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La porte est ouverte, mais pas aux gens négatif TIMOTHY

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MessageSujet: La porte est ouverte, mais pas aux gens négatif TIMOTHY Mar 15 Fév - 3:53

FLASHBACK

« Ça va aller Lucy ? »
- Pour qui est-ce que tu me prends ? Je vais bien, et toi ?
« Je vais bien. »

C’était toujours comme ça avec elle. Incapable de montrer ses faiblesses, sa tristesse. J’avais l’habitude puisque je suis comme elle. Je l’ai vu grandir, j’ai passé des heures, des journées entières à jouer avec elle. En vérité, je suis son oncle, mais elle m’a toujours considérée comme son père. Si grand-père a été présent pour elle, il se faisait vieux, moi j’étais jeune, je pouvais lui faire vivre des choses qu’il ne pouvait pas faire avec elle. Lorsqu’il est mort, je suis revenu pour elle. Je vivais à New-York, j’avais un combat à effectuer que j’ai annulé pour retourner dans notre petite ville. J’ai réglé les détails du testament de grand-père, nous avons ramassé ses affaires puis elle est venue vivre avec moi. J’avais peur pour elle. New-York ce n’est pas n’importe quelle ville. Lucy a toujours été la plus brillante, elle n’a pas changé d’un poil. J’ai effectué quelques combats mais je ne pouvais pas m’investir autant qu’un boxeur professionnel devait le faire. J’ai vite négligé mes entrainements et j’ai perdu des combats importants. Je me suis retiré avant qu’il ne m’arrive quelque chose. J’ai évidemment caché à Lucy tout le mal que cela m’a fait d’abandonner ma carrière, mon rêve. L’on m’a traité de perdant, de froussard. Un dure coup à l’orgueil quoi. Elle est comme moi, elle m’a évidemment cachée tout le mal que cela lui a fait que j’arrête, le dur fardeau qu’elle se devait de porter.

FIN DU FLASHBACK

Je ne pouvais pas rester à New-York. Je me devais de faire retomber la poussière ailleurs que dans cette ville. Ici l’on avait parié sur moi, pour moi. J’avais déçu de nombreuses personnes. À New-York l’on m’appelle par mon deuxième prénom « Jimmy Evans » Je ne l’ai plus utilisé depuis. Nous nous sommes rendu dans une petite ville paisible : New-Heaven. Lors de mes débuts, j’avais effectué un petit combat en amateur et j’étais tombé sous le charme de l’endroit. Simple, accueillant. Tout ce dont j’avais besoin. Deux ans plus tard, l’on ne parlait évidemment plus de moi. Je m’appelais William Evans, Jimmy était un souvenir. Maintenant je pratiquais toujours mon sport mais en tant qu’amateur et ce qui m’animait depuis quelque temps c’était l’ambition d’ouvrir mon école, d’avoir ce petit coin à moi où j’allais pouvoir transmettre ma passion. À défaut de pouvoir devenir le plus grand boxeur du monde, j’allais peut-être en former un. Ma petite école ouverte, les choses allaient plutôt bien, même plus que je ne l’avais imaginé. Lucy allait à l’école le jour et le soir elle venait m’aider. Sauf que si les choses continuaient ainsi, je n’allais pas pouvoir tenir le coup. À croire que les jeunes de New-Heaven avaient besoin d’une nouvelle activité !

Aujourd’hui nous avions déjà donné quelques cours et la soirée se montrait plus calme. J’étais en train de tabasser un sac alors que Lucy travaillait à ramasser ce qui trainait.
– Quel fainéant, tu pourrais venir m’aider !
« Attends ! Tu ne vois pas qu’il me lance un défi celui là ! » Lançais-je en parlant du sac. Elle se mit à rire et m’envoya à la tête tout ce qu’elle avait récupéré sur le sol. Je m’arrêtais de frapper lorsque des pas attirèrent mon attention. Je me dirigeais vers l’entrée puis je tombais face-à-face avec un homme que je ne connaissais pas, mais dont j’avais vaguement entendu parler. N’étais-ce pas le pasteur de la ville ? Il m’avait marqué, peut-être parce qu’il n’avait pas exactement le portrait de l’homme religieux que j’avais dans mon esprit. Je lui tendis simplement la main, souriant, après tout, j’étais ravi de voir que les adultes commençaient à s’intéresser à ma petite école.

« Ravi de vous voir ici monsieur le pasteur ! Qu’est-ce qui vous amène, j’espère que je n’ai pas malmené votre fils ! » dis-je d’un ton amusé.

Je ne savais pas si il avait un fils, si les jeunes étaient très intéressés par l’endroit, les parents semblaient le voir d’un mauvais œil. Pourtant, tout était très sécuritaire. Ils n’avaient simplement pas encore pris le temps de venir voir comment nous étions installés et ils s’imaginais que j’encourageais leurs enfants à être violent. Alors que ce n’était pas du tout le cas. Au contraire ! Lucy s’approcha de moi pour se présenter également. Elle lui sera la main et j’ajoutais :

« Voici Lucy, ma fille … Elle me donne un sacré coup de main. Je peux peut-être vous faire visiter ? »

Une petite hésitation légère lorsque j’ai dis qu’elle était ma fille. Peut-être qu’un pasteur allait s’interroger sur le pourquoi du comment. Après tout, il était impossible qu’elle le soit, mais il ne connaissait pas mon âge. Toutefois, je ne l’ai jamais appelée autrement que ma fille et elle m’appelle Papa, ce n’est pas aujourd’hui que je vais modifier les choses. J’étais jovial et joyeux, mais légèrement nerveux. Je savais que cet homme était influent dans cette ville et qu’il n’était peut-être pas ici pour visiter mon école. Peut-être que l’endroit lui déplaisait ? L’idée qu’il y ai de la boxe à New-Heaven ne plaisait pas à tout le monde après tout… Cet endroit c’était ma maison, mon rêve, alors il était évident que je ne laisserais personne me le briser.
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{Candidat à l'élection du rang le plus débile.

★ NOM DE L'AVATAR : Heath Ledger
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★ ARRIVE DEPUIS LE : 06/02/2010
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MessageSujet: Re: La porte est ouverte, mais pas aux gens négatif TIMOTHY Ven 18 Fév - 14:44


    « Are we going down,
    or will we fly ? »

      sink or swim - tyrone wells

    icons © yumita & inconnu
William J. Evans & Timothy L. Goodwin
La porte est ouverte,mais ...

.


    « T'as vu Dana aujourd'hui ? » C'était pas le genre de sujet à mettre sur le tapis si on souhaitait garder Tim de bonne humeur, pas en ce moment. « Non. Pourquoi ? » Le pourquoi, c'était à lui seul une preuve du conflit intérieur chez Tim à propos de Dana. Il voulait jouer à celui qui s'en foutait aussi, mais au fond il était incapable de le faire, incapable de se foutre de sa petite sœur. « Pour rien ... Elle passe de moins en moins de temps à la maison. Je trouve. » On sentait dans la voix de Nancy qu'elle essayait de ne froisser personne, et surtout pas Tim. Comme si Nancy avait déjà un jour réussi à froisser Tim. « C'est ce qu'elle voulait non ? Essayer de s'éloigner ses boulets de frère et sœur. » Bon, Nancy ne l'avait peut-être pas froissé, mais n'empêche, remettre Dana sur le tapis ce n'était pas très malin. « Tim ... » Il se leva brusquement, ne lui laissant pas le loisir de terminer sa phrase. « J'y vais. J'ai des trucs à faire. »

Des trucs à faire parfaitement, ce genre de trucs qui comme par hasard tombait toujours au moment opportun pour éviter une conversation. Et l'évitement c'était un truc que Timothy Goodwin ne connaissait que trop bien lorsque la conversation portait sur ses relations avec un ou plusieurs membres de sa famille ... Quoi que le cercle des membres de sa famille se soit plus que restreint ces dernières années. A croire que notre homme n'avait pour ainsi dire jamais été capable de conserver bien longtemps une vie familiale équilibrée. C'était peut-être de lui que venait le problème au fond ... ? Pas d'un père trop autoritaire et fermé d'esprit, pas d'une sœur trop égoïste et bornée, mais de lui. Lui qui n'était pas capable de faire face à ses propres problèmes et qui pour compenser trouvait le salut en écoutant ceux des autres. Ah pour ça, le pasteur Goodwin était une oreille attentive, on ne pouvait pas dire le contraire, et quiconque pénétrait dans sa chapelle savait que ses secrets seraient bien gardés et que les conseils seraient avisés ... Mais on ne pensait pas au fait que caché dans sa chapelle, Timothy essayait peut-être aussi à sa façon de fuir ses propres problèmes, comme n'importe quel autre individu pourrait le faire en se noyant lui aussi dans son travail.
Enfin, là n'était pas le sujet pour le moment, même si ce qui ne changeait pas c'était que d'une manière ou d'une autre Timothy prenait à nouveau la fuite. Face à sa sœur Nancy cela restait assez rare, car tous les deux étaient relativement proches et savaient se parler sans crainte, mais la brouille survenue dernièrement entre Timothy et Dana - leur autre sœur - avait jeté sur la maison une ambiance pesante pour chacun d'entre eux. Après tant de temps passé sans rien dire Timothy avait fini par atteindre la limite de ce qu'il pouvait supporter et refusait de parler à sa sœur tant qu'elle ne lui aurait pas prouvé qu'elle était prête à faire des efforts. Et comme pour le moment cela ne semblait pas être le cas, ou du moins ce n'était pas flagrant, et bien l'un et l'autre campait sur leurs positions, et Nancy se retrouvait comme la Suisse en tant de guerre, terrain neutre entre deux camps devenus ennemis.

Quoi qu'il en soit, puisque Timothy avait "des trucs à faire" il avait laissé Nancy en plan dans la cuisine de la maison qu'ils partageaient tous les trois, avait attrapé ses clefs sur le cadre et son blouson dans le placard de l'entrée, et était sortit en faisant un effort presque surhumain pour ne pas claquer la porte. Ne restait plus qu'un problème à régler désormais, quel genre de "truc" allait-il bien pouvoir faire maintenant qu'il était dehors, à cette heure-ci ? Fouillant dans la poche de son blouson il remarqua qu'il avait laissé son porte-feuille à l'intérieur et n'avait que quelques cents qui trainaient au fond de sa poche ... Rentrer pour récupérer son porte-feuille ? Il aurait l'air de quoi. Tant pis, mais en attendant il n'avait même pas de quoi se payer un café au Trick or Treat. Il ne fallait pas non plus compter mettre les pieds au gymnase, nous étions mercredi et l'endroit était ce soir là de la semaine réservé aux cours de volley et de basket ; Et de toute façon il n'avait pas ses affaires. Donnant un coup de pied machinal dans un caillou qui passait à la portée de son pied, Timothy remonta le long de la rue qu'il habitait depuis huit ans maintenant et tourna à gauche pour quitter Ministry Lane. Il ne savait pas où aller soit, alors il marcherait et verrait bien où ses pas le conduiraient ... Il serait bien temps de rentrer lorsque l'heure se ferait vraiment tardive. Pour ce que notre pasteur dormait de toute manière.
Les mains vissées dans les poches de son blouson, un blue jean élimé et un tee-shirt noir sur le dos, Timothy slalomait entre les flaques d'eau qui jonchaient les trottoirs ; Il avait plut une très grande partie de la journée et l'accalmie était arrivée voilà deux heures à peine, remplacée par une légère brise. Le moins que l'on puisse dire c'est que Timothy n'avait comme à son habitude pas vraiment la dégaine d'un pasteur, pas tel qu'on pouvait se l'imaginer en tout cas. C'est fou comme pour certains les clichés allaient à foison lorsqu'il était question de religion ... Comme si le fait d'avoir la foi incluait forcément d'être fermé d'esprit et vieux jeu (ou vieux tout court, d'ailleurs). Alors certes Timothy n'était pas l'exemple type qu'on se faisait d'un pasteur, mais il n'était pas un mauvais pasteur pour autant, et il prenait son métier énormément cœur ... C'était d'ailleurs bien plus qu'un métier pour lui, c'était une vocation.

Perdu dans ses pensées il avait laissé ses réflexes le conduire à travers les rues de la ville, ville qu'il connaissait désormais comme sa poche depuis les dix années qu'il y habitait. Sans grande surprise c'est donc sur Ackroyd Lock qu'il débarqua, parce que lorsqu'il sortait sans savoir où aller il atterrissait souvent au Trick or Treat. Assez paradoxal quand on savait qu'il ne buvait jamais une seule goutte d'alcool d'ailleurs, mais enfin. Quoi qu'il en soit il n'avait pas plus de monnaie que tout à l'heure, et donc pas de quoi se payer ne serait-ce qu'un café, aussi il ne s'attarda pas et continua son chemin ... Avant que ses pas ne l'arrêtent un peu plus loin. Là où il y a quelques semaines encore se tenait un rideau de fer, unique vestige du magasin d'antiquités qui avait mis la clé sous la porte faute de repreneur, une plaque indiquait désormais "Evans Boxe School". Il ne savait pas ce qui le fit tilter en premier : le mot "boxe" en lui-même ou bien le fait qu'il avait déjà entendu le nom de cet endroit au cours d'une conversation ? Enfin, peu importe, le résultat était en tous les cas de savoir que l'endroit ne lui était pas inconnu.
Et la raison à cela était simple, l'ouverture de cette endroit avait alimenté les ragots de vestiaires du gymnase de la ville pendant plusieurs jours. Non pas que Timothy soit le genre de type à écouter les ragots - quoi que vous n'imaginez pas tout ce qu'on peut entendre dans une chapelle - mais pour le coup il aurait été difficile de passer à côté. Il faut dire que l'ouverture de cette école de boxe en ville était vue d'un très mauvais œil par le club de boxe déjà présent, qui sentait là de la pure et simple concurrence. Bon, le cercle était assez restreint, ils n'étaient pas beaucoup, et par ailleurs bien qu'en ville depuis dix ans déjà Timothy n'était pas le plus ancien loin de là. Mais tout de même, pour la plupart d'entre eux cette "Evans Boxe School" était une sacrée épine dans leur pied. Timothy lui, ne savait pas trop quoi en penser, car bien que très attaché à ses habitudes il n'était pas pour autant sectaire, et sans être curieux il aimait en général se faire sa propre opinion sur les choses. C'était sans doute cela d'ailleurs qui l'avait poussé, sans vraiment prendre le temps de réfléchir, à pousser la porte devant laquelle il était arrêté depuis quelques instants ...

    « Quel fainéant, tu pourrais venir m’aider ! » Une voix féminine. Ça déjà, c'était intriguant. « Attends ! Tu ne vois pas qu’il me lance un défi celui là ! » Étrange mélange que celle d'un ado têtu, mais avec une voix d'homme, d'un vrai. Et effectivement d'un ado il n'en avait aucunement l'air, constata Timothy une fois les deux protagonistes dans son champ de vision. L'entrée du pasteur sans doute avait attiré leur attention à tous les deux, puisque Timothy fut bientôt rejoint par celui qu'il supposait être le sieur Evans, nouveau propriétaire des lieux. « Ravi de vous voir ici monsieur le pasteur ! Qu’est-ce qui vous amène, j’espère que je n’ai pas malmené votre fils ! » Bon, déjà le bonhomme avait de l'humour c'est qu'il ne devait pas être si terrible, non ? « Heureusement non ... Même si j'ose espérer que cela n'aurait pas été le cas si j'en avais effectivement eut un. De fils. » Ajoutant un sourire à sa réponse, preuve qu'il plaisantait lui aussi, il ne tarda pas pour répondre à l'autre partie de la question « Oh rien de précis, l'envie de venir jeter un coup d'œil par moi-même sans doute ... Je passais dans le quartier. » Totalement véridique pour le coup. Ils furent momentanément interrompus, si on peut dire, par la jeune femme qui les avait rejoint, d'abord sans rien dire. Fluette, et pas très grande, la jeune femme n'en semblait pas timide pour autant, bien au contraire. « Voici Lucy, ma fille … Elle me donne un sacré coup de main. Je peux peut-être vous faire visiter ? » Tendant une main vigoureuse vers lui la demoiselle ajouta d'elle même un « Enchantée ! » auquel il répondit d'un même air « Tim. De même ! »

Sa fille ? Elle paraissait un peut trop vieille ; Ou bien lui un peu trop jeune, cela revenait au même. Mais enfin ce n'était plus pour surprendre Tim, habitué lui à l'inverse, à savoir qu'il était régulièrement arrivé que l'on prenne Dana pour sa fille, et non sa sœur. L'air de famille sans doute, mais il fallait aussi dire que dix-sept ans de différence pour un frère et une sœur, ça commençait déjà à chiffrer. Mais bref, là n'était pas la question, et Timothy ne tarda pas à répondre à la nouvelle question de son interlocuteur.

    « Visiter ? Pourquoi pas ... » Disant cela il avait jeté un coup d'œil circulaire à ce qui l'entourait. Le moins que l'on puisse dire c'est que l'endroit avait changé depuis la dernière fois. « La dernière fois que j'ai mis les pieds ici, c'était encore plein de meubles poussiéreux, de vieux tableaux et de bricoles à ne plus savoir quoi en faire ! » Enfin, cela dit l'endroit avait jadis eut du charme aussi.

Timothy se souvenait encore très bien du jour où Sara l'avait trainé ici, parce qu'elle cherchait absolument un cadre XIXème pour encadrer la dernière de ses peintures. Sans le vouloir, Timothy trouva alors tout à coup à cet endroit une dose certaine de nostalgie, c'était loin tout ça ... Mais il se ressaisit bien vite, ce n'était pas le moment. Machinalement, il avait tiré sur la manche gauche de son blouson, camouflant ainsi la main à laquelle son alliance avait toujours sa place.

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I've got a really bad disease, it's got me begging on my hands and knees. So take me to the emergency 'cause something seems to be missing. Somebody take the pain away, it's like an ulcer bleeding in my brain. So send me to the pharmacy, so I can lose my memory. I'm elated, medicated, Lord knows I tried to find a way to run away ...
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