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Meets with a milk carton ♦ BOBBY&KAREN

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{Candidat à l'élection du rang le plus débile.

★ NOM DE L'AVATAR : Taylor Momsen
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MessageSujet: Meets with a milk carton ♦ BOBBY&KAREN Ven 8 Oct - 5:22

La route était glissante, où étais-ce une impression dû à la vitesse ? Je ne regardais même pas le tableau de bord, impossible donc de savoir à combien je roulais précisément. Mes yeux étaient baignés de larmes, mes mains étaient moites. Je m’accrochais au volant, abattue, désespérée, pleurant à chaudes larmes, me demandant ce que j’avais fait pour mériter ce qu’il m’arrivait. Mon pied appuyait sur la pédale d’accélération, j’avais perdu le sens de la vitesse, je ne pensais qu’a une chose : mon sort, je m’apitoyais sur ce dernier, seule, pleurant toutes les larmes de mon corps dans ma voiture. Soudain, un choc violent. Sans savoir ce qu’il se passait, je me retrouvais dans le noir complet. Il n’y avait plus rien, étais-ce la fin ? … « DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNG » Ce bruit me sortit brusquement de mon sommeil dans un horrible sursaut. Je me retrouvais assise sur mon lit, ma couette bordant le bas de mon corps, vêtue d’un simple t-shirt et d’un vieux bas, les cheveux détachés, en vrac, en sueur. Un cauchemar, mais pas n’importe quel cauchemar, un événement marquant du passé. Mon accident, ce soir où Bobby m’avait renversé, ce soir où j’avais pris ma voiture et que j’avais foncé sur la route, sans me soucier de la vitesse à laquelle je roulais. Ca avait failli m’être fatal. Ce jour là, la mort m’avait effleuré, mais j’avais réussi à passer entre les mailles du filet grâce à ma bonne étoile (qui semblait s’être éteinte depuis) Je posais une main sur mon front, ma respiration était rapide, mon cœur battait plus vite que la normale, je n’avais jamais fait ce cauchemar jusqu'à aujourd’hui. Je trouvais ça étrange. Pourquoi cette nuit là, ce souvenir était revenu ? Peut être le hasard. Je tournais mon regard vers mon réveil matin, il annonçait six heures du matin. Ce n’était pas l’heure à laquelle je me réveillais un dimanche mais de toutes évidences, il m’allait être impossible de me rendormir après le formidable rêve que je venais … de rêver. Un soupir de soulagement sortit de ma bouche et je me laissais tomber sur le dos, fixant le plafond, avant de quitter mon lit et de me diriger vers la cuisine, prendre mon petit-déjeuner.

Alors que je croquais mes Miel Pops a pleine cuillère, j’entendis le téléphone sonner, je jetais un coup d’œil à mon portable qui n’indiquait que six heure et quart. Qui pouvait bien appeler à cette heure ci ? Je fronçais les sourcils avant de me précipiter vers l’objet. Je pressais mon doigt contre le petit téléphone vert dessiné, ce qui démarra la conversation. « Karenchou ? C’est maman ! Je rentre plus tôt aujourd’hui et j’ai faim, tu fais les courses et tu me prépares une bonne quiche ? Je ne peux pas trop parler, j’ai beaucoup de boulot, a tout à l’heure, je t’aime ma pupuce » Je n’avais même pas eu le temps d’en placer une que ma maternelle avait coupé la communication. Je lâchais un juron en remettant le mobile à sa place. Je terminais mon petit-déjeuner avant de remonter dans ma chambre me préparer et regarder deux ou trois épisodes de séries avant d’aller faire les courses.

Finalement, j’avais passé toute la matinée les yeux collés à mon ordi, à regarder des épisodes de diverses séries. Depuis quelques temps, j’en avais fait mon passe temps, c’était même devenu mon favori. J’avais regardé ma montre et m’étais aperçus qu’il était plus de 4h puis je m’étais souvenu que ma mère voulait que je lui prépare une quiche. Étant donné que j’étais une quiche en cuisine, cette tâche n’allait pas être de tout repos. Je m’étais précipité dans mon armoire pour me dégotter des vêtements décents et sortables. Une fois cette tâche effectuée, je prenais le chemin du wal-mart.

Arrivée à l’endroit voulu, je jetais un coup d’œil a ma liste de courses et mémorisa les ingrédients dont j’avais besoin. Je soupirais, il y avait beaucoup d’ingrédients pour une simple quiche, mais bon, on ne faisait pas toujours ce que l’on voulait. Armé de mon cadi, je me mis à explorer les rayons à la recherche de lait. Arrivé dans le rayon concerné, je me mis à lever le nez en l’air pour trouver des briques de lait pour ma quiche. Malheureusement, comme si Dieu voulait me faire perdre mon temps, les briques que je cherchais se trouvaient dans une étagère trop haute, j’avais beau me mettre sur la pointe des talons, mes bras n’étaient pas assez long et effleuraient à peine l’emballage. Je tournais ma tête au bruit de pas vers moi. « Excusez moi, est que vous pourriez me … » Je m’arrêtais net en voyant Bobby Jenkins, l’homme qui avait failli m’ôtez la vie lors de l’accident. Mon cauchemar était un signe. Je rêvais de l’accident, et paf, je rencontre la cause dans le supermarché. Un sourire apparut sur mon visage, je ne m’attendais pas du tout à le voir ici. « Oh Bobby ! » Je remis une mèche de cheveux en place, quelque peu nerveuse, il me rendait nerveuse, ne me demandez pas pourquoi. « Quelle bonne surprise ! »
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MessageSujet: Re: Meets with a milk carton ♦ BOBBY&KAREN Mar 26 Oct - 3:30

J'étais sobre. Oui, incroyable, me direz-vous. Et je n'avais rien fumé de la journée, sans parler des drogues, que j'avais bannies depuis déjà plusieurs mois. Je me sentais donc propre, même si une part de moi mourrait d'envie de s'en griller une petite. Enfin, toujours est-il que j'étais d'une humeur potable, j'avais même cédé ma place à une personne âgée dans le bus, alors, pour une fois, je n'avais rien à me reprocher.
J'étais plus ou moins décidé à prendre un nouveau départ, et à vivre de façon plus saine – du moins, ce jour-là. Je me rendis donc au wal-mart pour faire le plein. En effet, ces jours-ci, la vue de mon taudis m'avait été trop insupportable, et j'avais préféré manger en-dehors d'Apple Street. Mais à raison d'un ou deux sandwiches par jour (fait à partir des réserves du restaurant où je travaillais), mon estomac avait vite crié famine.

Queen Victoria Avenue. Bien différente d'Apple Street. Je promenai distraitement mon regard sur les façades des maisons, songeant avec amertume que je n'aurais sans doute jamais la chance d'habiter dans l'une d'elles. Je secouai la tête pour me ressaisir : c'était une belle journée, pas question de déprimer. Je déambulai tranquillement dans les rayons du wal-mart, un peu honteux d'avoir des vêtements si sales parmi les citoyens bien habillés et le sol étincelant. Je n'avais aucune idée de ce que je pourrais acheter ; à vrai dire, je me sentais un peu perdu. Je n'avais jamais vraiment fait de course, me contentant d'acheter un truc ou deux dans une échoppe quand j'avais faim, et ne prenant pas la peine de cuisiner après une longue journée de travail au restaurant, où je n'avais pas une seconde à moi pour manger un bout de pain. De toute façon, même si j'avais eu le temps, mon patron m'aurait viré en moins de deux ; mes...affinités avec la drogue ne lui étaient pas inconnues, et le « junkie », comme il m'appelait, était à l'essai.

Parcourant les rayons des yeux avec envie, la faim me tiraillant l'estomac, j'aperçus une silhouette familière. Comment ne pas reconnaître cette longue chevelure blonde, ces membres fins et un peu maladroits, qui tentaient vainement d'attraper une brique de lait ?
Je m'approchai, et elle se tourna vers moi :

    KAREN _ Excusez-moi, est-ce que vous pourriez me… Elle ne m'avait apparemment pas reconnue. Je lui adressai un sourire amusé alors qu'elle me regardait et réalisait qui j'étais. Elle me sourit, et s'exclama : Oh Bobby ! Quelle bonne surprise ! Un léger éclat de rire s'échappa de mes lèvres, et j'attrapai une brique de lait sans aucune difficulté, avant de la lui donner.


    BOBBY_ Fallait manger de la soupe, Karen ! plaisantai-je. A vrai dire, je ne savais pas trop comment me comporter avec elle. Tout paraissait si simple en sa présence ! Elle disait ce qu'elle pensait, sans se poser de questions, et sa spontanéité était bien différente de celle de Feb' : elle n'était pas aussi crue, et ne me blessait jamais. Je me tus un bref instant, avant de demander, hésitant : Qu'est-ce que tu fais ici ? A peine les mots sortis de ma bouche, j'eus envie de me frapper. J'étais vraiment trop idiot. Je me morigénai *Qu'est-ce qu'elle fait dans un supermarché, à ton avis, imbécile ?* J'ajoutai donc à haute voix : Hum, j'imagine que tu fais juste tes courses... tu manques cruellement d'originalité. Tu vois, moi je suis à la recherche d'un gangster en fuite....


Je lui adressai un sourire éclatant. Cela faisait du bien, parfois, un peu d'auto-dérision. Avec Karen, je ne me posais pas vraiment de questions, je savais qu'elle ne me jugeait pas. Sa compagnie me remontait toujours le moral, et j'ignorais encore comment elle faisait pour m'apaiser à ce point. A seulement 17 ans, elle avait failli perdre la vie, et ce par ma faute ; et pourtant, elle me parlait comme à un ami, du jour même où elle avait rouvert les yeux après l'accident. Elle était soit très mature, soit très naïve, et, dans tous les cas, surprenante. Et, par moments, j'avais l'étrange impression de revoir Aileen à travers ses prunelles d'un bleu pur.

Mais il y avait quelque chose qui me dérangeait avec elle. C'était qu'à chaque fois que je passais du temps avec elle, je la comparais mentalement à Feb'. Comme si... comme si elles étaient sur un pied d'égalité. Bon sang, Karen avait 17 ans ! Comment est-ce que je pouvais la comparer à une femme de 28 ans, avec qui j'avais passé 4 ans de ma vie ? En fait, si je les comparais ainsi, c'était sans doute parce qu'elles étaient de parfaites opposées, le jour et la nuit. Surpris par mes propres pensées, j'ajoutai :

    BOBBY_ A vrai dire, j'aurais moi aussi besoin d'aide... je suis complètement paumé ici, je sais même pas où est le rayon viande ! Bon, ce n'était qu'en partie vrai, j'aurais très bien pu me débrouiller seul, mais je saisissais toutes les occasions de passer du temps en compagnie de Karen. Ça me détendait, et, d'une certaine façon, apprendre à mieux connaître celle que j'avais failli tuer me déculpabilisait un peu, sans que je sache trop pourquoi. En fait, j'éprouvais comme le besoin de la protéger, maintenant que j'avais failli lui ôter la vie à cause de ma stupidité renversante (c'est le cas de le dire). Je m'empressai d'ajouter : Enfin, si tu as le temps bien sûr !

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MessageSujet: Re: Meets with a milk carton ♦ BOBBY&KAREN Dim 31 Oct - 9:15

Bobby, bobby, bobby … je pourrais le détester, mais je ne peux pas. J’ai frôlé l’autre monde à cause de lui, j’ai failli perdre la vie, j’ai été dans le coma à cause de lui. J’avais tout à fait le droit d’éprouver une haine sans pareille, mais à quoi cela servirait t’il ? Ce qui était fait était fait, et ça m’apporterait quoi de le détester ? Rien, au contraire, j’aurais perdu l’occasion de rencontrer un homme super gentil qui me faisait me sentir bien. Et rien de tout ça ne se serait passé s’il n’était pas venu s’excuser une fois que j’étais sorti du coma. Et je le remerciais pour ça. Aujourd’hui, je le retrouvais ici, au supermarché, dans une tenue plus que … médiocre allons nous dire, limite sortable, mais je préférais garder cette remarque déplacée pour moi pour éviter de le mettre mal à l’aise. Je lui avais demandé de l’aide, en effet, la brique de lait que j’essayais d’atteindre était malheureusement trop haute pour moi, mais pas pour Bobby qui saisit cette dernier rien qu’en levant le bras et en me lançant un petit pic mignon sur ma « petite » taille : « Fallait manger de la soupe, Karen ! » Je me regardais en baissant la tête, on ne m’avait jamais dit que j’étais petite, j’étais dans la moyenne d’après mon dernier contrôle chez le médecin, c’était juste le pack de lait qui était trop haut. « hin hin ! » lançais-je en grimaçant à Bobby en faisant mine d’être vexée. Une question suivit ma remarque. « Qu'est-ce que tu fais ici ? » Eh bien, il était évident que je m’entrainais pour devenir la première femme … je séchais. Qu’est que l’on pouvait faire dans un supermarché, dans le rayon des laits, avec un panier dans la main ? Je m’apprêtais à répondre à mon ami quand ce dernier me coupa la parole. « Hum, j'imagine que tu fais juste tes courses... tu manques cruellement d'originalité. Tu vois, moi je suis à la recherche d'un gangster en fuite.... » Très très malin ce bobby. J’arquais les sourcils, rentrant dans son jeu. « Eh bien, dépêche toi de le choper, ne perd pas ton temps avec moi, il risquerait de t’échapper. »

Je n’avais pas vraiment le temps de discuter avec le jeune cuisinier, il ne fallait pas que j’oublie que j’avais une quiche à préparer pour ma mère qui rentrait plus tôt que prévu. Mais il me revint en tête ce vieux proverbe à l’origine inconnue de mes connaissances, le temps, c’est de l’argent. Je n’avais pas besoin d’argent, donc qu’importe le temps, je n’en avais au final rien à faire du temps qui courait. J’étais bien décidée à passer du temps avec mon ami, la quiche attendra. Ma capacité à changer d’avis aussi rapidement me surprenait, ce n’était pas la première fois que je faisais ce genre de raisonnement pour me convaincre de faire ou de ne pas faire quelque chose, comme si je cherchais à me convaincre, et c’est ce que je faisais. Justement à ce moment, mon regard se posa sur le brun qui s’avéra être cuisinier, il devait savoir faire une quiche, finalement, il tombait à pic –non pas qu’il tombait mal jusqu'à maintenant- « Bobby ! Je dois faire une quiche, ma mère rentre plus tôt que prévu, mais j’ai un problème … Je suis une quiche en cuisine, comment on en fait une, de quiche ? » Le jeu de mot que je venais de faire était tout simplement stupide. La quiche en cuisine qui devait en faire une, ah ah ah, hilarant. Je levais les yeux au ciel pour moi-même, me rendant compte une fois de plus que mon humour n’était pas le plus … drôle ? Puis fuck au peuple après tout, s’il n’aimait pas cet humour, qu’ils aillent se faire voir. BREF ! Nous n’étions pas là pour discuter des jeux de mots stupides que j’étais capable de sortir.

« A vrai dire, j'aurais moi aussi besoin d'aide... je suis complètement paumé ici, je sais même pas où est le rayon viande ! » Je regardais Bobby de travers, il ne venait jamais faire les courses dans ce supermarché ? Je fronçais légèrement les sourcils, riant. « Tu n’es jamais venu ici ? Tu fais tes courses où ? » Demandais-je curieusement, le sourire aux lèvres, dans l’incompréhension. « Enfin, si tu as le temps bien sûr ! » Comme je le disais plus haut, le temps ne me préoccupait pas plus que ça, je n’étais pas du genre à rendre service à qui que ce soit, même pas à ma mère, mais avec Bobby, je ne voyais pas ça comme un service qu’il me demandait, je ne savais pas comment je voyais ça, mais ce qui était sûr, c’est que je serais ravi de l’aider dans sa recherche du rayon viande. « Pas de soucis, la quiche attendra ! » conclus-je, le sourire aux lèvres, commençant à marcher vers le rayon que Bobby cherchait.
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