la peine d'y compter. Mais enfin, il y avait des soirs comme ça où la solitude convenait parfaitement à certains, Dwayne le premier, et à vrai dire il était bien content de ne pas avoir de coéquipier à côté de lui à qui il se sentirait obligé de faire la conversation afin de ne pas passer pour le dernier des rabougris.

Le grésillement du talkiewalkie qui reliait tous les flics au central le tira de ses pensées et lui arracha du même coup un bâillement ; Certes il n'était pas un gros dormeur, mais pourtant ce soir il avait du mal à rester éveillé, et il en était le premier étonné. Quoi qu'il en soit il secoua rapidement la tête pour se réveiller un peu, comprenant que ce qui se disait le concernait. Qui l'eut crû.

    « Une plainte téléphonique pour tapage nocturne sur Apple Street. Au 3600 sur l'avenue, cinquième étage. » Tapage nocturne ? Encore ? Décidément Dwayne allait finir par y être abonné. Mais après une rapide vérification dans sa mémoire il se "rassura", cette fois-ci il ne s'agissait pas de sa cousine fraichement découverte, l'immeuble n'était pas le même. Décrochant l'appareil de son socle il avait répondu « C'est Dwayne. C'est bon je prend, j'suis pas loin, j'appelle Fresneda si j'ai besoin de back-up. » Tout dépendrait du nombre de personnes qu'il y aurait dans l'appartement en question, et de l'accueil que le flic qu'il était y recevrait.

D'un coup il avait avalé ce qui restait de café dans le gobelet de plastique qu'il tenait toujours à la main, et appuyant sur la pédale d'accélérateur il avait repris une allure convenable jusqu'à son point de destination. Comme il l'avait dit il n'était pas très loin de l'adresse indiquée et lorsqu'il se gara au bas de l'immeuble il ne lui fallut pas longtemps pour repérer l'appartement d'où venait le problème ; Il n'y avait qu'une seule fenêtre au cinquième étage d'où filtrait de la lumière. Par chance, il s'agissait d'un de ces immeubles "classe" où un veilleur de nuit remplaçait encore le digicode, aussi notre jeune homme n'avait eut qu'à frapper à la vitre, montrer sa plaque et demander à ce qu'on lui ouvre pour entrer. C'était ce même veilleur de nuit qui avait appelé le central après que deux habitants de l'immeuble se soit plaint du bruit, lui avait-il expliqué, avant de lui donner le nom du propriétaire de l'appartement concerné. Anderson ... Cela sonnait à l'oreille de Dwayne, mais après tout il s'agissait d'un nom de famille extrêmement commun et répandu et il était même possible que New Heaven compte plusieurs familles portant ce patronyme.

Il avait d'abord sonné à la porte deux, trois fois, mais n'obtenant pas de réponse il avait fini par taper avec vigueur contre le battant. Il fallut pourtant attendre plusieurs minutes avant quelqu'un ne l'entende et ne vienne enfin lui ouvrir ... Et quel ne fut pas son étonnement de découvrir qu'il n'y avait qu'une seule et unique personne là où il s'attendait à une beuverie étudiante comme c'était souvent le cas. Dwayne n'avait pas la mémoire des noms, en revanche il avait la mémoire des visages et il ne lui fallut pas longtemps pour se rappeler de la jeune femme qu'il avait en face de lui et des circonstances de leur dernière "rencontre" ... C'était malheureux à dire mais les trois quart des jeunes de l'âge de Karen que rencontrait Dwayne c'était bien souvent lors d'une patrouille voir derrière les barreaux d'une cellule de dégrisement ; Elle ne faisait pas exception à cette règle.

    « On se connaît non ? Votre visage ... il me dit quelque chose ! » Pas besoin d'avoir un troisième œil pour se rendre compte de l'état d'ébriété avancé de la jeune femme, sa tête dodelinant et son besoin de se cramponner à l'encablure de la porte parlaient pour elle. Ça plus l'odeur étourdissante d'alcool qu'elle dégageait. « Ah oui ! Vous êtes policier non ? Vous m’avez arrêté une fois pour … je ne sais plus quoi ! » Conduite imprudente et excès de vitesse, le tout avec un permis probatoire, la totale en somme. Mais Dwayne avait comme le pressentiment qu'elle allait pouvoir rajouter encore deux ou trois autres petites choses à la liste ce soir. « Ça semble vous avoir marqué en effet ! » Il pouvait bien faire du sarcasme, elle semblait de toute façon bien trop ivre pour relever quoi que ce soit. « Entrez je vous en prie ! » A vrai dire il n'avait pas besoin de sa permission, il n'y avait qu'elle pour s'imaginer qu'il venait ici pour une visite de courtoisie. Et si elle avait été sobre il y avait fort à parier qu'elle ne se serait pas perdue en formules de politesse inutiles.

Dwayne fit un constat saisissant en mettant les pieds dans l'appartement. Il y avait ce contraste qu'il était impossible de louper entre le style de l'appartement qui ne laissait aucun doute quant au niveau de vie du propriétaire, et le foutoir ambiant qui témoignait du fait que l'adolescente à elle seule ne risquait pas d'être du genre à se préoccuper du rangement ou de la propreté du lieu. A vrai dire pour le moment elle ne semblait pas se préoccuper de grand chose, pas même d'avoir un représentant des forces de l'ordre dans son appartement, ce qui somme toute signifiait forcément qu'elle avait des ennuis ...
D'ailleurs, pour commencer Dwayne ne se donna pas la peine de demander la permission de la jeune femme pour débrancher purement et simplement la sono, plongeant l'appartement dans un soudain silence qui en était presque assourdissant lui aussi tant il faisait contraste. Parfait, on allait enfin pouvoir s'entendre penser, ou tout du moins Dwayne, parce que Karen elle semblait avoir franchement dépassé le stade d'avoir de pensées cohérentes à en juger par la collection de bouteilles plus ou moins entamées qui décoraient le comptoir du mini-bar.

    « Vous voulez un verre ? J’ai plusieurs alcools, choisissez ! » Elle n'avait pas attendu sa réponse en tout cas pour se siffler d'un seul coup le verre de Vodka qu'elle tenait à la main, avant de le reposer sur le comptoir en manquant l'espace d'un instant perdre l'équilibre « Wouh … j’ai la tête qui tourne moi ! » Dwayne ne jugea même pas utile de répondre à la question, le fait même qu'elle l'ai posé sans la moindre hésitation était pour lui une preuve suffisante que la demoiselle était totalement à côté de la réalité, et très loin de réaliser surtout qu'elle était en train d'aggraver son cas. « Je ne prendrai pas de verre, et j'espère que vous avez bien profité du votre parce que c'était le dernier. » Agissant comme si elle ne l'avait pas entendu, ou bien pas écouté, la demoiselle s'était laissée tomber lourdement sur son canapé après y avoir déniché son paquet de cigarettes qui trainait sous un coussin. « Alors, qu’est qui vous amène … policier ? Vous en voulez une ? » De toute évidence elle testait sa patience, ou si elle ne le faisait pas exprès elle y arrivait tout de même très bien. Et Dwayne n'avait pas de patience, pas ce soir, pas avec elle. « Dix-huit ans, et ça fume et ça boit comme un vieux routier, elle est belle la jeunesse. » avait-il seulement répondu en levant les yeux au ciel.

Lui prenant le paquet de cigarettes des mains il l'avait laissé tomber sur la table basse et sourd à ses protestations lui avait également confisqué la clope qu'elle venait à peine d'allumer pour l'écraser dans un cendrier déjà bien rempli de cendres et de mégots. Oui il allait jouer les rabas-joie, et non cela ne le gênait pas outre mesure, après tout la jeune femme ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même ... Si elle avait su se montrer discrète au lieu d'ameuter tout l'immeuble avec sa musique de sauvage elle aurait pu boire et fumer autant qu'elle le voulait, tranquillement. Elle avait voulu jouer, et bien elle avait perdu, et ce n'était certainement pas Dwayne qui allait pleurer sur son sort, il avait bien d'autres chats à fouetter.

    « Vous savez quelle est la meilleure façon de désaouler ? » Ne lui laissant même pas le temps ni le loisir de répondre il avait détaché sa paire de menottes de son ceinturon et attrapant la jeune femme par le bras il lui avait passé les pinces autour des poignets avant d'ajouter « Une nuit au frais ! » Et il parlait en connaissance de cause, rien de mieux pour cuver qu'une cellule de commissariat, si elle avait de la chance elle aurait peut-être même une tapineuse ou un clochard alcoolisé pour lui tenir compagnie. « Et je vous conseille de ne pas trop protester, la dernière fois ça ne vous a pas réussi. » Ouais, outrage à agent une fois ça passait, surtout parce que Dwayne n'avait pas donné suite en fait, mais deux fois ce serait de la stupidité pure, à moins que la demoiselle n'ait envie d'aller volontairement aux devant d'ennuis judiciaires.

L'attrapant par les épaules vigoureusement mais pas trop, il lui avait fait comprendre que contente ou non elle ne resterait pas dans son appartement. Et qu'elle n'essaye pas de lui faire avaler qu'elle ne savait pas ce qu'elle avait fait de mal, jusqu'à preuve l'amendement qui interdisait la consommation d'alcool aux personnes de moins de vingt-et-un ans était toujours d'actualité qu'elle le veuille ou non ... Certes tout le monde transgressait, mais il n'y avait que ceux qui manquaient de jugeote qui se faisaient prendre. Et ce soir miss Karen Anderson avait visiblement manqué de jugeote à son tour.

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MessageSujet: Re: KAREN&DWAYNE • Solitary party Ven 24 Juin - 10:35


Solitary party
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Dernière édition par Karen E. Anderson le Sam 27 Aoû - 9:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: KAREN&DWAYNE • Solitary party Mer 27 Juil - 3:06

N’allez pas croire que Dwayne était le genre totalement froid et insensible qui prenait tous les drogués et les alcooliques pour des ratés finis ; C’était tout sauf le cas. Simplement il faisait une différence entre ceux qui avaient un réel problème d’addiction, qui en souffraient et qui en étaient victimes, et ceux qui pour faire simple se donnaient un genre. Malheureusement pour la jeune Karen Dwayne la classait dans la seconde catégorie, ce qui ne jouait pas franchement en sa faveur comme on s’en doute … Elle lui rappelait ces nanas qu’il croisait dans les beuveries étudiantes de sa période universitaire, le genre qui parlait fort et buvait beaucoup pour se faire remarquer, pour se sentir moins seule ; Pour exister en somme. Cela dit si ce n’était que ça Dwayne n’en aurait carrément rien à faire, après tout chacun faisait bien ce qu’il souhaitait … Le problème voyez-vous c’était que la miss Anderson pour ne rien arranger avait le culot d’être insolente et de se croire plus maligne que lui. Et ça pour Dwayne cela ne passait tout simplement pas, il n’était pas le genre à se laisser dicter sa conduite et autant vous dire que de ce fait il n’était pas du tout prêt à laisser une gamine même pas encore majeure jouer au plus fin avec lui.

    « C’est censé dire quoi ? Que c’est mal ? » Et voilà, elle ne pouvait tout simplement pas s’empêcher de répondre et de provoquer, c’était assez stupide de sa part en fin de compte. Car enfin si un policier mettait les pieds chez elle à une heure pareille elle aurait du se douter qu’elle était dans de beaux draps une fois encore. « Non, plutôt que c’est triste. » Il avait répondu d’un air neutre, presque blasé. Que vouliez-vous qu’il dise d’autre de toute manière, si elle n’était pas capable de se rendre compte par elle-même du problème il n’y pouvait rien.

Ce qui était certain en tout cas c’était qu’il n’avait aucun scrupule à prévoir de l’embarquer fissa direction le central. Et d’ailleurs il ne se fit pas prier, ne lui laissant pas le temps de réagir pour la saisir et lui passer les pinces autour des poignets avant qu’elle ne puisse essayer de stupidement ne pas se laisser faire. Parce qu’après tout on ne savait jamais, elle l’avait déjà copieusement insulté la dernière fois qu’il l’avait arrêté pour excès de vitesse, alors maintenant qu’elle était en plus totalement ivre il était tout à fait en droit de s’attendre au pire non ? Oh et puis de toute manière il était flic, ça lui laissait une assez grande marge de liberté et croyez-bien que Dwayne était loin d’être celui qui se servait le plus du privilège de sa fonction.

    « Woh woh woh woh woh ! On se calme là ! » Ne pouvant que risquer le torticolis pour tourner la tête vers lui, elle lui avait lancé un regard furibond, visiblement outrée qu’il ose l’arrêter une nouvelle fois. « Sérieusement ? » Non non, je fais ça pour rire, c’est drôle non ? Non mais franchement. « Oh c’est totalement sérieux oui ! » Le petit clic qui indiquait que les menottes étaient bien ajustées avait ajouté à la réponse de Dwayne, visiblement pas du tout enclin à entendre la jeune femme geindre et de plaindre. « Non sérieusement détachez-moi ! » Parce qu’elle pensait réellement qu’il suffisait d’ordonner pour être exaucée ? Elle vivait vraiment à côté des réalités. « Et vous calmez-vous un peu, vous avez envie d’aggraver votre cas ? »

Oh bien entendu Dwayne savait que la jeune femme ne risquait pas grand-chose, en dehors d’une nuit au frais et sans doute d’une amende à payer pour sa consommation illicite d’alcool, amende que papa ou maman s’empresseraient de payer pour ne pas faire d’histoires. C’était sans doute un peu naïf de sa part d’espérer qu’à force de finir au commissariat elle finirait par changer de comportement et devenir un peu plus responsable, mais enfin après tout il y en avait pour qui ça fonctionnait alors pourquoi pas elle ? Même si pour l’heure et alors qu’il la conduisant - la trainait presque - vers l’entrée de l’appartement, le discours qu’elle tenait prouvait à lui seul qu’elle ne comprenait pas ce qu’on lui reprochait, et que par conséquent elle pensait ne rien faire de mal. Ou plutôt elle espérait sans doute que les flics devaient, au même titre que ses parents, la laisser faire tout ce qu’elle voulait. Pauvre petite.

    « Allez quoi ! Juste quelques petits verres et quelques petites cigarettes, ce n’est pas un drame ! Vous croyez que vous avez pas des choses plus importantes à faire ? Allez plutôt arrêter les dealers de drogue ou les braqueurs de banques au lieu d’arrêter une jeune ado’ qui voulait juste s’amuser un peu … au moins vous serez un minimum utile. » En voilà un monologue bougonnant d’adolescente faussement brimée. Pour un peu elle aurait presque réussi à le faire rire tant son discours ressemblait presque mot pour mot à celui qu’elle avait maugréé du fond de sa cellule la dernière fois ; Mais il n’avait pas le cœur à rire, il était fatigué et entendre la demoiselle geindre de la sorte ne faisait que lui donner la migraine. « Si vos voisins ne s’étaient pas plaints vous seriez toujours en train de vous saouler tranquillement, vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-même. » Attrapant les clefs sur la porte d’entrée il était sortit en tenant toujours fermement la jeune femme et avait refermé derrière lui, après quoi il avait mis les clefs dans une de ses poches. « Boire de l’alcool avant d’être majeur c’est contre la loi. Tout le monde le fait, c’est vrai, l’important c’est juste de ne pas se faire prendre. Fallait être plus discrète, vous y penserez la prochaine fois. »

Bah quoi ? Fallait pas non plus être hypocrite. Quel adolescent américain âgé de quinze à vingt-et-un ans n’avait jamais bu une seule goutte d’alcool ? C’était un peu comme un secret de polichinelle, tout le monde le sait, tout le monde le fait, mais personne ne le dit. Comme venait de le dire Dwayne l’important dans tout cela était en fait de ne pas se faire prendre. Si la miss Anderson avait mis le volume de sa sono un peu en sourdine les voisins ne se seraient sans doute pas plaint au veilleur de nuit qui de même n’aurait donc pas appelé la police pour régler le problème de façon radicale. C’était donc sa volonté d’emmerder ses voisins à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit qui lui avait porté malheur, comme quoi emmerder le monde finissait toujours pas vous retomber sur le coin de la figure.
Empruntant avec elle l’ascenseur sans pour autant la lâcher, ils avaient atteint le rez-de-chaussée et étaient passés devant le veilleur de nuit qui ayant lâché quelques instants son journal adressa un signe de tête à l’agent de police, et un regard désapprobateur à la jeune demoiselle. Une fois dehors ils n’eurent que quelques pas à faire pour rejoindre la voiture de patrouille garée le long du trottoir.

    « Attention à votre tête. » Ouvrant la portière arrière de la voiture il avait fait entrer Karen à l’intérieur et avait claqué la portière avant de retourner s’installer à la place du conducteur. Sur la banquette arrière Karen lui lançait toujours un regard furibond depuis le rétroviseur. « Faites pas cette tête, vous ne pouvez pas dire que vous ne l’avez pas un peu cherché. » Tournant la clef sur le contact il avait démarré la voiture et quitté le trottoir pour reprendre la route.

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MessageSujet: Re: KAREN&DWAYNE • Solitary party Sam 27 Aoû - 9:32


Solitary party
Plus les jours passaient, et plus Karen avait l'impression que le monde entier était contre elle. Que quoi qu'elle faisait, ça finissait toujours par lui retomber sur le coin du nez. Elle avait l'impression qu'on la poussait vers le fond et que tout le monde faisait tout pour lui gâcher la vie. Personne ne semblait se rendre compte que c'était une victime. Elle en était persuadée, que Preston avait gâchée sa vie. Mais personne n'a daigné la soutenir, même pas meilleure amie Dana qui, comme tous les autres, lui avait tourné le dos au moment où elle avait le plus besoin d'elle. Tout le monde félicitait Parker d'avoir mis la peste incontestée de New Heaven plus bas que terre, mais personne ne s'occupait plus de cette dernière. Elle avait passé tellement de temps à humilier les autres qu'il était désormais impossible de l'identifier comme une victime. Certains disaient même qu'elle ,'avait que ce qu'elle méritait. Donc, pendant des mois, elle s'était enfermée chez elle, seule, refusant de sortir. Le fait était qu'elle ne pensait pas avoir la force d'affronter tout le monde. Mais, un jour, elle avait décidée, un matin, de reprendre sa vie en main et de faire un gros doigt d'honneur à tous ceux qui l'avaient lâchés. Elle voulait redevenir la fille qu'elle était avant, cette garce qui faisait sa lois au lycée et qui humiliait les plus faibles. Mais inutile de se voiler la face, elle avait beau essayer, la crédibilité n'était plus là. Quand on est en haut de l'échelle sociale et qu'on dégringole, il est impossible de remonter. Alors, ce soir, la jeune Anderson avait décidée de se détendre, de fuir un peu ce monde en s'improvisant une petite fête chez elle. Une fête où elle serait seule, en compagnie d'alcool, de musique et de cigarettes. Elle pensait qu'une soirée comme celle-ci ne pouvait que lui faire du bien. Lui faire oublier à quel point le monde est cruel. L'alcool lui faisait voir des choses meilleures, et elle espérait bien profiter de ça tranquillement, sans que personne ne vienne la déranger. Malheureusement, un policier sonna à sa porte, et ce n'est que quand ce dernier lui passa les menottes qu'elle comprit que la soirée était terminée.

« Non, plutôt que c’est triste. » Karen avait du mal à voir le triste dans le fait qu'une adolescente de 18 ans ai envie de penser à autre chose qu'a sa vie qu'elle jugeait misérable. « Vous ne devez pas savoir ce qui est triste alors. » dit-elle en riant légèrement, ne sachant pas vraiment ce qu'elle disait et à qui elle le disait. « M'enfin, chacun à son avis sur la question. » rajouta-elle ensuite en soupirant et en levant les yeux au ciel. La jeune femme avait bien essayée de se défendre, en espérant que l'homme fasse preuve de compassion en lui enlevant les menottes. Elle lui avait même ordonnée de la détacher mais visiblement, il ne semblait pas vraiment prêt à lui donner ce qu'elle avait envie. Karen ne pût s'empêcher de grogner de colère. Elle assistait à son arrestation, impuissante et vulnérable. Elle détestait ça, elle qui aimait tout avoir sous contrôle, en ce moment, on ne pouvait pas dire que ce soit vraiment le cas. Elle avait l'impression de ne plus rien contrôler. Et ce n'était pas seulement une impression : elle ne contrôlait vraiment plus rien. « Et vous calmez-vous un peu, vous avez envie d’aggraver votre cas ? » Cette phrase suivie d'un fou rire de la part de la jeune femme, cette dernière tenta de tourner la tête pour lancer au policier ce regard moqueur, provocateur et insolent qu'elle avait eu l'habitude de faire. Elle savait très bien qu'elle pouvait se débattre autant qu'elle le voulait, que demain, elle serait libre. « Aggraver mon cas ? Je sais que ca n'ira pas plus loin qu'une simple nuit en cellule. » Même si là, elle faisait tout pour garder le minimum de dignité qui lui restait en faisant sa maline et en prenant tout ça à la rigolade. Elle savait, en connaissance de cause, que passer une nuit enfermée dans un cachot froid n'avait rien de marrant. La dernière fois qu'elle avait eu la malchance d'en passer une, elle n'en avait pas gardé un très bon souvenir. Cette nuit même, l'expérience allait se répéter. « Dès demain matin, je serais dehors. » Ses parents seraient vite au courant, et ils s'empresseraient de faire un virement à la police, pour ne pas que l'affaire s’ébruite, leur réputation était déjà assez ternie, inutile d'en rajouter une couche.

La poigne ferme, le policier avait saisi les clés de la porte de l'appartement de Karen et l'avait traîné jusque là. « Si vos voisins ne s’étaient pas plaints vous seriez toujours en train de vous saouler tranquillement, vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-même. » Des discours, toujours les même discours. Profondément ennuyée, la jeune femme soupira et leva les yeux au ciel. « Boire de l’alcool avant d’être majeur c’est contre la loi. Tout le monde le fait, c’est vrai, l’important c’est juste de ne pas se faire prendre. Fallait être plus discrète, vous y penserez la prochaine fois. » Tout ce qu'elle voulait, c'était qu'il se taise, s'il croyait que ces pauvres paroles allait la rendre plus responsable, il se mettait le doigt dans l’œil, et profond. Un mal de tête naissant fit grimacer la jeune Anderson. « Parlez moins fort, j'ai mal à la tête. » C'était tout ce qu'elle pouvait répondre à ça. Dieu, le policier devait la trouver sérieusement pathétique.

« Attention à votre tête. » Ca y était, les deux étaient dehors et la portière de la voiture de police venait de s'ouvrir. Doucement, et en prenant soin de ne pas se cogner, Karen entra dedans et s'installa au milieu de la banquette arrière, là où le policier pourrait bien voir le regard mécontent rempli de haine qu'elle lui lançait à travers le rétroviseurs. « Faites pas cette tête, vous ne pouvez pas dire que vous ne l’avez pas un peu cherché. » Elle soupira et leva les yeux au ciel. « Évidemment ! C'est toujours de ma faute de toutes façons ! » s'écria-t-elle avant de faire la moue. On aurait dit une gamine de 06 ans qui était en plein caprice. Doucement, de plus en plus assommée par l'alcool, la fatigue s'emparait peu à peu d'elle. Elle fit basculer son corps pour s'allonger sur la banquette arrière de la voiture. « Vous avez gâchez ma soirée ... » dit-elle, la voix légèrement tremblante et douce, le même ton de voix que prenait un enfant quand il voulait s'excuser d'avoir fait une bêtise.

hj : déçu par les deux derniers paragraphes :S
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MessageSujet: Re: KAREN&DWAYNE • Solitary party Jeu 1 Sep - 13:08

Décidément, cette gosse avait vraiment réponse à tout, même avec plusieurs verres dans le nez elle trouvait encore le moyen de vouloir avoir raison. Allez savoir, c'était peut-être sa génération qui voulait ça, Dwayne avait parfois l'impression que les adolescents d'aujourd'hui se permettaient vraiment n'importe quoi ... Et qu'on se le dise il avait mieux à faire que de faire la police - au sens strict du terme pour le coup - avec une bande d'adolescents en quête de limites que leurs propres parents n'étaient pas capables de leur fixer. Comme si les flics n'avaient que ça à foutre de leurs nuits, aller ramasser la viande saoule du coin. « Vous ne devez pas savoir ce qui est triste alors. » qu'elle avait le culot de lui répondre ... Bah voyons, qu'est-ce qu'il fallait pas entendre parfois sérieusement. Pour seule réponse le policier s'était d'ailleurs contenté de lever les yeux au ciel tout en lui passant les menottes, parce que franchement il ne voyait pas quoi répondre d'autre à ça. « M'enfin, chacun à son avis sur la question. » Parfait, dans ce cas qu'elle se le garde son avis de philosophe imbibé d'alcool. Elle avait levé les yeux au ciel à son tour ... Pas de doute, ils n'étaient pas du tout sur la même longueur d'onde, et le fait qu'il lui ait passé les menottes et s'apprêtait à la foutre en cellule de dégrisement - une fois encore - n'allait certainement pas arranger leur relation. Mais enfin elle l'avait choisi après tout, plus ou moins en tout cas.
Quoi qu'il en soit le policier ne s'était pas laissé impressionner par les simagrées de la jeune demoiselle et n'aurait du même coup aucun scrupule à agir en conséquence si elle recommençait son petit numéro de suffisance, de désinvolture et d'irrespect de la dernière fois. C'était à croire qu'elle n'avait pas retenu la leçon, d'ailleurs Dwayne n'avait pas eut besoin de la voir aujourd'hui pour le savoir puisqu'il suffisait de voir son attitude lorsqu'il avait quitté le commissariat la première fois pour comprendre qu'elle n'avait que faire de ce que pouvaient lui dire les représentants de l'ordre. Mais comme si cette preuve passée n'était pas suffisante, il fallait que la jeune femme la ramène une nouvelle fois, qu'elle en rajoute une couche encore plus épaisse parce qu'elle n'était tout simplement pas capable de faire profil bas.

    « Aggraver mon cas ? Je sais que ça n'ira pas plus loin qu'une simple nuit en cellule. » Pas plus loin qu'une nuit en cellule, et elle disait ça comme elle aurait dit j'aime les frites au petit déjeuner. Elle n'avait pas l'air de bien se rendre compte de ce en quoi elle risquait de s'embarquer à force de tirer sur la corde. « Dès demain matin, je serais dehors. » Et en plus elle continuait. Y'a des paires de baffes qui se perdent parfois. Mais Dwayne n'était pas stupide au point de lui coller une baffe, même si au rythme où elle allait la chose allait finir par le démanger sec. « Possible. En attendant vous tiendrez compagnie à votre vieille copine, Daniella. Vous aurez des choses à vous raconter comme ça. » Il avait répondu cela avec un sourire presque narquois. Quelle chance elle avait.

Daniella, c'était l'illuminée du coin, la bonne femme toujours à moitié dans son délire qu'ils ramassaient régulièrement - plus d'un soir sur deux en fait - quelque part dans un lieu publique, divaguant et parlant à des personnes que personne à part elle n'avait jamais pu voir. La première - mais plus la dernière - fois où Dwayne avait mis Karen dans une des cellules du commissariat, elle avait eut la 'chance' de se retrouver en compagnie d'une Daniella particulièrement en forme qui lui avait fait la conversation pendant une bonne partie de la nuit ... Pauvre petite, comme si elle n'était déjà pas assez de mauvaise humeur comme ça. Enfin voilà, sans dire que la présence de cette femme - un peu folle mais au demeurant tout de même gentille - soit une punition, une chose était certaine en tout cas si Karen avait la gueule de bois et mal à la tête cela n'empêcherait pas sa 'copine de cellule' d'avoir des tas de choses sans queue ni tête à lui raconter pour la tenir éveillée. Quelle chance.
Cela dit elle avait raison, même si le policier avait préféré ne pas relever. Demain matin elle serait dehors et pourrait profiter sans aucun scrupule de l'argent de papamaman pour acheter sa liberté, à défaut de lui acheter une conduite. Comment des parents pouvaient-ils se désintéresser à ce point de leur enfant pour préférer faire un chèque plutôt que de prendre le temps de régler le problème efficacement ? C'était le genre de trucs qu'il ne réussirait jamais à comprendre, mais sans doute était-ce simplement dû au fait que lui avait eut la chance - et il en avait conscience - d'avoir été élevé par des parents attentifs et qui n'auraient jamais laissé leurs fils devenir n'importe quoi. Ouais, sa mère avait peut-être de mauvais côtés, mais elle en avait aussi de bons dans un sens. Dwayne allait essayer de noter ça pour la prochaine fois qu'il la verrait, peut-être qu'il ferait des efforts et ferait ainsi plaisir à son père ... Mais entre nous il ne fallait pas trop y compter.

    « Parlez moins fort, j'ai mal à la tête. » Et voilà, ça se saouler à tout va mais ça ne tenait même pas l'alcool correctement ; Vous parlez d'une affaire. Lui demandant justement de faire attention à sa tête - mais au sens prendre cette fois-ci - il l'avait embarqué dans la voiture de police avant de reprendre sa place à l'avant. Elle boudait. De mieux en mieux. « Évidemment ! C'est toujours de ma faute de toutes façons ! » Bah voyons, ce n'était quand même pas de sa faute à lui non plus, vous parlez d'une mauvaise foi. « Vous avez gâché ma soirée ... » C'était trop pour Dwayne, il ne put s'empêcher de sourire devant la moue d'enfant boudeuse de la jeune femme. Mais bon, pas un sourire compatissant, n'allez pas croire, plutôt le sourire amusé du type qui se délecte de ce qui est en train de se passer sous ses yeux. « Ne faites pas l'enfant ... Même ma nièce ne pousse pas la chose à ce point là. Et elle a six ans. »

Sa voiture ayant démarré Dwayne avait tourné au coin de la rue pour reprendre le chemin initialement prévu par sa patrouille. Quoi, vous pensiez peut-être que sous prétexte qu'une adolescente cherchant à attirer l'attention, il allait lui faire le plaisir d'abréger son trajet pour la laisser tranquille plus vite ? Et bien non, il avait un trajet à faire, il irait jusqu'au bout, n'en déplaise à la demoiselle. D'ailleurs, si vraiment la chose l'ennuyait tant que ça elle n'aurait qu'à dormir, avec tout ce qu'elle semblait avoir bu cela ne serait pas chose difficile, et on avait l'habitude de dire que la voiture berçait ... Et puis si au lien de l'entendre se plaindre Dwayne pouvait retrouver le silence quelques instants, il ne cracherait pas dessus.

    « Et puis après tout, de quoi vous vous plaignez ? » La surveillant toujours du coin de l'oeil depuis son rétroviseur, il s'était engagé sur la Queen Victoria Avenue et quittait donc pour de bon le quartier de Tames Street où résidait la jeune Karen, ainsi que bon nombre des autres gosses de riches de cette ville. « Vous l'avez dit vous-même, demain matin vous serez dehors, alors en attendant vous n'avez qu'à ... profiter du paysage. Quelque chose me dit qu'à l'allure où vous roulez vous ne devez pas le faire souvent. » Petite piqûre de rappel sur les circonstances de sa dernière arrestation. Oh rien de bien méchant, ce n'était qu'une petite pique de rien du tout. A moins d'être franchement susceptible. « Vous voyez je vous balade en ville, vous ne pourrez pas dire que je ne fais pas d'efforts. » Bon, là c'était un peu du foutage de gueule. Bon non pas vraiment ... disons qu'il s'aventurait seulement sur le même terrain qu'elle.

HJ ; désolée c'est pas beaucoup mieux Arrow

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MessageSujet: Re: KAREN&DWAYNE • Solitary party Dim 23 Oct - 10:28


Solitary party
Karen avait mal tournée, c’était le cas de le dire, ou du moins, elle était en train de le faire. Avant, c’était juste une garce sans ennuis qui s’est juste fait arrêter une ou deux fois pour excès de vitesse, rien de bien méchant, mais ce soir, c’était pour avoir consommé de l’alcool, autant vous dire que la barre avait été placée plus haut. Mais il ne fallait pas se leurrer, croire que mettre cette adolescente en cellule une nuit allait la remettre dans le droit chemin, c’était comme mettre un cochon devant une flaque de boue et espérer qu’il ne s’y roule pas dedans. Il n’y avait pas d’espoir, dès demain, elle retournerait à ses activitées du moment. Elle-même aimait penser que son cas était irrécupérable et qu’elle se dirigeait doucement mais sûrement au fond du gouffre. Après tout, elle avait toujours aimé ça, être au centre de l’attention, que les yeux soient braqués sur elle. Avant, c’était parce qu’elle était la reine du lycée et celle qui organisait les meilleures fêtes de tout New Heaven, ensuite, c’était parce que la sextape a été mis en ligne, alors même si elle est tombée de haut, tout le monde était là à la regarder, elle avait une certaine notoriété avant, mais grâce à cette histoire, elle en avait acquérit une autre, on est d’accord, pas celle qu’elle aurait voulu avoir, mais en réalité, il lui a fallu longtemps avant de se rendre compte que c’était ça qui comptait le plus pour elle : être au centre de l’attention. Le vague scandale était passé, et on avait cessé de s’intéresser à son cas. Alors, pour que les yeux reviennent se braquer sur elle, elle avait décidée de repousser les limites (peut-être inconsciemment), et demain, elle quitterait le commissariat et les gens pourront admirer le spectacle et ça, ca la faisait juste sourire.

« Possible. En attendant vous tiendrez compagnie à votre vieille copine, Daniella. Vous aurez des choses à vous raconter comme ça. » Se redressant brusquement, elle fixa le policier dans le rétroviseur, le suppliant presque du regard. Il fallait la comprendre, passer la nuit avec Daniella c’était comme passer une nuit avec un coucou suisse à côté de vous qui criait toutes les 30 secondes. Autrement dit : IMPOSSIBLE. Cette fille était une vraie boule d’énergie, et pipelette en plus de ça, Karen avait déjà eu l’occasion de passer une nuit avec elle, et elle n’avait pas réussi à fermer l’œil tellement elle jacassait encore et encore. Fronçant les sourcils et les dents, rouge de rage, elle décida de se calmer, de reprendre sa respiration. Ce policier la provoquait, il avait prononcé ses mots sur un air moqueur, mais elle ne rentrerait pas dans son jeu, et elle ne lui donnerait pas le plaisir de la regarder s’énerver, il devait déjà assez s’amuser comme ça. Finalement, elle posa son dos contre le siège et leva les yeux au ciel, prenant au passage un air de jeune fille agacée. « Wouaaaah ! J’en ai de la chance. » Jouant nerveusement avec les menottes accrochée derrière son dos, Karen grimaça avant de se rallonger sur la banquette et de soupirer un grand coup.

« Ne faites pas l'enfant ... Même ma nièce ne pousse pas la chose à ce point là. Et elle a six ans. » C’est vrai que pour le coup, elle ne valait pas mieux, la regarder en train de bouder et crier à l’injustice, c’était vrai, c’était digne d’une enfant de 6 ans, mais elle n’était pas assez lucide pour s’en préoccuper réellement. Se relevant pour venir caler sa tête entre les deux sièges, elle tourna légèrement celle-ci pour observer le visage de profil du policier, concentré sur sa route. « Estimez-vous heureux, j’aurais pû faire pire que bouder, heureusement pour vous, je suis complètement torchée, je n’en ai pas la force. » Après lui avoir lancé un regard noir à travers le rétroviseur, Karen vint reposer son dos contre son siège et tourna la tête vers la vitre. Ils venaient de quitter Tames Street et s’étaient engagés sur la Queen Victoria Avenue, la jeune adolescente leva les yeux au ciel après avoir remarqué qu’il avait décidé de prendre son temps pour rentrer au commissariat, après tout, ce n’était pas plus mal, même si les sièges n’étaient pas des plus confortables et qu’un flic n’était pas vraiment la compagnie qu’elle aurait aimé avoir, elle préférait une voiture de flic à une cellule grise et froide. « Et puis après tout, de quoi vous vous plaignez ? » Elle releva la tête et haussa les sourcils, où voulait-il en venir ? « Vous l'avez dit vous-même, demain matin vous serez dehors, alors en attendant vous n'avez qu'à ... profiter du paysage. Quelque chose me dit qu'à l'allure où vous roulez vous ne devez pas le faire souvent. » N’étant pas d’humeur à plaisanter, Karen se retint de lui montrer son majeur, mais au lieu de ça, elle se contenta de lever les sourcils et de lui envoyer un sourire qui en disait long sur sa façon de penser, le genre de sourire ironique que vous faites pour éviter de vous énerver. « Wouah, comment j’ai pû rater ça, c’est vraiment magnifique ! » dit-elle ensuite ironique. « De toutes manières, je ne roule plus beaucoup. » Même si elle s’était faite prendre totalement bourrée, elle n’était pas encore au stade de « rouler sans permis ». « Vous voyez je vous balade en ville, vous ne pourrez pas dire que je ne fais pas d'efforts. » A cette remarque, elle ne put s’empêcher de rire, quel crétin ! Se redressant, elle revint caler sa tête entre deux les sièges avant et ce de manière à pouvoir voir le policier : « Wouah, j’ignorais que vous étiez si gentil dans la police, je suis vraiment gâtée ce soir. » dit-elle donc sur un ton qui dépassait l’ironie avant de se recoucher sur le côté en baillant. « Prenez votre temps surtout, je préfère cette voiture que la cellule qui m’attend. »
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