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I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall

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« Before the night is through, I wanna do bad things with you. »

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MessageSujet: I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall Mer 1 Déc - 11:52

    I’ll never wake up without an overdose
    « February S. Bouwmeester & Dwayne S. Marshall »




20h30. Pas envie, pas envie pas envie... Rien que d’y penser, ça me saoulait déjà... Qu’est ce qui me rendait si peu enthousiaste, vous vous le demandez hein ? Rien d’autre que mon passage mensuel obligatoire au commissariat. Et oui, voila un mois que j’étais sortie, déjà le temps passe vite hein... Pour vous expliquer tous ça en quelques lignes, la seule chose qui avait pu être prouvée lors de mon procès, c’était que je consommais de la drogue. Une analyse sanguine avait eu vite fait de mettre en évidence ce que tout le monde savait depuis des années déjà, et oui, j’étais une consommatrice de drogue, et une sacrée même. Ma consommation avait d’ailleurs grimpé en flèche, depuis quelques temps, et si je n’aimais pas me définir comme une junkie, je m’en rapprochais quand même pas mal. Enfin bref, aucune preuve n’ayant pu être apporté pour la revente, ils avaient finis par me relâcher, mais en trouver le moyen de m’emmerder, il n’y a pas d’autres mot, une dernière fois. Une visite mensuelle au commissariat, pour qu’un infirmier m’y fasse une prise de sang. Franchement, c’était stupide, parce que ça me laissait quand même presque trois semaines pour prendre à peu prêt ce que je voulais, la drogue ne mettant pas tant de temps que ça à disparaître, un peu plus d’une semaine on va dire, et ça me faisait me déplacer au commissariat, chose que je n’appréciais que très très peu... Je ne sais pas pourquoi, mais les gens ne semblaient pas particulièrement m’apprécier là bas... Des préjugés, encore et toujours, je peut être très gentille avec les flics, c’est pas un certain lieutenant Marshall qui dira le contraire. D’ailleurs celui là ça faisait un moment que je ne l’avais pas aperçu... Avant il semblait être mon flic attitré, toujours à me mettre des bâtons dans les roues, et depuis que j’avais quitté son appartement ce matin là, je ne l’avais pas revu une seule fois... Pourtant on peut pas dire qu’on avait passé une mauvaise nuit... C’était intéressant comme trêve, et ça m’avait surtout permis de me rendre compte que si seulement nos moyens de gagner notre vie n’étaient aussi différent, on aurait pu très très bien s’entendre... Enfin.

Après avoir tourné en rond dans ma grande villa que j’occupais donc à présent seule, ayant viré Elliot à coup de pied au derrière, j’avais finis par me résoudre à monter dans ma Malibu - Ah qu’est ce qu’elle avait pu me manquer celle là, en prison, et durant les court séjour que j’avais effectué dans cette petite bourgade, le temps de me remettre les idées en place. Décidément, rien ne remplacerait jamais cette voiture, je préférais ne pas penser au jour où elle tomberait en panne. Qu’est ce que vous croyez, je suis une sentimentale moi, sous mes airs durs...

Enfin, trêve de plaisanterie, j’avais donc attrapé mes clefs, mon sac à main que j’avais jeté sur le siège passager, avant d’allumer une clope, la quinzième de la journée, si ce n’est plus. Oui, je pouvais me sevrer de drogue pendant une semaine et demie, mais ça veut pas pour autant dire que c’était agréable pour moi. J’étais comme qui dirait légèrement sur les nerfs, et je pense que l’on peut utiliser l’expression « en manque ». Avant de démarrer, je fermai les yeux avant d’inspirer une bouffée d’air. Allez, vois le bon côté des chose, dès que j’aurais fais cette pu**** de prise de sang, je pourrai mettre fin à mon sevrage. Et puis j’avais connu pire, le mois que j’avais passé en prison avant été sans contexte le plus dur de ma vie. Pas à cause du milieu carcéral, et de tout le tralala qui va avec, la violence et tout, on en voit que dans les films, ou en tout cas pas là ou j’avais été enfermée (j’avais tué personne quand même, et mon procès n’avait pas eu lieu), non tout simplement à cause de ma diète, à tous les niveaux. J’avais été en manque de drogue, en manque de clope, en manque d’alcool, et bien entendu, en manque d’homme et de nuits torrides... Rien ne remplace une petite soirée de débauche, et j’avais fêté mon retour comme il se doit.

Quoi qu’il en soit, ce soir je n’avais pas réellement prévu de sortir. J’avais passé une nuit plutôt agité la nuit précédente (je pouvais pas prendre de drogue, alors faut bien remplacer une addiction pas une autre) et j’étais réellement exténuée. Et oui, même une fille comme moi ça fatigue, je sais, on croirait pas, mais pourtant, la vie que je mène n’est pas de tout repos. Et donc je ne portais pas particulièrement une tenue de soirée. En même temps vu où j’allais. Non, à me voir comme ça, on aurait pu croire que j’étais une adorable citoyenne, une fille comme les autre quoi. Normalement maquillée, un slim et des Bottes fourrées, un sweet gris, les cheveux lâchés... J’avais l’air si... Normale quoi. Bon, en même temps j’avais aussi dans l’idée de faire une pas trop mauvaise impression, histoire que tout se termine vite et que je ne reste pas longtemps au commissariat. Je garai ma voiture juste devant, comme si tout était étudié pour que ma visite soit la plus courte possible... Ensuite j’avais prévu... Je sais pas trop ce que j’avais prévu, retrouver ce qui m’avait tellement manqué cette semaine seule chez moi, ou bien embarquer quelqu’un avec qui partager une soirée agréable ? Ce genre de « quelqu’un » se trouve plutôt facilement, surtout quand on s’appelle February Bouwmeester.

Je descendis donc de la malibu, avant de jeter un coup d’oeil à l’heure sur mon téléphone. J’avais dix minutes d’avance, le temps donc de finir ma clope. Il faisait pas particulièrement chaud, alors je me dépêchai quand même quelque peu, avant de rentrer dans le commissariat. Pas réellement besoin de me présenter, parce que déjà, à cette heure ci, il n’y avait pas grand monde, et surtout parce qu’il est impossible de bosser au commissariat et de pas savoir qui je suis, à quoi je ressemble... Les flics et moi, une grande histoire d’amour.

    « Miss Bouwmeester ? Bonsoir, Lieutenant Johnson. C’est mon collègue qui va s’occuper de superviser votre prise de sang. Le bureau qui a la porte ouverte, sur votre gauche dans le couloir. » Qu’est ce que je disais, même pas besoin de se présenter, de poser de question, et j’avais même pas eu le temps de finir de me retourner vers l’agent qui m’avait interpelée qu’il avait déjà fini sa phrase. Je me contentai d’un vague signe de tête, j’allais pas non plus le remercier, ça va pas la tête...

Le couloir donc, sur ma gauche. C’était risible, j’étais réellement venue les mains dans le poches. Rien sur moi, même mon sac était resté dans la voiture, je n’avais que mon paquet de clope. Mon professeur de mathématique au lycée me qualifiait d’ailleurs de « touriste ». C’est un peu l’impression que je donnais là maintenant je pense. Oh et puis de toute façon avec un peu de chance j’allais tomber sur quelqu’un qui connaissait au moins ma tête, et avec lequel je n’aurais pas besoin de prouver que j’étais bien February Bouwmeester...

La porte ouverte. Je toquai pour signaler ma présence à l’agent qui me faisait dos. Je n’avais même pas pris la peine de lire la plaque sur la porte. Ce n’est que lorsque ce dernier se retourna vers moi que je ne pus m’empêcher d’esquisser un léger sourire. Bah c’est bon, celui là il connaissait plus que ma tête pour le coup...

    « Lieutenant Marshall. Décidément que de bonnes surprises ce soir. Et moi qui croyais que j’allais me retrouver avec un flic inconnu et qui n’ouvrirait même pas la bouche pour me dire bonjour ! » Et j’ajoutais, voyant qu’il mettait quelque secondes à répondre, ou qu’il ne répondait pas instantanément en tout cas, un faux air préocupé peint sur le visage. « Vous allez pas faire ça quand même ? Pas à moi ?

C’était marrant quand même, comment le destin peut parfois drôlement s’amuser...


____________



    « I’m gonna marry the dark »

    «I’m gonna marry the night, I won’t give up on my life. I’m a warrior queen, live passionately tonight. I’m gonna marry the dark, gonna make love to the stark. I’m gonna marry the night, I’m not gonna cry anymore. I’m gonna lace up my boots, throw on some leather and cruise. Down the streets that I love, in my fishnet gloves, I’m a sinner. Then I’ll go down to the bar, but I won’t cry anymore. I hold my whiskey up high, kiss the bartender twice. »



Dernière édition par February S. Bouwmeester le Mar 28 Juin - 0:40, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall Dim 5 Déc - 13:35


    « So many wars we fought,
    So many things were not »

      marchin' on - one republic

    icons © yumita
Feb' S. Bouwmeester & Dwayne S. Marshall
I'll never wake up without an overdose

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On savait que le Lieutenant Marshall était à côté de ses pompes lorsqu’il n’avait pas envie d’aller travailler. En effet tous ceux qui le connaissaient un tant soi peu savait qu’il était un acharné de travail, qui ne comptait pas ses heures et qui sacrifiait sa vie sociale au profit de sa vie professionnelle … A force que sa belle-sœur et son père le lui répètent à tout bout de champ, il finissait lui-même par le savoir. Mais pour autant il n’avait jamais trouvé cela dérangeant, et l’âme de solitaire qu’il se trainait maintenant se contentait parfaitement de ce système qui avait en plus l’avantage indéniable de lui tenir l’esprit assez occupé pour ne pas sombrer dans une nouvelle phase de mal du pays. Mais aujourd’hui … Non, aujourd’hui il n’avait pas envie d’aller bosser. Pour la première fois en trois ans qu’il était à la police de New Heaven, il s’était fait porter pâle le matin même avant de retourner se pelotonner sous sa couette pour y dormir encore quelques heures. Et au final, lui pour qui grasse matinée rimait avec sept ou huit heures du matin au plus tard émergea enfin … A presque une heure de l’après-midi. Son chien était venu gratter à la porte plusieurs fois, aboyant d’un air désespéré parce qu’il n’avait pas l’habitude de rester enfermé toute une matinée. Mais il avait finit par s’arrêter après que Dwayne ait balancé d’un air rageur contre la porte de sa chambre le premier truc qui lui était tombé sous la main – une de ses chaussures – en agrémentant le tout d’un « Oh la ferme Kenaï ! » … Après ça il y avait fort à parier que l’animal était partit bouder dans son coin.
Lorsqu’enfin Dwayne avait trouvé le courage de se tirer du lit, il avait attrapé un sweat gris des Blackhawks de Chicago, datant de l’université et usé par les années, et s’était rendu dans la cuisine. Comme il s’y attendait Kenaï était roulé en boule dans un coin et ne daigna même pas lever la tête vers lui, mais Dwayne ne s’en préoccupa pas outre mesure, pour le moment il avait autre chose à penser, à commencer par trouver de l’aspirine. La soirée d’hier lui pesait encore sur l’estomac et ses migraines chroniques n’aidaient pas non plus. Cela tout cela avait eut du bon, sa discussion avec la danseuse du Bad Circus et son retour chez lui lui semblaient tellement flous qu’il était certain d’avoir réussi ce qu’il avait espérer faire, à savoir ne pas penser à Olivia pendant quelques heures. Bon bien sûr maintenant qu’il était levé, la chose lui revenait en pleine figure, et ce n’était pas des plus agréables … Mais il y réfléchirait après avoir pris cette aspirine. Et puis difficile d’oublier Olivia quand elle vous avait laissé sa carte de visite sur le visage, ce n’était pas sa lèvre – qui avait désenflé mais gardait une sale tête – qui dirait le contraire. Les femmes c’est violent … C’était pour ça que Dwayne n’était jamais sortit avec une collègue, parce que si en plus elles possèdent un flingue, là c’est carrément la fin des haricots.


♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣
Une aspirine, une douche et des fringues propres plus tard, Dwayne avait maintenant l’impression de tourner en rond dans son appartement, et il commençait à regretter d’avoir raconté un bobard pour ne pas aller bosser. Il avait mis le nez dehors un petit quart d’heure, après avoir usé de toute la persuasion dont il disposait pour persuader Kenaï d’arrêter de jouer au plus bougon des deux. Mais une fois remonté il avait retrouvé le vide de son appartement, et la sensation pesante de la solitude des mauvais jours lui revint en pleine face … De quoi se souvenir pourquoi il était précisément un acharné de travail. Il avait encore l’air fatigué, l’esprit embrumé, mais pour autant il sentait ce besoin de s’occuper avec n’importe quoi pour ne pas rester sans rien faire. La vaisselle, le ménage, tout y était passé, jusqu’à ce qu’il se rende à l’évidence … Il en était arrivé à un point où il avait besoin de bosser autant que d’autres avaient besoin de leur dose.
Finalement, n’y tenant plus, il avait donc finit par passer un second coup de fil à son boulot. Oui il se sentait mieux, oui il était sûr, sans doute que c’était un truc pas frais qu’il avait du manger la veille. Après quelques mensonges et omissions de rigueur, il avait convenu de ramener sa fraise à dix-huit heures, et de faire la nuit. Parce que oui, il avait un irrépressible besoin de bosser, beaucoup plus envahissant qu’un potentiel besoin de dormir.


♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣
Dix-huit heures pétantes, le voilà arrivant devant le commissariat. Malgré les cernes sous ses yeux et le fait qu’il n’avait pas prit le temps de se raser, il tâcha de faire bonne figure et sans plus tarder s’attaqua … Aux dossiers déposés sur son bureau dans la journée, accompagnés de ceux de la journée d’hier, qu’il n’avait pas eut le courage d’ouvrir parce qu’à vrai dire hier, il n’avait pas eut le courage de grand-chose. Plongé dans ce qu’il faisait il finit par perdre la notion du temps et lorsque son téléphone sonna il sursauta presque. Quoi ? Réceptionner quoi ? Ah, qui ? February Bouwmeester ? Ouais, c’est pas comme si il n’avait pas autre chose à foutre là en fait … Pas le choix ? Bon, d’accord, dans ce cas là si y’a pas le choix.
February Bouwmeester, ça faisait un bail. Ou presque. Dire qu’il avait raté le jour de son arrestation, lui qui s’évertuait à ce que ce jour arrive depuis pratiquement son arrivée en ville. Et il avait fallut qu’il soit en déplacement à New-York cette semaine là, le hasard se foutait vraiment de sa gueule parfois … Mais enfin passons. La vérité donc, c’était que depuis la fois où elle avait quitté son appartement au petit matin, il ne l’avait pas revu, et n’ayant pas non plus remis les pieds au Station – parce que n’en déplaise à son égocentrisme flagrant miss Bouwmeester n’était pas le seul chat à fouetter (a) dans cette ville – ils en étaient donc restés à cette soirée là. Pas si mauvaise que ça soit dit en passant, même si son côté flic avait un peu l’impression de s’arracher la langue en disant cela. Dommage qu’il soit flic … Enfin non, dommage qu’elle soit une dealeuse, c’était elle qui avait choisit un métier pareil, on n’avait pas idée, fallait être tordu pour avoir un métier pareil. Quoi que la jeune femme n’était sans doute un peu à bien y réfléchir … Mais peu importe, là n’était pas la question encore une fois.

Ayant laissé la porte ouverte pour que l’air circule un peu – on mourrait de chaud dans ce commissariat, tout ça parce que pour économiser interdiction d’ouvrir les fenêtres quand le chauffage était allumé, dixit la note de service placardée dans le coin cuisine – Dwayne avait finit par ne plus prêter attention aux passages dans le couloir. Ayant laissé sur le porte manteau la veste de son uniforme, il avait pourtant l’impression d’étouffer dans son tee-shirt noir, et décida qu’en fin de compte note ou pas note, en soirée l’ambiance était plutôt tranquille et qu’il se passerait donc d’autorisation pour ouvrir la fenêtre … une fois qu’il aurait rangé ce dossier à sa place.
Mais il fut une nouvelle fois interrompu, et avant même de se retourner il se demanda qui pouvait bien venir l’ennuyer à cette heure-là. Après vingt-heure on passe le temps à trier des dossiers dans cette administration, et vu le retard qu’il avait pris en une journée et demi il y avait intérêt à ce qu’on ne lui apporte rien de nouveau pour compléter sa collection de dossier à classer. Se retournant donc pour voir de quoi il s’agissait, il découvrit sans plus tarder la présence de celle dont il avait même finit par oublier qu’elle venait. Pourtant ce n’était pas il y a si longtemps … Mais il avait une excuse – à la validité douteuse mais tout de même – à cela, il avait eut un réveil trop difficile pour que son cerveau et donc sa mémoire ne fonctionne a plein régime.

    « Lieutenant Marshall. Décidément que de bonnes surprises ce soir. Et moi qui croyais que j’allais me retrouver avec un flic inconnu et qui n’ouvrirait même pas la bouche pour me dire bonjour ! » Une seconde de battement, le temps pour Dwayne de regarder February, puis le dossier qu’il avait à la main, puis à nouveau February. Du mal à redescendre sur terre ? Si peu. « Vous n’allez pas faire ça quand même ? Pas à moi ? » Refermant le tiroir métallique dans lequel il venait finalement de ranger son dossier, il répondit enfin du même coup « Et oublier la politesse pour qu’on puisse dire que les flics n’ont pas de bonnes manières ? » Se retournant vers elle, un air faussement surpris sur le visage, il ajouta « Mais s’il n’y a que ça pour faire plaisir ce soir, alors bonjour. Ou bonsoir, plutôt. »

Pour preuve qu’il avait vraiment du mal à ne pas être à nouveau à côté de la plaque à la moindre minute d’inattention de sa part, il lui fallut plusieurs secondes pour se souvenir ce qu’elle foutait ici. Parce que February au commissariat c’était déjà rare – trop rare selon Dwayne, aux vues du métier qu’elle exerçait, et je ne parlais pas de gérante de bar – mais à cette heure-ci en plus, c’était d’autant plus exceptionnel.

    « Qu’est-ce que … Ah, l’infirmier de garde, c’est vrai. » C’était du sérieux ça bien sûr, un temps de réaction fou pour savoir ce qu’il racontait, il démarrait bien lui. « Pas de chance pour vous, c’est pas un grand délicat, je parle en connaissance de cause. » Mais d’un autre côté, si elle se contentait de fumer du tabac et de ne pas fouiller plus loin, elle n’en serait pas là non plus, cela allait de soit.

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Everywhere I turn I hurt someone, but there's nothing I can say to change the things I've done. Of all the things I've hid from you I can not hid the shame, and I pray someone something will come to take away the pain. There's no way out of this dark place, no hope, no future ; I know I can't be free but I can't see another way and I can't face another day ... Tell me where did i go wrong ? Everyone I love, they're all gone. I'd do everything so differently but I can't turn back the time, theres no shelter from the storm inside of me ...


Dernière édition par Dwayne S. Marshall le Mar 22 Fév - 13:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall Lun 6 Déc - 11:47

Il s’était retourné, cet air à moitié réveillé sur le visage, me dévisageant quelques secondes, avant d’enfin enchaîner sur une réponse. Et bien, un peu long à la détente le bonhomme, je l’avais connu plus vif d’esprit et plus réactif... Si il s’imaginait que personne ne se rendait compte de la tête qu’il avait, c’est qu’il était encore plus stupide. Bon ses collègues après tout je n’en sais rien, je connaissais pas le QI moyen des flics, mais ça restait probable. Mais pas avec moi... Je savais quand même reconnaitre un lendemain de cuite et je ne sais quoi, et pour quelqu’un qui ne fumait pas, buvait peu, il semblait s’être pas mal défendu la nuit passée. Les cernes de plusieurs kilomètre qu’il arborait laisser entrevoir une longue soirée, tout comme son look de mal rasé, mais surtout, ce qui attira mon attention avant tout, ce fus sa lèvre gonflée et légèrement ouverte... Le parfaite panoplie du bad boys, dans cet état là il pouvait même rivaliser avec Preston... Ce cher Preston... La dernière soirée que nous avions passée ensemble, juste avant mon arrestion me revint en mémoire. Comme celle d’avant... Preston et moi passions des soirées réellement... Orgiaques... Nous étions tellement compatibles... Ouais tout compte fait, même avec son tout nouveau look, Dwayne était encore très loin de rivaliser avec Preston.

Mais je dois bien admettre que pour un flic, j’avais été très agréablement surprise par la soirée, et il faut bien le dire, également la nuit, que nous avions passé ensemble. Moi qui ne voyait en lui qu’un sacré rabat-joie certes pas désagréable à regarder, mais surtout assez gênant, il faut dire ce qui est, il s’était avéré qu’il avait su gommer tous ces petits défauts de sa personnalité à merveilles. Il avait une drôle de façon de jurer ma perte quand même.
J’y avais repensé une ou deux fois depuis, à cette fameuse nuit, qui, on va mettre les choses au clair tout de suite, était on ne peut plus réussie, mais à chaque fois que je le faisais, je n’arrivais pas réellement à m’expliquer ce qu’il s’était passé. Ce qui nous avait traversé l’esprit, à l’un comme à l’autre. Non, en fait je cherchais surtout à m’expliquer ce qu’il s’était passé dans ma tête. Parce qu’a vrai dire dans la sienne... Et bien il faut dire que j’étais quand même quelqu’un persuadée d’être irrésistible, quelqu’un à qui on ne refuse rien, et certainement pas un baiser, et une nuit, lorsque c’est gentiment proposé. Mais moi, non mais franchement, coucher avec un flic, qu’est ce qui m’avait pris... Surtout CE flic ?
Mais finalement, il m’avait suffit de me trouver en face de lui ce soir pour trouver la réponse à cette question que je m’étais plusieurs fois posée. Il était réellement très très très charmant. D’accord, tout le monde dans cette ville sait que je préfère les bruns, mais tous le monde sait aussi je peux très très bien m’adapter... Et Dwayne... Il avait un quelque chose que je ne saurais définir, et il était surtout à des années lumières du flic de base... On se doutais qu’il cachait des choses pas nettes, et si ce genre de critère faisait fuir les demoiselles normales, moi j’avais toujours été attirée par la noirceur comme un papillon de nuit par la lumière. Enfin quoi qu’il en soit j’avais eu du flir, parce que c’était quand même un sacré coup.

    « Et oublier la politesse pour qu’on puisse dire que les flics n’ont pas de bonnes manières ? Mais s’il n’y a que ça pour faire plaisir ce soir, alors bonjour. Ou bonsoir, plutôt. » Je lui adressai un grand sourire comme j’en avais le secret, pas totalement faux mais quand même sacrément exagéré. Mine de rien, je pouvais paraître assez... "Électron libre", mais ce si joli sourire m’avait sauvé la mise dans bien des situations... Paraître mignonne et vulnérable était un atout, et je savais que c’était mon cas. Un visage d’ange plus que de mauvaise fille, entouré par des boucles blondes, on m’aurait donné le bon dieu sans confession. Avant de me connaitre bien entendu ! « Je savais bien que je ne serais pas déçue. Pas par vous, c’est vraiment pas votre genre » D’ailleurs la nuit que nous avons passé ensemble était très loin d’être décevante... Voila ce que j’aurais pu ajouter, si je n’avais pas eu un certain tact et une envie pour le moment de ne pas être provocante... Pas plus qu’avec un autre, je veux dire. Moi sans AUCUNE provocation ce n'était plus moi.

Si je n’avais pas placé de remarque comme je savais le faire sur l’état de sa lèvre, ou sur ses cernes, son état à lui d’ailleurs tout court, cela ne saurait tarder. Oui, j’avoue, j’en avais terriblement envie. Déjà parce c’était un moyen comme un autre de l’asticoter, et asticoter, provoquer, c’est dans le même registre, mais aussi parce que comme la plupart des êtres humain, j’étais quand même, il faut l’admettre, curieuse. Et oui, la curiosité, l’une des raisons pour laquelle tout le monde se retrouve toujours dans des situations pas possibles...

    «Qu’est-ce que … Ah, l’infirmier de garde, c’est vrai. Pas de chance pour vous, c’est pas un grand délicat, je parle en connaissance de cause. » Il avait vraiment l’air d’avoir du mal à mettre de l’ordre dans ses idées ce soir, c’était à se demander ce qu’il lui était arrivé. Il avait passé une soirée si mouvementée que ça ? Si même les flics se mettent à faire n’importe quoi, où va le monde... « Ça m’a surtout pas l’air d’être un as de la ponctualité, votre infirmier de garde. Il est pas censé arriver avant moi pour ce genre de truc ? Non que je sois au courant juste, vu que j’ai aucune idée de jusqu’à quand ça va durer ce cirque... Je finissait ma phrase en bougonnant quelque chose du genre « Si on a même plus le droit de faire ce qu’on veut de sa propre santé...». Assez fort pour qu’il distingue le sens de ma phrase, mais pas assez pour que cela soit interprété comme une invitation pour une quelconque réponse.

Je ne supportais pas ce genre de mesure, de privation de liberté. Franchement, de quel droit on interdit à quelqu’un qui n’a pas d’enfants, personne à élever, qui vit seul, qui n’a pas un boulot à hautes responsabilité de mener sa vie comme il l’entend, même s’il a envie de prendre toutes les substances qu’il veut ? A qui je faisais du mal, en me droguant ? Plus ça allait, plus l’état se permettait de immiscer dans la vie privée des gens. Bientôt ils allaient interdire quoi, de changer de partenaire avant un délai de deux semaines ?

Que ce soit pas un grand délicat, et bien j’attendais de voir pour me faire une idée. J’étais pas non plus une chocotte. Faut dire que dans mes périodes les plus sombres, je me plantait quand même moi même mes seringues dans les bras. Mais ces périodes remontaient quand même facilement à cinq six ans. C’est une partie de ma vie dont je parle peu, d’ailleurs je me rend compte que vous ne devez rien en savoir. Enfin quoi qu’il en soit, mes bras ou autre partie de me corps d’ailleurs n’avaient plus rencontré de seringue depuis un moment, et ma peau lisse à l’intérieur de mon coude le confirmait. Si je me droguais, je n’en étais plus à ce stade là. Parce que oui, il fut une époque, ou je me faisais réellement peur à moi même... Je suis un ange avec de bonnes fréquentations aujourd’hui, par rapport à celle que j’étais il y a entre cinq ans et une demie douzaine d’années...

    « Enfin, je suppose qu’on ne peut pas espérer des gens qui font un métier aussi rébarbateur d’être ponctuels... » Parce que oui, pour moi infirmier, c’était le summum de l’ennuie. Je ne voyais pas réellement le côté je sauve des vies, humanitaire, ou si, mais plutôt je m’en foutais. Je n’avais pas la fibre généreuse. D’un geste nonchalant, je me laissai tomber dans le fauteuil qui faisait face au bureau de Dwayne. Je finis par esquisser un petit geste du menton en direction de sa lèvre. « Très sympa la blessure de guerre, on pourrai croire que vous vous êtes battus. A vrai dire je trouve même que ça vous donne un air à la Brad Pitt, style "Fight Club". En mieux. » Parce que oui, je n’étais pas non plus une ado pré-pubère qui craque sur Brad Pitt... « Mais vous m’avez pas l’air vraiment très frais, heureusement que c’est pas vous qui allez me piquer, je serais pas très rassurée dans le cas contraire... En tout cas décidément vous être délicieusement surprenant. Pour un flic. » Et attention, ce genre de chose, dans ma bouche c’est un compliment, c’est pas ironique.

Qui a dit que c’est bizarre de parler de la pluie et du beau temps, de se conduire exactement comme avant, égal à soit même, lorsque l’on a vu l’autre dans son plus simple appareil...

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Dernière édition par February S. Bouwmeester le Ven 29 Avr - 1:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall Sam 18 Déc - 7:07

L’apparition de February aurait normalement du le secouer un peu et le faire redescendre sur terre, mais pour le coup ce n’était de toute évidence pas suffisant. Et ce n’était pas tant les restes de sa soirée d’hier que l’impression de ne pas réussir à se débarrasser d’Olivia qui en était la cause ; Malgré tous ses efforts il lui suffisait de regarder un endroit de son bureau pour se rappeler qu’il y avait à peine quarante-huit heures la jeune femme se tenait ici, et lui balançait à la figure tout ce qu’elle avait rêvé de lui dire ces trois dernières années. Et franchement comme si pour le moment il n’avait pas autre chose à penser qu’Olivia et sa tendance à l’hystérie (mauvaise foi ? Connais pas.) … Non, il était vraiment temps qu’il se ressaisisse, il n’avait pas quitté son lit et décidé de finalement squatter son bureau pour se morfondre, surtout pas quand quelqu’un d’autre était dans le dit bureau.
Mais enfin il était bien naïf si il pensait pouvoir se donner l’air frais et dispo alors qu’il avait du mal ne serait-ce qu’à rester concentré plus de dix secondes sur la même chose. Et je ne parlais même pas des roues de camion qui lui servaient de cernes, mais à force de travailler au gré de ses envies sans se soucier d’oublier parfois de dormir il fallait bien que ça finisse par arriver, il n’y avait bien que Dwayne pour à la fois être insomniaque et manquer de sommeil. Alors à défaut que ce soit efficace, disons qu’il faisait ce qu’il pouvait pour essayer de redescendre sur terre, un minimum.

    « Je savais bien que je ne serais pas déçue. Pas par vous, c’est vraiment pas votre genre. » Dwayne se contenta de hausser les épaules, tout en refermant le tiroir métallique qu’il avait ouvert d’un geste machinal. Ce n’était pas le genre de phrases qui attendaient une réponse, alors pourquoi perdre son temps à répondre justement. Il avait déjà assez de mal à se souvenir pourquoi elle était là, à tel point qu’il sembla atterrir à nouveau lorsqu’il se souvint enfin de la raison de sa présence au commissariat. Raison qui, ô surprise, ne semblait pas franchement la motiver non plus d’ailleurs. « Ça m’a surtout pas l’air d’être un as de la ponctualité, votre infirmier de garde. Il est pas censé arriver avant moi pour ce genre de truc ? Non que je sois au courant juste, vu que j’ai aucune idée de jusqu’à quand ça va durer ce cirque … »

Eh bien, ce n’était pas la motivation qui allait l’étouffer c’était certain. En même temps c’était à prévoir, il n’y avait pas besoin de connaitre la jeune femme personnellement pour se rendre compte qu’elle était le genre à ne pas supporter qu’on lui dicte sa conduite. Et quand en plus il s’agissait de sa tendance à consommer tout et n’importe quoi – surtout n’importe quoi d’ailleurs – la motivation se cachait encore plus loin. Mais bon il y avait au moins un point sur lequel Dwayne était d’accord avec February, ou du moins avec ce qu’elle avait sous-entendu : la faire venir ici était totalement idiot, car totalement inutile. Enfin quoi comme s’il pouvait y avoir quelqu’un d’assez naïf pour croire qu’une prise de sang par mois serait quelque chose de dissuasif face à quelqu’un comme February Bouwmeester, c’était risible. Selon Dwayne il aurait été beaucoup plus efficace de la laisser en prison quitte à vouloir l’empêcher de ruiner sa santé comme elle l’entendait … mais bon après il dit ça, il dit rien hein. C’était juste une suggestion.

    « J’dirais bien « jusqu’à ce que le juge d’application des peines ait décidé de vous laisser tranquille » mais je suppose que vous le savez comme moi. En attendant voyez le bon côté des choses, c’est quand même assez peu cher payé … » Comparé à ce que je vous aurait mis à sa place. Ouais bon, leur trêve exceptionnelle avait beau ne pas avoir été des plus désagréables, il n’en demeurait pas moins que c’était derrière les barreaux d’une cellule que Dwayne estimait la véritable place de February. « Enfin je suppose qu’on ne peut pas espérer des gens qui font un métier aussi rébarbateur d’être ponctuels … » Levant légèrement les yeux au ciel Dwayne ne jugea cependant pas utile de répondre.

Au moins il a un boulot réglo, lui. Voilà ce qu’il aurait été tenté de répondre, autant parce qu’il le pensait que parce que sa fatigue du moment lui faisait perdre de son flegme et de sa diplomatie habituelle lorsqu’il était sur son lieu de travail … A moins que ce ne soit le fait d’avoir la Bouwmeester dans son bureau alors qu’elle pourrait être derrière les barreaux d’une prison d’état. Sans doute un peu des deux en fin de compte. Mais encore une fois, il ne jugea pas utile d’exprimer sa pensée à haute voix, il y avait un truc chez cette fille qui le dissuadait de se montrer désagréable pour l’instant. Le fait que mis à part son activité illégale mais principale, elle n’était pas aussi antipathique qu’il aurait pu le croire … et ça d’un côté ça l’embêtait bien, parce qu’au demeurant trouver une dealeuse un tant soi peu sympathique ça avait quand même du mal à passer pour lui ; c’était totalement contre-nature vis-à-vis du flic qu’il était.

Puisque February avait pris la liberté de s’assoir, il finit par en faire de même et repris place derrière son bureau, non sans avoir au préalable entrouvert la fenêtre pour laisser entrer un peu d’air, au diable cette satané note de service. Machinalement il avait attrapé un cure-dent dans une petite boite près de sa bouteille d’eau, et il l’avait coincé entre ses lèvres comme il en avait l’habitude ; Cela lui venait de l’époque où il avait arrêté de fumer, mais c’était maintenant plutôt un tic machinal qu’un réel besoin de remplacer la cigarette par n’importe quoi d’autre. Enfin sauf ce soir, ce soir il en était réduit à mâchouiller un morceau de bois, puis un autre, puis encore un autre tout ça pour ne pas céder à l’envie d’aller taxer une clope à un collègue ; Tout ça parce qu’il avait fait une exception hier soir, décidément il était bien trop facile de recommencer, et bien trop difficile de s’arrêter.

    « Très sympa la blessure de guerre, on pourrait croire que vous vous êtes battus. A vrai dire je trouve même que ça vous donne un air à la Brad Pitt, style "Fight Club". En mieux. » Mouais. Enfin du moment qu’il n’héritait pas lui aussi d’une ribambelle d’enfants braillards il survivrait à la comparaison avec une type qui s’imaginait que la moustache c’était toujours autant une marque de virilité qu’au XIXème siècle. Cela dit la réflexion de la jeune femme eut au moins le mérite de lui arracher un semblant de sourire. « Si vous le dites … J’y repenserai la prochaine fois que je joue de maladresse. » Bah oui, de maladresse. Déjà que grâce à Calvin la moitié du commissariat savait que la trace sur son visage lui venait de la colère d’une ex-conquête au tempérament hystérique, pas la peine d’en rajouter. « Mais vous m’avez pas l’air très frais, heureusement que c’est pas vous qui allez me piquer, je serais pas très rassurée dans le cas contraire … En tout cas décidément vous êtes délicieusement surprenant. Pour un flic. » Pour un flic, bien entendu. Enfin sans doute au même titre qu’elle pouvait avoir un côté délicieusement sympathique, pour une dealeuse. Pardon, une gérante de bar. « Si au moins je peux réussir à vous faire changer un peu vos idées reçus sur les types dans mon genre alors … Même si j’ai du mal à savoir en quoi mon manque de sommeil peux me rendre « délicieusement surprenant » comme vous dites. »

Mieux valait qu’il se la ferme un peu et n’ajoute rien, à force d’essayer de nier tout et n’importe quoi il allait finir par se rendre ridicule. Même si cela dit la façon dont il s’était fait refaire le portait et ce qu’il avait décidé de faire de sa soirée la veille ne regardait au demeurant que lui, et certainement pas la Reine incontestée de la débauche dans ce patelin paumé. Ah c’était fin, avec tout ça il avait retrouvé son air bourru des mauvais jours, et mâchouillait son cure-dent d’un air rageur. Et qu’est-ce qu’il donnerait pour une clope en plus de ça … Enfin passons.
Si tenté que February ai eut dans l’idée de continuer la conversation, elle du cependant si tel était le cas remettre son intention à plus tard car c’est ce moment que choisi l’infirmier de garde pour frapper à la porte du bureau et y entrer avant même d’y avoir été invité par Dwayne, qui avait juste eut le temps de lever les yeux vers lui.

    « Désolé pour le retard, c’était l’effervescence aux urgences ils avaient besoin de renforts et j’ai failli oublier l’heure. J’suis pas habité à passer ici aussi tard » Cache ta motivation bonhomme, parce que là ça crève les yeux que tu rêvais d’être ici et pas ailleurs. « Failli oublier oui … Enfin c’est avec la demoiselle qu’il faut vous expliquer moi j’ai tout le temps que vous voulez devant moi. » C’était dit de façon ironique, mais d’un autre côté c’était un peu la vérité, ce n’était pas Dwayne qui jusqu’à maintenant s’était plaint du manque de ponctualité de ce type. « J’ai besoin d’un café, j’suppose que vous n’avez pas besoin de moi ? » En théorie si, mais c’était carrément inutile et Dwayne avait plus besoin de caféine qu’il n’avait besoin de respecter les règles à la lettre pour l’heure.

Ne laissant même pas à l’infirmier le loisir de répondre, Dwayne s’était levé prenant soin de prendre avec lui les clefs des tiroirs de son bureau il avait quitté la pièce direction la machine à café du hall. En temps normal il se servait de la cafetière dans son bureau, le café de la machine automatique était vraiment mauvais, mais il n’avait plus de filtres à café alors pas le choix.
Une fois un gobelet en plastique à la main, et délesté de toute la petite monnaie qui encombrait les poches de son jean, il avait fait le chemin en sens inverse pour rejoindre son bureau et retrouver avec ô combien de motivation l’infirmier de garde avec zéro motivation à être là, et la Bouwmeester avec … bah, zéro motivation à être là également.

____________


Everywhere I turn I hurt someone, but there's nothing I can say to change the things I've done. Of all the things I've hid from you I can not hid the shame, and I pray someone something will come to take away the pain. There's no way out of this dark place, no hope, no future ; I know I can't be free but I can't see another way and I can't face another day ... Tell me where did i go wrong ? Everyone I love, they're all gone. I'd do everything so differently but I can't turn back the time, theres no shelter from the storm inside of me ...


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MessageSujet: Re: I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall Lun 20 Déc - 6:44

Je sentais comme un manque de concentration chez mon interlocuteur. Je savais pas ce qui pouvais retenir ainsi son attention comme ça, mais c’était à la limite du professionnalisme pour le coup... Enfin je dis ça, mais je dis rien. C’est pas comme si MOI je pouvais en avoir quelque chose à faire, mais quelqu’un d’autre que moi aurait pu s’offusquer de ce manque certain d’attention. Non moi, ça... m’amusait, je dois bien l’avouer. Il en avait fait du chemin depuis le flic que j’avais pu rencontrer dans les premiers temps. Ce flic à l’air sur de lui, sur la défensive et légèrement agressif avec moi. Là, il avait juste l’air absent, et finalement peu préoccupé par ce qu’il pouvait se passer autour de lui. Il se serait mis à pleurer comme une fillette que je n’aurais même pas été étonnée.

Bon en même temps je pouvais difficilement lui reprocher ce manque de motivation, vu comment j’avais hâte de repartir de mon côté. Seule l’idée qu’une fois cette corvée achevée j’allais pouvoir mettre fin à mon sevrage avait réussit à me convaincre de venir.

    ‭« ‬J’dirais bien‭ ‬« jusqu’à ce que le juge d’application des peines ait décidé de vous laisser tranquille‭ »‬ mais je suppose que vous le savez comme moi.‭ ‬En attendant voyez le bon côté des choses,‭ ‬c’est quand même assez peu cher payé‭ … » Oui, je le savais très bien, il cherchait à faire quoi là, à me déprimer ? Parce que si c’était le cas bah bravo, il avait réussit, c’est malin. Rien que de me dire que j’allais devoir supporter si ça se trouve des dizaines et des dizaines de semaines comme je venais de le faire.... En tout cas personnellement je trouvais pas ça peu cher payé, compte tenu du fait que mon trafic de drogue n’avait pas été retenu contre moi... « Peu cher payé ? Si vous le dites...

‭J’avais été surprise de ne pas le voir dans le coin lors de mon arrestation. Je pensais qu’il viendrait avec ses collègues pour me passer les menottes aux poignets devant mon propre bar. Devant mon propre bar ! Moi February Bouwmeester, traitée comme une criminelle. Je crois bien que je me souviendrais toujours de ces quelques minutes dans les détails.

    ‭FLASH BACK

- Melle February Scarlett Bouwmeester ? En entendant une voix si officielle m’interpeller par mon nom complet, je me retournai assez rapidement, le regard étonné et suspicieux. Trois types en uniformes. Pourquoi se donnaient-ils la peine de poser la question, j’aurais mis ma main à couper qu’ils savaient parfaitement qui j’étais.
- C’est moi. J’aimais pas ça, mais alors pas du tout. Un flic dans mon bar ça me rendait nerveuse. Un flic dans mon bar en uniforme encore plus. Alors trois flics en uniforme ! Surtout que j’eu a peine besoin de tourner la tête pour apercevoir la voiture garée en plein milieu, devant la porte. Je n’aimais pas du tout, mais alors pas du tout ça. Vous savez dans les films, le méchant comprend si rapidement, il aperçoit la voiture, et avant que les flics ne puissent l’apercevoir, il saute par une fenêtre et disparait dans la nature. Des conneries. J’avais très bien compris ce qu’il allait ce passer, je n’étais pas stupide, au fond j’avais compris dès que j’avais aperçu les trois hommes. Mais en vrai on a pas le choix, on donne son identité, et on ne saute pas par une fenêtre, ou on ne sort pas par la porte de derrière. Le Station n’a pas de porte de derrière de toute façon. Et je portais de magnifiques mais pas très pratique pour ce genre d’aventure bottes à talons.
‭C’était mort, foutu, fichu, perdu, bousillé, condamné, désespéré, fini et merde ! J’étais à la fois terrifiée et incampable de bouger et détachée de la situation, quel mélange bizarre. Qu’est ce qu’ils pouvaient avoir trouvés ? J’étais prudente, cela ne pouvait pas venir de moi... Et pourtant...
- Melle, vous êtes en état d’arrestation pour trafic de drogue, vous avez le droit de garder le silence, si vous ne voulez pas exercer ce droit tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous. Vous avez le droit à un avocat, si vous n’en avez pas les moyens un avocat d’office pourra vous être accordé par la cour. Si vous choisissez de parler à un officier de police, vous avez le droit de mettre fin à l’interrogatoire à tout moment. Avez-vous compris ce que j’ai dit ? Euh... non, vous pouvez répéter ? Bien sur que oui que j’ai compris espèce d’imbécile ! Y’a vraiment des gens qui répondent à cette question stupide ?!! Je savais pas quoi dire, vraiment pas quoi dire. Déjà je croyais que c’était qu’à la télévision que les flics étaient obligés de réciter ces phrases stupides, mais alors en vrai comme ça, ça sonnait drôlement mal. Encore plus alors que le collègue du réciteur fit le tour pour me passer les menottes dans le dos. Un peu de douceur, ça te tuerait espèce d’idiot ? Je crois bien que je ne m’étais pas encore rendue compte de ce qu’il était en train de se passer, je devais vraiment avoir l’air de Jeanne d’Arc qui entend la vierge lui parler là... Finalement, je repris mes esprit, le regard que les occupants du bar me lançaient me fit revenir à la réalité. Je m’adressai d’un ton sec à mon barman.
- Appelle tout de suite au Baltimore Inn, demande Nick Bouwmeester et raconte lui ce qu’il se passe. T’as compris ? Il ne serait pas dit que February Bouwmeester avait été incapable de garder son sang froid, son air détaché et limite désinvolte. Non, je comptais biens donner l’impression d’en avoir rien à faire. Si ça se trouve ça allait être vite réglé non ? Tu rêves ma grande me soufflait cette petite voix dans ma tête.
‭Je me laissai embarquer dehors docilement, en gardant la tête haute, mais une fois la porte passée, je les vis... La petite foule que la voiture de police avait attiré. Whaou, ça en faisait du monde, pour mon arrestation... Je venais de prendre un vrai claque dans la figure, ma fierté était blessée, et j’aurais largement préférée qu’il n’y ai personne. Panser ses blessures tranquillement. Et le pire dans tous ça c’est que j’étais horriblement seule. Et oui, j’avais peut être un homme différent dans mon lit chaque soir, mais en attendant, là j’étais belle et bien seule. Et oui, voila le moyen que trouvait la vie de me faire un magnifique pied de nez.
‭J’essayai de garder autant que possible un regarde hautain et presque dédaigneux pour ces gens venus voir mon arrestation, mais mon masque de froideur s’effondra à peine entrée dans la voiture. Bien sur que si ça me touchait, bien sur que si j’en avais quelque chose à foutre...

    /FLASH BACK

‭Je garderais toute ma vie des sentiments très mitigés de ce moment. Ca avait été beaucoup plus affreux que je ne l’avais jamais pensé, les quelques fois où j’avais pensé à une éventuelle arrestation, où plaisanté là dessus avec qui que se soit. Le fait que ce soit Elliot qui m’ait trahi ne m’avait fait ni chaud ni froid par contre, dans un sens, je préférais que cela vienne de lui plutôt que de l’un des petits dealeurs qui bossaient pour moi. Et je dois admettre que j’avais été agréablement surprise. Les quelques un qui avaient pu être interrogés avait tous été dans le même sens : celui de dire qu’ils ne me connaissaient à peine et qu’en aucun cas il n’avait connaissance d’un trafic de drogue. La peur ou une certaine forme de respect mutuel ? Les deux m’allaient, mais je soupçonnais le deuxième. Il leur aurait été si facile de m’envoyer derrière les barreaux... En tout cas maintenant je savais que je pouvais leur faire confiance, et ça me rassurait. Tout le monde avait reçu l’ordre d’être plus prudent et plus discret, de ne vendre pendant un petit moment qu’à nos clients régulier et sur. Je ne tenais pas à finir ma vie derrière les barreaux.

‭Moi qui reprochait à Dwayne d’être ailleurs alors que c’était moi même qui venait de me plonger dans mes pensées... Fallait décidément que je me concentre aussi. Le sevrage ne m’allait vraiment pas.
‭Mon flic préféré leva les yeux au ciel lorsque que j’abordais le métier ennuyeux de notre retardataire. Je commençai à y être habituée, de l’exaspérer.

‭Bon au moins maintenant je savais une chose, c’est que Dwayne trouvait ça aussi ridicule que moi cette histoire. Tout le monde était lucide, c’était pas ça qui allait m’empêcher de faire ce qui bon me semblait avec ma santé. Et hop que je m’assois et que je me mets à mâchouiller un cure dent. Ca me disait quelque chose. J’avais déjà remarqué ce petit tic la dernière fois, mais là ça faisait carrément moins sexy. Faut dire que la dernière fois j’étais plus très claire dans mes idées, et assez allumée. En tout cas nous étions réellement des pros. J’étais sur que personne ne pouvait se douter de ce qu’il s’était passé y’a maintenant deux mois. Nous quand on disais qu’on faisait une trève exceptionnelle et que tout redeviendrai comme avant. Comme quoi deux adultes peuvent très bien s’amuser un petit peu sans qu’il n’y ait forcément de répercussion. C’est Bobby qui devrait en prendre de la graine, lui qui dramatisait toujours toutes mes petites liaisons, lorsque nous sortions ensemble.

    « ‬Si vous le dites‭ … ‬J’y repenserai la prochaine fois que je joue de maladresse.‭ » Je relevai la tête vers lui, un sourire sur le visage. Histoire de lui dire « On ne me la fait pas à moi...»...« De maladresse, vous m’en direz tant. » Mais bon, j’allais pas m’en offusquer quand même... Qu’un flic ne veuille pas m’expliquer pourquoi il avait un magnifique coquard. J’étais pas le genre de fille à qui on se confiait, même quand on était de nature à se confier. Et Dwayne n’avait pas l’air d’être du genre à se confier... « ‬Si au moins je peux réussir à vous faire changer un peu vos idées reçus sur les types dans mon genre alors‭ … ‬Même si j’ai du mal à savoir en quoi mon manque de sommeil peux me rendre‭ ‬« délicieusement surprenant‭ »‬ comme vous dites.‭ »

‭Si il fallait justifier chacune des ses impression maintenant... Enfin de toute façon c’était pas mes idées reçues sur les flics qu’il avait réussit à faire changer - parce que c’était clair que “les types dans son genre” c’était les flics - mais plutôt mon opinion sur sa personne. Il faut dire que même si je n’étais pas forcément ravie de devoir l’admettre mais maintenant j’avais du mal à le trouver si insupportable et horripilant qu’autrefois, maintenant je savais pertinement qu’on pouvait bien s’amuser avec lui. Bon bein maintenant j’étais partie pour lui expliquer en quoi ça le rendait délicieux et surprenant à mes yeux, ce charmant coquard...

‭D’ailleurs je sais même pas quel est ce petit truc qui m’avait toujours plus attiré chez les mauvais garçon que chez les hommes respectables. Parce que c’était clair et net, depuis que j’étais en âge de ressentir un quelconque désir pour quelqu’un, ce quelqu’un était forcément et toujours, un mauvais garçon. Ou quelqu’un d’obscur, avec des secrets, ou je ne sais pas... C’était aussi d’ailleurs pour ça que j’avais toujours préféré les bruns, au même titre que les types bagarreurs, drogués, jaloux et machos. Donc à défaut d’être quoi que ce soit qui fasse partie de cette liste (il n’étais même pas brun), Dwayne avait au moins l’avantage de son coquard.
‭Enfin je suis bien obligée d’admettre qu’il ne fallait pas négliger ce côté mystérieux et renfrogné qui m’avait bien plus et attirée la dernière fois que nous nous étions vus...
‭J’allais répondre lorsque l’infirmier entra sans même y avoir été invité. Même moi, February Bouwmeester, j’avais frappé à la porte, et lui ne s’en donnait pas la peine... Et bien, c’est du propre. En retard, et malpoli avec ça.
    « ‬Désolé pour le retard,‭ ‬c’était l’effervescence aux urgences ils avaient besoin de renforts et j’ai failli oublier l’heure.‭ ‬J’suis pas habité à passer ici aussi tard‭ » C’est ça trouve toi une excuse. Il m’avait énervé celui là. Heureusement que Dwayne répondit en premier, parce que j’étais sur le point de faire une remarque peu agréable. Parce qu’il croyait que moi aussi j’avais l’habitude de passer au commissariat aussi tard ? « ‬Failli oublier oui‭ … ‬Enfin c’est avec la demoiselle qu’il faut vous expliquer moi j’ai tout le temps que vous voulez devant moi.‭ » La demoiselle se contenta d’envoyer à l’imbécile un sourire aussi rayonnant que très visiblement hypocrite et ironique. Certes ce n’était pas désagréable d’avoir échangé quelques mots avec Dwayne, mais je gardais aussi mon rail de coke qui m’attendait. « ‬J’ai besoin d’un café,‭ ‬j’suppose que vous n’avez pas besoin de moi‭ ? »‬ ‭

‭Je ne connaissait pas le protocole, mais j’étais pratiquement sure que le protocole lui ordonnait de rester, et j’aurais voulu être chiante, j’aurais fait une remarque. D’ailleurs j’aurais bien voulu être chiante, mais il ne m’en avait pas laissé le temps. A peine sa phrase prononcée, il s’était levé, et avait quitté la pièce. Et me voila seule avec l’autre. Il semblait ne pas trop savoir comment s’y prendre avec moi. Bon c’est vrai que j’avais certainement l’air de mauvaise humeur, et ça devait pas arranger le malaise que je provoquais déjà habituellement chez pas mal de gens. Tiens d’ailleurs s’il y avait bien quelque chose que Dwayne avait pour lui, c’est qu’il ne m’avait jamais semblé mal à l’aise avec moi, comme peuvent l’être la plupart des habitants de New Heaven.

    « ‬Je vais vous demander d’enlever votre sweet pour la prise de sang. ‭ » Je vais pas te bouffer... Qu’est ce qu’il avait fait pour devoir venir me faire une prise de sang à moi à cette heure là ? Une erreur médicale ? J’en savais rien mais en tout cas il avait l’air d’un type qu’on envoie à l’abattoir.

Sans un mot je retirai mon sweet par le haut, le posant de façon nonchalante sur l’accoudoir de ma chaise. Il posa sa petite mallette sur le bureau, l’ouvrit avant d’en sortir ce dont il avait besoin. Trois petites fioles qu’il étiqueta soigneusement - pourquoi avait-il besoin de trois flacons franchement ? - si bien que lorsque Marshall revint avec son petit café l’infirmier bougon venait à peine de remonter la manche de mon sous pull. Le petit rituel du coton d’antiseptique, il semblait pas réellement être pressé. Bon, bein quitte à passer le temps pendant deux minutes de plus je répondis donc à la question que Dwayne m’avait posé avant que l’infirmier de garde ne se pointe. J’avais eu le temps de réfléchir depuis.

    « Pour la question que vous m’avez posé, je sais pas trop... Le coquard vous savez ça plait aux femmes en général... Et c’est pas tant votre manque de sommeil que cet air renfrogné et cette mauvaise humeur apparente que vous n’essayez qu’à moitié de dissimuler... Ou alors c’est moi qui ai des goûts bizarres. Certainement un peu des deux. » Personnellement je trouvais pas mes goûts bizarres, mais c’était mes goûts, alors normal quoi... Mais je savais que toutes les femmes ne partageaient pas mes fantasmes... Il y en avait un paquet qui rêvait d’un homme parfait, bien sur lui, pour les épouser et leur faire des enfants. Je n’ai qu’une chose à dire. Beurk.

‭Je n’étais en aucun cas gênée parce que l’autre écoutait notre conversation. J’étais quelqu’un qui ne prêtait pas beaucoup d’attention à autrui. Pour parler je veux dire. Alors si Dwayne avait toute mon attention pour le moment fallait pas m’en demander trop, comme faire attention à l’autre.

Cependant il réussit à regagner toute mon attention lorsqu’il... m’enfonça se putain d’aiguille dans la peau. Sympa, merci de prévenir. Bon, et bien Dwayne n’avait pas eu tort lorsqu’il m’avait prévenu que c’était une brute épaise (bon ok il ne l’avait pas dit comme ça, mais ça voulait dire la même chose). Devant la grimace apparente que je lui lançai, il finit par daigner m’adresser la parole.

    « ‬J’en ai pour deux minutes, et c’est terminé. Faudra juste que vous remplissiez ça et c’est bon. ‭ » Il avait montré une feuille recto verso du bout du menton, qu’il avait sortit de son sac et que je n’avais pas encore remarquée. Bon heureusement il y avait l’air de ne pas avoir grand chose à remplir et plus de blabla inutile. « Vous m’en voyez ravie.... » Puis finalement je tournai à nouveau la tête vers Dwayne, pour lui poser la question qui me taraudait depuis tout à l’heure. « J’ai été drôlement surprise de pas vous voir dans le coin quand ils sont venus me passer les menottes, vous aviez mieux à faire ? J’en serais presque vexée...»

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    « I’m gonna marry the dark »

    «I’m gonna marry the night, I won’t give up on my life. I’m a warrior queen, live passionately tonight. I’m gonna marry the dark, gonna make love to the stark. I’m gonna marry the night, I’m not gonna cry anymore. I’m gonna lace up my boots, throw on some leather and cruise. Down the streets that I love, in my fishnet gloves, I’m a sinner. Then I’ll go down to the bar, but I won’t cry anymore. I hold my whiskey up high, kiss the bartender twice. »



Dernière édition par February S. Bouwmeester le Ven 29 Avr - 1:16, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall Sam 25 Déc - 10:50

Bon d’accord, peut-être que s’il estimait que cela restait « peu cher payé » comme il l’avait dit, c’était avant tout parce qu’il n’avait pas en tête uniquement les motifs officiels qui avaient été retenus contre elle … Il avait toujours tendance quand il s’agissait de February Bouwmeester à extrapoler sur ce pour quoi elle devrait être accusée, et pas simplement les broutilles dont on l’accusait officiellement. Parce que soyons clair, ce n’était pas parce qu’on n’avait pas de preuve qu’on ne savait pas ses « suppositions » fondée … Tout le monde en ville et en particulier dans ce commissariat savait bien que le Station Pub n’était pas uniquement là pour servir des boissons alcoolisées, la seule chose qui les empêchait d’agir c’était cette saloperie de bureaucratie à la noix, qui disait que « toute personne est considérée comme innocente tant qu’il n’a pas été fait preuve de sa culpabilité » … Foutaises ouais. Il n’y avait pas un seul flic qui n’ait pas un jour pesté contre la loi et la sacro-sainte présomption d’innocence, et s’il y en avait un qui l’affirmait alors c’était un menteur, qui ne voulait tout simplement pas l’admettre, parce que ce n’était pas déontologique et diplomatique. Alors « Peu cher payé ? Si vous le dites … » et bien oui justement, il le disait, et il n’en démordrait pas ; N’en déplaise à la demoiselle, à qui un mois au frais n’avait sans aucun doute pas mis de plomb dans la cervelle.
Mais enfin il fallait voir le côté positif de la chose - et quand je parle de côté positif c’était bien entendu du point de vue de Dwayne et pas de celui de February – il aurait à nouveau l’occasion de la mettre derrière les barreaux lui-même. Sans rire, si elle y était allée pour y rester il aurait franchement eut de quoi pester contre le fait de n’avoir pas été là le jour de son arrestation, mais là du coup, il aurait toujours une chance de rattraper cette précieuse occasion plus tard. Ouais, y’a des choses comme ça sur lesquelles on s’est fixé un objectif, et justement mettre la fille Bouwmeester en prison c’était l’un des objectifs de Dwayne. Comme quoi contrairement à ce qu’on aurait pu craindre leur « trêve passagère » n’avait pas entaché sa motivation à la mettre hors d’état de nuire … Et quand on savait à quel point les dealers en règle générale représentaient une nuisance pour Dwayne, ce n’était pas simplement une façon de parler.

Par ailleurs, quitte à recroiser le chemin de la jeune femme après avoir déjà du digérer le fait de ne pas avoir pu l’arrêter lui-même, il aurait préféré que ce soit à un autre moment … N’importe quand, mais pas ce soir. Et même s’il se savait beaucoup mieux ici que chez lui pour le coup, il se maudissait également de ne même pas avoir été foutu de jouer les malades pour de bon et de rester chez lui jusqu’à la fin de la journée. Ou quand votre peur de la solitude devenait handicapante. Parce que sérieusement devoir gérer le « cas Bouwmeester » alors qu’il avait déjà du mal à gérer le démarrage à retardement de son propre cerveau, c’était trop pour la même journée, surtout quand il s’agissait d’une de ces fameuses « journée de merde » comme tout le monde en avait déjà connu un jour.
Quoi qu’il en soit le fait même que son esprit ne démarre non pas au quart de tour comme habituellement, mais à l’allure du vieux diesel ayant du mal à se mettre en marche, le mettait sur une pente glissante. Et au « De maladresse, vous m’en direz tant » de son interlocutrice il préféra une nouvelle fois ne rien répondre plutôt que de s’enfoncer un peu plus loin encore dans le pathos profond. Le regard de la jeune femme en disait déjà bien assez long sur le fait qu’il n’était aucunement nécessaire de la prendre pour une cloche avec des justifications aussi vaseuses qu’elles étaient inutiles. Mais enfin quoi, il avait déjà le sentiment qu’Olivia lui avait volé le peu de paix intérieure qu’il lui restait, alors si il ne réussissait même plus à faire bonne figure et à donner le change lorsqu’il était sur son lieu de travail le voilà dans de beaux draps. Seulement quand on ne voyait pas de solution au problème, comme c’était là justement le cas, il était en toute logique plutôt difficile de le résoudre.

L’arrivée tardive – mais mieux vaut tard que jamais dirons-nous – de l’infirmier de garde mit finalement fin à ce qui aurait pu se transformer en un gros blanc dans la conversation. Il faut dire que Dwayne, qui n’était déjà pas des plus loquaces en temps normal, ne faisait pas de vagues par son flot de paroles ce coup-ci, et si déjà en présence de February il se montrait renfrogné et ne dissimulait qu’à moitié sa mauvaise humeur, l’arrivé de ce type incapable de surveiller sa montre pour être à l’heure l’irrita encore un peu plus. Tellement qu’il préféra aller prendre l’air cinq minutes pour éviter de se montrer réellement désagréable … Ouais, aujourd’hui était l’un de ces jours où si il s’écoutait pour de bon Dwayne serait tenté de faire payer sa mauvaise humeur à tout le monde.
Au lieu de ça il se laissa amadouer par un expresso de mauvaise qualité, qui était en fin de compte toujours mieux que pas d’expresso du tout selon lui, d’autant plus qu’ayant passé la moitié de sa journée caché derrière sa couette il n’avait pas pris sa dose de caféine habituelle. Et ça c’était aussi très mauvais sur son moral, ça n’avait pas l’air comme ça mais un manque trop marqué de caféine était capable de lui foutre sa journée en l’air si elle était déjà bancale à la base. Ce café, aussi mauvais soit-il, était donc un peu la planche de salut de l’infirmier, qui aurait vraiment intérêt à se faire tout petit et à vite débarrasser le plancher … Quoi que vu l’allure à laquelle il semblait réglé, à en juger par le peu de choses qu’il avait fait pendant le laps de temps où Dwayne s’était absenté, c’était à se demander si il ne faudrait pas le mettre dehors à coups de pieds si l’on voulait pas y passer la nuit. Posant son gobelet en plastique sur son bureau, prêt du cadre photo fendu par la délicatesse d’Olivia et coupant ainsi en deux le portrait de Prudence et de sa fille, Dwayne se laissa tomber à nouveau d’un air nonchalant sur son fauteuil ; Après tout si les deux autres n’étaient pas motivés, il n’y avait pas de raison pour que lui le soit plus.

    « Pour la question que vous m’avez posé, je ne sais pas trop … Le coquard vous savez ça plait aux femmes en général … Et c’est pas tant votre manque de sommeil que cet air renfrogné et cette mauvaise humeur apparente que vous n’essayez qu’à moitié de dissimuler … Ou alors c’est moi qui ai des goûts bizarres. Certainement un peu des deux. » Préférer un grognon qui se plaint à un type de bonne humeur, effectivement elle avait es goûts un peu bizarres … Mais le pire, c’est qu’il avait des goûts similaires. Mais ça vous deviez vous en douter non, dans le genre râleuse et mère mauvaise humeur Olivia se défendait plus que bien aussi. « Je suis pas de mauvaise humeur. » D’un air renfrogné il se saisit à nouveau de son gobelet et en bu une gorgée, tout en croisant le regard tout sauf convaincu de February … et de l’infirmier aussi, tant qu’à faire. Ceci dit Dwayne l’ignora royalement celui là, et se contenta de lever légèrement les yeux au ciel avant d’ajouter à l’adresse de la jeune femme « Presque pas … Ça vous arrive jamais de vous lever du pied gauche ? »

Grognon, ouais, pour le coup Dwayne était aussi grognon qu’un ours mal léché, mais ça c’était un truc de famille. Mais February n’eut pas le loisir de répondre immédiatement puisque comme si inconsciemment il avait eut envie de lui fermer son caquet, l’infirmier lui enfonça son aiguille dans le bras avec toute la délicatesse dont un manchot muni de moufles aurait été capable. Mais là-dessus on ne pouvait pas dire que Dwayne ne l’avait pas prévenu.

    « J’en ai pour deux minutes, et c’est terminé. Faudra juste que vous remplissiez ça et c’est bon. » Machinalement Dwayne avait jeté un coup d’œil au formulaire en même temps que February. Ouais, le formulaire bateau que Dwayne connaissait à son grand désespoir par cœur … Conséquence de ses années de « petit bleu » à faire la paperasse en maudissant son patron qui ne le trouvait alors pas assez discipliné pour aller sur le terrain. « Vous m’en voyez ravie … »

La façon dont February se sentait concernée crevait vraiment les yeux … ou pas. Mais ce n’était pas non plus comme si elle donnait l’impression de se sentir concernée par quelque chose habituellement, surtout dans les murs d’un commissariat. Enfin, quoi qu’à ce qu’on lui avait raconté, February Bouwmeester était loin de faire la fière la dernière fois qu’on l’avait arrêté, qu’on se le dise elle n’avait pas eut l’air aussi désinvolte et peu concernée … Sortit de la bouche de Sebastian tout ça n’aurait pu être qu’un mensonge destiné à faire enrager Dwayne un peu plus encore pour ne pas avoir été là pour voir ça lui-même, mais puisqu’il ne tenait pas son information de Sebastian Dwayne supposait qu’elle soit fondé … Et à vrai dire l’idée que la jeune femme ai pris son arrestation un tant soi peu au sérieux n’était pas pour lui déplaire, bien au contraire. Tien, en parlant d’arrestation voilà qu’elle avait décidé de mettre ça sur le tapis … Quoi qu’elle aurait quand même pu choisir un autre moment, un moment où ce traine la patte d’infirmier n’aurait pas été là pour écouter la conversation comme si il avait été au théâtre devant un vaudeville.

    « J’ai été drôlement surprise de pas vous voir dans le coin quand ils sont venus me passer les menottes, vous aviez mieux à faire ? J’en serais presque vexée … » Et lui n’avait pas fini d’enrager à ce sujet, chacun son truc donc. Mais avouer sa déception ? Jamais, de toute manière il n’y avait pas besoin qu’il le confirme pour qu’elle sache qu’il n’en pensait pas moins à ce sujet. « Le commissariat ne s’occupe pas exclusivement de votre cas vous savez … Même si je suis sûre que cette idée vous remplirait d’un orgueil qui vous plairait. » Bien calé au fond de son fauteuil, il avait posé sur February un regard presque amusé, comme une sorte de défi. L’infirmier lui ne pu retenir un petit ricanement, qu’il dissimula en tournant quelques instants le dos à la jeune femme, le temps de changer de tube. « Mais effectivement donc, j’avais d’autres affaires à régler, hors de la vile … Mais ce n’est que partie remise, ne vous en faites pas pour ça. » Il ne doutait de rien, et précisément pas de mettre February Bouwmeester derrière les barreaux, le sourire sûr de lui qu’il affichait en répondant en était une preuve irréfutable.

Après quelques instants, qui parurent une éternité pour un Dwayne à qui la mauvaise humeur jouait sur la patience, l’infirmier eut enfin terminé son affaire et rangea dans sa mallette les trois tubes de liquide rouge avec autant de précaution que s’il s’était agi d’un bien précieux et rare (sans doute parce qu’il ne tenait pas à recommencer une nouvelle fois en les faisant bêtement tomber au sol). D’un geste machinal il avait avancé le formulaire sur le bord du bureau pour que February puisse le remplir, et Dwayne y avait ajouté un stylo bic.

    « Il faudra votre signature aussi. En bas. » Sa signature apposée à côté de celle de February, si ce n’était pas ironique ça. Dwayne répondit par un simple signe de tête, mais l’air qu’avait l’infirmier, comme s’il dansait d’un pied sur l’autre sans savoir comment ajouter ce qu’il avait en tête, lui fit répondre finalement « Autre chose ? » L’infirmier se sentit presque pousser des ailes, comme s’il attendait comme le Messie cette perche tendue. « Bah … En fait je suis déjà en retard, vraiment en retard même, mais je dois encore donner le formulaire à votre collègue à l’accueil alors … » Ouais, sauve qui peut, courageux mais pas téméraire. « Je vois, j’ai compris, j’le ferai. » Et sans doute par peur que le policier ne change d’avis, il prit ses cliques et ses claques après un vague merci à Dwayne et regard fuyant pour February.

Alors que la jeune femme enfilait le pull qu’elle avait enlevé quelques instants auparavant, Dwayne en avait profité pour avaler une nouvelle gorgée de café, café qui commençait déjà à refroidir. Un coup de vent lui rappela que la fenêtre était toujours ouverte et n’ayant plus aussi chaud que tout à l’heure il se leva pour la refermer. C’est ce moment là que choisit l’ampoule du plafond pour griller … Quoi que non, combien y avait-il de chance pour que toutes les allogènes du plafond grillent en même temps ? Une panne de courant, c’était plus plausible, d’autant plus que son ordinateur, jusque là en veille, s’était complètement éteint lui aussi.

    « Génial, comme si on avait besoin de ça. » En flic qui se respectait, ce n’était même pas à l’absence de lumière que Dwayne pensa en premier. Non, c’était par exemple à la bonne excuse qu’avaient les gardés à vue de semer le barouf en donnant de la voix, tout en sachant qu’ils pourraient s’égosiller un petit moment avant qu’on ne vienne leur dire chacun leur tour de la fermer. Ou encore l’impossibilité de recevoir un fax parfois primordial … Ouais, c’était à ce genre de truc qu’un flic pensait … Jusqu’à ce qu’il se cogne le pied sur le coin de son bureau et lâche un juron. Là il se souvenait que la lumière manquant, aussi. « Restez-là je reviens. » De toute façon elle ne pouvait pas s’en aller, elle n’avait pas rempli son formulaire. Et dans le noir elle ne risquait pas de le faire.

Dwayne avait avancé à tâtons jusqu’à la porte de son bureau et l’avait ouverte, manquant de peu le visage du collègue qui arrivait, lui aussi à tâtons et les mains devant lui pour se repérer. L’un des deux allait dire quelque chose mais le juron enragé d’une voix de furie raisonna plusieurs couloirs plus loin « C’est quoi ça ? » - « J’sais plus son nom, celle qui tapinait et qu’on a ramassé hier matin » - « Celle du Lounge ? Ils sont toujours pas venus la chercher, qu’est-ce qu’ils foutent ? » - « De toute évidence y’a des administrations de commissariat encore plus longues que la nôtre. » La discussion se poursuivit quelques instants, après quoi le collègue partit se renseigner plus loin, tandis que Dwayne lui refermait la porte. Coincé avec un « étranger » dans son bureau il n’avait pas le droit de quitter la pièce et de laisser February seule. Bon, dans le noir on se demandait bien ce qu’elle aurait foutu, mais c’était le règlement alors.

    « Vous êtes coincée là pour le moment … Tant que le courant n’est pas revenu vous n’êtes pas autorisée à sortir. Règlement. » D’après Dwayne c’était le genre de règlement qui faisait très « théorie du complot », un peu comme si dans une lubie soudaine February ou quelqu’un d’autre aurait organisé ça pour d’obscurs motifs.

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Everywhere I turn I hurt someone, but there's nothing I can say to change the things I've done. Of all the things I've hid from you I can not hid the shame, and I pray someone something will come to take away the pain. There's no way out of this dark place, no hope, no future ; I know I can't be free but I can't see another way and I can't face another day ... Tell me where did i go wrong ? Everyone I love, they're all gone. I'd do everything so differently but I can't turn back the time, theres no shelter from the storm inside of me ...


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MessageSujet: Re: I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall Mer 12 Jan - 12:06

    « Je suis pas de mauvaise humeur. » Et il espérait que j'allais le croire ? Roo, c'est bon, pourquoi se sentait-il obligé de me mentir ? C'est pas comme si j'en avais quelque chose à faire de son humeur. A quelqu'un comme moi il devait pas se sentir obligé de déblatérer ses salades... « Et moi je vais être élue citoyenne d'honneur de la ville. » Petite touche d'humour, vous voyez que je suis capable de me conduire comme normalement même quand je suis en manque. Enfin, fallait pas non plus que ça dure trop longtemps, mais discuter m'aider à me concentrer sur autre chose que mon état.

Quand est-ce que j'avais réellement pris conscience de mon état ? Du fait que je devenais dans tous les sens du terme une toxicomane ? Assez récemment, mais au moins moi je l'acceptais. Et je dois avouer que ça me perturbais un peu. J'en avais vu tellement des gamins qui sombraient bien plus profond que ce que j'avais jusque là expérimenté, et qui refusais d'ouvrir les yeux, qui pensaient être totalement libre de leur actes, et d'arrêter la drogue le jour où ils le décidaient. Oui lucide je l'étais, je connaissais assez bien mon métier pour reconnaître des signes de manques. Et pour reconnaître que mon addiction empirait. Je ressentais plus le manque au bout d'une semaine et demie de sevrage qu'après un mois passé en prison. J'observais chez moi les même signes que chez mes petits drogués. Malaises physiques, courbatures importantes dans les bras et les jambes, insomnie alors que je dormais habituellement très bien, Irritabilité et Anxiété importante, des comportement qui de me ressemblaient réellement pas. Vivement que je puisse sortir d'ici. Mais je n'étais pas encore assez accro pour devenir incontrôlable, et le fait que je sois assez réfléchie pour m'imposer ce sevrage montrait bien que je n'étais pas dans le pire des états possible. Malheureusement c'était soit je réduisait pas consommation, soit dans quelques mois je serai une parfaite junkie. Aucune de ces deux perspective ne m'enchantais, mais la deuxième était bien celle qui me répugnait le plus. Moi qui m'étais toujours sentie si supérieuse à mes clients... Qui me targuait de ne consommer qu'en soirée et de pouvoir me passer de drogue pendant plusieurs jours. C'était encore le cas mais ça risquait de ne plus durer longtemps.

    « Presque pas … Ça vous arrive jamais de vous lever du pied gauche ? » Si, bien sur que ça m'arrivait, surtout ces derniers jours d'ailleurs pour le coup. J'allais répondre bien sur, j'étais quelqu'un se sociable faut pas croire, et j'étais affreusement bavarde. Sauf que l'infirmier dont j'avais presque réussit à oublier la présence choisit ce moment pour m'enfoncer l'aiguille dans le bras avec une délicatesse sans précédent, m'arrachant un juron sur le coup, et me faisant me redresser d'un bond alors que j'étais tranquillement enfoncée dans mon fauteuil. Bon sang que j'aimais pas les piqures...

En parlant de l'infirmier, il se taisait, mais je sentais qu'il écoutait avec un certain intérêt notre échange. Je voyais des réactions sur son visages, des sourires, des regards moqueurs. Il se croyait ou ? Il pouvait pas au moins faire semblant de pas écouter celui là ? Il était pas censé se faire tout petit ? Je me renfonçai dans mon fauteuil prudemment, sans le quitter des yeux, comme un animal blessé à qui on fera pas le coup deux fois. Je détournai le regarde de la seringue qui se remplissait de mon sang, regardant donc le lieutenant Marshall. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a. Je n'avais pas peur du sang, non, mais par contre je n'appréciais pas de voir le MIEN sortir de mes veines. C'est sur qu'à ce niveau là un pouvait me trouver chochotte pour une dealeuse. Heureusement le lieutenant Marshall repris la parole, me permettant de me concentrer sur autre chose. J'aurais pas été capable de répondre, mais l'écouter me posait aucun problème.

    « Le commissariat ne s’occupe pas exclusivement de votre cas vous savez … Même si je suis sûre que cette idée vous remplirait d’un orgueil qui vous plairait. Mais effectivement donc, j’avais d’autres affaires à régler, hors de la vile … Mais ce n’est que partie remise, ne vous en faites pas pour ça. » Ce regard, il me mettait au défi ? Parce que j'étais joueuse, fallait pas me provoquer moi à ce niveau là. Il afficha un sourire légèrement moqueur. J'ignorais l'infirmier que la situation semblait beaucoup amuser, pour renvoyer à Dwayne son sourire. Il avait l'air si sur de me mettre en prison ? Alors il allait s'amuser, parce que moi j'étais sure que jamais au grand jamais il n'y parviendrai. La preuve est qu'ils n'avaient pas réussis à me garder plus d'un mois cette fois ci, et ils avaient laissé passé leur chance. J'étais plus prudente que jamais. Mes dealeurs avaient étés briffés, et contre mieux, aucun d'entre eux n'avait mon numéro, aucun d'entre eux n'avait accès à des grosses quantité de drogue, ils ne savaient pas où je cachais mes stocks, lorsque je voulait leur parler c'était moi qui venait à eux, pas de rendez-vous, je ne les prévenais pas. Et tous étaient des personnes de confiances qui avaient fait leurs preuves.

Finalement l'infirmier retira enfin l'aiguille de mon bras, encore une fois avec la délicatesse d'un ours. J'étais contente que cela finisse. Rapidement il passa un coton imbibé d'alcool sur mon bras, avant de l'y fixer avec du sparadrap. J'étais réellement une chochotte à ce niveau là ou bien est-ce que ça faisait réellement un mal de chien. L'infirmier m'ignorai à présent royalement, comme si il avait peur ne serait-ce que de croiser mon regard. C'était affligeant. Juste affligeant. Il regardait dans les yeux Dwayne, et on pouvait sentir qu'il était réellement pressé de partir.

    « Il faudra votre signature aussi. En bas. » J'étais la seule à voir l'ironie de la chose ? Sa signature, apposée à côté de la mienne ? Sur un papier à mon nom ? Enfin, je dis ça mais je dis rien. Je perdis le fil de leur conversation, et mes yeux parcoururent la feuille que je devais remplir. Nom, prénom, petite croix qui dit que je ne m'étais pas droguée depuis ma dernière prise de sang, ma sortie donc, bla bla bla. Du baratin de flic quoi. Et le pire c'est qu'il y en avait un sacré paquet. Je poussai un soupir parfaitement audible avant d'attraper le stylo et de le faire tourner dans ma main, sans savoir réellement pas où commencer. L'infirmier finit par sortir, et moi j'avais à peine écrit mon nom de famille. « Tant que j'y pense vous me direz où je peux trouver la... » Ne me laissant pas finir ma phrase, la lumière s'éteint. Toutes les lumières s'éteignirent d'ailleurs. Et hop, une panne de courant. Noir total, je risquais pas de remplir mon formulaire moi. « … Machine à café … Super... »

Comme si j'avais besoin de ça. Je voulais sortir, bon sang c'était trop demander ? Avaler un café, monter dans ma voiture et m'enfermer chez moi, avec tout ce que ça impliquait, j'étais pas assez en forme pour sortir. « Génial, comme si on avait besoin de ça. » Pour une fois on était sur la même longueur d'onde, enfin, pour une fois, façon de parler, ça nous était arrivé il n'y a pas si longtemps que ça. Je ne pu retenir un léger rire lorsque j'entendis le lieutenant jurer. Tiens, un orteil contre un meuble ?

    « Restez-là je reviens. » Comme si j'allais bouger, dans le noir total et n'ayant pas une vue de félidé, je risquait pas d'aller bien loin sans me prendre un meuble, cogner mes pieds contre un angle. « Vous en faites, pas, je vais pas vous quitter comme ça comme une malpolie … » Puis j'avais surtout pas rempli ma fiche.

Je sortis mon portable dans l'espoir d'avoir un peu de lumière. C'était pas terrible, mais c'était déjà ça. Je laissai mes yeux vagabonder sur le seul endroit que je pouvais apercevoir à l'aide de la faible lumière produite par mon téléphone, à savoir le bureau. Mes yeux se posèrent sur le cadre, et bien entendu j'étais curieuse, donc je l'attrapai, pour l'observer. Je ne distinguais pas grand chose, juste une femme et une enfant. Le lieutenant Marshall n'étais pas marié, et il n'avait pas d'enfant, a j'en aurais mis ma main à couper. J'avais vu son appart, c'était un petit endroit, un appartement de célibataire, ça c'était sur. Non, je l'aurais senti si Dwayne avait été marié, j'étais typiquement la fille qui sentait ce genre de choses. Je dis pas que ça influençais ma décision sur ce que j'allais faire du type mais j'étais capable de le deviner, c'est tout. Même si le type en question avait retiré son alliance pour la soirée. Vous seriez surpris du nombre de type qui font ça, et qui vers 4 heure du mat vous réveillent avec un « Ma femme rentre dans une heure, faut que tu te tire. » Et en plus ils pensent que nous autre demoiselles, nous n'y avions vu que du feu. La plupart des demoiselles peut être, mais pas moi. Non, j'en avais juste rien à faire. Enfin. Quoi qu'il en soit la jeune femme devait avoir sensiblement son âge, peut être un peu moins et la gamine... Bah c'était une gamine quoi, ils se ressemblaient tous à mes yeux. Et c'est pas comme si la tranche d'âge m'intéressait.
Entendant Dwayne finir sa conversation je reposai le cadre délicatement, le cadre que finalement j'avais à peine bougé. Qu'il m'ait vu faire ou pas, finalement j'en avais pas grand chose à faire, je n'étais pas du genre à dissimuler mes actes comme un gamin de trois ans.

    « Vous êtes coincée là pour le moment … Tant que le courant n’est pas revenu vous n’êtes pas autorisée à sortir. Règlement. » J'haussai les épaules. C'est pas comme si on pouvait y changer quoi que ce soit de toute façon. Je me doutais bien qu'il ne devait même pas devoir avoir le droit de me laisser seule dans une pièce. Comme si j'allais... Je sais même pas ce que ceux qui édictaient les règlement avait peur que je fasse. Moi où des personnes comme moi d'ailleurs. « Bon et bien... J'imagine que pour la machine à café ça sera plus tard... » C'est fou ce que je devais avoir l'air convaincue. « Et j'imagine aussi que c'est non fumeur ? » On remplace une addiction pas une autre... Celle qui est la plus accessible.

Mais bizarrement ma dernière phrase n'avait rien d'un reproche personnellement dirigé contre Dwayne. Non, j'ignorais pour combien de temps nous étions coincés ici et dans une obscurité quasi totale, alors il était pas question que la conversation devienne désagréable. Et puis j'étais pas d'humeur à me prendre la tête. Alors certes, la pièce fermée, l'obscurité, tout cela renforçait le mal aise que je ressentais depuis deux jours, et mon anxiété avait grimpé un barreau, mais je faisait ce que je pouvais pour rester calmer. C'était le manque qui s'exprimait, et je le savais parfaitement.
Mais après tout, peu être que ça venait du fait qu'au fond à part ce petit défaut qu'étais son métier, je n'arrivais pas à avoir de griefs particulier contre Dwayne. Nous n'étions pas si différents au fond. Si on oubliais nos professions respectives bien sur. Dans d'autres circonstances, On aurait même pu bien s'entendre, j'y mettais pas main au feu. Si il n'avait ce sens si aigu de la justice, et si moi je n'avais pas fait du trafic de drogue mon métier.
J'étirai mes muscles endoloris, avant de finalement m'adresser à lui.

    « Vous savez, je dois bien admettre que je vous avez mal jugé la première fois que vous avez mis les pieds dans mon bar. » Et il n'y avait réellement aucune trace d'ironie dans ma voix. Juste une simple constatation. Je ne me souviens pas de mes pensées exactes, puisque notre rencontre commençait à dater, mais j'avais du penser un truc du genre « Et encore un flic barbant, un bon samaritain comme New Heaven sait si bien les abriter. » Plus le temps passait, moins je lui trouvait de défaut. Bon je n'étais pas stupide non plus, il restait tout de même le principal, son métier, et ça ne risquait pas de changer. Puis cela ne serait pas amusant si tel était le cas de toute façon. Tout n'était jamais noir ou blanc, et c'était divertissant comme ça. Il n'y avait pas les méchants et les gentils, tout était tellement plus divertissant comme ça. « Enfin je dis ça comme ça, je ne voudrais surtout pas que vous preniez la grosse tête. »

Quoi qu'il en soit les lumières ne semblaient pas avoir envie de revenir, et moi pendant ce temps... Et bien dire que je me sentait vraiment de moins en moins bien était un euphémisme. J'en même besoin de serrer le point pour empêcher ma main droite de trembler.


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    « I’m gonna marry the dark »

    «I’m gonna marry the night, I won’t give up on my life. I’m a warrior queen, live passionately tonight. I’m gonna marry the dark, gonna make love to the stark. I’m gonna marry the night, I’m not gonna cry anymore. I’m gonna lace up my boots, throw on some leather and cruise. Down the streets that I love, in my fishnet gloves, I’m a sinner. Then I’ll go down to the bar, but I won’t cry anymore. I hold my whiskey up high, kiss the bartender twice. »



Dernière édition par February S. Bouwmeester le Ven 29 Avr - 1:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall Mer 26 Jan - 12:01

C'est qu'elle essayait presque de se mettre à l'humour la dealeuse de quartier, avec son « Et moi je vais être élue citoyenne d'honneur de la ville. » envoyé presque d'un ton moqueur. Oh gentille la moquerie hein, Dwayne ne niait pas, mais enfin elle se trouvait dans un endroit où elle préfèrerait ne pas être, avec deux types qui assurément estimaient que sa véritable place était derrière les barreaux d'une prison d'état ... Ce n'était pas franchement le lieu ni le moment pour se mettre à l'humour. Enfin cela dit, elle avait au moins le mérite d'être plus aimable que que ce type qui avait autant la tête d'un infirmier que Dwayne avait la tête d'un lapin de Pâques. Mais bref, d'ailleurs puisqu'on en était à évoquer la citoyenneté modèle de February Bouwmeester, Dwayne ne se gêna pas pour lui rappeler juste après qu'elle n'avait pas à s'en faire, il l'arrêterait lui-même un jour. Sans rire il avait beau la regarder d'un air de défi, d'un air amusé presque, il n'en était pas moins sérieux et un jour il réussirait à prouver quel genre de femme elle était. Non pas qu'il ne le sache pas déjà, mais essayez de vous ramener devant un juge et de lui dire « J'ai pas de preuves, mais je sais que c'est elle. » Non, forcément ça ne passait pas, les juges étaient formés à nier l'évidence avec une normalité presque affligeante de nos jours ... La loi mes amis, la loi. Rien à foutre que la loi soit mal foutue, non non on applique la loi à la lettre, aussi mal foutue soit-elle.

Une fois sa besogne terminée - sa punition même, vu la tête de motivé qu'il n'avait pas - l'infirmier ne perdit pas inutilement de temps à rester dans le bureau. Alors que Dwayne fixait d'un air presque blasé la porte par laquelle il venait de sortir, son gobelet de café déjà refroidissant à la main, February s'était elle saisit du stylo bic qu'il lui avait tendu dans l'optique de remplir ce satané formulaire. Lâchant un soupir à peine maitrisé elle s'attaqua à la première case non sans que ses gestes ne traduisent son désir de prendre la poudre d'escampette au plus vite, tout en s'adressant à lui sans quitter son formulaire des yeux « Tant que j'y pense vous me direz où je peux trouver la ... » Elle fut interrompue par l'extinction de la lumière du bureau, et plus généralement de toute source électrique à portée de main. « … Machine à café … Super... » Super ouais, c'est le mot. Toute ironie dehors bien entendu. Quoi qu'ils en soit pour une fois ils étaient sur la même longueur d'onde - comme quoi tout arrive - en admettant que ce n'était vraiment pas le moment. Parce que clairement il n'avait pas que ça à foutre, et il ne doutait pas qu'elle non plus. Nécessité donc d'aller se renseigner au plus vite en croisant les doigts pour que ça ne dure pas plus de cinq ou dix minutes ; Laissant donc February là pour trouver - non sans mal - son chemin jusqu'à la porte, la jeune femme n'hésite pas à le rassurer sur le fait que effectivement, elle ne compte pas aller bien loin. « Vous en faites, pas, je vais pas vous quitter comme ça comme une malpolie … »

Sûr et certain que sans lumière et sans formulaire remplit elle ne risquait pas d'aller très loin. Même s'il fallait être aveugle pour ne pas voir qu'elle attendait le moment de pouvoir s'en aller avec une certaine impatience ... D'accord elle trouvait tout cela ridicule, et pour le coup Dwayne était même d'accord avec elle puisqu'il ne doutait pas que ce n'était pas une visite mensuelle au commissariat qui changerait les habitudes visiblement si ancrées de la jeune femme. Mais n'empêche, elle n'avait pas le choix alors autant qu'elle s'y fasse, cela ne pourrait qu'être moins rébarbatif pour elle. D'ailleurs autant qu'elle commence tout de suite, parce qu'à priori elle était coincée dans ce bureau, avec un flic, jusqu'à nouvel ordre ...

    « Bon et bien... J'imagine que pour la machine à café ça sera plus tard... » Perspicace la demoiselle. Retournant à tâtons jusqu'à son bureau, il avait attrapé sur le dossier de son siège son blouson et en avait extirpé son téléphone de la poche intérieure. C'était pas folichon comme lumière mais c'était toujours mieux que rien ... Ouais, "batterie faible", c'est vrai que c'était le bon moment pour ça aussi. « Vous imaginez bien ... Mais si je peux me permettre, il a le goût de soupe. De mauvaise soupe. Alors à moins que vous ayez un besoin urgent de caféine je vous le déconseille ... » Sûr que Dwayne n'oublierait pas de racheter des filtres la prochaine fois, sa machine à café ne servait pas de soupe au moins. Et puis un café ça ne se buvait pas dans un morceau de plastique ... Enfin pas un bon café en tout cas. Mais pour cette vieille machine du hall le café était à la hauteur du récipient dans lequel il était versé dirons-nous. « Et j'imagine aussi que c'est non fumeur ? » Ah bah ça, ce n'était pas du goût de tout le monde mais effectivement il y avait une paye déjà qu'on ne pouvait plus fumer tranquille dans son bureau. Quoi que dans un sens cela avait bien aidé Dwayne lorsqu'il était arrivé ici et qu'il avait arrêté de fumer. « Effectivement ... Mais s'il n'y a que ça pour vous aider à passer le temps plus vite. »

Pourquoi cette décision de la laisser faire, de lui "rendre le service" de la laisser fumer si elle le souhaitait ? A vrai dire il avait presque - j'ai bien dit PRESQUE - de la peine pour elle ... Pas dans le sens où il était triste pour elle hein. Non, disons simplement qu'elle lui donnait l'impression de rêver d'une clope comme s'il s'agissait d'un sésame ... Ouais, en fait c'était de la pitié, il avait pitié d'elle. C'était sans doute la fatigue ça, sinon il était certain que ça ne serait pas le cas, on parlait de February Bouwmeester quand même, l'archétype même de ce que Dwayne n'aimait pas. Trop sûre d'elle, aussi inconsciente qu'arrogante, et dealeuse bien sûr ... SURTOUT dealeuse. Même si soit, elle n'était pas aussi imbuvable qu'il aurai aimé le croire, maintenant il ne pouvait plus le nier, aussi difficile cela pouvait-il être à admettre. Il y avait quelques qualités cachées entre les défauts (et ils étaient nombreux) de la jeune femme ... Il l'avait un peu mal jugé finalement, un peu.

    « Vous savez, je dois bien admettre que je vous avez mal jugé la première fois que vous avez mis les pieds dans mon bar. » Ah bah tenez justement, voilà qu'ils se mettaient à penser de manière similaire ... Y'avait presque de quoi commencer à avoir peur pour le coup. Mais bon, il fallait bien avouer qu'effectivement la première impression qu'ils avaient eut l'un de l'autre n'était pas forcément représentative de la réalité. Certes elle était quand même toujours une horrible dealeuse avec un égo un peu trop prononcé, mais elle n'était pas QUE ça. « Enfin je dis ça comme ça, je ne voudrais surtout pas que vous preniez la grosse tête. » Difficile de le remarquer dans le noir, mais la deuxième réplique de February avait arraché un sourire amusé à Dwayne, qui ne tarda pas à répliquer « Disons plutôt que je trouve amusant de voir à quel point quelques verres et une nuit agréable peuvent faire changer un avis du tout au tout ... » Ses yeux s'habituaient peu à peu à l'obscurité, assez du moins pour distinguer vaguement la silhouette de la jeune femme de l'autre côté du bureau. « Mais je parle autant pour vous que pour moi hein ... Vous n'êtes pas aussi antipathique que je me l'étais persuadé, en fin de compte. »

Cela rendait les choses bizarres à vrai dire. Dwayne avait toujours été habitué à mépriser et à détester les personnes qu'il mettait en prison ou du moins tentait de mettre en prison. Il était du genre à se dire que quelqu'un qui finissait derrière les barreaux l'avait mérité - la plupart du temps - et il n'irait certainement pas plaindre un voleur, un assassin ou un dealer qui se faisait attraper. Il avait beau trouver que la loi avait des défauts, il était pourtant quelqu'un qui croyait en la justice, et c'était sans doute ce qui le rendait si efficace dans son métier ... Mais désormais il testait une nouvelle option. Il n'avait aucun doute sur le fait que February méritait la prison, et qu'elle y finirait un jour, mais pourtant il ne la trouvait plus aussi méprisable, il ne la détestait pas comme il détestait les suspects et surtout les coupables habituellement. Pour lui, quand on lui parlait des bandits de la vieille époque, ceux qui avaient de la classe et qui avaient dans leur illégalité quotidienne une sorte de noblesse qui attirait la sympathie de certains flics, c'était une légende ... Quand on était du mauvais côté de la loi on était forcément antipathique, c'était comme ça que ça devait fonctionner.

    « Pas sûr que mes supérieurs partagent mon avis cela dit ... Comme vous devez vous en douter. » Ouais, en même temps pas sûr non plus qu'ils apprécieraient toute cette histoire de cessez-le-feu temporaire, c'était pas le truc le plus malin qu'ai fait Dwayne. Heureusement pour lui que les trucs stupides qu'il faisait restaient ses affaires et pas celles des autres.

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MessageSujet: Re: I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall Mar 8 Fév - 5:40

    « Vous imaginez bien ... Mais si je peux me permettre, il a le goût de soupe. De mauvaise soupe. Alors à moins que vous ayez un besoin urgent de caféine je vous le déconseille ... » J'avais un besoin urgent de caféine. En fait j'avais un besoin urgent de quoi que ce soit en mesure de me calmer. Et puisque j'étais à peu près sure qu'il n'allait pas me laisser fumer, le café aurait été ma chance de salut. « Vous n'imaginez pas à quel point... » Mais bon, il allait bien falloir que je patiente... Pas sure d'en être capable... En désespoir de cause j'avais finis par lui demander, enfin plutôt supposer que l'endroit était non fumeur, sans réellement avoir trop d'espoir. Et je fus surprise, agréablement, inutile de le nier.« Effectivement ... Mais s'il n'y a que ça pour vous aider à passer le temps plus vite. »

Alléluia. Avant de faire quoi que ce soit, d'analyser sa réponse, de penser à le remercier, ou je ne sais quoi encore j'attrapai mon paquet de clopes et mon briquet dans ma poche, sortis une cigarette avant de l'allumer de de tirer rapidement une bouffée dessus. Mon dieu que ça faisait du bien. Je n'aimais pas tant que ça cette atmosphère confinée du commissariat privé d'électricité. Mettez ça sur mon état de manque mais je me sentais à l'étroit. Alors le lieutenant Marshall ne pouvait même pas se douter à quel point je lui en était reconnaissante. Pourquoi d'ailleurs avait-il fait ça ? La pitié ? C'était pas réellement un sentiment que j'aimais inspirer, mais là, si ça avait pu le convaincre de me laisser fumer, alors j'allais pas me froisser. Ni même faire de remarque. Enfin du moins c'est ce que j'avais prévu... Mais vous a t-on déjà dit que j'étais parfaitement incapable de la fermer ?

    « Merci. » Un peu plus détendue que précédemment, j'étais maintenant capable de discuter plus calmement. Sans quoi il n'aurait eu droit qu'a des sarcasmes, et petites méchancetés. Même pas réellement dirigés contre lui en plus. Là, tout en tirant régulièrement quelques bouffées, j'arrivais à lui parler de façon courtoise, presque... « gentille ». Déjà j'avais dis merci, je vous en serai gré de le noter. « Je ne vous pensais pas aussi "attentionné". Ouais non c'est pas le mot. Conciliant, vous préférez ? » Ouais parce que attentionné, il pouvait y avoir méprise. Mais je ne mettais pour ma part dans ce mot que ce qu'il voulait dire à l'origine, "qui porte de l'attention". Rien de plus, rien de moins.

Quoi qu'il en soit, j'étais bien obligée de dire que je ne ressentais pas réellement d'animosité dirigée en l'encontre de Dwayne en particulier. Envers sa profession oui, mais envers sa personne... Si seulement il avait été possible de dissocier les individus de leur profession d'ailleurs... Il y a pleins de personnes avec qui je me serais bien mieux entendue. Dwayne le premier, qu'on se le dise. Parce qu'il avait certaines... "qualités", qui étaient indéniables. J'avais d'ailleurs repris la paroles pour partager mes pensées avec lui, et même si je ne devinais que sa silhouette dans l'obscurité, j'étais pratiquement sure que ma dernière remarque l'avait fait sourire. Elle était destiné à cet usage en tout cas.
C'était pas agréable, d'ailleurs, de parler sans se voir. Se voir était quand même l'un des grand avantage de la conversation en face à face, par rapport à un coup de fil, ou un message. Un sourire se dessina sur mon visage également, et je m'enfonçais un peu plus dans mon fauteuil. Quitte à être coincée là pendant un moment, autant prendre ses aises non ?

    « Disons plutôt que je trouve amusant de voir à quel point quelques verres et une nuit agréable peuvent faire changer un avis du tout au tout ... » Un sourire amusé se creusa sur mon visage a l'évocation de notre dernière rencontre. Il est vrai que la nuit que nous avions passé était TOUT sauf désagréable... Je n'étais pas du genre à dénigrer ce genre de chose. Loin de moi cette idée. Mais enfin c'était l'hôpital qui se foutait de la charité là quand même, j'étais pas persuadée qu'il m'aurait laissé fumer et m'aurait accueillie autrement que de façon sèche et sévère autrefois, avant notre dernier rencontre. Tout comme il n'aurait eu droit qu'à des sarcasmes de ma part, cela va sans dire... Et comme si il avait lu dans mes pensées, il rajouta, « Mais je parle autant pour vous que pour moi hein ... Vous n'êtes pas aussi antipathique que je me l'étais persuadé, en fin de compte. » Antipathique ? Bein dites moi, j'en prenais pour mon grade là. « Et vous pas aussi ennuyeux et arrogant. Attendez une minute, antipathique ? J'aurais pensé arrogante, trop sure d'elle, insupportablement impertinente, aux mœurs trop légères, mais antipathique tout de même... » Je marquais une légère pause, avant d'enchainer rapidement, ne lui laissant pas le temps d'intercaler une remarque. « Vous m'avez réellement trouvée antipathique au premier rapport, vraiment ? » On aurait pu croire que je m'en vexais réellement. Enfin.

On ne pouvait pas nier non plus que je n'avais pas été tendre avec lui la première fois que ma route avait croisé celle du lieutenant Marshall. Je l'avais réellement trouvé ennuyeux et arrogant. Ennuyeux c'était le pire reproche que je pouvais faire à un homme, ennuyeux voulait dire qu'il ne m'intéressait absolument pas, et qu'il était complètement indigne de mon intérêt de de passer la nuit avec moi. Enfin, mon opinion avait légèrement évoluée, vous vous en être sans doute rendu compte par vous même. Et arrogant... Non, je le trouvais toujours arrogant d'ailleurs, il avait toujours l'air su persuadé qu'un jour il m'enverrai derrière les barreaux... Mais il n'était plus arrogant de la même façon qu'autrefois. Ce n'était plus agaçant, c'était amusant, un jeu en quelque sorte. Un jeu ou il allait perdre, cela va de soi. Ce n'était pas elle qui serait la perdante... Et puis quoi encore. Jamais elle n'avait perdu, et c'est pas aujourd'hui ni demain que ça allait commencer...

    « Pas sûr que mes supérieurs partagent mon avis cela dit ... Comme vous devez vous en douter. » Pas tous, ça c'est certains... Enfin... J'avais quand même quelques contacts dans la polices, pas énormément, et c'est bien l'endroit ou j'en avais le moins, des "contacts". Je préférais me méfier, on ne sait jamais à quoi s'attendre avec un flic. Ces bêtes là avaient tendance à mettre leur nez dans les affaires des autres d'une manière plus que désagréable... « Tous n'ont pas eu votre chance en même temps... » Et là il n'étais pas question que de partager un verre, cela va de sois que cela allait un peu plus loin...

Quoi qu'il en soit, la situation que je vivais était pour le moins inédite. Même moi, qui avait vécu des truc bizarres, et même certaines assez glauques, je ne m'étais jamais retrouvée dans ce genre de situation. Donc certes comme je l'ai déjà énoncé, j'avais certains "contacts" avec des policiers, mais ces derniers servaient uniquement à faire en sorte que je puisse être tranquille. Le dernier flic qui m'avait arrêté juste parce que j'avais légèrement plus de la dose d'alcool autorisé dans le sang n'avait pas été ravi quand il avait finalement reçu un coup de fil lui disant de me laisser filer. Et bien en fait, on parle du même genre de relation que celle que j'avais avec Finn. Le genre de relation qui était motivée par les intérêt des deux parties. Finn m'avait sortie de quelques situations délicates je dois l'admettre, et en échange, il jouissait de la compagnie d'une femme bien plus jeune et, il vous êtes obligé de l'avouer, tout sauf désagréable à regarder.
Bon, pas sure que ce soit le meilleur des exemples, moi aussi je m'amusait bien avec Finn...

Enfin quoi qu'il en soit ce qui était nouveau dans cette situation pour moi était que maintenant je n'arrivais plus à trouver le lieutenant Marshall aussi ennuyeux, aussi inintéressant, sauf qu'il restait tout de même une sacré épine dans mon pied. Et pourtant, si on m'avait demandé si cela me dérangerait de passer la nuit avec lui, et si j'avais voulu être totalement honnête, j'aurais bien été obligée de reconnaître que non, cela m'aurait tous sauf dérangé. Étrange comment certaines personnes comme moi, et apparemment le lieutenant Marshall étaient capable de faire un différence très nette entre le fossé qui les séparaient et la perspective de s'amuser un peu de temps en temps. Bien qu'à l'époque, j'ignorais complètement que cette soirée au Station ne serait pas notre seul et unique "dérapage". J'étais convaincue comme lui qu'on s'était bien amusé mais que cela ne se reproduirait pas, et surtout, je me disais que cela ne DEVAIT pas se reproduire, sinon j'allais carrément devenir de moins en moins apte à lui trouver des défauts. Bon, même si avec le métier qu'il faisait, j'étais couverte, et je dois bien l'avouer, je n'étais pas sans éprouver un certaine fierté à ce qu'il ai cédé, et j'occultais le fait que moi aussi j'avais bel et bien enterré le temps d'une soirée certains de mes principes, à commencer par le commandement "Tu ne coucheras point avec un flic". Disons juste que je l'avais modifié à ma sauce. C'était plutôt, "Tu ne coucheras avec un flic QUE si tu es sure que cela ne changera pas ta façon de voire les choses et ne mettra pas ton business en danger". De toute façon je n'étais pas connue pour respecter les règles, et même les miennes donc...

    « Je suis sure qu'au fond ils vous envierez... Tout le monde n'est pas capable d'oublier le temps d'une soirée ses foutus principes, certaines y tiennent un peu trop, au détriment de leur amusement personnel. Cruellement ennuyeux. » J'étais sure qu'il partageait cette manière de penser avec moi. Du moins un petit peu non ? Sinon ce qui était arrivé ne se serait jamais produit et la discussion serait tout autre entre lui et moi en ce moment même. J'arrivais même pas à imaginer comme j'aurais réussis à survivre a la panne de courant si la personne en face de moi avait en plus été désagréable. Finalement, c'était bénéfique comme écart ! « Mais bon, pour que ça soit drôle faut quand même que cela garde son caractère exceptionnel... » J'avais parlé tout haut ? Mince, cette réflexion c'était plus à moi même que je la faisais, histoire de mettre court à mes pensées qui se disaient que cela ne les dérangeraient pas de recommencer...

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    « I’m gonna marry the dark »

    «I’m gonna marry the night, I won’t give up on my life. I’m a warrior queen, live passionately tonight. I’m gonna marry the dark, gonna make love to the stark. I’m gonna marry the night, I’m not gonna cry anymore. I’m gonna lace up my boots, throw on some leather and cruise. Down the streets that I love, in my fishnet gloves, I’m a sinner. Then I’ll go down to the bar, but I won’t cry anymore. I hold my whiskey up high, kiss the bartender twice. »



Dernière édition par February S. Bouwmeester le Ven 29 Avr - 1:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall Mar 15 Fév - 13:43

« Vous n'imaginez pas à quel point... » ... Peut-être pas en effet. Pourtant Dwayne était loin d'être le dernier en terme de consommation de caféine, même si en quête d'un sommeil un peu moins agité il essayait de réduire un peu, le café n'étant pas franchement connu pour ses vertus relaxantes. Mais bon, Dwayne lui ne prenait pas de café dans l'espoir de compenser autre chose, et surtout pas le genre de choses que compensait sans aucun doute possible February Bouwmeester ... Oui, oui, aucunes preuves de ce qui l'avance, on sait. Mais enfin il n'était pas encore le dernier des abrutis et il doutait que la jeune femme gère ses petites affaires sans jamais se servir dans son fond de commerce ... D'autant plus qu'en ayant travaillé pour la DEA, autant dire que des minettes en manque il en avait déjà vu passer, dans un plus sale état que February certes, mais enfin elle ne l'aurait pas là-dessus, même dans l'obscurité. Est-ce que c'était pour cette raison qu'il avait eut un élan soudain de pitié pour elle, et qu'il l'avait autorisé à s'allumer une clope malgré l'interdiction de fumer ? Peut-être qui sait, mais cela devait tout de même ne pas être la seule raison, à vrai dire il y avait même fort à parier pour qu'il ait accepté surtout pour avoir la paix. Il aurait fallut être sourd pour ne pas remarquer à la voix de Feb' qu'elle était sur les nerfs, vraiment, et puisqu'elle était coincée ici avec lui pour un petit moment encore - pas trop longtemps tout de même il espérait - autant que leur "cohabitation" ne soit pas trop désagréable.

    « Merci. » Voilà où il voulait en venir, sa voix semblait plus détendue. Un peu, mais c'était quand même toujours ça de prit, au moins elle ne risquait plus de lui sauter à la gorge à la moindre bourde comme un assoiffé en plein désert saharien. « Je ne vous pensais pas aussi "attentionné". Ouais non c'est pas le mot. Conciliant, vous préférez ? » Il préférait en effet, parce que attentionné, non ça c'était juste pas envisageable ... On parlait d'une dealeuse quand même, Dwayne n'était pas attentionné avec ceux qui revendaient de la drogue. Ça non. « Je sais bien que c'est difficile à croire pour vous, mais un policier n'est pas forcément une montagne d'inflexibilité et de mauvaise foi. » Ce n'était pas un reproche, simplement une constatation. Elle avait ses à priori sur les flics tout autant qu'ils avaient ses à priori sur les dealers ... La seule différence c'était qu'il avait vécu dix-huit mois au beau milieu de gens de son espèce, alors qu'il paraissait peu probable qu'elle ait fait un stage dans un commissariat. Visiter les cellules de dégrisement ne comptant pas, bien entendu. « Et puis pour le nombre de collègues qui fument la fenêtre ouverte dès qu'ils peuvent. »

Aussi bizarre que cela puisse paraitre en tout cas, Dwayne préférait passer là avec February, sans courant ni idée de quand la lumière reviendrait, qu'avec un de ses collègues ... Quoi, je vous avait prévenu que c'était bizarre non ? La vérité c'est qu'il regrettait d'être finalement venu bosser, il aurait du se contenter de rester chez lui et de profiter de la totalité de sa journée de congé "maladie" (oui parce que la gueule de bois, c'est considéré comme une maladie, parfaitement). Au lieu de ça il était revenu, problème de conscience du gars qui n'a jamais loupé une seule journée de boulot pour un motif aussi futile que la fatigue ... Non, Dwayne c'est le genre à venir bosser même avec de la fièvre, la migraine, et l'estomac à l'envers. Bref, quoi qu'il en soit il était là maintenant, et qu'on se le dise il préférait faire la causette avec February plutôt qu'avec l'un des collègue qui l'avait trainé au Bad Circus hier soir. Sérieusement, comment avait-il réussi à se laisser convaincre ? Il ne se souvenait même plus ... Et c'était peut-être mieux d'ailleurs.

En tout cas, il était certain que si la conversation avec February avait une allure si peu désagréable, il n'en serait absolument pas de même si leur dernière entrevue n'avait pas été ce qu'elle avait été. Non sans aucun doute que sinon il ne serait pas aussi enclin à la conversation avec elle en ce moment même ... Pour commencer déjà, il ne l'aurait pas autoriser à fumer, juste pour le plaisir de la contredire et de la mettre d'encore plus mauvaise humeur. Et puis il aurait prit un malin plaisir à se montrer aussi antipathique que l'infirmier qui complétait le tableau un peu plus tôt ... Parce que qu'on se le dise, Dwayne savait y faire lorsqu'il avait envie de faire chier son monde et de se montrer mauvais. Mais maintenant non, comme il venait de lui dire il avait eut l'occasion dernièrement de réaliser par lui-même qu'elle n'était pas aussi détestable qu'il aurait aimé le croire ; Et pour qu'il l'avoue à haute voix c'est que cela devait vraiment être vrai. Parce que ce n'était pas le genre de truc qu'il irait dire à la légère, quand on savait à quel point il s'évertuait à trouver tous les défauts du monde à cette femme ... Et attention, ce n'était pas parce qu'il lui avait trouvé quelques qualités finalement indéniables qu'il en oubliait ses défauts, elle en avait toujours un paquet. Ils lui paraissaient juste un peu moins insupportables qu'avant.

    « Et vous pas aussi ennuyeux et arrogant. Attendez une minute, antipathique ? J'aurais pensé arrogante, trop sure d'elle, insupportablement impertinente, aux mœurs trop légères, mais antipathique tout de même... » C'est bien, à lister tous ces défauts ainsi on pouvait en conclure qu'elle était au moins réaliste sur sa personne. D'ailleurs à la façon dont elle les énumérait il n'était pas du de deviner qu'elle portait ces défauts là avec fierté, à la différence de l'antipathie qu'elle semblait trouver de trop au tableau. « Ah mais je n'ai jamais dit que j'enlevais ces défauts là du tableau ... Simplement ceux là on peut réussir à s'y faire, éventuellement. » Disons que parfois c'était assez insupportable, l'arrogance surtout, mais d'un autre côté quand elle n'était pas dirigée contre lui Dwayne pouvait encore s'y accoutumer. « Vous m'avez réellement trouvée antipathique au premier rapport, vraiment ? » Quoi, ça l'étonnait à ce point ? Pourtant il ne fallait pas chercher bien loin pour se dire qu'elle devait avoir pensé la même chose de Dwayne la première fois qu'elle l'avait vu, il faut dire que leur "relation" n'avait pas commencé sous les meilleurs auspices. « Je crois me souvenir que votre accueil n'a pas été des plus chaleureux la première fois que j'ai mis les pieds dans votre bar ... Bien que je suis sûr que si j'y étais allé comme simple client j'aurai eut un accueil totalement différent. » Bon d'accord, sans doute aussi que s'il n'y avait pas été sous couvert d'une enquête en cours, et donc pour fouiner avec ses questions de flic, le question serait sans doute mieux passé. Mais enfin il fallait bien qu'il fasse son boulot non ? Et quand on arrivait dans un nouveau service, pauvre flic débarquant de nul part et avec un dossier possédant un trou de deux années comblée par le "secret défense", faire du zèle pour s'attirer les bonnes grâces du patron c'était presque un passage obligé. « Mais oui, je l'avoue, c'est l'effet que vous m'avez fait la première fois ... D'autant plus que vous devez bien vous douter qu'à mon arrivée on ne m'a pas parlé de vous en termes très flatteurs. »

C'était bien simple, lorsque Dwayne avait emménagé à New Heaven et intégré le commissariat de la ville, il n'avait pas fallut longtemps avant qu'il entende parler du "problème Bouwmeester" et des tracas qu'il causait régulièrement aux représentants de l'ordre. Et il n'avait pas fallut longtemps donc pour qu'il constate la chose par lui-même, puisque sa première entrevue avec February Bouwmeester, entre les murs du Station Pub, s'était déroulée à peine quelques jours plus tard. Juste de quoi se persuader lui aussi que cette demoiselle avait tous les vices de la terre et qu'elle méritait entièrement sa réputation.
Jusqu'à ce qu'il puisse finalement se rendre compte par lui-même que même si elle en avait pas mal des vices, elle n'avait pas pour autant "tous les vices de la terre" ... Non, à bien y regarder elle avait même un côté assez fun la February, même si « Tous n'ont pas eu votre chance en même temps... » ... Ouais, voilà où il voulait en venir. Plus ou moins. Disons que vu la façon dont il avait découvert ce qu'il y avait d'intéressant chez February, il n'y avait pas de quoi se vanter. Parce que ce genre de "dérapage" plus ou moins contrôlé ça pouvait quand même risquer de le mettre en mauvaise posture ... Avec tout ce qu'on passait leur temps dans ce commissariat à leur rabâcher que la ville ne serait tranquille que le jour où le Station Pub aurait été fermé pour de bon, sûr que de batifoler avec la gérante l'air de rien n'était pas le meilleur moyen de faire avancer le schmilblick. Mais enfin, Dwayne avait une façon bien particulière de se montrer raisonnable il fallait l'avouer.

    « Je suis sure qu'au fond ils vous envierez... Tout le monde n'est pas capable d'oublier le temps d'une soirée ses foutus principes, certaines y tiennent un peu trop, au détriment de leur amusement personnel. Cruellement ennuyeux. » Avoir des principes ne voulait pas forcément dire s'empêcher de vivre, qu'on se le dise. La preuve, Dwayne en avait toujours eut, et cela ne l'avait jamais empêché de profiter de ses jeunes années ... Le blocage venait d'ailleurs pour lui, certainement pas de ses principes. Mais enfin. « Avouez quand même que sans ces "foutus principes" ,comme vous dites, pour se mettre au travers, la chose aurait plus ou moins perdu de son intérêt, non ? » Soyons un tant soit peu honnête, si Dwayne n'avait rien à redire sur February en temps normal, et vice versa, ce moment d'absence commun aurait perdu la quasi-totalité de son charme. Parce que si on enlevait l'exception des dealeuses comme February, excusez-moi de dire que Dwayne n'avait pas à beaucoup se forcer pour se trouver une blondinette sans doute ravie de partager son lit jusqu'à l'aube. « Mais bon, pour que ça soit drôle faut quand même que cela garde son caractère exceptionnel... » Bon, ça suffit tous les deux de penser de la même façon, ça devient limite flippant à force ... Même si le moins que l'on puisse dire c'est que rarement Dwayne et February n'ont été d'accord sur autant de choses en un si court laps de temps. Comme quoi même l'impossible devenait parfois possible. « C'est bien pour cette raison que j'ai employé l'expression de trêve exceptionnelle ... Faut savoir ne pas abuser des bonnes choses. »

Y'avait des trucs parfois qui se révélaient être super fun lorsqu'on les testait pour la première fois. Et puis la fois d'après ça perdait tout de suite de son intérêt, pour au final finir un jour par devenir totalement dérisoire et sans intérêt. Et il y avait fort à parier que l'égo de February ne lui permettrait jamais de devenir quelque chose qui n'avait plus d'intérêt. Mais bon, ceci dit Dwayne ne pouvait pas non plus vous assurer que si l'occasion venait à se représenter il la laisserait passer sans le moindre remord ... Ceux qui avaient déjà passé une nuit avec la miss comprendraient aisément pourquoi.

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Dernière édition par Dwayne S. Marshall le Mar 22 Fév - 13:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall Mar 22 Fév - 5:40

Mes yeux commençaient à s'habituer à l'obscurité, et je distinguais à présent un peu mieux mon interlocuteur que précédemment. Dwayne Marshall était un bel homme, c'était quelque chose que je ne pouvait pas nier. J'avais pas besoin de le voir pour me souvenir de comment il était foutu, j'avais juste besoin de faire appel à mes souvenirs, et j'étais prête à parier qu'ils se maintenait en forme, en faisant du sport, soulevant de la fonte ou je ne sais quoi d'autre. J'aimais les hommes qui se souciaient un tant sois peu de leur physique, mais sans en avoir l'air (c'est à dire exit les homos efféminés et bonjour les mec virils bien sur eux). Et Dwayne avait l'air de faire partie de ceux là. Et la soirée que j'avais passée avec lui ne faisait que le confirmer. Il était très en forme.
Bref tout ça pour dire que je m'étais égarée quelques instant dans mes pensées du genre, et qu'il était temps que j'arrête et que je revienne à la situation. Enfin que voulez vous, il fallait bien que je trouve un truc à faire pour m'occuper, vu que nous étions coincés là pour un bon moment...

    « Je sais bien que c'est difficile à croire pour vous, mais un policier n'est pas forcément une montagne d'inflexibilité et de mauvaise foi. » Je le regardai en l'écoutant. Enfin du moins, j'essayais de la regarder, parce qu'avec l'obscurité, je ne pouvait que regarder approximativement dans sa direction. Fixer ce que je pensais être son visage. Il n'avait pas tout à fait raison, puisque grâce à lui j'avais revu un peu ma position sur les flics. Pas tous bien sur, des bedonnants vieux et frigides il en restait, mais sur les types de son genre en tout cas. Ou du genre de Sebastian. Oooh me regardez pas comme ça hein, il était vraiment pas désagréable à regarder, et j'étais persuadée que ce type était un super coup. Il n'aurait pas été un sale hypocrite de concurrent à mon business... Enfin, vous voyez ce que je veux dire. « Plus si difficile, grâce à vous... » Puisqu'on abordait nos incorrigibles préjugés... « J'pense que ces sitcoms idiotes du dimanche après midi devrait exploiter ce filon... Faire échanger de vie un type comme vous et une fille comme moi. Ça pourrait marcher du tonnerre... » Qui a dit qu'il ne m'arrivait pas de regarder ces émissions débiles, comme tout le monde ? La dimanche après midi, jour du seigneur, jour que l'on passe en famille, qu'est ce que je pouvais m'ennuyer moi en attendant... Oui comme toute le monde j'avais déjà regardé Oprah et cie. J'étais pas une habituée hein, seulement quand j'avais rien à faire... On peut pas avoir une vie trépidante 24h sur 24.

« Et puis pour le nombre de collègues qui fument la fenêtre ouverte dès qu'ils peuvent. » Pourquoi j'étais pas étonnée ? Ces flics, toujours à nous faire la leçon, et puis en douce... J'étais sure qu'il n'y en avait même pas beaucoup qui n'avait jamais fumé autre chose que du tabac. J'aurais mis ma main à parier que Dwayne n'en faisait pas partie. Intuition féminine. Donc oui, le fait que même les membre de la communauté policière ne respectent pas cette petite loi ne m'étonnait pas. Plus rien ne m'étonnait de toute façon venant des hommes, avec tout ce que j'avais pu voir dans ma vie... Vous aussi vous vous seriez tap... Vous auriez connu autant d'homme que moi vous ne vous feriez plus d'illusion quand à la gente masculine. Attention, je ne dis pas que cela me déplaisait... C'était même très loin de me déplaire...
Enfin c'est pas tout mais même avec une clope, sur laquelle je tirais taf sur taf d'ailleurs, sans doute à cause du stress lié au manque, mais je me sentais quand même vachement oppressée dans ce genre de situation. Pièce close, pas de lumière... En temps normal je m'en foutais, mais je crois que je ne pouvais cacher à personne, même pas à Dwayne que je n'étais pas dans mon état normal. J'avais même l'impression que surtout pas à Dwayne... En deux minutes pas plus j'avais terminé ma cigarette, et je m'accoudai au bureau de mon interlocuteur, la tête dans mes mains, fermant les yeux quelques secondes avant de me redresser, et de rallumer une clope. De toute façon c'était pas la clope qui me tuerait, pas avec la vie que je menait. Certes c'était dangereux, mais c'était loin d'être le plus rapide...

Mais être là en sa compagnie ne m'était pas désagréable, quoi que vous auriez pu en penser. Les circonstances auraient été différentes sans notre dernière « entrevue », mais là, si je n'avais pas été dans un été comme celui là, cela ne m'aurait absolument pas dérangé de m'attarder à discuter avec lui. J'aurais presque pu me vexer qu'il me trouve antipathique. J'ai dit presque hein, a part une certaine personne dont je n'avais pas envie de parler, je ne me souciais pas de ce que les autres pouvaient penser de moi.

    « Ah mais je n'ai jamais dit que j'enlevais ces défauts là du tableau ... Simplement ceux là on peut réussir à s'y faire, éventuellement. » C'était touchant, presque un compliment. J'ai dit presque hein... J'étais quand même encore assez lucide pour savoir que c'était pas demain la veille que j'aurais un vrai compliment de la part du lieutenant Marshall, même si c'était déjà un début. En guise de réponse, je me contentai d'un sourire, même si je n'étais pas sure qu'il puisse l'apercevoir. « Je crois me souvenir que votre accueil n'a pas été des plus chaleureux la première fois que j'ai mis les pieds dans votre bar ... Bien que je suis sûr que si j'y étais allé comme simple client j'aurai eut un accueil totalement différent. » Ah bein c'est sur que je pouvais pas recevoir les client comme je recevais les empêcheur de tourner en rond. Pardon, les flics. Mais enfin bon, je me souviens pas qu'il ai été particulièrement aimable ce jour là non plus hein, tout n'était pas MA faute. Il venait au Station avec plein de préjugés à mon égard alors qu'on avait même pas été présenté, pour me questionner sur une affaire louche avec laquelle (pour une fois) je n'avais aucun rapport. Disons que j'avais peu être été un peu... froide. « Mais oui, je l'avoue, c'est l'effet que vous m'avez fait la première fois ... D'autant plus que vous devez bien vous douter qu'à mon arrivée on ne m'a pas parlé de vous en termes très flatteurs. » Bon ok, je l'admet, j'avais été carrément désagréable... Mais faut me comprendre... « Faut pas m'en tenir rigueur, j'ai ma boutique à faire tourner, y'avait rien de personnel la dessous... » Et j'étais sincère. Je n'avais jamais eu de grief qui n'était dirigé SEULEMENT contre Dwayne. Juste contre ce qu'il représentait. Bon en tout cas ok, il m'avait trouvée peu sympathique à l'époque. « Mais maintenant ? » Ah bein j'avais pensé à voix haute. C'était pas vraiment grave, surtout que sa réponse m'intéressait.

Alors comme ça on lui avait parlé de mon à son arrivée ? Au fond j'étais pas surprise, et c'était loin de me déplaire, d'être de le sujet de mise en garde, ou plutôt de discussions au commissariat. J'aimais être au centre des conversations, ça je crois que je ne pouvais même pas m'en cacher. Mais qui n'aime pas que l'on parle de lui ? Bon je devais être une des rares personnes qui adorait qu'on parle d'elle, même en mal, surtout en mal, mais même là, j'étais pratiquement certaine de ne pas être la seule. New Heaven ne l'était peu être pas, mais certaines grande métropoles étaient peuplées de personnes comme moi... Donc oui, j'aimais l'idée que l'on mette les nouveaux arrivants, et surtout les nouveaux flic en garde contre moi, j'aimais le fait d'être le « problème Bouwmeester ». Par contre si il y avait bien quelque chose que je ne supportais mais absolument pas, c'était qu'un homme reconnaisse que j'étais désirable. Même si il me détestait, même si ses valeurs l'empêchait de ne faire qu'autre chose que de le penser. Mais il fallait qu'il le reconnaisse. Pas besoin de le dire, je sentais ce genre de chose là. Quoi qu'il en soit, la question ne se posait pas avec Dwayne. La soirée plutôt fun que nous avions passé en était la preuve. Mais comme je l'ai déjà dis, il était lui aussi tout sauf désagréable à regarder.

    « Alors, racontez moi, qu'est ce qu'on dit à un nouveau venu au commissariat de New Heaven à propos de February Bouwmeester ? » Oui, ça m'intéressait vraiment... C'était toujours drôle d'entendre parler de soit de la sorte, de cette manière, en ces termes. Le fait que j'aimais beaucoup que l'on parle de moi y était aussi pour quelque chose, je ne vous le cacherai pas...

    « Avouez quand même que sans ces "foutus principes" ,comme vous dites, pour se mettre au travers, la chose aurait plus ou moins perdu de son intérêt, non ? » Huuuum, et bien a vrai dire, je ne crois pas non. Sans flic, je crois que je m'en sortirais aussi bien. J'aurais eu tendance à penser comme ça avant d'expérimenter la prison, même qu'un peu moins d'un mois, mais maintenant, une catastrophe naturelle ferait disparaître les flics de la surfaces de la terre... Et bien je ne crois pas que je serais la première à le regretter... Faudrait pas compter sur moi pour pleurer sur leur sorts si vous voyez ce que je veux dire... Mais encore une fois, ça n'avait rien de personnel envers Dwayne... Parce que même si j'étais la première à dire que coucher avec les flics ne devait pas devenir une habitude, j'étais pas sure que je dirais non si l'occasion se représentait. Puis deux fois, ça restait exceptionnel non ? « Tout dépend le point de vue... Votre boulot n'a peut être plus d'interêt sans hors la loi, plus de raison d'être, mais le mien se passe très bien de flics vous savez... » Et c'était vrai. La raison d'être des flics c'était les gens comme moi, mais celle des gens comme moi... Bein c'était plutôt les drogués ! Mais c'est sur que si l'on considérait la chose sous un autre angle... Disons juste que si Dwayne n'avait pas été ce qui représentait « l'interdit » à mes yeux, la soirée que nous avions passé aurait été beaucoup moins excitante... Cela n'aurait rien été de plus qu'une nuit comme une autre. Ça devait bien vouloir dire qu'il y avait surement un peu de vrai donc dans ses paroles, si on les interprétait un peu différemment... C'est ce qui me poussa à rajouter un bref « Quoi que... » sur un ton et avec un regard pensif. Ça suffirait... J'étais presque sure qu'on était sur la même longueur d'onde... C'était étrange, il y a quelques mois je n'aurais jamais soupçonné que c'était possible...

Je l'écoutai continuer, un peu dans mes pensées je dois l'avouer. « C'est bien pour cette raison que j'ai employé l'expression de trêve exceptionnelle ... Faut savoir ne pas abuser des bonnes choses. » Je me contentai de hocher la tête, histoire de bien lui faire comprendre que j'étais sur la même longueur d'onde... Enfin la dessus en tout les cas. C'est pas comme si il restait pas des points sur lesquels nous ne pourrions, décidément, jamais tomber d'accord..

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    « I’m gonna marry the dark »

    «I’m gonna marry the night, I won’t give up on my life. I’m a warrior queen, live passionately tonight. I’m gonna marry the dark, gonna make love to the stark. I’m gonna marry the night, I’m not gonna cry anymore. I’m gonna lace up my boots, throw on some leather and cruise. Down the streets that I love, in my fishnet gloves, I’m a sinner. Then I’ll go down to the bar, but I won’t cry anymore. I hold my whiskey up high, kiss the bartender twice. »



Dernière édition par February S. Bouwmeester le Ven 29 Avr - 1:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall Dim 13 Mar - 12:56

Dwayne se doutait bien que February n'avait pas prit personnellement en grippe chacun des policiers de ce commissariat, et que c'était bien plus le métier en général que les policiers en particuliers qu'elle avait en horreur. Un peu comme lui avec les dealers quoi ... Enfin, quoi qu'exception faite d'Owen, Dwayne n'avait encore jamais rencontré un seul dealer à qui il réussisse à trouver des excuses ; Pas même February, parce que le fait qu'elle était dealeuse n'était pas simplement interdit/excitant, c'était surtout une sacrée épine dans son pied de flic. Enfin bref, tout ça pour dire qu'elle trouvait sans doute aux flics les mêmes défauts qu'il trouvait aux dealers dans son genre, à peu de choses près ... Mais attention n'allez pas lui faire dire ce qu'il n'a pas dit, ce n'est pas pour autant que l'on peut trouver des points communs à foison entre les dealers et les flics. Si un jour tel était le cas alors Dwayne changerait de métier sans la moindre hésitation.

    « Plus si difficile, grâce à vous... » C'était une sorte de compliment ça ? Enfin, tout du moins que cela en soit un ou pas en tous les cas cela ne ressemblait pas du tout à un reproche. Mais ne répondant rien Dwayne se contenta d'un léger sourire dans l'obscurité, la laissant continuer. « J'pense que ces sitcoms idiotes du dimanche après midi devrait exploiter ce filon... Faire échanger de vie un type comme vous et une fille comme moi. Ça pourrait marcher du tonnerre ... » Amusante idée, j'en conviens, mais enfin échanger de place avec February Bouwmeester, quelle drôle d'idée. Sûr que jamais l'on y prendrait Dwayne, qui cependant préféra répondre avec humour. « Et nous faire perdre le bénéfice de l'originalité ? Allons bon. » Sa phrase terminé il chercha à tâtons son gobelet de café et avala d'une traite ce qu'il en restait, non sans grimacer.Dwayne n'aimait pas le café froid, et encore moins le mauvais café ... Et celui là était les deux à la fois. La blague.

Le problème en fait était que sans sa sa dose de caféine il recommençait rapidement à payer ses excès de la veille, et ça ce n'était pas agréable du tout comme sensation. Surtout quand on se retrouvait justement face de la reine des excès en tout genre, qui soi-dit en passant semblait elle aussi payer le fruit des excès en question ... A n'en pas douter être restée clean assez longtemps pour faire cette prise de sang ne lui réussissait pas, et Dwayne n'avait pas besoin de lumière pour deviner qu'elle ne devait pas avoir la meilleure des mines, et que toutes les cigarettes du monde ne suffiraient pas à compenser. D'ailleurs, maintenant qu'il y pensait la chose ne l'avait jamais interpelé avant, pourtant il était assez observateur à ce sujet, déformation professionnelle sans doute ... Mais non, jusqu'à il y a encore peu de temps - c'est à dire depuis qu'elle avait quitté son appartement au petit matin - il ne voyait en elle qu'une dealeuse bien trop intelligente pour se faire avoir à son propre jeu. Et oui, vous ne rêvez pas, il la trouvait intelligente, dans un sens, même si c'était pour des desseins tout sauf louables à ses yeux ... Du moins c'était le cas avant, puisqu'il était clair que désormais elle s'était faite avoir comme tous les autres. A Miami c'était l'un des premiers trucs qu'il avait appris à détecter lorsqu'il était sous couverture, pour savoir à qui il avait affaire en face de lui il suffisait d'observer le comportement de l'autre : Les petites frappes de dealers du bas de l'échelle étaient bien souvent aussi camées que leurs clients (et au moins la moitié d'entre eux finissaient une balle dans la tête pour avoir piqué dans les réserves du patron). Mais les gros poissons eux, avaient bien compris que pour garder les rennes de leur trafic il était nécessaire d'avoir les idées claires en toutes circonstances ... Pour garder le contrôle de leur trafic et de leur petit monde ils avaient besoin d'être respectés, et comme on s'en doute il devient difficile de forcer le respect des autres lorsque l'on offre un regard vitreux, une tremblotte digne de Parkinson et un air de zombie. Et puis il y avait February Bouwmeester. February qui une fois de plus échappait à certaines étiquettes qu'il aurait été beaucoup plus simple de lui coller pour faciliter sa tâche de flic ... Elle avait cédé au vice de façon certaine mais pourtant elle semblait toujours persuadée que rien, et surtout pas un fouineur de flic, ne le ferait jamais tomber. C'était un peu vouloir le beurre et l'argent du beurre, non ?

Tout ça était très intéressant en fin de compte, maintenant qu'il avait été plus ou moins obligé d'avouer que February n'était pas juste la vilaine sorcière de New Heaven, même si elle restait la Reine des embrouilles de cette chère petite ville. Il y avait des nuances chez cette femme, des nuances pas forcément toutes bonnes à jeter dans la corbeille des vices impardonnables, même si le personnage dans son intégralité ne pourrait jamais amener à la sympathie, pas quand on avait les convictions du lieutenant Marshall. Alors il ne la trouvait plus antipathique c'est vrai, mais sympathique c'était un mot trop fort puisque par définition un dealer n'avait rien de sympathique ... Disons qu'elle se situait quelque part entre les deux, là où seule une femme comme elle pouvait se trouver, en fait.

    « Faut pas m'en tenir rigueur, j'ai ma boutique à faire tourner, y'avait rien de personnel la dessous ... » Presque de quoi être soulagé. Presque hein, parce qu'en vérité même si la chose avait été dirigée contre lui en tant que personne et non pas envers sa profession ce n'était pas ce qui aurait empêché Dwayne de dormir sur ses deux oreilles. « Je pourrais dire la même chose de mon côté, si y'a besoin de flics c'est bien que y'a une raison ... Et croyez-bien que le jour où plus personne n'aura besoin de nous je rendrai mon insigne avec plaisir. Mais pour l'heure y'a encore certains "commerces" qui nous empêche de fermer boutique. » On se demande bien de quels commerces il s'agit d'ailleurs, n'est-ce pas. « Mais maintenant ? » Elle avait ajouté celà de façon évasive, comme si elle n'attendait pas réellement de réponse de sa part. Pourtant Dwayne ne s'en priva pas « Maintenant ? J'ai - un peu - reconsidéré ma position ... Mais pas assez pour qu'on se retrouve dans le même camp vous et moi, fort heureusement. »

La fin de sa phrase était presque narquoise. Pas dans le mauvais sens du terme, il n'essayait pas soudainement de se montrer à nouveau désagréable, mais disons que c'était surtout une façon de faire un lien entre la réalité des choses et cette conversation qui justement semblait s'éloigner de la réalité elle ... Non mais vraiment, un flic et une trafiquante de drogue qui discutaient pour passer le temps, manquait plus que le thé et les petits gâteux bientôt. On aura vraiment tout vu dans ce bureau, entre la trafiquante qui discute capital sympathie et l'ex-copine qui fait le ramdam du siècle à peine quarante-huit heures avant ... Et cette fois y'a deux ou trois semaines, où la nièce avait patienté sagement dans le dit bureau en s'occupant avec ses crayons de couleurs en attendant que sa mère rentre d'un rendez-vous de dernière minute. C'était bientôt plus un stand de foire qu'un bureau cet endroit ... Ou bien c'était une crèche vivante destinée à représenter le bordel qu'était actuellement la vie de Dwayne, c'était jouable aussi.
Mais enfin Dwayne se perdait là dans ses pensées, et redescendit bien vite sur terre. D'ailleurs, il avait attisé la curiosité de February en lui avouant sa qualité de problème récurent au sein du commissariat. Comme si elle ne s'en doutait déjà pas un peu, elle n'était pas la Reine des dealeuses emmerdeuses pour rien dans cette ville.

    « Alors, racontez moi, qu'est ce qu'on dit à un nouveau venu au commissariat de New Heaven à propos de February Bouwmeester ? » Faisant un panier jusqu'à la corbeille à papiers avec son gobelet vide - même dans le noir il connaissait désormais trop bien l'emplacement de la dite corbeille pour louper son lancer - il lâche un léger rire, avant de réponse d'un ton ironique « Vous savez que dans d'autres circonstances on appellerait ça de l'espionnage industriel, se renseigner sur les méthodes des concurrents. » Se laissant à nouveau retomber contre le dossier de son siège dans un léger soupir (c'est que cette panne de courant commençait à être un peu longue sur les bords), il ajouta « Rien que vous ne puissiez déduire par vous-même quoi qu'il en soit. Vous devez bien avoir une petite idée de la réputation qu'on vous taille en ville ... » Et si elle espérait une réponse plus précise, et bien elle devrait pourtant se contenter de ça.

Dwayne s'était déjà demandé à quoi pourrait bien ressembler New Heaven sans les Bouwmeester pour y avoir installé leur trafic. Un optimiste vous aurait sans doute dit que New Heaven pourrait alors enfin être le havre de paix que dépeignait de façon bien hypocrite sa brochure touristique ... Mais Dwayne n'était pas un optimiste, pas là dessus en tout cas. Si les Bouwmeester n'étaient pas là d'autres seraient à leur place, et quand bien même le trafic de drogue ne serait pas le problème majeur de New Heaven, ce n'était pas l'unique problème en ville. Sûr que quoi qu'il arrive les flics avaient toujours de quoi s'occuper, et ce n'était pas parce que la Bouwmeester s'était absentée un mois que pendant trente et un jours la ville était devenue un havre de paix où les flics occupaient leurs journées en jouant aux fléchettes.

    « Tout dépend le point de vue... Votre boulot n'a peut être plus d'intérêt sans hors la loi, plus de raison d'être, mais le mien se passe très bien de flics vous savez ... Quoi que. » Tellement sûre d'elle, comme toujours. Mais pour l'heure cela avait plus tendance à amuser Dwayne qu'à l'horripiler, alors c'était le moment ou jamais. « Ce qui attire la clientèle chez les hors la loi, c'est justement l'interdit ... Sans flics plus d'interdits, et sans interdits plus d'intérêt pour ceux qui ne respectent pas la loi. C'est un cercle vicieux, et inévitable, pour votre camp autant que le mien ...» En revanche, cela va sans dire que l'un comme l'autre avaient trouvé un avantage certain cette notion d'interdit lors de leur dernière entrevue. C'était ce qui lui avait donné toute sa ... saveur.

Est-ce que Dwayne se serait imaginé tenir un discours aussi nuancé lorsqu'il avait intégré la police voilà maintenant presque dix ans ? Assurément non. Pour la simple raison que lorsqu'on était un jeune flic, un "bleu" comme on les appelait dans le métier, on aspirait à devenir un super héros et à faire triompher le bien du mal ... C'était réducteur bien sûr, mais l'idée de base y était disons. On arrivait avec son insigne tout neuf et ses idées préconçues, et avec le temps on découvrait que contrairement à ce qu'on s'était imaginé tout n'était pas toujours tout blanc ou tout noir. Tout comme on découvrait que la loi n'était pas toujours juste, et que justice n'était pas rendue aussi souvent qu'elle le devrait ... Mais ça, c'était un autre problème.

Sans café - même froid, et même mauvais - pour s'occuper, le temps commençait à paraitre long. Non pas que la compagnie de February lui soit des plus déplaisantes, bien que totalement basée sur une sincérité aussi éphémère que superficielle, mais il avait VRAIMENT envie de rentrer chez lui. De rentrer, de se verser un verre de vin peut-être, de zapper devant la TV jusqu'à comater devant une vieille rediffusion du Clan des Siciliens ou de Casablanca sans doute, et de finalement aller s'emmitoufler sous sa couette en essayant de se convaincre que le débarquement de son ex-copine-qui-le-traita-d'assassin ne le bouleversait pas DU TOUT assurément. Mais au lieu de tout ça il était coincé ici, tout ça parce que quelqu'un n'avait pas compris que jouer avec les prises électriques c'était comme jouer avec les allumettes : une mauvaise idée.
Alors est-ce que la perspective de voir la situation empirer encore un peu plus, bien qu'ils soient loin de la fin du monde tout de même avait de quoi réjouir Dwayne ou February ? Assurément que non ... Et pourtant. Alors que Dwayne s'apprêtait à dire quelque chose ce fut la douche froide. LITTÉRALEMENT. Sans rire, vous y croiriez vous si en plus du noir total vous testiez contre volonté le fonctionnement des dispositifs incendies ? L'eau - atrocement froide - qui dégoulinait sur nos deux protagonistes finissait de les convaincre que eux en tout cas se l'imaginaient très bien.

    « Génial ... C'est vrai que ça manquait au tableau ! » Maintenant il était fatigué, mais en plus de ça il était trempé et il avait froid, tout à fait de quoi améliorer son humeur. Les lamentations de Dwayne furent presque immédiatement interrompues par une voix furieuse venant du couloir « Qui est l'INCAPABLE IMBÉCILE qui a déclenché l'alerte incendie ?? » Déclencher la colère du boss, c'était totalement le genre de truc stupide et qui ne devrait jamais arriver, en aucun cas. Sûr que celui visé par la question du chef devait avoir envie de s'enterrer six pieds sous terre à cet instant. « Restez là, je reviens. » adressa-t-il February, comme si elle allait aller quelque part de toute façon. « Reculez vous vers la droite, vous aurez moins d'eau. » Charmant conseil, et surtout extrêmement utile maintenant qu'ils étaient l'un et l'autre trempés comme des soupes.

N'ajoutant rien de plus il s'était dirigé dans l'obscurité - avec moins d'hésitation que la fois précédente - vers la porte de son bureau où dans le couloir le chef, une des secrétaire et un Major se scrutaient éclairés par la lampe de poche que le chef tenait à la main. Refermant la porte derrière lui, Dwayne laissa donc quelques instants February seule dans son bureau.

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MessageSujet: Re: I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall Ven 29 Avr - 1:13

Oui, être un flic était un gros défaut à mes yeux, mais j'avais appris à y faire... un peu moins attention dirons nous. Un gros point commun entre nous d'ailleurs, nous détestions tous les deux les semblables de notre interlocuteur. Oui, parce que c'était pas la peine de rêver, c'était pas le fait d'avoir passé un moment agréable avec lui, une nuit agréable avec un flic que j'allais pour autant changer du tout au tout. Il était fort probable que si la situation se représentait avec un autre flic que lui, je ne la saisirait pas forcément. On ne peut pas faire confiance à ces bêtes là, c'est quelque chose d'immuable. Nous étions tous les deux d'accords pour dire que la dernière fois c'était... Particulier. Nous étions tous deux dans un état d'esprit particulier. Par contre, contrairement à lui, j'étais persuadée que les flics et les dealeurs dans mon genre nous n'étions pas si différents au fond. Nous faisons tous les deux notre business sur la misère de la race humaine, sur ce qu'on peut voir de pire chez l'être humain. Nous n'hésitons à utiliser l'intimidation, ou même parfois la violence, et nous côtoyons des univers qui finalement se ressemblent plus que ce que l'on pourrait penser. Si il y a bien une profession légale qui se rapproche de dealeur, c'est flic, pas médecin, pas prof. La seul différence c'est que moi je gagnais mon argent en me servant de cette misère de la race humaine, lui en la combattant. Mais dans les deux cas, c'est notre gagne pain. Et qu'y a t-il de mal à ça finalement ?

    « Et nous faire perdre le bénéfice de l'originalité ? Allons bon. » Au moins il n'était pas complètement braqué contre moi, puisqu'il me répondait avec humour. C'était déjà ça de gagné. Enfin qu'il ne s'était pas braqué contre moi j'avais déjà pu m'en rendre compte finalement, depuis que j'étais arrivée ici. C'était peut être ironique lorsque j'avais dis en arrivant que j'étais plutôt contente d'être tombée sur lui, parce que je ne savais tout simplement pas comment il allait réagir, mais maintenant, je le pensais. J'aurais vraiment passé un sale quart d'heure, coincé avec un autre de ses collègues, qui ne serait pas privé de relever et d'appuyer sur l'état déplorable de... mes nerf. « Rabat-joie... » Quoi, je l'avais dis tout haut ? Oups, ça m'avait échappé. Mais bon, de toute façon c'était dit, (et pensé), sur un ton humoristique. Donc pas de problème... « Je continue à dire que ça pourrait être drôle. Ça serait bien une des seules émission que je suivrais. »

Bon, et en voyant sa grimace, j'étais contente de pas avoir pu aller me chercher un café. Et j'y avais gagné au change, la preuve, je venais d'allumer ma troisième cigarette. Si un jour on m'avait dit que je me retrouverais à fumer impunément dans un commissariat, je l'aurait pas cru.
En sortant de prison je m'étais promis de réduira ma consommation. Et là je ne parlais plus de cigarette, que ça soit clair. Je savais que je ne pouvais décemment pas gérer un business comme celui dont mon père m'avait laissé la charge, un business comme le mien sans avoir les idées totalement claires. Et ça, j'en étais parfaitement consciente. Je pensais simplement que pour le moment j'arrivais encore à tout contrôler, et que le jour où je perdrais le respect de mes dealeurs et de mes clients n'était pas encore venu, tout simplement parce que j'étais moi. Je n'avais pas besoin de faire d'effort particulier pour forcer le respect, ou même l'inspirer. J'avais réussis, j'essayais de m'en convaincre, à concilier les deux. A profiter de la vie et de ma marchandise, sans que rien de change. Et si cette semaine de sevrage par mois pouvait m'y aider, alors tant mieux. Parce que j'avais été à cran, paaaarticulièrement à cran, mais je n'avais pas eu les idées aussi claire aussi longtemps d'affilée. Puis quelle était la différence avec l'alcool finalement ? Bien sur une partie de moi devait bien se douter que c'était plus compliqué que ça, qu'il y avait des choses que je ne voulais pas admettre. Que oui, j'avais un problème. Que oui, si je continuais à mener la vie que je menais, il viendrait rapidement le jour ou je clamserai dans le lit d'un inconnu. Une mort qu'au final, qui souhaite ? Tout le monde veut mourir en ayant l'impression d'avoir compté pour quelqu'un, en se disant que l'on manquera à ses proches. Moi je devais bien me rendre à l'évidence que si je crevais maintenant, mon père viendrais à mon enterrement mais pour ce que ça l'avait dérangé de se tirer comme ça sans prévenir personne, et pour ce que l'a mort d'Ellen avait eu l'air de le toucher... Aucune des personnes avec lesquelles je travaille se pointerait, c'est clair. Encore moins mes petits dealers, ça serait presque un aveu. Et des hommes ? Bobby serait là, j'en était persuadée. Preston aussi, il avait du respect pour moi, mais est ce que je lui manquerait, certainement pas, il était comme moi sur ce point là. William serait là, pour la réception après, se faire un un buffet à l'oeil, peut être lèverait-il sont verre en mon souvenir, mais c'était tout. Elliot ne viendrait pas, j'en avais la certitude. Je dis ça sans animosité attention, c'était juste la réalité. Mr Timothy Goodwin serait présent, bien obligé c'est le seul pasteur. D'ailleurs, je trouverait une certaine ironie à ce que ce soit Tim qui prononce mon éloge funèbre. Donc on a un père peu préoccupé, un ou deux amants, un pasteur forcé d'être là, et Bobby. C'était tout. Mais après tout, on dit que les enterrements sont pour ceux qui restent non ? Alors qu'est ce que je pouvais bien en avoir à faire finalement... Faudrait que j'invite le lieutenant Marshall d'ailleurs tiens, ça ferait un personne de plus. Et puisque je ne le détestais plus, et qu'il ne ressentais certainement plus l'animosité des début envers moi...

    « Je pourrais dire la même chose de mon côté, si y'a besoin de flics c'est bien que y'a une raison ... Et croyez-bien que le jour où plus personne n'aura besoin de nous je rendrai mon insigne avec plaisir. Mais pour l'heure y'a encore certains "commerces" qui nous empêchent de fermer boutique. » J'avais presque envie de lui dire que dans certains pays certaines drogues étaient devenues légales, juste pour voir qu'est ce qu'il aurait à répondre à ça. Mais pour l'instant c'était pas forcément le truc le plus intelligent que je pouvais dire. « Vous rendriez votre insigne, vraiment ? » Oui, j'étais passée au conditionnel. Il s'était exprimé au futur, mais pour moi il était clair que ce jour n'était pas prêt d'arriver. Donc bon. « Et vous feriez quoi ? Si vous n'étiez pas flic, imaginez un instant... » Bah quoi, c'était une question personnelle, et alors ? Nous avions une conversation, je pouvais bien poser ce genre de question, c'est pas non plus comme si je l'invitais à prendre un verre, on était coincé là, et lui faire la conversation était ma seule occupation possible alors... Et je ne cache pas que la réponse m'intéressait. « « Maintenant ? J'ai - un peu - reconsidéré ma position ... Mais pas assez pour qu'on se retrouve dans le même camp vous et moi, fort heureusement. »

Oui, donc c'est ça, on était un peu sur la même longueur d'onde finalement. C'était assez rassurant dans un sens, de voir que certaines choses peuvent changer, mais qu'il faut pas déconner non plus, certaines choses resteront toujours les mêmes. Vous devez commencer à être au courant, mais les gros changements je n'aime pas. Ma vie me plait telle qu'elle est après tout, je ne comprend pas comment certaines personnes font pour aimer le changement, pire pour désirer le changement. Si seulement ils apprenaient à apprécier ce qu'ils ont, tout serait plus simple non ? Et je parle en connaissance de cause...
Que la conversation s'éloigne de la réalité de me dérangeait pas pour ma part. J'aimais bien ce genre de chose. Cela me plaisait de jouer même si je savais qu'une fois sortie du commissariat je devrais revenir à la réalité. Mais c'était le principe du jeu, après tout.

    « Vous savez que dans d'autres circonstances on appellerait ça de l'espionnage industriel, se renseigner sur les méthodes des concurrents. » Bon, et le jeu était repartit. L'ironie semblait bien être notre principal mode de conversation. Non pas que je m'en plaigne. Parce que c'est clair que ce n'était pas sa conversation qui m'avait fait changer d'avis à son sujet, pas vraiment... « Et vous vous réalisez que si j'étais ici pour faire de l'espionnage industriel, j'aurais fouillé un ou deux tiroirs quand vous avez papoté avec votre collègue tout à l'heure, plutôt que de jeter un coup d'œil a votre photo de famille ? » Il allait pas s'offusquer parce que j'avais attrapé un cadre photo pour y jeter un coup d'œil quand même. C'était juste de la curiosité, rien de malsain, aucun cou tordu derrière tout ça. « « Rien que vous ne puissiez déduire par vous-même quoi qu'il en soit. Vous devez bien avoir une petite idée de la réputation qu'on vous taille en ville ... » Oui, et bien les rumeurs en villes, faut pas non plus y donner trop d'importance comme même. On est pas censé savoir ça quand on est un gentil flic ? « Oui enfin faut pas croire tout ce qu'on raconte quand même. Encore moins à mon sujet. Les petits habitants modèles de New Heaven ont tendance à me diaboliser... Légèrement ! Je suis pas.... » Je savais même pas ce que je voulais dire. Pas comme ça ? Si j'étais comme ils me décrivaient, même si je l'étais quand même un peu plus légèrement que le tableau qu'on devait peindre de moi. « Si je suis surement un peu comme ça, mais tout ce qui se raconte n'est pas forcément vrai... Regardez, y'a quelques mois vous n'étiez pas le seul à penser que j'étais une folle meurtrière qui avait assassiné son ancien amant pour je ne sais quelle raison obscure... »

Puis si j'étais pas là ça serait quelqu'un d'autre qui tiendrait mon rôle. Ils étaient beaucoup à convoiter la place que s'était faite mon père et Ellen, et la place qu'ils avaient fait à leur commerce. Sebastian l'insupportable le premier. Je suis sure que lui serait le premier dans la queue pour la succession aux Bouwmeester.

    « Ce qui attire la clientèle chez les hors la loi, c'est justement l'interdit ... Sans flics plus d'interdits, et sans interdits plus d'intérêt pour ceux qui ne respectent pas la loi. C'est un cercle vicieux, et inévitable, pour votre camp autant que le mien ...» Pas sur... Si on y réfléchis. Peut être qu'on ferait moins de bénéfices sans eux, mais j'étais prête à mettre ma main a couper que je serais pas à la rue. Que nous, ne serions pas à la rue. « Sincèrement j'en sais rien... C'est pas l'interdit qui m'a attiré moi. Enfin, certainement un peu, mais c'est plus.... La curiosité, surement, la liberté que ça procure... Je sais pas. C'est compliqué, y'a pas qu'un seul facteur. »

Et là, la douche froide. Non sans aucune métaphore. De l'eau se mit me dégouliner dessus. Je laissai échapper un cri de surprise – non mais c'était carrément froid – avant d'analyser et de comprendre que l'eau en question venait du plafond. Non mais c'était quoi ce délire ? Ils avaient décidé de me pourrir ma journée ? C'était un complot ? Je laissai échapper un juron, presque en même temps que le lieutenant Marshall exprima son mécontentement, lui aussi, et d'une façon à peine plus polie.

    « Génial ... C'est vrai que ça manquait au tableau ! » J'entendis aussi une autre voix masculine hurler dans le couloir. Apparement, y'a pas qu'a moi que ça plaisait pas. Mais là, vu mon état, si j'avais pas été moi, je me serait mise à pleurer. Mais faut pas déconner quand même. En tout cas je claquais pas des dents, mais mettant ma main devant ma bouche je laissai echapper un éternuement. « Restez là, je reviens. » COMME SI J'ALLAIS ALLER QUELQUE PART ! J'étais trempée, et mon formulaire aussi très certainement. Mais bon, le pauvre Dwayne n'y pouvais rien, zen Feb... « Reculez vous vers la droite, vous aurez moins d'eau. » Il était même gentil, je pouvais décemment pas lui en vouloir si il travailler dans le pire endroit du monde, avec le pire système d'électricité et d'alarme incendie du monde...

Je me reculai, même si de tout façon je ressemblais déjà à quelqu'un ayant plongé tout habillé dans la piscine. Bon en tout cas c'était confirmé, dès que je sortais d'ici, je rentrais directement chez moi. Pas de tour par un bar, pas de passage par le Station. En reculant, je sentis coude buter contre un truc, une armoire certainement, et un pile de papier tomber. « Et merde... » Pour une fois que j'avais mis le bordel – même si c'était léger par rapport à ce que le dispositif anti-incendie était en train de faire, c'était pas volontaire... Bon et bien j'avais plus qu'a grelotter en attendant qu'il revienne maintenant hein...





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    « I’m gonna marry the dark »

    «I’m gonna marry the night, I won’t give up on my life. I’m a warrior queen, live passionately tonight. I’m gonna marry the dark, gonna make love to the stark. I’m gonna marry the night, I’m not gonna cry anymore. I’m gonna lace up my boots, throw on some leather and cruise. Down the streets that I love, in my fishnet gloves, I’m a sinner. Then I’ll go down to the bar, but I won’t cry anymore. I hold my whiskey up high, kiss the bartender twice. »

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MessageSujet: Re: I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall Dim 21 Aoû - 1:54

Dire que la venue de February ce soir dans son bureau l’avait mis de bonne humeur aurait sans aucun doute été exagéré, il en faudrait bien plus pour effacer les conséquences de sa gueule de bois, du fait qu’il s’était levé du pied gauche, de la discussion à sens unique qu’il avait eut avec Prudence et surtout, surtout, de sa dispute avec Olivia trois jours plus tôt. Donc non on ne pouvait pas aller jusqu’à dire que l’humour noir de la jeune femme soit allé jusqu’à lui rendre sa bonne humeur, mais au moins elle avait le mérite de l’avoir déridé un peu, ce qui n’était pas franchement gagné d’avance quand on savait l’humeur de chien mouillé qu’il avait trainé tout la journée. D’ailleurs, le fait de s’imaginer l’espace d’un instant avec elle en héros d’une sitcom de basse qualité, où chacune de leur réplique serait ponctuée de rires gras en fond sonore, lui arracha même un léger rire ; Il fallait avouer que l’idée elle-même prêtait forcément à rire. « Rabat-joie … » Comme pour répondre au sourire qu’elle avait ajouté il avait répondu d’un signe de tête théâtral façon , avant de la laisser reprendre son sérieux … Du moins autant que cela était possible quand on tenait compte de la tournure qu’avait prise la conversation. A vrai dire il y avait fort à parier que si un collègue de Dwayne avait débarqué à cet instant et les avait surpris à plaisanter tous les deux il n’aurait lui pas forcément vu la chose d’un très bon œil. « Je continue à dire que ça pourrait être drôle. Ça serait bien une des seules émissions que je suivrais. » Disant cela elle avait allumé sa troisième cigarette depuis qu’elle était ici, assez pour que Dwayne ne se décide lui à avaler d’un trait ce qui restait de son café froid. Le goût était tout bonnement infâme mais au moins son esprit fut occupé pendant quelques secondes à autre chose qu’à se dire que lui aussi, il se grillerait bien une clope. Il avait besoin de tout sauf de ça en ce moment, redevenir accro à la cigarette c’était vraiment la dernière des choses dont il avait besoin … Non, il ne se remettrait pas à fumer, il ne contrôlait déjà plus grand-chose dans sa vie pour l’instant, alors ça il pouvait encore le contrôler et il n’était pas question qu’il se laisse berner par une faiblesse pareille.
Et puis question clope February semblait de toute manière en avoir foutrement plus besoin que lui, là-dessus il n’y avait pas à se poser de question. Enfin, qu’on s’entende bien elle avait besoin d’autre chose, Dwayne n’était pas non plus stupide, mais enfin la cigarette c’était toujours mieux que rien du tout, non ? Dans le cas de la jeune femme du moins. Dwayne se demandait bien d’ailleurs comment elle pouvait gérer un commerce comme le sien dans l’état où elle était ; Franchement, si ceux qui bossaient pour elle la voyait là, tremblante et fébrile, le respect et la crainte qu’elle leur inspirait en prendrait un sacré coup. Et c’était bien connu, lorsqu’un trafiquant se laisser gagner par les mêmes vices que ses clients cela marquait souvent le début de la fin pour son commerce. Mais ne nous emballons pas, New Heaven était encore loin d’être débarrassée du trafic des Bouwmeester. Malheureusement. Et ce n’était pas demain que notre flic rendrait son insigne.

    « Vous rendriez votre insigne, vraiment ? » C’était tellement flagrant qu’il vivait pour son boulot ? Ouais bon, en même temps il n’avait pas toujours eut envie d’être flic, il trouverait bien autre chose à faire si son métier tombait en désuétude. « Pourquoi pas, vous en doutez ? » En même temps il y avait fort à parier que pour elle il était le flic avant d’être autre chose, alors que bon il ne dormait pas non plus avec son uniforme … Elle en avait même eut la preuve, alors. « Et vous feriez quoi ? Si vous n’étiez pas flic, imaginez un instant … » Bien sûr il avait déjà réfléchi à la question plusieurs fois, mais la vérité c’est qu’il n’en savait rien, on ne refaisait pas le passé après tout, l’occasion de devenir flic s’était présentée à lui et il l’avait saisi voilà tout. « Vous semblez sûre de vous en pensant que j’ai toujours voulu faire ce métier, j’me trompe ? » Il ne répondait pas à la question, il en avait conscience. Répondre à une question par une autre question c’était un truc de flic de toute manière. « Mais ne vous en faites pas pour ma potentielle reconversion, je me débrouillerai. » Il avait ajouté à cela un sourire qui signifiait plus ou moins fin de la discussion.

La vérité c’est qu’il avait déjà pensé à arrêter, à laisser tomber la police et à rentrer chez lui. Bien sûr il adorait son métier, là-dessus il n’y avait aucun doute, mais après son retour de Miami il avait pensé à arrêter les frais, et sans doute que s’il n’avait pas eut six mois de convalescence pour y réfléchir il aurait tout bonnement jeté l’éponge. Quant à savoir ce qu’il aurait fait ensuite … il ne savait pas vraiment, il serait rentré en Alaska sans doute. Il serait devenu guide de randonnée, moniteur de ski ou bien artisan comme un bon tiers des habitants de Kenaï, et il aurait tenté de se faire oublier définitivement. Bon bien sûr il aurait du supporter le fait de vivre à nouveau au même endroit que sa mère, et il aurait été tout de suite beaucoup plus difficile de l’éviter continuellement, mais ça ce n’était qu’un coup à prendre et une question d’organisation.

Leur discussion se poursuivit toujours sur le même modèle d’ironie et de questions qui n’appelaient pas de véritables réponses. Finalement ils étaient plus ou moins doués pour communiquer malgré leurs différences flagrantes de mode de vie, de principes et de notions de ce qui était bien ou mal. Cela dit, ils avaient largement eut l’occasion de se rendre compte que ce qu’ils avaient de mieux à partager n’était pas forcément leur conversation … Mais ils pouvaient difficilement espérer mieux coincés dans ce bureau. Et puisqu’ils étaient visiblement condamnés à faire la causette un moment, l’équipe de nuit de la compagnie d’électricité n’étant très certainement pas du genre nerveuse, les voilà embarqués dans un nouveau sujet de conversation qui il en était sûr devait beaucoup intéresser la jeune femme : elle-même. Ne faites pas cette tête là, ce n’est pas parce que Dwayne avouait ne plus la trouver aussi détestable qu’il ne l’aurait pensé qu’il en avait pour autant oublié tous les défauts qu’il lui trouvait depuis qu’il l’avait rencontré la première fois. Elle était arrogante, c’était un fait – et là-dessus il réussissait à être plus ou moins à être indulgent car sa propre arrogance lui avait parfois joué des tours – mais plus encore elle avait une légère tendance au narcissisme que partageaient ceux qui se croyaient comme elle au dessus des lois.
Et justement pour l’heure elle semblait grandement intéressée par ce qui pouvait bien se raconter à son sujet dans les couloirs du commissariat, et en particulier par la façon dont les petits bleus qui débarquaient en ville étaient briefés à son sujet (et du même coup au sujet de son commerce). Ce à quoi, vielle habitude tenace de flic, Dwayne avait une nouvelle fois répondu à sa question … par une autre question.

    « Et vous vous réalisez que si j’étais ici pour faire de l’espionnage industriel, j’aurais fouillé un ou deux tiroirs, quand vous avez papoté avec votre collègue tout à l’heure, plutôt que de jeter un coup d’œil à votre photo de famille ? » Instinctivement le policier avait jeté un coup d’œil au portrait de Prudence et Violet, se retenant cependant de tout commentaire. La famille c’était sacré pour lui, ce n’était pas le genre de truc qu’il abordait avec n’importe qui, et malgré les quelques atouts certains qu’elle avait pu lui montrer récemment, il y avait certaines choses pour lesquelles elle continuait d’être n’importe qui. « Vous auriez pu essayer, mes tiroirs sont toujours fermés à clef … justement pour éviter ce genre d’incidents. » Et puis il y avait tout de même son arme de service dans le tiroir du haut, et même s’il ne pensait pas la Bouwmeester assez stupide pour faire une connerie pareille, il y en avait d’autres qui passaient dans son bureau qui étaient beaucoup moins équilibrés ou beaucoup plus impulsifs qu’elle. On n’est jamais trop prudent, c’est ce que dit le dicton, et c’était presque une devise en matière de criminalité. « Oui enfin faut pas croire tout ce qu’on raconte quand même. Encore moins à mon sujet. Les petits habitants modèles de New Heaven ont tendance à me diaboliser … légèrement ! Je suis pas … si je suis sûrement un peu comme ça, mais tout ce qui se raconte n’est pas forcément vrai … Regardez, y’a quelques mois vous n’étiez pas le seul à penser que j’étais une fille meurtrière qui avait assassiné son ancien amant pour je ne sais quelle raison obscure … » Elle n’avait pas entièrement tort c’est vrai, elle et Michelle Perkins avaient longtemps été en tête de liste des suspects dans le meurtre du sénateur Perkins. Mais fallait comprendre les flics aussi, statistiquement, neuf fois sur dix dans ce genre de meurtre c’était soit la femme, soit la maitresse, le crime passionnel que ça s’appelait. Et bien que February n’ait à n’en pas douter pas été la seule à passer dans le lit du sénateur – ni été la plus passionnée d’entre elles - c’était sans doute celle qui avait le plus à se reprocher. « Faut pas m’en vouloir, fallait bien commencer l’enquête quelque part non ? Et puis je n’ai jamais été certain à cent pour cent que c’était vous … disons que je l’ai sérieusement envisagé voilà tout. » Heureusement – ou pas, ça dépendait encore des situations – la présomption d’innocence existait encore. Quoi qu’il en soit il avait répondu cela toujours sur le ton de la conversation, fallait pas non plus que ça devienne trop sérieux cette histoire de salon de thé improvisé dans l’obscurité. « Mais si ça peut vous rassurer, tout le monde ne croit pas tout ce qui se raconte, faut savoir faire le tri … Franchement, je vous imaginais mal avoir passé vos quelques semaines d’absence à lézarder sur une plage des caraïbes sans rien faire de vos journées. » L’ironie de nouveau, décidément.

Faut dire que même si February avait quitté pour quelques semaines la scène de New Heaven, aucun des flics de ce commissariat n’avait été assez dupe pour croire qu’elle avait profité de ce laps de temps pour juste prendre des vacances et se tenir à carreaux ; Franchement y’avait que cet imbécile de Sebastian pour afficher une tête pareille, comme si Noël et son anniversaire étaient tous les deux tombés en avance … Il espérait quoi, avoir une promotion ? Devenir chef à la place du chef ? Ce type était aussi stupide qu’il était sûr de lui, c’était à se demander comment il avait réussi à devenir flic dès le départ ; S’il avait brillé pendant les examens du concours ce qui était certain c’est que depuis son esprit s’était foutrement ramolli. D’ailleurs, ce soir là il n’était pas là, et ce n’était pas forcément un mal … le connaissant, dès la lumière éteinte il se serait précipité hors de son bureau en roulant des mécaniques et en répétant à qui voulait bien l’entendre qu’il avait la situation parfaitement sous contrôle, à lui tout seul oui, oui, parfaitement. « Sincèrement j’en sais rien … c’est pas l’interdit qui m’a attiré moi. Enfin, certainement un peu, mais c’est plus … la curiosité, sûrement, la liberté que ça procure … je sais pas. C’est compliqué, y’a pas qu’un seul facteur. » Tout en s’apprêtant à répondre que c’était peut-être justement la transgression qui donnait cette sensation de liberté, il pensait au fait que si Sebastian avait été là, ce qui aurait été fort drôle aurait été que le système anti-incendie se déclenche au dessus de sa tête et le trempe de haut en bas. Transmission de pensée ou bien simple mauvais hasard, le flic ne croyait en tout cas pas si bien dire et la seconde suivante lui et February prenaient une douche froide dont ils se seraient bien passés.
Le chef n’était pas content, pas du tout, Dwayne et February non plus cela ne faisait aucun doute. Sommant donc à la jeune femme de rester tout en sachant qu’elle ne pouvait de toute manière pas aller bien loin, et lui indiquant tout de même dans un élan de gentillesse le seul endroit de la pièce à peu près épargné par le jet d’eau qui tombait du plafond sans discontinuer, il avait ensuite quitté son bureau pour retrouver une seconde fois la cohue créée dans le couloir par la situation. Le chef était dans une colère noire, le pauvre était déjà sur les nerfs en permanence depuis qu’il essayait d’arrêter de fumer pour faire plaisir à sa femme, et en plus de cela il était sur le point de quitter le commissariat lorsque la panne de courant s’était déclenchée et l’avait forcé à rester plus longtemps … Ce n’était certainement pas le moment de l’énerver encore plus, et c’était sans doute pour cela que la totalité des personnes présentes dans le couloir s’était tue dès l’instant où il avait demandé – hurlé serait plus approprié – qui était le triple idiot qui avait jugé que la situation n’était pas assez compliquée sans en plus en rajouter une couche. Une couche humide.

Il s’avérait en fait qu’en suivant l’odeur de brûlé qui commençait à sentir dans les couloirs, on remontait précisément au panneau de fusibles qui réglait l’ensemble du dispositif électrique du bâtiment, où un court-circuit avait non seulement fait sauté les plombs mais également fait fondre le reste des fusibles, dégageant une fumée suffisante à affoler le détecteur de la pièce. Tandis que Dwayne avait ouvert la fenêtre pour évacuer la fumée un de ses collègues avait donné un coup d’extincteur sur le panneau histoire d’éviter que la fausse alerte ne se transforme en véritable incendie. Le flic qui gardait l’accueil en avait lui profité pour rappeler la compagnie d’électricité pour savoir si leur dépannage c’était pour aujourd’hui ou pour demain, ce à qui on lui répondit qu’ils étaient sur la route et qu’il faudrait prendre leur mal en patience. Ils sont drôle eux, leur patience avaient des limites, et l’eau qui les avait tous trempé leur avait fait atteindre justement, leurs limites.
Par chance Dwayne avait réussi à dégoter une lampe de poche dans la réserve, et c’est donc avec un peu de lumière qu’il avait pu regagner son bureau et retrouver une February frigorifiée et d’une humeur qui se passait de tout commentaire. Par chance l’eau qui coulait du plafond s’était arrêtée à l’instant même où il avait réintégré le bureau, et à défaut d’avoir retrouvé l’électricité ils allaient au moins pouvoir se sécher un peu. Braquant sa lampe de poche sur elle il avait découvert à ses pieds des dizaines de feuilles éparpillées ainsi qu’une chemise de carton jaune portant l’inscription retranscriptions avril-mai 2011. Un quart de seconde un regard suspicieux du parcourir le visage du jeune homme, mais il chassa bien vite cela, de toute façon il fait noir, alors qu’aurait-elle bien pu aller fouiner ?

    « Laissez ça, je ramasserai plus tard. » Lui tournant quelques instants le dos il avait dirigé la lumière de sa lampe torche vers le casier calé derrière la porte du bureau, lequel contenait une serviette éponge et des fringues de rechange. Et si vous vous demandiez l’utilité à cela, Dwayne lui l’avait comprise le jour où, courant après un suspect en fuite, il lui avait sauté dessus pour l’attrapé et les avait précipités tous les deux dans la mare de boue qui se trouvait là. « Tenez, séchez-vous un peu avec ça. » S’essuyant rapidement le visage avec la serviette éponge il lui avait ensuite tendu pour qu’elle se sèche comme elle pouvait, elle en avait plus besoin que lui puisqu’elle n’avait rien pour se changer.

Retirant la chemise de son uniforme et le maillot blanc qu’il avait en dessous il les avait essorés plus ou moins avant de les balancer en boule dans le placard et d’enfiler le tee-shirt noir qu’il avait de côté. Sa peau était encore humide et son tee-shirt le collait, mais au moins il était sec, c’était ce qui comptait. Néanmoins la chair de poule qu’il avait sur les bras et les claquements de dents de February lui rappelèrent que si tout à l’heure il se plaignait d’avoir trop chaud et avait ouvert la fenêtre il n’en était plus rien désormais. Aussi traversant la pièce en prenant garde à ne pas glisser sur le sol désormais humide, il était allé refermer la fenêtre et empêcher l’air de ne refroidir encore plus l’atmosphère maintenant qu’ils étaient trempés comme des soupes.

    « J’peux vous prêter une veste si vous voulez, en attendant que la lumière revienne. » Elle aurait toujours ses fringues trempées, mais elle aurait peut-être un peu moins froid. Qu’on vienne encore dire que Dwayne ne faisait pas preuve de gentillesse après ça. Disant cela il avait rouvert son casier et en avait sortit un blouson bleu marine avec un brassard orange et l’inscription POLICE en lettres réfléchissantes dans le dos « February Bouwmeester avec un blouson de police, cette soirée sera vraiment improbable jusqu’au bout. » ajouta-t-il d’un air amusé avant de lui tendre le blouson.

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Everywhere I turn I hurt someone, but there's nothing I can say to change the things I've done. Of all the things I've hid from you I can not hid the shame, and I pray someone something will come to take away the pain. There's no way out of this dark place, no hope, no future ; I know I can't be free but I can't see another way and I can't face another day ... Tell me where did i go wrong ? Everyone I love, they're all gone. I'd do everything so differently but I can't turn back the time, theres no shelter from the storm inside of me ...
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MessageSujet: Re: I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall Dim 11 Sep - 4:58

Je regardais l’air qu’avait le lieutenant Marshall lorsqu’il vida d’un trait ce qu’il restait de son café froid. Il avait jeté un coup d’œil à mon paquet de cigarette, un regard, que je ne savais pas trop comment interpréter. Décidément, le lieutenant Marshall était surprenant ce soir. Certes pas aussi surprenant que lors de notre dernière « entrevue » mais ça restait tout de même agréable. J’étais amusée en tout cas. Au point même que dans un sourire sarcastique j’avais finis par tendre d’un geste presque imperceptible mon paquet en ajoutant un simple « Vous êtes sûr que vous en voulez pas une ? » dans un froncement de sourcil. Oui, allez j’avoue que ça m’amusait. Mais où est le mal ? Ce n’était pas trop méchant, et on n’était pas non plus devenus les meilleurs amis du monde, je n’allais pas me priver de ce petit plaisir. Surtout que bon, s’il en prenait une, alors là j’aurais vraiment de quoi rire. Même si bon, ça n’avait non plus de trop grandes chances d’arriver. Quoi que, vu son état, rien n’aurait pu m’étonner. Enfin, s’il restait encore un ou deux truc, mais ceux-là je les gardais pour mon imagination débordante.

En parlant d’état, n’importe qui de sain d’esprit se serait inquiété pour le mien. Et à vrai dire même si pour rien au monde je ne l’aurais montré moi aussi ça avait tendance à commencer à me faire peur. C’est vrai, j’étais assez lucide finalement, et j’étais la mieux placé pour savoir ce que faisait la consommation trop intense de drogue. Bon, après les médecins peut être soit. Mais j’étais très bien placé quand même. Ma consommation a moi n'était pas loin de frôler la limite du dangereux pour la santé. Bon, d'accord, j'étais prête à admettre que cette limite j'avais même plus ou moins joué avec des fois. Mais hé, j'avais réussit à tenir une semaine entière non ? J'étais peut être vraiment en manque, mais j'avais tenue. Mon envie de ne pas finir en taule ou en centre de désintoxication était quand même plus forte, et je vais vous étonner, mais ce n'est pas toujours le cas. J'avais vu des petits débutant que je prévenais de freiner, que les flics les surveillaient me dire qu'il s'en foutaient, qu'ils préféraient encore se faire coffrer qu'être en manque. Sauf que ce qu'ils ne réalisaient pas, c'est qu'une fois en taule, on souffre vraiment du manque. Je m'en doutais doutais déjà avant ma petite expérience, mais depuis que j'avais vu l'intérieur d'une prison pendant un bon mois, plus rien ne me forcerais à y retourner. Jamais.
Mais ce n'est pas pour autant que je n'avais pas appris à apprécier les forces de l'ordre pour autant... Non, à vrai dire, pendant le mois que j'avais passé là bas je n'avais du qu'à l'effet que je faisais à l'un des gardiens d'être ce qu'on pourrait appeler « protégée ». Tout le monde savait qu'il valait mieux pas me toucher ou venir me chercher des ennuis, et ça ça avait plutôt du bon. Parce que j'étais pas non plus dans un pénitencier de haute surveillance, mais ces bonnes femmes enfermées ensembles toute la journée et qui te regardent parfois de façon assez étrange et stressante, c'était carrément flippant. Je préférait encore faire croire à ce type qu'éventuellement il y aurait un jour une possibilité qu'il m'obtienne d'un moyen ou un autre (chose qui n'avait jamais eu lieu, je suis pas folle non plus... Je sais juste mener les gens en bateau. Les hommes en bateau précisément. Faut dire que les femmes ça m'a jamais non plus intéressé, j'ai rien contre ce genre de personne, mais c'est décidément pas ma tasse de thé. )

    « Pourquoi pas, vous en doutez ? » Je fis une moue pensive. Très sincèrement ? Oui j'en doutais. Non pas que j'ai d'idée préconçues ni rien, enfin si j'en avais, mais ça n'avait rien à faire là dedans, mais à voir comment le lieutenant Marshall m'avait toujours semblé se tuer à la tache et prendre son boulot très à cœur, son boulot, sa mission que dis-je, j'avais du mal à croire qu'il puisse envisager d'un jour rendre son tablier. Mais bon, je n'ajoutai rien. J'allais pas non plus me faire remarquer... « Vous semblez sûre de vous en pensant que j’ai toujours voulu faire ce métier, j’me trompe ? » Je réfléchis un instant. « Hum... Non à vrai dire pas vraiment. Je pense réellement que vous être le genre de type devenu flic plus par hasard qu'autre chose, mais qu'au final vous vous êtes trouvé une vocation – étrange certes – mais qui vous tienne vraiment à coeur. » Et bizarrement, j'espérais ne pas me tromper. A vrai dire j'aimais bien apprendre à cerner les gens, et le lieutenant Marshall m'intéressait en quelque sorte. Comme cas d'étude, cela va sans dire. « Mais ne vous en faites pas pour ma potentielle reconversion, je me débrouillerai. » Je levai les deux mains au plafond, du genre « si vous le dites ». Parce qu'après tout, il était le seul à savoir ce qui lui trottait dans le tête, et surtout ce qu'il voulait bien me dire de ce qui lui trottait dans la tête.

Cette conversation me poussa à me pencher sur ce que moi j'aurais fait si j'étais née dans une famille différente, ou ne serait-ce que si mon père n'avait pas tenu le Station Pub et instauré un trafic de drogue dont j'avais hérité. Qu'est ce que je serais devenue ? Ça n'aurait pas changé ma personnalité pour autant, j'aurais quand même lâché le lycée à tous les coup, je me serais trouvé un dealer... Est-ce que j'aurais finis comme tous ces gosses désespérés que je voyais trainer près du Station à la recherche de quoi que ce soit pour se payer leur drogue ? Je crois que non. J'ai toujours eu trop de fierté pour ça. Et j'ai toujours été une personne un peu à part, qui attire l'attention. J'étais séduisante et je savais m'en servir. Et si je n'avais pas une intelligence du genre scolaire, Mathématiques histoire et tout le tralala, on ne pouvait pas nier que j'étais plutôt intelligente et maligne. C'était indéniable. J'aurais très certainement réussit à séduire le type qu'il fallait, pour pouvoir continuer à mener une vie plutôt luxueuse. Ou plutôt, et j'aimais cette idée, j'aurais quitté New Heaven pour Miami, New York, histoire de m'infiltrer un peu dans le milieu de la drogue et de devenir la régulière d'une des grosses pointure du trafic de drogue, et du monde de la nuit. Oh oui, j'aimais réellement plus que tout cette idée. Je m'y voyais déjà. J'aurais peut eu moins de principes qu'en vivant dans une petite ville comme New Heaven, je serais certainement devenu le genre de personne qui cautionne les assassinat sans cérémonie. Parce que tuer était quelque chose que je ne ferais jamais. Du moins c'est ce dont j'étais persuadée.
Non, et puis avec ce genre de vie je n'aurais jamais connu le lieutenant Marshall, et ça aurait été franchement du gâchis non ?

Voir ce que les gens pouvaient penser de moi sans que j'en sois au courant, ou même savoir comment les habitants soit disant propre sur eux pouvaient parler de moi aux nouveau habitants de la ville, oui je dois bien avouer que c'était quelque chose qui me plaisait beaucoup. Était-ce pour autant une preuve de narcissisme ? Bon, je suis obligée d'admettre que si je réfléchissait à ce que je pensais de moi même c'était plutôt positif. Je me tenais en haute estime, mais était-ce pour autant du narcissisme ? Les gens disent du mal de vous toute leur vie, alors autant que vous, vous en disiez du bien non ? Et ce n'était que pur amusement, et peur être pour légèèèèèrement me flatter que j'aimais me tenir au courant de ce que les gens pensaient de moi. Mais c'était surtout de l'amusement. Arrogante je l'étais à coup sure, et je ne le niai pas, mais narcissique... Un peu peut être ? Je ne me posais habituellement pas de question existentielles comme ça sur moi même surtout, je disais tout ce qui me passait par la tête sans chercher à me demander ce que cela prouvait sur mon même.

    « Vous auriez pu essayer, mes tiroirs sont toujours fermés à clef … justement pour éviter ce genre d’incidents. » Je haussai les épaules. De toute façon... « De toute façon il n'y a rien qui m'intéresse dans ces tiroirs, j'y mettrai ma main à couper. » Toutes ces histoires de flics m'importaient peu quoi, c'est vrai après tout... J'étais donc persuadée que je ne saurais quoi faire et m'intéresser à ce que je pourrait y trouver. « Faut pas m’en vouloir, fallait bien commencer l’enquête quelque part non ? Et puis je n’ai jamais été certain à cent pour cent que c’était vous … disons que je l’ai sérieusement envisagé voilà tout. » Je lui adressai un sourire à moitié retenu. Parce que finalement je me souvenais de nos premières entrevues, et particulièrement de celle au cimetière à l'enterrement de Finley. Et que ça n'avait rien à voir avec aujourd'hui, ou encore moins à la dernière « conversation » que nous avions eu au Station Pub puis à son appartement. « Vous pouver avouer que vous y croyez même totalement. Je ne vous en voudrez pas. Moi aussi je me serais soupçonnée, c'était tellement facile. Puis laissez moi vous avouer quelque chose, quand on y réfléchis j'en ai quand même profité. Ce type était une épine dans le pied. Il était arrogant et du genre « tu vas faire ce que j'aurais décidé que tu feras », même le principe du chantage il avait du mal. Et en plus c'était même pas un si bon coup donc... » Quelqu'un de normal n'aurait peut être pas dit tout ce que je venais de dire, et encore moins à quelqu'un comme Dwayne, un flic quoi, mais aussi quelqu'un qu'au fond je ne connaissais pas tant que ça. Mais si j'avais été normale, ça se serait su depuis le temps. « Mais si ça peut vous rassurer, tout le monde ne croit pas tout ce qui se raconte, faut savoir faire le tri … Franchement, je vous imaginais mal avoir passé vos quelques semaines d’absence à lézarder sur une plage des caraïbes sans rien faire de vos journées. »

Je lui adressai un sourire entendu. Je pouvait quand même pas lui raconter des bobard et tutti cuanti. On ne se connaissait peut être pas super bien, mais on se connaissait tout de même assez pour que je n'essaye même pas de lui faire avaler ce genre de chose.
La douche froide à laquelle j'eus le droit juste après ne fut pas pour me plaire. Non vraiment, mais bon on va passer sur le fait que ça avait passablement entamé mon capital bonne humeur, qui n'était déjà pas réellement intact, à mettre sur le dos du manque. Parce que la compagnie de Dwayne elle ne m'étais pas désagréable. Dans le noir et d'un geste de maladresse j'avais fait tombé une pile de feuille, mais j'avoue que je n'avais même pas cherché à y jeté un coup d'oeil. Et d'ailleurs l'inspecteur Marshall, lorsqu'une fois revenu de sa petite expédition me jeta un regard, il ne sembla pas s'en formaliser. Comme le prouvais d'ailleurs son « Laissez ça, je ramasserai plus tard. »
Bon, j'étais toujours trempée, mais au moins, l'eau avait arrêté de couler. Ils étaient donc si pauvre dans ce commissariat que tout déconnais ? C'était ma première prise de sang sur la longue liste à laquelle j'allais avoir le droite, j'osais espérer que la prochaine fois ça marcherais quand même un peu mieux. Je vis le lieutenant Marshall attraper une serviette éponge avant de s'essuyer le visage et de me la tendre. Un geste à la fois surprenant et sympathique. Non pas que j'en ai douté une seule seconde. Qu'il soit sympathique. « Tenez, séchez-vous un peu avec ça. » J'attrapai la serviette sans cérémonial aucun, parce que finalement j'en avais bien besoin. Je me décidai d'ôter mon sweat trempé, parce que de toute façon il me tenait plus froid qu'autre chose, et que le fait que mon débardeur blanc plutôt moulant que je portais en dessous soit passablement trempé donc transparent n'était pas si gênant que ça. Il faisait totalement noir et de toute façon le lieutenant Marshall avait finalement déjà vu plus que ça. Par contre incorrigible comme je l'étais, je ne pu m'empêcher de jeter un coup d'oeil intéressé lorsque Dwayne retira son tee shirt pour en enfiler un autre de rechange. Bein quoi ? C'était pas un crime non plus, et il était tout sauf désagréable à regarder, même si ça je le savais déjà. Je me séchais rapidement les bras et le cou, avant de l'entendre s'adresser à moi de nouveau.

    « J’peux vous prêter une veste si vous voulez, en attendant que la lumière revienne. » J'acquiesçai d'un signe de tête. « Merci. » Après l'avoir sorti de son casier, il me tendit une veste. La regardant je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. « February Bouwmeester avec un blouson de police, cette soirée sera vraiment improbable jusqu’au bout. » Et apparement l'ironie de la situation ne lui avait pas échappé non plus. Son regard amusé me le prouvait. Le brassard orange, l'inscription Police, tout ça se détachait même dans le noir. Je ne pouvait que rire. Mais j'attrapai la veste, avant de l'enfiler par dessus mon débardeur. C'était quand même nettement plus agréable qu'un sweat mouillé. Je me regardai quelques seconde, avant de relever la tête vers lui toujours avec cet air amusé sur le visage. « Bizarrement je trouve quand même que ça me va rudement bien. Je crois que je vais pas pouvoir m'empêcher de prendre des photos ! »

Au moment où je dis cela, la lumière revint, me permettant ainsi de mieux voir ma dégaine avec ce blouson. Même Dwayne esquissa un sourire. « Alléluia ! » J'allais enfin pouvoir rentrer chez moi. Je vis l'inspecteur Marshall faire le tour pour ouvrir l'un des tiroir de son bureau, avant de me tendre un formulaire bel et bien sec. J'attrapai un stylo, que je réussis à faire marcher, avant de remplir nom prénoms, date et lieu de naissance (heureusement que je ne mentais pas sur mon âge à mes conquêtes dis donc !) avant d'apposer ma signature, et de tendre le papier au Lieutenant Marshall. J'étais toujours passablement trempée, c'est pourquoi lorsque je fis le geste d'ouvrir mon blouson le lieutenant Marshall se contenta juste de m'adresser un simple « Gardez le. Vous n'aurez qu'à le ramener, quelque chose me dit que vous allez passer pas mal de temps dans le coin prochainement. » Je le remerciai d'un geste de la tête. C'était plutôt gentil au fond. Je me levai, avant d'attraper mon sac trempé et de me diriger vers la porte. Pour finalement m'arrêter et me retourner quelques secondes. « Au plaisir de vous revoir, donc. » Avant de lui adresser un sourire entendu et de disparaître.

J'avais terriblement besoin de rentrer chez moi, et de fêter comme il se devait le fait que cette prise de sang soit passée...


SUJET TERMINE

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    « I’m gonna marry the dark »

    «I’m gonna marry the night, I won’t give up on my life. I’m a warrior queen, live passionately tonight. I’m gonna marry the dark, gonna make love to the stark. I’m gonna marry the night, I’m not gonna cry anymore. I’m gonna lace up my boots, throw on some leather and cruise. Down the streets that I love, in my fishnet gloves, I’m a sinner. Then I’ll go down to the bar, but I won’t cry anymore. I hold my whiskey up high, kiss the bartender twice. »

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I’ll never wake up without an overdose ♣ Dwayne S. Marshall

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