AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

Houle sur les routes du Paradis {DANA & JUDITH}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Je suis mort mais j'existe encore??!!

★ MESSAGES : 10
★ ARRIVE DEPUIS LE : 09/07/2009

MessageSujet: Houle sur les routes du Paradis {DANA & JUDITH} Dim 9 Jan - 0:17

PNJ's INTERVENTION

Jackson Everson - Le tueur de Mai

Plus de trois années s’étaient déjà écoulées depuis les évènements survenus lors du mariage de la Mairesse de New Heaven, Sidney Ryan Ainsworth, et son désormais époux Lance Ainsworth. Pour ceux présents le jour du mariage, cette journée ne sera sans aucun doute jamais oublié, mais pour tous ceux qui n’y étaient pas et qui n’ont eut vent de l’évènement que par les on-dits, ou bien par ce qu’en avaient raconté les journaux, la page avait vite été tournée. Le monde était ainsi, il aimait le sensationnel et le tragique, parce que cela les sortait de leur monotonie personnelle. Il y en avait deux par contre, qui bien que n’étant pas présents au mariage seraient eux aussi marqués à jamais … Jack et Judith Everson peuvent eux témoigner que la plupart n’ont pas oublié qu’ils portent tous les deux désormais un nom de famille banni à New Heaven, celui du « tueur de mai » …

Qu’on se le dise tout de suite, jouer les esprits frappeurs c’est marrant pendant un moment, et puis très vite ça devient lassant. C’est vrai, au début ça a quand même un côté fun de pouvoir s’inviter partout sans être chassé comme un malpropre, de pouvoir espionner qui vous voulez et pouvoir découvrir tous les petits secrets des habitants de New Heaven … Vous savez, ces mêmes habitants qui n’ont eut aucun scrupule à parler sur mon dos une fois que j’ai été mis six pieds sous terre. Quelle belle bande d’hypocrites … Mais je m’égare, comme je le disais donc, c’était marrant un moment cette mascarade de l’esprit qui se balade où il veut, comme il veut, et qui peut même passer à travers les murs. Mais après quelques temps à se prendre pour Casper le fantôme on finit par trouver le temps long, et on se demande si on est condamné à rester ainsi toute sa … Mince, j’allais dire toute sa vie. C’est plutôt inapproprié n’est-ce pas ? Mais l’éternité … c’est vachement plus flippant comme notion en fin de compte. Une éternité à errer dans les rues de cette ville d’arriérés. Génial, vraiment génial.
Alors pour passer le temps je m’occupe comme je peux, il y a huit jours j’ai provoqué une inondation chez cette satanée Miss Lennon, mon ancienne voisine. Cette vieille bique n’a jamais pu me sentir, elle me regardait comme si j’avais un troisième œil au milieu du front, et petit elle refusait toujours de donner des bonbons pour Halloween ; Obtuse, et pingre en plus de ça. Franchement elle ne l’avait pas volé, et moi qu’est-ce que j’ai pu rire, et croyez-moi de là où je suis on ne rigole pas souvent, alors on en profite. Mais enfin ce n’est pas tous les jours comme ça, la preuve aujourd’hui je suis seul comme un rat et je m’ennuie à mourir (ce qui dans ma situation est assez ironique).

Dans ces cas là deux situations s’offrent à moi : Judith, ou Sidney. Mes deux distractions favorites, les deux amours de ma vie. Et les deux seules qui continuent à cacher leur désarroi et leur peine dès qu’elles pensent à moi et au sort que m’a attribué cet imbécile de policier. Sidney essaye de jouer la comédie et de se consoler comme elle peut avec son chamallow de mari, mais je vois bien que je lui manque et qu’elle ne se remet pas de ma mort … Sinon pourquoi continuerait-elle de frissonner de détourner le regard si quelqu’un a le malheur de mettre le sujet de ma mort sur le tapis ? La vérité c’est qu’elle ne rêve que du jour où elle pourra enfin venir me rejoindre, et ce jour là je l’attendrai, je lui offrirai mon plus beau sourire, et elle verra alors pour de bon que je n’ai rien de comparable à l’affreux jojo qui lui sert de mari lot de consolation.
Quant à JudithJudith, MA Judith, ma petite sœur, mon étoile parmi les étoiles. Plus encore que le fait d’être mort, c’est le fait de lui avoir fait verser autant de larmes qui me brise le cœur … Et quand je vois la façon dont les gens la regardent et la traitent maintenant, comme si elle était lépreuse ou pestiférée, ça me met tout simplement hors de moi, PERSONNE n’a aucun droit de lui parler de la sorte ou de lui reprocher quoi que ce soit qui ME concerne. Ils ne peuvent pas comprendre, ils ne comprendront jamais ce que c’est que d’aimer une femme comme j’aime Sidney Ainsworth, alors ils ne pouvaient pas non plus comprendre que tout ce que j’avais fait, je l’avais seulement faire pour elle, au nom de notre amour. Et maintenant c’était ma précieuse petite sœur qui faisait les frais de l’incompréhension générale … Tout ça à cause de ce satané flic. D’ailleurs, comment Judith pouvait-elle une seule seconde penser à devenir amie avec ce sale type, à devenir amie avec MON ASSASSIN ! C’était de sa faute tout ça, s’il m’avait laissé finir ma besogne au lieu de se prendre pour un super-héros, j’aurai pu expliquer toute la beauté et tout le côté chevaleresque de mon intention, et alors Judith ne serait pas devenue la mal-aimée de cette ville, la cible des quolibets de certains qui n’avaient sans doute que leur égoïsme d’égal à leur méchanceté.

Tenez justement, regardez qui voilà, mademoiselle Dana Goodwin. Ce qu’elle a pu en faire baver à ma Judith celle-là, avec la miss Anderson … Mais même après que son côté mégalo ait eut raison de leur amitié les deux perruches n’en ont pas moins arrêté de se servir de Judith comme d’un souffre-douleur, un moyen facile de se défouler sur quelqu’un qui, elles le savaient très bien, avait un cœur trop bon et une âme trop pure pour pouvoir se défendre convenablement.
Dommage, parce qu’en dehors de ça la petite sœur du pasteur aurait pu avoir mon soutien moral tout droit venu de l’au-delà dans presque tout ce qu’elle entreprenait. Un peu mégalo certes, comme je le disais, mais au moins cette fille sait ce qu’elle veut et elle est prête à tout – y compris marcher sur les autres – pour l’obtenir ; La détermination, c’est une qualité que j’aime et que je partage (sinon vous pensez certainement que j’aurais été jusqu’à un coup d’éclat pareil cet après-midi de mai ?). Cette petite tourne en rond comme un lion en cage chez elle, pauvre petite blonde incomprise et qu’on traite encore comme une gamine, et attention je sais de quoi je parle, je m’y connais en incompréhension d’autrui. Moi aussi je deviendrai barjo si j’avais une famille comme la sienne, entre sa sœur naïve et crédule et son pasteur névrosé de frangin, il y avait de quoi vouloir prendre la poudre d’escampette. Enfin bref, tant de potentiel, pour au final s’abaisser à s’attaquer à la prunelle de mes yeux … Quel gâchis.

Ohoh, grabuge à l’horizon. Trouver Judith et Dana à proximité, et sans personne d’autre autour, ça sent mauvais, vraiment. Si je n’avais pas hérité du cynisme de mon paternel à ma naissance, je serais tenté de dire que peut-être il y avait ici l’espoir d’une discussion qui ne soit pas une joute verbale à sens unique, comme c’était le cas habituellement … Mais je suis cynique, et j’aime ça, alors je me contenterai de me dire que je ne peux qu’espérer. Espérer qu’à force d’en entendre des vertes et des pas mûres et d’encaisser sans rien dire, ma petite Judith finira par rassembler ses forces pour faire avaler son archet à cette petite blonde de violoniste.
Justement, l’occasion est trop bonne. Voilà justement qu’en ce jour sans bus, la faute à la neige de ce début de mois de janvier qui recouvre comme tous les ans toute la Nouvelle-Angleterre, un taxi passe à proximité à la recherche sans doute du client désespéré qui faute de bus se rabattra sur son taxi pour aller travailler. Jour de fac’, il serait peut-être temps de trouver un moyen de s’y rendre mesdemoiselles … Mais qui aura le privilège de monter dans ce taxi plutôt que de se geler les pieds une minute de plus sur cette neige ?


Qui de la jolie Dana ou de la non moins jolie mais timide Judith aura les faveurs du chauffeur de taxi ? Dana fera-t-elle preuve de son autoritarisme habituel pour obtenir ce qu’elle veut, Judith saura-t-elle enfin s’imposer face à celle qui d’ordinaire lui mène la vie dure ? La troisième solution du podium serait de partager le taxi, mais dans ce cas là mieux vaut ne pas parier sur le fait que le trajet se fasse sans encombre. Crêpage de chignon pour s’approprier le taxi, ou crêpage de chignon pour surenchérir sur la première qui lancerait une pique à l’autre une fois installées toutes les deux à l’arrière de la voiture ? Crêpage de chignon à l’horizon quoi qu’il en soit.

____________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Houle sur les routes du Paradis {DANA & JUDITH} Lun 17 Jan - 0:52


«On a tous besoin de croire que quelque chose existe au delà de la banalité du quotidien.
Être capable de se transformer en quelque chose de mieux,
même si personne ne croit en vous...
»

Lorsque nous sommes en plein rêve, nous avons l'impression que tout est réel, que tout va bien se finir tel les comtes de fées qui ont bercés notre enfance . Seulement, c'est lorsque l'on se réveille que l'on comprend à quel point ce rêve était ridicule et complètement surréaliste . Mon frère vivant, descendant les escaliers à toute vitesse pour prendre le petit déjeuné, moi ayant une vie paisible et tranquille tout en sortant de temps en temps le soir avec des amis. Évidemment ... tout ça ne pouvait provenir que de mes songes . Jackson était mort et chaque jour je me promettais de ne pas y penser, ne serait-ce qu'une journée et pourtant, c'était plus fort que moi . Ma vie était tranquille, ça je ne pouvais pas le nier, peut être même trop tranquille puisque tout le monde m'avait tourné le dos mis à part mon meilleur ami qui avait su rester à mes côtés dans ces moments difficiles . Et si c'était par pitié ? Si au final il ne disait que du mal de moi lorsque je n'étais pas la ? Après tout, désormais j'étais connue seulement comme la sœur du tueur, ce qui avait pour répercussion de mener ma vie comme si j'étais au fin fond de l'enfer .

Ce mardi la, je m'étais réveillé chez moi et non dans mon appartement que je partageais avec Jamie . Oui, ça me faisait du bien de revenir un peu aux sources et de retrouver mes souvenirs d'enfances. C'est avec grande surprise que je découvris un décor entièrement recouvert de blanc . La neige était vraiment très épaisse d'après ce que je voyais et je n'avais qu'une hâte : m'y rouler dedans . Malheureusement, je devais aller en cours à l'autre bout de la ville et je ne pouvais pas me permettre d'arriver en retard . J'avais réellement envie d'accomplir un seul de mes rêves : devenir professeur des écoles malgré le fait que parfois, je baissais les bras, ayant l'impression de travailler dans le vide .
C'est avec une boule au ventre que je me dirigeais vers mon armoire afin de m'habiller chaudement pour sortir dehors . Au fur et à mesure que les minutes passaient, mon estomac se contractait : qu'est ce que j'allais devoir subir encore aujourd'hui ? Insulte, moquerie, violence ? Je pensais que j'avais fait le tour mais après tout, la haine pouvait mener n'importe où et ça, je l'avais remarqué . Je pris donc soin de prendre un énorme pull marron en ayant mit un petit tricot en cachemire beige en dessous . Un jean, des bottes et j'étais fin prête, tout en simplicité . Enfilant mon manteau ainsi que mon écharpe et mon bonnet, je passai par la chambre de mon frère qui avait l'air d'un musé désormais . Je pense que jamais je n'avais vu une chambre aussi bien rangé même si au fond de moi, je priais chaque jour pour que, en ouvrant la porte, la pièce soit mise sans dessus dessous par mon frère . Me dirigeant vers une petite étagère, je mis une goutte de son parfum afin qu'il m'accompagne tout au long de ma journée . Attrapant mon sac en bandoulière, je passais par la cuisine et vit mon père courir par mon et par vos . aux côtés de mon père il devait faire quelques courses en ville et passer à l'aéroport pour aller chercher ma tante qui venait nous rendre visite tous les deux mois environ .
Alors que je prenais mon petit déjeuné toujours autant pensive je ne pus m'empêcher de questionner mon père :« Dis ... tu crois que... Jackson est toujours la ? Enfin je veux dire, il est peut être réellement la et nous guide chaque jours non ?» Je croyais réellement à ce que je disais mais le regard triste de mon père me ramena rapidement à la réalité . Mes yeux remplis de larmes et essayant de refouler ça du mieux que je pouvais, je fis un bisou à mon père et sortit de maison.
Me dirigeant vers la gare routière afin de prendre mon bus, j'eus la mauvaise surprise de découvrir qu'il n'y avait pas de bus pour cause d'intempérie . Génial, une journée qui commençait mal à nouveau : le FAC était à l'autre bout de la ville, impossible d'arriver à l'heure . Il faisait vraiment froid et il le soleil se levait à peine, j'avais l'impression que les secondes étaient une éternité .Soudain, je remarquai un taxi au loin et me précipitant vers lui, je manquai presque de tomber par terre avec ce verglas . Juste au moment de rentrer, un bras m'empêcha d'avancer, bloquant l'entré du taxi . Oh non, il ne manquait plus que ça et personne à l'horizon en plus ... c'est en détournant mon regard que je vis Dana à mes côtés . J'eus une brusque envie de partir en courant, quitte à marcher à travers toute la ville seulement ce n'était pas la meilleure solution . Rentrer chez moi, me mettre sous ma couette et sécher les cours ? Oula, ça ce n'était vraiment pas moins et c'était très certainement pas la meilleure option . Je n'avais donc plus le choix .
Grelottant de froid, je pus articuler timidement :

« Dana s'il-te-plait ... j'étais là, la première . On perd du temps la et ...» Je commençais à en avoir marre de cette situation et la jolie blonde ne semblait pas décidé à déguerpir . Essayant de paraitre plus convaincante je me mis correctement face à elle. « Écoute, je sais que tu me détestes, que tu prends un malin plaisir à me torturer à chaque fois que tu me vois seulement la il est 7h15 et je suis vraiment pas d'humeur alors je te le demande : soit tu t'en vas, soit on partage le taxi soit ...»

Ma voix se brisa, je n'étais pas le genre de fille à menacer quelqu'un et le regard défiant de Dana me déstabilisai . Soupirant, une brume blanche sortit de ma bouche puis d'un air lassé je répliquai :
« Bon d'accord... tu as gagné.» dis-je d'un air triste . Malheureusement, je ne pouvais que subir car je savais qu'en ripostant, tout deviendrait beaucoup trop compliqué . Oui mais, comment j'allais faire moi ?


Dernière édition par Judith A. Everson le Lun 17 Jan - 2:32, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
{Candidat à l'élection du rang le plus débile.

★ NOM DE L'AVATAR : Amanda Seyfried
★ MESSAGES : 830
★ ARRIVE DEPUIS LE : 17/03/2010

MessageSujet: Re: Houle sur les routes du Paradis {DANA & JUDITH} Lun 17 Jan - 1:56

Aujourd’hui encore, elle devait se préparer à l’aube pour partir à l’université qui se trouvait à quelques kilomètres de New Heaven. Une ligne de bus l’y emmenait d’habitude. Mais aujourd’hui la neige avait envahi les rues et les routes de la petite ville. Décembre faisait des siennes. Cette période n’était pas la préférée de Dana. Elle en avait déjà assez de dépendre sans cesse des transports, mais là quand ceux-ci ne fonctionnaient pas non plus, ce n’était pas simple. Tim, son frère, était bien trop occupé, il devait lui aussi se rendre à son travail, à l’église. Dana était certaine qu’il ne prendrait pas la peine de l’emmener à la fac. Elle ne lui avait même pas demandé. Pourtant ils s’étaient croisés dans la maison. Timothy était du genre insomniaque, alors elle l’avait trouvé déjà debout quand elle était descendue. Elle ne lui avait qu’un signe de tête. Pourquoi perdre son temps à ouvrir la bouche pour lui parler franchement ? Dana avait un sacré caractère. Elle était hautaine et bien trop sure d’elle. Son frère ne cessait de payer les frais de sa fierté. Mais au fond, cela cachait une plus grande souffrance : celle d’avoir perdu ses parents sans les avoir connus. Elle en voulait à Nancy et Tim de les avoir connu plus qu’elle. Elle leur en voulait de ne jamais parler d’eux, de faire comme si de rien n’était…

Dana était orpheline. Et ça elle n’arrivait toujours pas à le digérer. Elle faisait semblait que rien de la touchait. Elle jouait du violon pour oublier tout cela. Elle travaillait d’arrache pied au lycée ou à l’université pour être première de sa classe, pour que ses parents soient fières d’elle, peut importe où ils étaient maintenant. Dana était donc une jeune fille bien plus complexe qu’elle ne le laissait paraitre. Le gang de pestes qu’elle formait avec Karen n’était qu’une façon de se protéger et de s’amuser dans ce monde qu’elle détestait par-dessus tout. Mais aujourd’hui sa carapace s’était affaiblie. Le duo qu’elle formait à l’époque avec Karen n’existait plus. Les deux amies s’étaient blessées mutuellement, elle ne se parlait plus. Leur amitié avait perdu en intensité. Dana ne lui faisait plus confiance comme avant.

C’était donc seule qu’elle se rendait à la station de taxi, en espérant que ceux-ci daignent passer un jour enneigé. Seule… C’était le mot qui correspondait le plus à son état d’esprit du moment. Apprêtée comme à son habitude d’un joli manteau fourré, d’une robe, d’un collant noir et de talons, elle s’aventura à marcher dans la neige. Chanceuse comme elle était elle se tordue la cheville deux fois, mais elle continua d’avancer… Dana était comme ça, quand elle avait une idée dans la tête elle n’en démordait pas. Si aujourd’hui elle avait décidé d’aller à l’université et qu’elle s’était levée, elle n’allait pas faire demi tour maintenant. Elle arriva enfin à la gare routière… Un taxi pointait le bout de son nez. Il n’y en avait qu’un et celui là était pour elle. Elle l’avait décidé. Elle courut quelques mètres avec ses talons hauts. Elle fit le plus attention possible. Dana avait tellement mal aux pieds désormais que peut importe si une personne était arrivée avant elle, elle lui bloqua le passage. Elle ne regardait même pas qui c’était. Elle ouvrit la porte arrière du taxi, prête à y monter quand cette jeune fille l’arrêta net. « Dana s'il-te-plait ... j'étais là, la première . On perd du temps la et ... » Cette personne l’a connaissait donc. Elle tourna la tête vers elle. Et enfin la regarda dans les yeux. Elle n’avait pas reconnue sa voix, mais c’était Judith… « Oh la tueuse tu vas pas commencé… » lui répondit-elle immédiatement, lui coupant la parole. La tueuse ? Un surnom qui allait certainement l’agacer. Ca tombait bien, c’était le but de Dana. Elle était uniquement la sœur du tueur de mai, mais bon… peut être qu’elle aussi cachait des envies meurtrières après tout. Ces choses là étaient peut être héréditaires. . Dana ne la connaissait pas plus que ça. Mais elle et Karen, quant elles étaient encore amies, l’avait souvent embêté avec son frère. C’était un moyen de se divertir. Judith payait les pots cassés. D’habitude elle avait tendance à ne rien dire et à se laisser faire. Elle était donc une victime facile. Mais aujourd’hui la petite brune répondait à Dana, elle ne baissait pas les yeux. « Écoute, je sais que tu me détestes, que tu prends un malin plaisir à me torturer à chaque fois que tu me vois seulement la il est 7h15 et je suis vraiment pas d'humeur alors je te le demande : soit tu t'en vas, soit on partage le taxi soit ...». Dana était étonnée de cette réplique, ce n’était pas le genre de Judith. Elle la défiait du regard, levait les yeux au ciel. Et quant elle eut fini, elle l’enchaina comme à son habitude. « Oh la petite et adorable Judith n’est pas d’humeur… C’est vrai que tout le monde devrait être à ses pieds alors… Et bien pas moi ! Tu as fini c’est bon ? Je peux enfin monter dans ce foutu taxi ? ». Dana n’attendue évidemment pas la réponse de Judith. Elle monta déjà une jambe à l’arrière du taxi. C’est là que Judith enfin s’abaissa « Bon d'accord... tu as gagné.». Et voilà, elle avait gagné. Mais l'amusement avait été de trop courte durée. Judith n'avait pas résisté bien longtemps. Elle n'avait même pas eu le temps de s'amuser encore. Cela avait été trop facile...Dana s'assit à l'arrière du taxi et referma la porte. Judith resta immobile comme choquée derrière celle ci. Dana indiqua le chemin au chauffeur. Mais juste avant de partir, elle baissa la vitre et demanda avec un grand sourire à Judith : « Si je t’acceptes dans mon taxi, tu me proposes quoi en échange ? » . Le chantage, voilà un bon moyen de s'amuser encore un peu avec la soeur du tueur...

____________

    (c) permanentjoy Les êtres humains sont divisés en deux : esprit et corps. L’esprit est attiré par de nobles aspirations comme la poésie et la philosophie. Tandis que le corps se tape tout le côté amusant. WOODY ALLEN
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Houle sur les routes du Paradis {DANA & JUDITH} Lun 17 Jan - 3:01

Je n'aimais pas vraiment l'hiver . Je trouvais cette saison triste et horriblement longue . C'est fou, l'été paraissait très cour pourtant même s'il fallait l'avouer, voir par la fenêtre toute cette neige fut une très bonne surprise . C'était tellement jolie et doux, presque innocent . J'avais l'impression que notre petite ville était recouverte d'un coton moelleux dans lequel on pourrait se blottir . Malheureusement, les rêves me rattrapèrent à nouveau : aucun doute la neige, c'était un casse tête et je m'en rendis très vite compte . En effet, après avoir prit mon petit déjeuné et après m'être habillé chaudement, je dus affronter le froid . Moi qui était très frileuse, ce fut une véritable corvée de devoir fermer la porte de ma maison voulant y retourner aussitôt . Seulement, le devoir m'appelait, j'allais devoir bosser encore une foi à la FAC au milieu des petits bruits à mon égard . Mon père m'avait dit avant de sortir : « Fais attention à toi et surtout ne te laisse pas faire .» . Dit comme ça, cela semblait tellement facile et pourtant je bloquais lorsque j'étais devant le fait accomplis . Je n'avais plus autant confiance en moi qu'avant . Il y a trois ans, j'étais encore une jeune fille on ne peut plus sure de moi, mêlant rire et joie de vivre . Je ne me laissais pas faire sans pourtant autant créer une émeute .

Le froid était en train de congeler sur place et pourtant je dus affronter le verglas ce qui en soit, fut la chose la plus horrible . J'avais l'impression d'être sur une énorme patinoire sans pour autant avoir les chaussures adéquat . Evidemment, une mauvaise nouvelle en engendre une autre : pas de bus pour cause d'intempérie . Malheureusement, il fallait absolument que je trouve un transport, un taxi, un train ... peu importe, mais il fallait que j'aille à la FAC et pour l'instant, j'étais bien partie pour être en retard . Soudain, je vis un taxi et pour moi ce fut un miracle, je semblais rêver, j'avais enfin un peu de chance dans ma vie . Ou du moins, c'est ce que j'eus le temps de penser quelques secondes pour ensuite me faire bloquer le passage par Dana . Cette blonde était une peste et évidemment elle en jouait . Je semblais être son bouc émissaire et cela semblait l'amuser beaucoup, apparemment j'étais son passe temps . Je pensais donc fort aux paroles de mon père et me décidai à dire quelque chose au lieu de me laisser faire .


« Oh la tueuse tu vas pas commencé… » dit-elle de façon on ne peut plus normale en me coupant la parole, comme si c'était normal . Je pouvais encaisser de nombreuses choses, mais ce genre de remarque avait le don de m'énerver profondément . « Je ne suis pas une tueuse mais crois moi, si je l'avais été tu aurais été la première sur ma liste . » dis-je de façon froide . Évidemment, je me tus rapidement puisque j'avais l'impression de m'engloutir au fur et à mesure que les minutes avançaient .Je n'avais rien fais et pourtant je payais les pots cassés de mon frère . Je me laissais faire car je ne me sentais pas capable de riposter quoi que ce soit mais pour une foi, j'avais l'intention de défendre un peu mon défunt frère et surtout ma propre personne .
« Oh la petite et adorable Judith n’est pas d’humeur… C’est vrai que tout le monde devrait être à ses pieds alors… Et bien pas moi ! Tu as fini c’est bon ? Je peux enfin monter dans ce foutu taxi ? ».Que répondre à cela ? Il fallait l'avouer, elle m'avait cloué le bec et m'avouant vaincu, je ne pus m'empêcher de lui laisser la place et de faire quelques pas en arrière afin de rester sur le trottoir . Si mon frère avait été là, il aurait su quoi faire pour me défendre, malheureusement, je me sentais seule au monde et j'avais l'impression d'avancer au lieu de reculer . Je me mis donc à marcher sur le trottoir glissant, complètement dégouté de ce début de journée . La neige dansait au dessus de moi et certains flocons étaient déjà emmêlés dans mes cheveux ondulés . Je savais très bien que je n'arriverai pas à l'heure mais peu importe, je n'avais plus le choix désormais .
« Si je t’acceptes dans mon taxi, tu me proposes quoi en échange ? »
Continuant de marcher un peu, je ne pus m'empêcher de marmonner dans mon écharpe :«Ton taxi ouais ...pff.» Seulement elle avait marqué encore un point, il fallait absolument que je prenne cette voiture car aujourd'hui était un jour très important et je ne pouvais pas me permettre de rater une journée de cours . Me retournant vers elle, je mis mes mains dans mes poches complètement gelée . «Je... je ne sais pas trop . Je vois bien que tu as une idée en tête alors ... dis toujours .» dis-je complètement blasée par cette situation qui me semblait durer des heures . Haussant les épaules et en attendant sa réponse, je regardai autour de moi puis retournant mon regard vers elle, j'entendis sa proposition ...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
{Candidat à l'élection du rang le plus débile.

★ NOM DE L'AVATAR : Amanda Seyfried
★ MESSAGES : 830
★ ARRIVE DEPUIS LE : 17/03/2010

MessageSujet: Re: Houle sur les routes du Paradis {DANA & JUDITH} Mar 18 Jan - 22:18

Quant Dana avait une idée dans la tête elle ne l’avait pas ailleurs et elle faisait tout pour arriver à ses fins. C’était comme ça depuis qu’elle était enfant. Elle était quelqu’un de déterminé. Peut importe si elle laissait ou blessait des gens sur son passage, le plus important pour elle, s’était le résultat final. C’est de cette façon qu’elle avait tout réussit jusque là… Que ce soit ses études ou le violon, Dana excellait partout où il y avait du travail. On ne pouvait pas lui reprocher de ne pas être travailleuse. Mais dans un autre domaine, celui des relations humaines, elle était beaucoup moins douée. Dana était du genre hautaine, sure d’elle, provocatrice voire méchante. Elle n’était pas du genre ‘compatissante’. Dana parlait aux autres uniquement si elle pouvait y voir un intérêt particulier. Oui, on peut dire qu’elle était égoïste. Mais cela ne lui posait pas particulièrement de problèmes. Il n’y avait personne à New Heaven avec qui elle avait envie de nouer des contacts. Finalement, Karen avait été la seule à entrer dans sa vie et la seule à qui elle faisait confiance. Et voilà où ça l’avait mené… A une dispute et à être déçue. Cela ne pouvait que donner raison à Dana. Cette conversation avec Judith n’était finalement qu’une illustration de son comportement avec l’ensemble des gens.

Dana la provoquait. Elle la surnommait ‘la tueuse’ en rapport avec son frère qui lui était bien ‘un tueur’. Judith n’en était pas une évidemment. Mais cela amusait Dana de voir sa tête se décomposer. Elle tentait tant bien que mal de se défendre, « Je ne suis pas une tueuse mais crois moi, si je l'avais été tu aurais été la première sur ma liste . » Cela amusa Dana, un léger sourire commençait à envahir le coin de sa lèvre. Elle fit une légère grimace et retroqua « Bouh… J’ai peur ! ». Encore une fois elle se foutait d’elle. De toute façon quoi qu’elle réponde, Dana aurait trouvé une réplique encore mieux à lui rendre. C’était une des caractéristique de la peste, elle avait toujours la phrase permettant de s’en sortir et d’avoir le dernier mot. Mais vous savez, cela n’est pas donné à tout le monde. La peste est quelqu’un de très intelligent. Il faut énormément calculer ce qu’on va dire, ce qui peut être dit, cela devrait être reconnu comme un véritable talent. Dana venait donc de gagner le combat. Cela avait été d’une facilité sans borne. Peut être que c’était car elle connaissait déjà Judith… Elle savait pertinemment qu’elle ne ferait pas le poids face à une Dana en forme aujourd’hui. Judith semblait dépitée, elle s’éloignait du taxi. Dana quant à elle, elle y entra. Cela lui fit un bien fou de s’assoir enfin après la marche dans la neige et en talons qu’elle avait effectué. Elle ferma la porte, mais jeta un œil par la fenêtre avant d’indiquer au taxi de partir. La neige tombait sur les cheveux de la petite brune, quelques flocons ruisselait le long de son visage. Et Dana savait qu’à cause d’elle, elle serait obligatoirement en retard à l’université. Il n’y avait pas de taxis toutes les deux minutes à New Heaven. Dana eut alors un élan de générosité. Elle ouvrit la fenêtre et fit la fameuse proposition à Judith. Elle acceptait donc qu’elle monte avec elle dans le taxi mais pour que cela soit rentable, il fallait que Judith lui offre quelque chose en échange. Cela était machiavélique… Cela correspondait tout à fait au caractère de Dana : ne jamais rien faire pour quelqu’un si cela ne vous apporte rien en échange. Elle pouvait faire quelque chose pour les autres à condition qu’elle obtienne quelque chose pour elle aussi. Elle ne faisait rien par gentillesse ou gratuitement. Judith sembla étonnée de ce retournement de situation, elle avait sans doute penser qu’elle allait partir sans même jeté un œil à la personne qu’elle laissait sur le trottoir. Elle marmonna «Ton taxi ouais ...pff.» Dana avait réussit à agacer la petite et gentille Judith. Elle en était assez fière. Elle en rajouta une couche « Oh, si cela ne te va pas, je m’en vais, je m’en fiche moi, c’était pour toi ». Cela n’était pas totalement vrai, car elle appréciait de s’amuser avec la patience de Judith… Que pourrait-elle inventer comme chantage ? L’obliger à lui payer le taxi pour une semaine ? après tout les Everson avait de l’argent… ce n’était pas le cas de Dana. Ou bien l’obliger à venir habillé masque de tueur le lendemain à l’université ? Cela était bien sur très différent. «Je... je ne sais pas trop . Je vois bien que tu as une idée en tête alors ... dis toujours .» La réponse de Dana ne se fit pas attendre « On va pas passer la nuit là, alors monte ». Evidemment Judith n’avait pas trop le choix maintenant. Elle monta dans le taxi. « Tu n’as aucune idée de ce qui pourrait me faire plaisir en échange ? Allez, ai un peu d’imagination ! ».

____________

    (c) permanentjoy Les êtres humains sont divisés en deux : esprit et corps. L’esprit est attiré par de nobles aspirations comme la poésie et la philosophie. Tandis que le corps se tape tout le côté amusant. WOODY ALLEN
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Houle sur les routes du Paradis {DANA & JUDITH} Dim 23 Jan - 0:21

Je n'étais qu'une petite fille douce et innocente qui ne cherchait jamais les ennuis . A une époque - il y a 3 ans pour être exacte-, j'étais différente . J'avais des tonnes d'amies, j'étais souriante et je pouvais facilement avoir une place parmi les autres . Pas de là à être populaire, mais disons que j'avais une certaine emprise et un certain contrôle de la situation . Tout ça était désormais fini . Lorsque je me regardais dans le miroir, je ne voyais que l'ombre de moi même . Étais-je déjà morte ? On aurait pu y croire puisque désormais la solitude était ma meilleure amie . J'avais décidé de tirer un trait sur ce passé puisque de toute manière, il m'était inaccessible . Je savais très bien que si je tentais ne serait-ce qu'une seule foi de devenir à nouveau la jeune fille que j'étais, on me rejèterait . Oui tout le monde me connaissait comme la sœur du tueur de Mai, mon nom me trahissait, ma tristesse était gravé sur mon visage et je n'arrivais plus à sourire . Jamie pouvait me redonner la joie de vivre puisqu'il était le seul à ne pas m'avoir laissé tombé dans ce trou noir . Lorsqu'il était là, je pouvais retrouver mon passé -l'espace d'une soirée- mais très vite, je retombais dans le néant, sans aucune branche où je puisse me rattraper .

Essayant de me frayer un chemin dans la neige, je pus remarquer un taxi au loin . Étais-je en train de rêver ? Pour une foi, j'avais un soupçon de chance pour illuminer ma vie mais, rapidement je dus revenir à la réalité . Dana . Elle semblait vouloir l'exclusivité du taxi, or j'y étais en premier . Mais peu importe, je ne pouvais pas répliquer quoi que ce soit puisque je ne serai pas prise au sérieux et de plus, je n'en aurais pas la force . « Bouh… J’ai peur ! » dit-elle d'une façon on ne peut plus ironique . Je regardais le ciel, les flocons dansaient ensemble par ce froid glacial et je trouvais ça vraiment jolie . Essayant de distinguer les nuages, j'espérais que mon frère me voyait de là haut et qu'il m'enverrait la force dont j'avais besoin . Était-il fier de moi ? Bien sur que non... il devait très certainement être déçu de me voir dans un tel état depuis trois ans . Malheureusement, je n'y pouvais rien, c'était désormais dans ma nature d'être pessimiste . Il faut dire que personne - ou presque- ne m'aidait à aller mieux . L'exemple type : Dana .
Je ne comprenais pas ce qui la poussait à être si méchante envers les autres . Elle cachait très certainement quelque chose, une souffrance antérieure mais pour l'instant, je n'en savais pas plus et je me doutais qu'elle n'allait pas me révéler son passé à coeur ouvert . Certainement pas à moi, Judith .
Elle avait gagnait c'était une évidence, Dana gagnait toujours mais il fallait aussi considérer que je n'étais pas un adversaire de taille . Me piétiner était très facile et la jolie blonde le savait parfaitement . M'armant de courage, j'essayais de trouver une solution sous ce froid glacial . Je jetai un coup d'oeil à ma montre... si je ne partais pas maintenant, je n'allais pas pouvoir me rendre à la FAC . Si je ratais les cours, j'allais devoir rattraper mon retard . Mais en étant Judith Everson, il semblait impossible que quelqu'un puisse me prêter ses notes puisque personne ne m'adressait la parole . C'était aussi logique que 1+1=2 .
A ma grande surprise, Dana me proposa de rentrer dans son taxi . A parce que c'était le siens désormais, je n'avais pas remarqué que son nom y était gravé . « Oh, si cela ne te va pas, je m’en vais, je m’en fiche moi, c’était pour toi ». Ce n'était pas normal, tout ça cachait quelque chose c'était évident... Dana gentille ? Le monde n'était plus tel que je le connaissais . « On va pas passer la nuit là, alors monte ». Je ne me fis pas prier très longtemps et c'est à une vitesse fulgurante que je rentrai dans la voiture puisque j'étais complètement gelée . « Merci ...» J'étais peut être idiote de la remercier mais j'avais certaines valeurs qui m'étaient essentielles . J'enlevai mon écharpe pour ne pas avoir trop chaud puis, je détournai mon regard vers elle pour l'écouter . C'était assez bizarre d'être dans une voiture avec Dana juste à côté, ça aurait presque put être comique .
« Tu n’as aucune idée de ce qui pourrait me faire plaisir en échange ? Allez, ai un peu d’imagination ! ». Je ne pus m'empêcher de soupirer à ces mots . Ah j'avais oublié que je lui devais quelque chose obligatoirement . « Je n'en sais rien moi . Qu'est-ce-que tu veux ? Un nouveau manteau ? Une nouvelle paire de chaussure ? » demandai-je l'air blasée . Je sortis un bouquin de mon sac en essayant de devenir un peu plus sérieuse . Voulant devenir professeur, il était nécessaire que je lise ce que l'on me demande pour ne pas être trop en retard . J'enlevais le marque page histoire de repérer où j'en étais puis je commençai à lire en mettant des notes dans la marge au crayon à papier jusqu'à ce que ....


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
{Candidat à l'élection du rang le plus débile.

★ NOM DE L'AVATAR : Amanda Seyfried
★ MESSAGES : 830
★ ARRIVE DEPUIS LE : 17/03/2010

MessageSujet: Re: Houle sur les routes du Paradis {DANA & JUDITH} Dim 30 Jan - 21:29


Pourquoi Dana lâchait-elle ses nerfs sur cette jeune fille innocente ? Il n’y avait aucune réponse à cette question. Dana était comme cela depuis un moment déjà. Et ce n’était pas uniquement avec Judith, cette dernière avait juste eu le malheur d’être au mauvais endroit, au mauvais moment. Elle était en colère contre le monde entier de lui avoir retirer ses parents et de vivre ainsi avec son frère et sa sœur. Le bonheur ? Dana l’avait connu, oui, quand elle était encore jeune et qu’elle passait du temps avec son frère et sa sœur. Mais maintenant tout était bien différent. Elle était une jeune femme accomplie et talentueuse. Elle se croyait au dessus de tout le monde et elle ne supportait plus cette vie qu’elle qualifiait de ‘médiocre’. Dana avait envie de s’élever, de gagner bien sa vie, d’arrêter de prendre le bus, de se restreindre dans ses achats… Elle aurait aimé pouvoir faire comme Karen, vivre dans le luxe sans rien faire, vivre de l’argent de ses parents, du confort qu’ils lui apportaient. Mais cela était clairement impossible, elle n’avait rien qui appartenait à ses parents. Cette colère se retournait souvent sur la première personne qui se trouvait sur sa route, peut importe qui s’était…

Dana paraissait aux autres comme une personne hautaine et égocentrique. Ce n’était pas totalement faux. Mais Dana avait des circonstances atténuants pour être devenue ainsi. Elle n’avait pas eu une vie facile. Malheureusement elle n’arrivait pas à se rendre compte qu’elle n’était pas la seule malheureuse sur terre. Par exemple, Judith, elle aussi souffrait chaque jour d’une mort : celle de son frère. Elle n’était en aucun cas responsable de son massacre et pourtant elle payait pour cela. C’était d’une injustice certaine. Si Dana était très mature sur certains sujets, notamment ceux concernant les hommes et la vie. Sur d’autres, elle était beaucoup trop fermée sur elle-même, trop bornée, peut être que cela était un signe d’immaturité. Même si Dana se croyait plus intelligente que la moyenne. Elle n’était pas si parfaite que cela, elle n’avait peut être pas la science infuse. Mais cela, elle était loin de l’admettre.

Après tout son comportement égoïste lui réussissait. Pour le moment, elle arrivait toujours à être au centre de son monde, elle obtenait tout ce qu’elle souhaitait. Judith avait abandonné face à la Dana remontée qui lui faisait face. Elle n’avait pas fait long feu face à elle. Judith était bien trop ‘sage’ pour cela. Elle préférait laisser tomber, éviter le conflit, plutôt que de se battre pour quelque chose d’inutile. Finalement c’était peut être la décision la plus intelligente… Mais ce n’était pas elle qui réussirait loin dans la vie. La gentillesse ne paie pas dans le monde d’aujourd’hui. D’ailleurs quant Dana l’accepta dans ‘son’ taxi, celle-ci la remercie même calme et timide « Merci ». Trop gentille, trop naïve. Voilà ce qui représentait le mieux Judith. D’un côté, elle lui faisait un peu penser à sa sœur Nancy, celle-ci se laissait aussi beaucoup trop marché sur les pieds. Elle se demandait bien comment Judith pouvait se comporter avec les hommes. Si c’était comme sa sœur, elle devait se faire bien avoir… Cela la fit sourire. Elle, elle était bien différente. Elle s’était faite avoir et maintenant elle ne se laissait faire par personne, même par les hommes. Judith se laissait martyriser par une fille alors face à un homme qui lui plaisait, elle devait se transformer en chamallow...

C’était l’occasion pour Dana de profiter de l’avantage qu’elle avait sur Judith. Elles étaient toutes les deux dans ce même taxi et cela avait été permis grâce à Dana. Après avoir obtenu par la force le taxi, elle avait autorisé Judith à monter. Elle allait lui devoir quelque chose et ça c’était une relation qui pouvait être très intéressante. Dana avait optée pour le chantage. Un bon moyen de satisfaire un besoin pour elle. Judith paraissait dépitée en disant « Je n'en sais rien moi . Qu'est-ce-que tu veux ? Un nouveau manteau ? Une nouvelle paire de chaussure ? ». Elle avait de bonnes idées finalement. Dana ne répondit pas immédiatement, elle fit mine de réfléchir. Elle finit par lui sortir « Déjà tu paies le taxi, je réfléchis pour la contre parti ». Son frère lui avait donné 10 dollars se matin en partant, comme ça elle pourrait économiser et se payer un bon repas ce midi. En même temps qu’elle la regardait, elle enleva ses chaussures qui lui faisaient si mal aux pieds. Quelle idée avait-elle eu de mettre des talons un jour de neige. Elle avait glissé plusieurs fois sur le chemin. Dana se fit un petit massage des pieds. Elle avait failli demander à Judith de lui masser les pieds. Ca c’était réducteur non ? Cela aurait pu être très drôle. Un plan machiavélique lui montait déjà à la tête : filmer Judith en train de lui masser les pieds et la mettre sur internet. Mais Dana changea d’avis, cela lui fit penser à ce qu’avait vécu Karen, et elle pensait vraiment que c’était bien trop méchant. Elle voulait obtenir quelque chose de Judith qui lui revienne à elle seule. Quelque chose qui resterait entre les deux jeunes femmes. Judith sortit un livre, elle feignait d’ignorer Dana… Elle décida donc de la déranger « Tu lis quoi ? »

____________

    (c) permanentjoy Les êtres humains sont divisés en deux : esprit et corps. L’esprit est attiré par de nobles aspirations comme la poésie et la philosophie. Tandis que le corps se tape tout le côté amusant. WOODY ALLEN
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Houle sur les routes du Paradis {DANA & JUDITH} Ven 25 Fév - 10:28

J'avais l'habitude d'être le bouc-émissaire de New Heaven. Depuis que mon grand-frère avait rendu les armes, il était rare que j'obtienne la pitié des autres.Ce n'était pas dans mon caractère d'être posé en victime constamment malgré tout, j'aurai aimé qu'on prenne en considération mon passé et mes antécédents. Je n'étais en aucun cas responsable des actes que Jackson avait accompli. Je le reconnaissais, cette irruption soudaine avait causé beaucoup de troubles dans notre ville si tranquille mais malgré tout, mon entourage avait du mal à comprendre que je n'étais pas maitre des faits et gestes de mon frère.
Cependant, cela avait eu ses avantages : Je m'étais rendu compte que les véritables amis se comptaient sur les doigts de la main. Moi qui était de nature sociable, cet évènement m'avait rendu morne, nostalgique, différente. Désormais, je n'étais plus que l'ombre de moi même et j'étais on ne peut plus méfiante. J'avais peur que chaque intentions à mon égard étaient hypocrites, cela cachait forcément quelque chose : personne n'était sympathique avec moi, je m'étais fait une raison.

Seulement, ma théorie fut remise en cause par Dana. Cette jolie blonde qui était habituellement lunatique et qui prenait un malin plaisir à me torturer fut prise d'un élan de générosité en me proposant de partager son taxi. A la base, j'avais été là la première mais évidemment, il était préférable que je me taise puisque dans tous les cas, Dana aurait eu le dernier mot. Ce ne fut pas une idée qui m'enchanta puisque je savais très bien que mon ennemi allait forcément vouloir quelque chose en retour et évidemment, je ne m'étais pas trompée.
Il ne fallait pas que je sois en retard à la FAC, c'était déjà bien assez difficile comme ça alors, à contre-coeur, je pris la décision de m'asseoir à ses côtés.
Partager la même voiture avec Dana était assez bizarre, je m'attendais à tout et n'importe quoi venant de sa part. Très vite, elle décida de monter les enchères : du moment que j'arrivais à temps à mon cours de lettre, tout m'était égal. « Déjà tu paies le taxi, je réfléchis pour la contre parti »
J'étais un peu blasée de son attitude et pour être franche, j'avais l'impression que les secondes étaient des minutes. Un soupir s'échappa de mes lèvres «Tu m'en vois ravi mais par contre, je te préviens que t'expulser dans l'espace n'est pas dans mes moyens. » Dis-je d'un air blasée même si ce n'était pas l'envie qui m'en manquait. Evidemment, il valait mieux pour ma peau que je ne fasse pas part de cette idée cachée.
Prenant un libre histoire de passer le temps, j'avais besoin de m'évader par ce froid qui m'électrisait sur place.
« Tu lis quoi ? » Ma surprise fut de taille, je me doutais bien que Dana voulait me déranger d'ailleurs cela me fit rire. Je décidai donc de me prendre à son jeu.
Je remontai mon regard au dessus de mon bouquin afin de pouvoir la regarder. « Tu t'intéresses à ce que je lis ? Il y a du progrès ... Quoi qu'il en soit, je lis "On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset»
Poursuivant ma lecture, j'analysais certaines phrases dans ma tête en entourant quelques mots lorsque tout à coup la voiture pila en plein milieu de la route. Le verglas avait très certainement fait des ravages, il était très difficile de circuler.

« Excusez moi mesdemoiselles, il faut que je change une roue... Je n'en ai pas pour très longtemps, restez au chaud.»
Ma déception se fit entendre vu que mon soupir en disait long sur mes pensés. J'allais devoir rester un moment de plus aux côtés de Dana et cela risquait d'être mouvementé...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
{Candidat à l'élection du rang le plus débile.

★ NOM DE L'AVATAR : Amanda Seyfried
★ MESSAGES : 830
★ ARRIVE DEPUIS LE : 17/03/2010

MessageSujet: Re: Houle sur les routes du Paradis {DANA & JUDITH} Lun 28 Fév - 0:47


Les Everson formaient une famille unie et aisée à New Heaven. Voilà en tout cas ce qui leur tenait de réputations avant que le fils Jackson ouvre le feu au mariage de la mairesse de la ville. Tout avait alors changé pour eux et dans le mauvais sens du terme. Jackson avait perdu la vie, abattu par un policier et au-delà du surnom qui avait envahit les médias et qui hantait les mémoires de tous : « Le tueur de mai », toute la famille héritait aussi des regards désobligeants des habitants qui semblaient croire que dans chacun des Everson restant résidait un tueur qui pouvait s’élever à chaque instant. Personne ne semblait pouvoir croire que la folie n’avait rien de contagieux. Et surtout pas Dana… Cette dernière se faisait un malin plaisir de descendre Judith petit à petit que la conversation se déroulait. Ce n’était pas qu’elle croit que Judith allait finir elle aussi par tuer quelqu’un, non, elle avait la réputation d’être bien trop gentille pour un acte pareil. Mais elle englobait tous ceux qui avait entouré le tueur dans sa vie dans le même sac. D’une certaine façon, Judith était un peu responsable, elle n’avait rien vu venir. Il y a avait donc cela. Mais il avait autre chose aussi, c’était un bon moyen pour la jeune blonde de se défouler, tout simplement. Il fallait bien que sa rage et la détestation de son environnement ait des répercussions quelque part et c’était là. Dana n’était pas une fille gentille à l’inverse de Judith. Elle avait un sacré caractère. Elle ne pensait qu’à son plaisir personnel et agissait en fonction de cela. Faire monter Judith dans ‘son’ taxi n’avait rien de généreux, c’était juste un acte dont elle espérait ensuite profiter. C’était comme si elle faisait payer à tout le monde le fait de ne pas vouloir être là. Dana rêvait uniquement d’une chose : partir de New Heaven pour vivre sa vie et devenir une violoniste de grand talent. Elle en voulait à son frère et sa sœur de s’être installé ici, ce n’était pas dans cette petite ville que sa carrière allait décoller et les Goodwin n’avait pas assez d’argents pour que la jeune Dana voyage et se fasse remarquer dans tout le pays. Judith était donc une excuse pour pouvoir enfin lâcher ses nerfs sur quelqu’un. Mais au fond, derrière cet égoïsme, se cachait simplement une jeune femme blessée. Ce n’est pas si simple d’avoir du talent…

Dana n’était pas une enfant de chœur (et ce même si son frère était un pasteur). Dans le taxi où elle partageait la banquette avec Judith, elle se mit à son aise, enlevant ses chaussures en râlant « Quel satané temps… si j’étais en Californie se serait bien différent ». Elle murmurait ça dans sa barbe en ignorant totalement la jeune fille assise à côté d’elle. Non, ce n’était pas pour faire la conversation… Elle parlait simplement toute seule… Après cela elle finit par imposer à Judith de payer le taxi. Celle-ci se laissa faire, comme à son habitude. «Tu m'en vois ravi mais par contre, je te préviens que t'expulser dans l'espace n'est pas dans mes moyens. ». Oh, mais c’est qu’elle avait de Judith la petite Everson. Elle commençait un peu à rentrer dans son jeu et cela amusa la petite blonde. « Oh dommage » finit par répondre Dana d’un air supérieur et en souriant. Elle n’avait rien à faire que d’attendre d’arriver à bon port, c'est-à-dire à l’université, alors elle avait le temps de continuer à embêter Judith. Elle lui demanda ce qu’elle lisait, l’intéressée répondit presque sur le champs levant enfin de nez de son bouquin. « Tu t'intéresses à ce que je lis ? Il y a du progrès ... Quoi qu'il en soit, je lis "On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset ». Son ton était davantage piquant, elle osait même la question rhétorique. Voilà que Judith tentait de lui faire face ? « Intéressant » fut la simple réponse de Dana. Judith était donc une intellectuelle. Elle n’avait jamais pris la peine de discuter ne serait ce qu’un peu avec elle, elle ne savait pas quelle étude elle faisait. Mais à sa lecture elle pensa que celle-ci étudiait les lettres. Judith espérait quoi comme métier après cela ? Professeur. Oh, Dana pensa immédiatement à sa sœur Nancy. Et bien voilà, l’avenir tout tracé de la fille Everson, prof de littérature coincée et trop gentille. En gros, Judith était une future Nancy. C’est alors qu’elle avait de telle pensée que le taxi s’arrêta net en plein milieu de la route. La chauffeur tira des leçons immédiate de ce qu’il fallait faire et leur indiqua qu’il allait devoir changer la roue. Il leur conseillait de rester dans le taxi en attendant. Il dit n’en avoir pas pour très longtemps, elle eut un gros doute la dessus. Elle se mit immédiatement à lui répondre « Mais c’est pas possible ! Vous pouviez pas faire vérifier vos roues avant ? Je trouve ça inadmissible ». Le taxi ne sut pas trop quoi dire et il s’excusa une seconde fois avant de sortir. Ca y est, Dana était de nouveau agacée et elle jura à tout bout de champs « Mais pu**** quelle journée ! J’aurais mieux fait de rester au lit ou quoi ? » Au moins, ce n’était pas sur Judith qu’elle lâchait ses nerfs désormais…

____________

    (c) permanentjoy Les êtres humains sont divisés en deux : esprit et corps. L’esprit est attiré par de nobles aspirations comme la poésie et la philosophie. Tandis que le corps se tape tout le côté amusant. WOODY ALLEN
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Houle sur les routes du Paradis {DANA & JUDITH}

Revenir en haut Aller en bas

Houle sur les routes du Paradis {DANA & JUDITH}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Highway to Heaven :: • In The Vicinity Of The Town• :: New Heaven's Station :: La Gare Routière-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit