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Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE}

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MessageSujet: Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE} Mar 31 Aoû - 11:42



    Everywhere I turn I hurt someone, but there's nothing I can say to change the things I've done. Of all the things I've hid from you I can not hid the shame, and I pray someone something will come to take away the pain. There's no way out of this dark place, no hope, no future ; I know I can't be free but I can't see another way and I can't face another day ... Tell me where did i go wrong ? Everyone I love, they're all gone. I'd do everything so differently but I can't turn back the time, theres no shelter from the storm inside of me ...


    Dernière édition par Dwayne S. Marshall le Dim 7 Nov - 11:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE} Sam 4 Sep - 23:00

    Un jardin où elle pourrait y mettre une balançoire, un jardin où elle même pourrait venir y planter des fleurs ou même des légumes. Elle n'était pas une experte dans le jardinage, mais maintenant qu'elle en avait la possibilité, elle avait hâte de pouvoir essayer. Et puis l'autre bon point de cette charmante demeure, c'était sa très belle cuisine, bien agencée, ensoleillée dans la journée et très fonctionnel. Elle l'adorait. Si bien qu'elle avait été la première pièce dans laquelle elle avait travaillé. Prudence était décoratrice d'intérieur. Elle avait toujours aimé choisir des tissus, des meubles, des matières, des toiles pour donner une âme aux pièces qu'on lui confiait. Et là, dans SA maison, elle avait tout fait, de la cuisine, en passant par les chambres, jusqu'au garage et la cave. Et elle y avait trouvé du plaisir. Elle adorait cela, ce n'était pas pour rien qu'elle en avait fait son métier.

    Ce vendredi soir là, Prudence avait convié Dwayne pour le repas. Elle lui avait proposé de venir à la maison, après son boulot au commissariat. Cela faisait un bail qu'ils ne s'étaient pas vu, pour une soirée de ce genre. Et à vrai dire cela lui avait énormément manqué. Dwayne avait été très présent pour elle, après la mort de Dominic et pendant toute sa grossesse. Elle avait apprécié sa présence, et ils s'étaient rapprochés, au point où Prudence et lui étaient devenus très complices. Heureusement qu'il avait été là sinon elle ne savait pas ce qu'elle aurait fait. Et au fil du compte donc, même après le départ de Dwayne, elle avait ressenti le besoin de rester en contact avec lui. Mais ces dernières années, à cause du travail de son beau frère, ils avaient eu très peu l'occasion de se voir. Maintenant que Prudence vivait à New Heaven, elle avait bien l'intention de rattraper le temps perdu.

    Alors que Prudence préparait une fournée de brownies pour le dessert, Grace était entrain de jouer dans le jardin, devant la maison. Prudence préférait qu'elle joue dans celui de derrière la maison mais la petite fille avait insisté pour s'amuser devant la maison, afin de pouvoir apercevoir son oncle quand il arriverai dans la rue. Prudence avait accepté, mais elle lui avait demandé de ne pas s'éloigner. Et puis, Prudence jetait parfois un oeil par la fenêtre pour observer Grâce qui s'amusait avec ses poupées. Elle esquissait parfois un sourire en la voyant courir dans le jardin, sa poupée fétiche en main, faisant semblant de se trouver au milieu des fées et les petits lutins. Prudence mit ensuite le plat de brownies dans le four. Elle retira ensuite sa manique puis elle l'accrocha contre le mur, près du four. Elle laissa à présent faire la minuterie qui allait l'avertir à la fin de cuisson des gourmandises. Elle fit ensuite couler de l'eau et commença à faire la vaisselle. La jeune femme avait mit la radio et une musique entrainante envahissait la cuisine. Il n'y avait pas beaucoup de vaisselle, juste ce qu'elle avait utilisé pour faire les brownies.

    Dix minutes plus tard, Prudence avait fini la vaisselle, et une bonne odeur de chocolat avait envahit la cuisine, signe que les gâteaux étaient bientôt cuits. Elle jeta un œil à sa montre. Dwayne était une nouvelle fois en retard. Voilà une chose qui n'avait pas changé chez son beau frère. Elle esquissa un sourire, jetant un coup d'œil sur le jardin. Elle vit Grace qui avait fait une assemblée avec ses poupées. Décidément elle adorait avoir son auditoire. Une future prof? Ou une future avocate? Cette pensée fit sourire Prudence. Grace était concentrée en effet sur le discours qu'elle prononçait. Elle aimait jouer les professeurs pour ses petites fées qui ne connaissaient rien des dangers du grand jardin. Heureusement qu'elle était là pour les avertir et de leur dire de faire attention. Notamment à la tondeuse que le garçon Jenning passait tous les jeudis matin. C'est qu'elle avait beaucoup d'imagination la petite Grace Ledwhyn. Elle était si concentrée qu'elle n'aperçut pas tout de suite la voiture de son oncle Dwayne s'arrêter sur le bord du trottoir. C'est en entendant la portière qu'elle releva sa petite tête blonde aux cheveux tout bouclés. Elle esquissa un sourire en venant à la rencontre de son oncle adorée.

    Prudence les observa de la fenêtre de la cuisine. Elle esquissa un sourire en les voyant tous les deux. Un chien suivant Dwayne comme son ombre. Cela devait être le fameux Kenai dont elle avait entendu parler. Kenai était la ville d'origine des frères Marshall. La jeune femme quitta la cuisine et alla ouvrir la porte d'entrée. Elle se retrouva nez à nez avec Dwayne, Grace et Kenai. Cela lui faisait plaisir de retrouver Dwayne même si à chaque fois qu'elle le voyait, elle pensait à Dominic. C'était parfois douloureux mais elle ne pouvait pas se passer de la présence de son beau frère. Et puis, Dwayne était tellement différent de Dominic. C'était flagrant dès que le policier ouvrait la bouche. Elle prit les deux pizzas en main, laissant ensuite Dwayne s'occupait de Kenaï.


"Oui j'ai cru comprendre que le boulot te prenait beaucoup de temps."

    Elle savait en effet que Dwayne passait un peu trop sa vie à bosser, et pas assez à profiter. Elle le lui avait dit plusieurs fois. Puis elle demanda à Grace qui observait son oncle s'occuper de son chien.


"Mon cœur va te laver les mains stp avant de manger."

    La petite fille acquiesça et entra dans la maison et se dirigea vers la salle de bain du rez de chaussée pour se débarbouiller avant de manger de la bonne pizza. Prudence posa les cartons sur la table de la cuisine puis elle ajouta en revenant vers la porte d'entrée.


"Tu sais, tu pourrais le laisser à l'intérieur.
Cela ne me dérange pas.
Je suppose que tu l'as bien élevé et qu'il doit donc être sage comme une image."

    Elle esquissa un sourire puis elle caressa doucement la tête du chien. Il semblait très calme, et docile. Quand elle était gosse, elle avait toujours voulu avoir un chien. Mais ses parents n'avaient jamais voulu.
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MessageSujet: Re: Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE} Mer 8 Sep - 0:52

Sans rire, depuis combien de temps Dwayne n’avait-il pas quitté le boulot en sachant que quelqu’un l’attendait pour de bon ? Il ne savait plus … cela remontait à bien trop loin, à vrai dire même pendant sa dernière relation avec Alexia, qui avait pourtant duré presque six moi, il n’avait jamais eut cette sensation avec une quasi-certitude. Il y avait toujours cet arrière-goût de « elle me prend parce que je suis là, mais au fond si c’était pas le cas ça changerait vraiment quelque chose ? » lorsqu’il rejoignait la jeune femme, lorsqu’il la regardait … Attention il ne disait pas non plus que lui et Alexia n’avaient jamais réussi à s’entendre, s’ils étaient restés six mois ensemble c’était bien qu’ils s’étaient trouvés des points communs et qu’ils avaient envie de partager quelque chose à deux. Simplement malgré tous les efforts qu’avait fait Dwayne il n’avait pas réussi à se détacher du mensonge permanent dans lequel il vivait maintenant, et Alexia avait fini par en avoir assez de se heurter à quelqu’un qui ne parvenait pas à lui apporter la sincérité dont elle avait besoin. Peut-être qu’au fond, le fait de ne pouvoir plus être honnête avec personne était une punition pour ce qu’il avait fait à Miami …
Bref, tout ça pour en revenir au fait qu’il y avait un moment déjà que Dwayne n’avait pas eut le sentiment que seul son chien lui tenait fidèlement compagnie une fois qu’il avait quitté le commissariat de New Heaven.

    « Oui j’ai cru comprendre que le boulot te prenait beaucoup de temps. » Disons plutôt que c’était lui qui ne se laissait pas beaucoup de temps pour vivre ; Il y avait ceux qui vivaient de leur métier, et ceux qui avaient fait de leur métier un mode de vie. Dwayne se classait à n’en pas doute dans la seconde catégorie. « Malheureusement pour les pauvres flics que nous sommes, les criminels s’arrêtent rarement de courir sous prétexte qu’on a besoin de vacances. » Répondit-il simplement d’un air amusé, en guise de justification.

Cela dit Prue devait avoir l’habitude de ce genre de justifications foireuses, le fait que Dwayne ne vive pratiquement que pour son boulot ne datait pas d’hier. Depuis les trois ans qu’il était à New Heaven c’était le cas, et même avant ça depuis la mort de son frère il avait eut tendance à fuir un peu tout ce qui ressemblait à des relations allant plus loin qu’un collègue de bureau ou une demoiselle rencontrée dans un bar et repartie aussi vite qu’elle était arrivée le lendemain matin. Dire qu’il fut une époque où lui et son frère étaient de vrais boute-en-train … Il était loin ce temps là, et Dwayne ne doutait pas que plus jamais il ne serait capable de redevenir celui qu’il était lorsque son frère était encore en vie. C’était difficile à expliquer cette sensation, peut-être était-ce parce que ce n’était pas simplement son frère mais surtout son jumeau, sans doute même, mais après la mort de Dominic Dwayne avait véritablement eut l’impression que la moitié de ce qu’il était avait périt en même temps que son petit frère. Petit oui, Dwayne était né trois minutes avant Dominic, non mais.
Mais pour l’heure, Dwayne avait bien décidé de mettre son boulot entre parenthèses pour profiter de sa soirée avec sa famille. D’autant plus qu’en terme de famille, il n’était plus vraiment verni, n’ayant pas vu en chair et en os ses parents depuis le Thanksgiving de l’an dernier. Il discutait avec son père une à deux fois par semaines mais ce n’était pas comparable à le voir en vrai, quant à sa mère … Bon, ce n’était plus un secret pour Prue maintenant que les relations entre Dwayne & Mary Sullivan n’étaient plus au beau fixe. A vrai dire cela faisait plusieurs années qu’elles étaient au point mort et que le fils se refusait à faire le moindre effort qui tendrait vers une réconciliation. A tel point que lorsque sa mère était venue frapper à sa porte à l’improviste, il y a de cela une quinzaine de jours, il avait tout bonnement refusé de lui ouvrir et avait préféré faire le mort … Au point de débrancher son téléphone, de sortir par l’escalier de secours de son appartement et d’aller se cacher dans un bar où il ne mettait d’ordinaire jamais les pieds par principe, où il avait passé une soirée assez … inattendue. Oui, inattendue, c’était le moins que l’on puisse dire.

    « Mon cœur va te laver les mains s’il te plait avant de manger. » Tandis que la mère se saisissait des deux pizzas pour les apporter à la cuisine, la petite fille avait acquiescé d’un signe de tête avant de disparaitre vers la salle de bain du rez-de-chaussée pour se débarbouiller. « Tu sais, tu pourrais le laisser à l’intérieur. Cela ne me dérange pas. Je suppose que tu l’as bien élevé et qu’il doit donc être sage comme une image. » Revenant de la cuisine, Prue s’était approchée du chien et avait laissé ses doigts glisser le long du pelage de l’animal. « Oh il est docile c’est pas le problème. Simplement il tient pas en place quand il rencontre des nouvelles personnes, il a pas conscience de sa force quand il joue … Et puis il a un faible pour la pizza, alors vaut mieux qu’il reste là. »

Et là-dessus Dwayne ne pouvait nier sa responsabilité, puisqu’une pizza entière étant en général un peu trop pour lui il n’était pas rare qu’il donne le reste à Kenaï qui s’en régalait à chaque fois. Et puis, vu ce que chien et maitre courraient chaque matin, quelque soit la météo où l’humeur, ils pouvaient bien se nourrir de pizzas autant qu’il leur souhaitait, d’autant plus que Dwayne avait toujours eut un faible pour la nourriture italienne. Triste sort tout de même que celui de Dwayne, qui malgré ses talents indéniables de cuisinier se nourrissait plus souvent de surgelés ou de plats à emporter soit parce qu’il n’avait pas le courage de cuisiner pour sa seule personne, soit parce qu’il avait à peine le temps de préparer quelque chose de tout prêt lorsqu’il rentrait du boulot après avoir débordé d’une heure ou deux sur l’heure à laquelle il était censé terminer le boulot.

    « Mais Grace pourra revenir jouer un peu avec lui quand on sera sortit de table si elle veut. » Donnant une tape affectueuse sur l’encolure de l’animal, il suit ensuite Prue à l’intérieur de la maison. « Wah, t’as vraiment fait un travail de dingue dans cette maison … » Disant cela il avait jeté un coup d’œil circulaire à la pièce principale, qui n’avait définitivement plus rien à voir avec ce à quoi elle ressemblait lorsque Dwayne était venu l’aider pour son emménagement.

Sûr que ça avait mille fois plus de gueule que son appartement à lui, toujours tellement vide et sans touche de vie qu’on aurait pu croire que Dwayne emménageait à l’instant. La vérité c’était qu’il n’avait pas gardé beaucoup de souvenir de son passé, parce qu’il préférait essayer d’aller de l’avant mais surtout parce qu’en ayant changé d’identité il était plus prudent que son « ancien lui » se tienne un peu à l’écart de New Heaven. La plupart de ses affaires avaient suivi le réaménagement de ses parents dans leur maison en Alaska, et tout ce qui avait appartenu au jeune homme était maintenant entreposé dans son ancienne chambre. Tout ce qu’il avait gardé c’était une boite avec quelques photos de son adolescence, de son frère (puis s’étaient greffé les photos qu’il avait pu garder de l’époque « Olivia & Owen »), un collier qui avait appartenu à Leah, l’exemplaire de L’appel de la forêt de Jack London que lui avait offert son père lorsqu’il avait onze ans, ainsi que quelques babioles sans grande valeur autre que sentimentale. C’était ce que l’on appelait voyager léger, mais Dwayne n’était pas du genre à s’encombrer de millions de choses, et puis il avait déjà assez de mal comme ça faire le deuil de son passé sans en plus se le reprendre en pleine figure à chaque fois qu’il posait les yeux sur un objet qui s’y rapportait.

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MessageSujet: Re: Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE} Ven 10 Sep - 0:47

    Cela faisait du bien à Prudence de passer une soirée entre "adultes". D'ordinaire, elle passait les fins de journées, avec Grace, non pas qu'elle n'aimait pas sa fille, bien au contraire, mais elle avait parfois besoin de parler d'autres choses, que de fées, de gouaches et de dessins animés. Elle avait donc été contente de pouvoir compter sur la présence de son beau frère. Elle savait bien que ce dernier était très prit par son boulot. Il vivait pour travailler et non pas travailler pour vivre. Son métier était en lui et Prudy était certaine qu'elle faisait une très bonne action en invitant Dwayne pour le repas. Et puis cela lui faisait plaisir. Ils ne s'étaient pas retrouvés depuis un bail, et elle avait bien l'intention de profiter de ces moments. Tout comme Grace qui n'avait pas arrêté de poser des questions sur Dwayne, sur l'heure à laquelle il allait arriver, et s'il restait longtemps. Cela avait fait sourire Prudence. Grace n'avait pas vraiment d'hommes dans sa vie, à part son grand père qu'elle adorait. Grace n'avait plus son père et Prudence était certaine qu'une présence masculine lui manquait. Elle voyait bien le regard de sa fille parfois, quand elle était à la sortie de l'école, qui se fixait sur les parents de ses amis. Prudence savait bien qu'il lui manquait quelque chose, et malgré tout l'amour du monde qu'elle portait à sa fille, elle savait que ce manque sera toujours là. Donc, avoir Dwayne dans sa vie, de façon régulière rassurait la jeune maman. Et puis Dwayne devait sûrement avoir besoin d'un peu de douceur dans son petit monde de machos. Il ne devait pas avoir beaucoup de femmes dans son entourages, donc leurs présences devaient le changer un peu et puis si cela lui permettait de décrocher un peu de son boulot, qui le bouffait probablement trop.

    Prudence laissa Dwayne s'occuper de son chien Husky, Kenaï, et se dirigea vers la cuisine où elle posa les cartons contenant les pizzas sur la table. Elle avait déjà posé les couverts, les assiettes et elle avait même préparer une citronnade, avec de vrais quartier de citron qui flottaient à la surface. Elle revint vers Dwayne qui mettait la laisse à son chien. Elle n'était pas contre le fait que le chien vienne dans la maison. Elle adorait les animaux, chiens, chats, lapins, plus jeune elle aurait même créé un refuge si ces parents l'aurait autorisé. Malheureusement ces derniers étaient contre cette idée, soit disant parce que les animaux n'étaient pas propres. Prudence n'avait jamais insisté. Et à vrai dire, cela faisait un petit moment qu'elle pensait à adopter un animal, un chien ou un chat. Maintenant qu'elle avait emménagé dans cette maison, elle avait envie de donner un peu de bonheur à un animal abandonné. Et Grace serait surement très heureuse d'avoir un animal de compagnie.

    La jeune femme posa une main sur le pelage bicolore du chien. Il semblait très gentil et on avait envie de lui faire un énorme câlin. Aux mots de Dwayne, elle esquissa un sourire. Elle n'avait pas pensé à cela. Elle sourit et répondit, refermant la porte d'entrée derrière son beau frère:


" Je suppose que c'est grâce à toi qu'il adore la pizza.
On lui laissera une petite part si tu es d'accord.
Et compte sur Grace pour jouer avec lui.
Je crois même qu'elle aura du mal à le laisser repartir."

    Elle entra à nouveau dans la cuisine alors que Grace revenait. Elle se mit à table, visiblement affamé. Aux mots de Dwayne, Prudy esquissa un sourire et répondit, tout en le laissant s'asseoir à table.


"Merci.
C'est la première pièce que j'ai décoré."

    Grace regarda sa mère puis, tout en se servant un verre de citronnade, elle dit, de sa petite voix de fille.


" Moi aussi j'ai décoré.
C'est vrai oncle Dwayne, j'ai fais les placards du bas, maman m'a permit de mettre en peinture."

    La petite fille fit un énorme sourire à l'assemblée, contente et fière d'avoir travailler comme une grande. Elle avait bien travaillé et avait même finit les placards qu'elle avait à faire, sans se plaindre, sans trouver que c'était long ou quoique ce soit d'autre. Cela fit sourire Prudence qui ajouta:


"Oui c'est vrai mon cœur, tu as très bien travaillé."

    Prudence posa une main sur la tête de sa fille, qui était toujours prête à rendre service et encore plus quand il s'agissait de travailler avec ses petites mains. Puis elle lui donna une part de pizza.


"J'aime bien faire la peinture."

    Elle mangea un peu de sa part de pizza et Prudence ajouta:


"Oui et t'en mettre partout aussi XD"

    Grace fit la moue, toutefois amusée par la remarque de sa mère, avant de croquer à nouveau dans sa pizza. Prudence reporta son attention sur Dwayne qui était assis devant elle. C'est vrai que cela avait dû changer depuis son arrivée à New Heaven. Dwayne l'avait aidé à emménagé. La dernière fois qu'il était venu, il y avait encore plein de cartons un peu partout. Prudence servit les parts de pizza, tout en souhaitant un bon repas, puis elle demanda à son beau frère.


"Tu peux le dire si tu as besoin de deux décoratrices.
On te fera un sacré bon prix.
N'est-ce pas ma chérie?"

    Grace acquiesça. Elle était une petite fille et par conséquence, elle adorait toucher à tout, coller, percer, découper, laver, frotter, mettre en peinture, rempoter. Elle sourit et ajouta, en regardant son oncle:


"Oui, on est pas très chères Very Happy"

    Cela fit sourire Prudence qui croqua ensuite dans sa part de pizza. Parfois elle se demandait si Grace allait avoir cette passion elle aussi pour la décoration, les travaux d'intérieurs. Pour l'instant, elle voulait être vétérinaire. Mais finalement du moment qu'elle aimait ce qu'elle faisait, c'était le principal.
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MessageSujet: Re: Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE} Ven 17 Sep - 3:23

Ce qu’il aurait fallut à Dwayne en définitive pour qu’il se sorte enfin un peu du cercle vicieux que constituait son boulot, c’était quelqu’un pour l’attendre le soir chez lui. Quelqu’un qui lui donnerait envie de quitter le boulot à l’heure, qui lui ferait attendre la fin de la journée avec impatience … Mais ce n’était pas le cas, et par conséquent Dwayne n’avait aucune raison qui le poussait vraiment à vivre pour autre chose que son boulot. Mais il ne s’en plaignait pas, à vrai dire cela faisait déjà trois ans qu’il avait eut le temps d’apprendre à vivre ainsi et jusqu’à maintenant sa perspective de se faire petit en ville et de ne pas se faire remarquer marchait plutôt à merveille : Il n’avait pas de réelles affinités avec l’un des habitants de cette ville. Enfin, sans compter Prue bien entendu, il parlait des habitants qu’il avait côtoyés durant ces trois dernières années. Pour beaucoup il n’était qu’un flic parmi d’autres, pour certains il était celui qui avait abattu le tueur de mai voilà presque deux ans, mais pour aucuns il n’était quelqu’un de proche. Mais vu le peu d’efforts que le jeune flic fournissait à ce sujet, on pouvait facilement le soupçonner de le faire exprès. Peut-être était-ce parce qu’il avait ruiné la vie d’Olivia et du frère de cette dernière qu’il se conduisait ainsi … Dwayne était tout à fait le genre à se punir lui-même pour quelque chose qu’il avait fait et qu’il ne réussissait pas à se pardonner. Et justement, ce qu’il avait fait à Olivia il ne pensait pas se le pardonner un jour, parce que ce n’était tout simplement pas excusable et qu’il n’avait pas de circonstances atténuantes.
Mais pour l’heure, le jeune homme avait estimé mériter tout de même une soirée de répit, et la compagnie de Prudence et de sa fille était tout à fait le genre de chose auquel il ne savait pas résister. Même s’il était maussade, même s’il avait passé une sale journée, il n’y avait aucunes chances qu’une visite chez sa belle-sœur et sa nièce ne réussisse pas à le dérider un peu. Parce qu’elles faisaient partie de sa famille et qu’il n’y avait rien de plus important au monde pour Dwayne que sa famille, et que ses origines. D’ailleurs, sitôt avait-il croisé le sourire ravageur de sa nièce, et celui bienveillant de Prue, qu’il en avait presque oublié les tracas qui avait pu le suivre toute la journée. Enfin, il ne les avait pas vraiment oublié, disons qu’ils s’étaient fait tout petit dans un coin de sa tête et que pour l’heure ils semblaient moins insurmontables que plus tôt dans la matinée.

Habitué à ce Dwayne le laisse seul quelque part (au commissariat il restait en général dans le bureau de Dwayne, sauf lorsque son flair était une nécessité sur le terrain), Kenaï n’avait pas bronché lorsque son maitre l’avait attaché dehors. Il savait que le jeune homme n’était jamais très loin, et il savait faire la différence entre un « j’te laisse une heure ou deux » et un « j’te laisse quelques jours » … D’ailleurs, Dwayne essayait autant que possible de ne pas laisser l’animal seul plusieurs jours trop souvent. Enfin seul, Miss Backers se faisait toujours un plaisir de le garder mais Dwayne n’avait pas envie d’accabler la charmante retraitée, et en plus de ça il n’aimait pas rester plusieurs jours loin de son animal … Tant et si bien que lorsque Dwayne revenait de ses déplacements à New-York, maitre et chien se faisaient autant l’un que l’autre une joie de se retrouver.

    « Je suppose que c’est grâce à toi qu’il adore la pizza. On lui laissera une petite part si tu es d’accord. » A vrai dire c’était quelque chose que Dwayne avait lui-même pris l’habitude de faire lorsqu’il était seul chez lui avec l’animal. « Si tu cherches à t’attirer les faveurs de cet animal, tu es sur la bonne voie xD » Bah oui, parce que Kenaï avait tendance à être guidé par son estomac quand il s’y mettait … Mais bon, la gourmandise on se demande vraiment de qui il peut bien l’avoir hérité. N’est-ce pas. « Et compte sur Grace pour jouer avec lui. Je crois même qu’elle aura du mal à le laisser repartir. » Il semblerait donc que Dwayne ait tout intérêt à ramener Kenaï les prochaines fois qu’il viendrait, s’il ne voulait pas s’attirer les foudres de sa nièce. « Va bien falloir pourtant, j’ai besoin de mon chien pour me tenir compagnie, j’ai pas la plus jolie des mamans pour venir me souhaiter bonne nuit le soir, moi. » Répondit-il d’un air amusé en lançant un clin d’œil à Grace, qui venait de les rejoindre.

L’intérieur de la maison ressemblait à ces catalogues de déco’ qu’on trouvait parfois dans sa boite aux lettres. Le genre d’intérieur qui rendait toujours super bien sur le papier, mais que vous n’arriviez jamais à avoir pour de bon chez vous, parce que tout vous semblait moins clair, moins précis et moins ordonné dans votre propre maison. Mais ici ce n’était pas le cas, tout était aussi beau que sur un prospectus pour vanter les mérites des nouveaux membres Ikea ; Mais bon, Prudence était une professionnelle aussi, elle connaissait son métier et il serait idiot de ne pas le mettre à profit dans sa propre maison. Voilà pourquoi le jeune homme n’avait pu s’empêcher de faire remarquer à la jeune femme le travail sympathique qu’elle avait accompli.

    « Merci. C’est la première pièce que j’ai décoré. » Tandis qu’ils se mettaient à table, Grace ne laissa pas à Dwayne le loisir de répondre puisqu’elle enchaina directement après sa mère « Moi aussi j’ai décoré. C’est vrai oncle Dwayne, j’ai fais les placards du bas, maman m’a permit de les mettre en peinture. » Pointant du doigt les deux portes de placard qui étaient son œuvre, elle avait jeté du même coup à sa mère et son oncle un regard remplit de fierté et d’espièglerie. « Oui c’est vrai mon cœur, tu as très bien travaillé. » Découpant la pizza en parts égales, avant d’en servir une dans l’assiette que Prue lui tendait, celle de Grace, Dwayne ajouta à son tour « J’vais bientôt pouvoir t’embaucher pour repeindre les murs de mon appartement alors. » Il avait tendu l’assiette de Prue, avant de terminer par la sienne. « J’aime bien faire la peinture. » Un truc de famille sans doute, la petite fille tenait indéniablement ça de sa mère ; Pas de son père en tout cas c’était certain, Dominic n’avait jamais été quelqu’un d’une très grande patience, et la peinture ce n’était définitivement pas une activité à proposer à quelqu’un qui n’avait aucune patience. « Oui, et t’en mettre partout aussi XD » La moue boudeuse de Grace était une réponse à elle toute seule, aussi Prue enchaina-t-elle à l’attention de Dwayne « Tu peux le dire si tu as besoin de deux décoratrices, on te fera un sacré bon prix. N’est-ce pas ma chérie ? » Mordant avec appétit dans sa part de pizza, la petite fille avait d’abord secoué la tête en signe d’approbation, avant de rajouter « Oui, on n’est pas très chères =) » Amusé par la motivation le jeune homme répondit dans un sourire « Dans ce cas là va falloir que j’y réfléchisse sérieusement alors. Mais … Soyez quand même conscientes qu’il est hors de question de repeindre mon appartement en rose (a) »

Plus sérieusement, quand on voyait le manque de soin qu’avait apporté Dwayne à l’intérieur de son appartement depuis les trois ans qu’il y vivait, on pouvait aussi comprendre qu’il préfère passer des plombes à son bureau plutôt que chez lui. D’un autre côté il avait passé tellement à se voiler la face et surtout à se dire qu’il ne réussirait pas à supporter New Heaven indéfiniment, qu’il avait trouvé toute une panoplie d’excuses au fait de ne pas encore s’être réellement installé dans son appartement. Installé dans le sens où il y avait fait sa place, et lui avait donné une touche de vie … Mais non, lui se contentait d’occuper l’appartement comme s’il s’était agi de la chambre d’un motel, où les seules touches de vie étaient la vaisselle sale dans l’évier ou bien la gamelle du chien dans un coin de la cuisine. Cela dit, après avoir passé trois ans à craindre que sa nouvelle identité ne tombe à l’eau sans que cela n’arrive finalement, et surtout maintenant que Prue et sa fille s’étaient installées en ville, il serait peut-être temps pour lui d’admettre qu’il allait habiter dans cet appartement pour un bout de temps encore, et qu’il était inutile de se comporter comme s’il pouvait quitter New Heaven à tout moment. Parce que bien entendu, si Dwayne restait à New Heaven c’était dans son appartement actuel et pas ailleurs, vivre à Ministry Lane ou Baron’s Filed, très peu pour lui … Certes ces quartiers étaient à n’en pas douter plus agréables à vivre et mieux fréquentés qu’Apple Street, mais Apple Street avait l’avantage de lui rappeler – un peu – Chicago …


HJ ; j'suis vraiment désolée c'est pas terrible, j'fais pas avancer vraiment le sujet =/
J'me rattraperai au prochain post promis silent

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Dernière édition par Dwayne S. Marshall le Jeu 30 Sep - 10:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE} Jeu 23 Sep - 5:37

    Prudence avait la chance d'avoir pû concilier ses études, puis ensuite son travail, avec son rôle de maman à plein temps. Même si elle a été aidé dans les premiers mois de sa grossesse, elle essayait toujours de donner un maximum d'attention à Grace. Elle n'avait pas eu la chance, ni le bonheur d'avoir une vraie famille. Petite, elle a souvent été toute seule, laissé à elle même, sans le moindre intérêt. Elle avait fini par s'y faire, mais elle n'oubliait pas la sensation terrible d'abandon qui l'avait suivit de nombreuses années. Avec Grace, elle ne voulait surtout pas connaitre ce genre d'ambiance. Elle voulait que sa fille ne manque jamais d'amour, qu'elle a toujours tout ce qu'elle voulait, et qu'elle ne doute pas un seul instant, qu'elle était aimé et que Prudence ferait tout pour elle. Elle tenait à son rôle de mère et elle le faisait toujours passé avant son boulot, quitte à devoir bosser tard à la maison, sur des dossiers en retard. Prudence devait également remplacé Dominic qui n'était pas là, et à vrai dire ce n'était pas tous les jours facile. Elle devait savoir punir quand cela était nécessaire, même si elle en avait parfois le cœur brisé. Elle savait que c'était pour le bien de Grace, que celle-ci devait avoir des limites, et savoir que certaines règles devaient être respectés. Malgré tout, leurs petites disputes mère-fille ne duraient jamais bien longtemps. Et elles oubliaient toutes les deux devant un gros bol de glace à la vanille. Prudence et Grace s'entendaient bien. Elles avaient une réelle complicité et il était en fait rare que leurs disputes durent longtemps.
    La jeune décoratrice avait donc décidé de passer la plupart de son temps libre avec sa fille, normal non? Elle n'était pas du genre de femme à négliger son enfant, juste pour le boulot. Prudence avait envie d'avoir des moments de complicité avec Grace, partageait des moments avec sa fille, comme son premier mot, ses premiers pas, ses premiers sourires, son premier jour d'école, sa première peine, sa première balade à tricycle. Elle n'avait pas l'intention de bosser plus, parce qu'elle ne voulait pas négliger sa fille qui avait encore besoin d'elle. Et puis, elle avait de la chance à pouvoir arranger son emploi du temps comme elle le souhaitait. Et elle ne s'en était pas gênée. Alors elle pouvait profiter de sa princesse comme elle le voulait, sans faire peser le travail dans leurs relations. Cela n'avait pas toujours été le cas, elle ne pouvait pas toujours s'arranger comme elle le voulait. Quand elle était à la fac par exemple, elle avait eu beaucoup de mal à concilier son rôle de maman et celui d'étudiante. Elle devait jongler entre ses cours et Grace qui n'avait même pas deux ans. Cela avait été très dur et à un moment elle avait même pensé arrêter ses études. Mais son optimisme avait reprit le dessus et elle avait décidé de se battre et d'avoir ce sacré bout de papier. Et elle avait bien fait, parce qu'elle avait été diplômé dans les premiers. Et c'est grâce à ses très bons résultats, qu'elle avait si vite un employeur. Il faut dire que Prudence adorait son boulot et qu'elle y mettait toujours son maximum. Elle avait eu plusieurs prix tout au long de ses études, et elle n'avait pas eu de peine à trouver des employeurs pour des stages de fin de cycle. Bref, Prudence avait donc la chance de pouvoir concilier son boulot et sa petite princesse. Et elle en profitait.

    Ce soir là, Dwayne partageait le repas du soir. Enfin repas, c'était vite dit. Il s'agissait en fait de deux bonnes pizzas qu'il avait prit à la pizzéria du coin. Elle savait qu'elle ne devait pas compter sur lui pour une cuisine gastronomique. Même si elle se souvenait qu'il lui avait préparé un soir, un super petit repas, alors qu'elle était enceinte d'un peu plus de sept mois. Ahlalaaa cela remonte déjà à un bail. Et Prudence doutait un peu que Dwayne se soit dernièrement mit à la cuisine. Non pas qu'il n'aimait pas cela. Elle était certaine qu'il aimait faire la cuisine, mais c'était juste que son emploi du temps ne le lui permettait pas. Dommage, elle aurait bien aimé re-gouter à ce rôti aux légumes. Ils étaient donc tous les trois, autour de la table, entrain de déguster la pizza encore toute chaude. La conversation avait débuté sur la déco et forcement elle avait dévié sur une proposition de relooking maison. Bon, Prudence et Grace n'avaient pas les moyens des Maçons de l'Extrême, mais elles se débrouillaient plutôt bien. Et puis comme le disait si gentillement Grace, Dwayne pourra s'arranger pour payer en plusieurs fois s'il a besoin. A la réponse de Dwayne, Grace l'observa, finissant sa part de pizza. Elle avait un peu de tomate autour de la bouche. Elle demanda ensuite:


" C'est beau le rose tonton, et comme sa j'aurais une chambre chez toi. Comme la mienne. Tu veux?"

    Prudence jeta un oeil à Grace puis à Dwayne. Elle ne s'attendait pas à ces paroles et cela la déstabilisa un instant. L'imaginait chez Dwayne, dans SA chambre, rendait à nouveau les choses difficiles. Elle versa un peu d'eau dans le verre de Grace et répondit:


" Grace ne précipite pas les choses mon coeur. On vient d'emmenager."

    Le repas se déroula ensuite dans la bonne humeur. Grace raconta en long et en large tout ce qui s'était passé pendant sa journée. De son réveil, à la fin des cours, en passant par les courses qu'elle avait fait avec sa mère, et les gâteaux qu'elles avaient fait ensemble et dont elle avait goûté la pâte. Grace était une gourmande, encore plus que sa mère, et même Dominic. Cela faisait sourire sa mère, qui s'étonnait toujours à quel point elle pouvait engloutir. A la fin du repas, après avoir débarrassé la table, Grace demanda à Dwayne:


"Je peux aller jouer avec Kenaï?"

    Elle leva ses grands yeux bleus sur son oncle, attendant sa réponse. Prudence qui mettait la vaisselle dans la machine, jeta un oeil à Dwayne. Il devait s'habituer à ce petit jeu de charme de sa petite nièce. Elle avait toujours ce qu'elle voulait de cette façon.


"Stp tonton..."

    Prudence se mit à sourire puis elle regarda sa fille. Cela faisait du bien à Prudence d'avoir Dwayne. Il lui avait manqué et il avait manqué à Grace, qui avait besoin d'une présence masculine à ses côtés.
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MessageSujet: Re: Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE} Sam 2 Oct - 14:09

Souvent – trop souvent même – Dwayne se demandait à quoi pouvait bien rimer la façon dont s’étaient déroulées les choses. En ce qui concernait l’accident que lui et son frère avaient eut il y a plus de six ans maintenant. Dwayne, tout comme Dominic d’ailleurs, avait toujours cru au destin, à cette sorte de fatalité selon laquelle rien n’arrive jamais par hasard et chaque évènement a toujours un impact nécessaire et positif sur le futur. Et justement cette fois là il n’avait pas compris, il n’avait vu où était la raison valable dans le fait de rester en vie là où son frère n’avait lui pas eut cette chance … A l’époque Dominic avait tout ce qu’on aurait pu rêver d’avoir : une femme qui l’aimait et qu’il était sur le point d’épouser, le métier dont il rêvait – pompier, Dom’ avait toujours voulu être pompier – depuis qu’il était tout petit, et en plus de ça il aurait été père quelques mois plus tard (enfin, il ne le savait pas à sa mort, mais ce stupide destin lui devait le savoir parfaitement). Et c’était lui qui avait perdu la vie à la place de Dwayne ? Dwayne qui ne vivait que pour son boulot et se satisfaisait d’histoires sans lendemain sans chercher à faire le moindre effort depuis que Leah était morte ? Ce n’était même pas stupide, c’était purement et carrément injuste, et si tenté qu’on puisse en vouloir au destin alors dans ce cas là Dwayne ne lui avait jamais pardonné cela. Et qu’on soit clair, Dwayne s’était peut-être enfin entré dans le crâne que son frère ne reviendrait pas et qu’il allait bien falloir apprendre à vivre sans lui désormais, mais cela ne voulait en aucun cas dire qu’il n’aurait pas toujours l’impression que quelque chose manquait pour que sa vie soit totalement complète … Parce que c’était ce qu’ils avaient toujours été tous les deux, la pièce manquante de l’autre, et tel un puzzle auquel il manque une pièce le résultat final a beau sembler ne pas être trop altéré par ce manque cela n’empêchait pas que ce manque existait bel et bien lorsqu’on y regardait de plus près.
Il lui était déjà arrivé à de nombreuses reprises de se demander ce que pouvait ressentir Grace vis-à-vis de son père … Comment considérait-elle Dominic du fait de ne le connaitre que par ce que Prue, Dwayne et ses grands-parents lui racontaient à son sujet ? Est-ce qu’il lui manquait de la même façon que pour ceux qui l’avaient connu ? Ou bien n’était-il bien malgré elle dans son esprit de petite fille rien de plus qu’une image sur papier photo, une image qu’elle pourrait appeler « papa » autant de fois qu’elle le voulait tout en sachant que jamais il ne lui répondrait ? Il était difficile pour Dwayne de se mettre dans l’esprit de la petite fille, les évènements avaient une valeur tellement différente suivant la façon dont on les vivait ou dont on les entendait.

    « C’est beau le rose tonton, et comme ça j’aurai une chambre chez toi. Comme la mienne. Tu veux ? » Si seulement Grace n’avait ne serait-ce qu’entre-aperçu la dégaine de l’immeuble de Dwayne, sûr que cette idée ne lui aurait même pas traversé l’esprit. Et puis là n’était pas la question de toute façon. Lançant un regard insistant à Prue il la laisse répondre la première « Grace ne précipite pas les choses mon cœur. On vient d’emménager. » avant d’ajouter à son tour « Ta mère a raison Luciole, on verra ça plus tard. » Il ne savait plus comment c’était venu la première fois, mais Dwayne appelait sa nièce par ce surnom depuis qu’elle était un bébé, pratiquement.

A vrai dire sa réponse laissée plus ou moins en suspend tendait plus vers un non que vers un oui. Pas qu’il n’aimait pas avoir Grace avec lui, non là-dessus il n’y avait aucun doute à avoir le jeune homme était limite gâteux devant sa nièce, seulement soyons un peu clair l’immeuble dans lequel il vivait était plus ou moins un taudis (beaucoup plus que moins) et si même Prue n’y avait encore jamais mis les pieds c’était bien qu’il y avait une raison. Pour lui c’était suffisant, même mal fréquenté son immeuble et le quartier d’Apple Street ne dépareillaient pas avec l’homme qu’était Dwayne … Et puis, on passait beaucoup plus inaperçu dans un quartier comme celui-ci où le maitre mot était « mêle-toi de tes affaires, et des tiennes uniquement » plutôt qu’à Ministry Lane ou Baron’s Fields où le moindre de vos voisins était curieux et indiscret. Et Dwayne préférait mille fois passer inaperçu, ce n’était une nouveauté ni un secret pour personne. En plus de ça, Dwayne gardait son arme de service à son appartement lorsqu’il ne travaillait pas, et l’idée de Grace dans le même appartement que son flingue … Non, ce n’était juste pas envisageable un seul instant.

Le reste du repas se passa sans encombres, Dwayne profitant seulement du fait de passer sa soirée seul, et même mieux de la passer en compagnie de personnes chères à son cœur, chose qui devenait bien trop rare même pour quelqu’un d’aussi solitaire que lui. A vrai dire c’était surtout Grace qui monopolisait la conversation, mais cela ne gênait pas Dwayne outre mesure, il avait passé tellement de soirées seul dans son appartement à se demander quand au juste il pourrait à nouveau entendre Prue et Grace autrement qu’au bout d’un combiné de téléphone que maintenant que c’était enfin le cas il n’était pas prêt de s’en lasser. Les adolescents étaient tous les mêmes, rarement conscient de la chance qu’ils avaient là vis-à-vis de ce qui se trouvait devant eux et qu’ils ne voyaient même plus tellement cela leur paraissait normal … Dwayne n’avait pas échappé à la règle lui non plus, il avait deux parents qui l’aimaient, il avait Dominic, il avait Leah, et il avait fini par s’y habituer, à ne plus mesurer la chance que cela pouvait être lorsque certains n’avaient personne. Et puis il avait perdu tout à tour Leah puis Dominic, et cette fois-ci il avait compris la chance qu’il avait eut auparavant … Aussi maintenant profitait-il toujours autant que possible des moments passés avec ceux qui comptaient à ses yeux, pour ne pas regretter ensuite si les choses devaient s’arrêter brusquement. On pouvait penser que c’était être pessimiste, mais pour Dwayne il s’agissait juste de profiter au mieux dans la mesure où personne ne pouvait prédire ce qui se passerait le lendemain.
Après qu’ils aient tous trois terminé de manger et fait honneur aux pâtisseries préparées par Prudence plus tôt dans la journée, ils avaient débarrassé la table. Attendant de toute évidence avec impatience le moment où elle serait sortie de table, Grace s’était empressée de se tourner vers son oncle pour lui demander quelque chose, le tout en la regardant avec ses yeux de gamine faussement angélique mais qui savait qu’avec un sourire son oncle ne lui refuserait pratiquement rien

    « J’peux aller jouer avec Kenaï ? » Faisant mine de réfléchir quelques instants, Dwayne répondit d’un air faussement hésitant « Je sais pas, laisse moi y réfléchir … » Faisant la moue, la demoiselle avait planté ses grands yeux bleus – le même bleu que ceux de son oncle, mais de son père surtout – dans ceux de Dwayne et ajouté « S’il te plait tonton … » Comment résister à un regard pareil ? « Allez va ! Mais attends-nous pour le détacher. » Et tandis que la demoiselle se précipitait déjà vers la porte en s’égosillant dans un « Chouette ! Merci ! » qui arracha un sourire au jeune homme, ce dernier se retourna vers Prudence et ajouta « Cette petite ira loin dans la vie, elle ferait céder n’importe qui rien qu’en le regardant avec son regard suppliant ! »

Une fois le lave-vaisselle mis en marche Prue et Dwayne avaient à leur tour quitté la cuisine pour rejoindre Grace, qui assise sur les marches du perron semblait déjà inséparable de l’animal, qui d’un calme olympien se laisser caresser sans broncher. Cela dit Kenaï avait son caractère bien à lui aussi Dwayne préférait-il rester dans le coin pour surveiller … Et puis de toute façon c’était une règle élémentaire lorsque l’on possédait un animal, on ne laissait jamais un enfant et un animal seuls sans surveillance. Ne serait-ce que parce que le geste maladroit d’un enfant pouvait être mal interprété par le chien, ou bien parce qu’en jouant l’animal n’aurait plus conscience de sa force.
Après avoir détaché l’animal, Dwayne s’était installé avec Prue sur l’un des fauteuils en osier du porche. C’était un début de soirée agréable, où bien que la température ai déjà baissé depuis le moment où il était arrivé il faisait encore bon prendre l’air. Par ailleurs Ministry Lane était un quartier tranquille, et on y était pas comme à Apple Street assailli en permanence par les bruits de voitures, de klaxons ou de prises de têtes entre deux personnes, pour qui s’engueuler sous vos fenêtres ne semblait pas être un problème ; Bref, profiter un peu de la tranquillité du quartier ne faisait pas de mal à Dwayne, de temps en temps.

    « J’en reviens pas qu’elle ait autant grandi depuis la dernière fois … » avait-il dit à l’adresse de Prue, tout en gardant un œil sur Grace et Kenaï qui s’amusaient maintenant dans l’herbe devant la maison. « Le temps passe vraiment trop vite. Parfois. » Surtout qu’avec toutes ces histoires de couverture, de protection de témoin et tout ce qui s’en suivait, Dwayne était resté plusieurs mois sans ne voir pour de bon ni ses parents, ni Prue et sa fille. Le prix à payer pour avoir voulu jouer les héros. « Ça m’avait manqué de pouvoir voir personne, toi, Grace, mon père … »

Et sa mère ? Un peu au fond, mais il ne se l’avouerait jamais. Il avait beau savoir que quoi qu’il arrive elle resterait toujours sa mère et qu’il ne pourrait jamais la détester malgré toute la distance qu’il avait volontairement mit entre eux, il savait aussi qu’il ne se sentait pas prêt à passer l’éponge. Dwayne n’était pas le plus rancunier des hommes mais il y avait certains choses qu’il ne pouvait pardonner, et les propos qu’avaient eut sa mère en faisait partie, entre autres choses.

____________


Everywhere I turn I hurt someone, but there's nothing I can say to change the things I've done. Of all the things I've hid from you I can not hid the shame, and I pray someone something will come to take away the pain. There's no way out of this dark place, no hope, no future ; I know I can't be free but I can't see another way and I can't face another day ... Tell me where did i go wrong ? Everyone I love, they're all gone. I'd do everything so differently but I can't turn back the time, theres no shelter from the storm inside of me ...
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MessageSujet: Re: Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE} Mar 26 Oct - 4:44

    Combien de fois Prudence s'était demandé comment les choses auraient évoluées si Dominic n'était pas mort lors de cette dramatique randonnée? Des tas de fois, trop vraiment pour pouvoir les compter, c'est ce qu'elle se disait quand elle posait ses yeux bleus sur la photographie de son fiancé. Parfois il lui arrivait de lui parler, de lui raconter sa journée, de lui poser des questions sur un peu tout et rien, bien qu'elle savait que plus jamais elle n'entendra sa voix, et son rire à ses oreilles. Elle tenait à garder cette espèce de fil rouge entre eux, celui qui lui permettait de croire que Dominic n'était pas vraiment parti et qu'il était là, près d'elle, chaque jour de sa vie. Qu'il était là et qu'il les surveillait, leur fille et elle. On pouvait même dire que parfois elle avait l'impression qu'il était réellement là. Au détour d'un couloir de la maison ou le matin quand elle se levait, elle avait l'impression de sentir son parfum, de sentir une présence. Peut-être que c'était totalement une divagation de son esprit, qu'elle se faisait des idées. Mais elle, elle voulait y croire, parce qu'elle ne pouvait pas se dire que Dominic l'avait réellement abandonné alors qu'elle avait encore terriblement besoin de lui. Et parce qu'il avait toujours été courageux, toujours tourné vers les autres. Ce n'était pas pour rien qu'il avait choisi d'être sapeur-pompier, de vouer une partie de sa vie aux autres. Et c'était de cet homme qu'elle était tombée amoureuse. Alors sincèrement, elle ne pouvait pas penser qu'il l'avait réellement abandonné. Son corps n'était peut être plus là, mais son esprit était toujours présent, avec Grace, avec elle. Elle avait fini par accepter sa mort même si cela était difficile, les premiers jours, les premiers mois puisqu'elle était enceinte et qu'elle avait besoin de Dominic, qu'elle ne voulait pas affronter cette étape de sa vie, seule, sans l'homme qu'elle aime. Et parce qu'il lui manquait chaque jour, et que son absence était cruelle. Mais peu à peu, elle avait fini par aller de l'avant, parce qu'elle n'était plus seule, parce qu'elle avait Grace, qu'elle pouvait compter sur ses beaux parents, et aussi sur Dwayne. Elle savait que Dominic n'aurait pas voulu qu'elle soit triste et qu'elle arrête de vivre alors que lui, n'avait pas pû vivre davantage. Alors Prudence n'avait pas voulu être égoiste. Elle avait continué à avancer même si parfois, certains jours sont beaucoup plus difficiles que d'autres. Mais elle était toujours debout, et il n'y avait que cette saleté de maladie qui arrivait en ce moment, à la freiner et à lui faire perdre parfois son beau sourire.

    Elle se trouvait donc avec Dwayne. Ils avaient prit place sur des fauteuils en osier qui ornaient le porche. Prudence avait fait du thé et des tasses fumantes étaient posées devant eux, sur une petite table en osier. Il faisait encore bon, bien que le soleil était sur le point de se coucher, et laissait derrière lui, dans le ciel, une teinte rouge-orangée. Prudence jeta un œil à Grace qui jouait avec Kenaï. Aux mots de Dwayne, elle jeta un oeil sur sa fille qui courait dans l'herbe.

    « Je m'étonne moi même à quel point elle pousse. J'ai l'impression que c'était hier qu'elle faisait ses premiers pas. »

    Elle se souvenait très bien de ce jour là. Prudy était entrain de réviser pour un partiel de droit et elle avait laissé Grace sur son tapis de jeu près de la table où elle s'était installée. Cela faisait quelques temps déjà que la petite se cramponnait à tout ce qu'elle trouvait, canapé, chaise, table, mur. Elle se mettait plus facilement debout et tentait avec beaucoup de mal de mettre un pieds devant l'autre. En général, elle retombait sur son popotin et elle passait rapidement à autre chose, préférant s'amuser avec ses cubes, ses oursons au lieu de faire des efforts sans résultat. Prudence portait parfois son regard sur Grace puis reprenait ses révisions. Puis elle l'avait entendit babiller avec entrain et quand elle avait relevé ses yeux, la mini miss se tenait sur ses deux jambes sans aucun appui, observant sa maman comme pour lui montrer tout l'effort qu'elle venait de faire. Le coeur de Prudence avait bondi dans sa poitrine. Elle ne voulait pas interrompre Grace et la laissa faire, l'encourageant. Et c'est là que la petite a commencé à avancé, d'abords un pieds puis après une pause, le second. Prudence s'était levée de table et s'était mise devant elle pour l'encourager à continuer. Grace avait sourit et après une inspiration elle s'était élancée, rassemblant tout son courage pour faire ces deux petits mètres qui la séparait de sa maman. Arrivée au bout de sa course, Prudence l'avait prise dans ses bras et l'avait fait tourner autour d'elle, lui faisant plein de papouilles alors que Grace se tordait de rire. Prudence se souvenait très bien de ce jour là. Elle aurait aimé filmer ce moment mais finalement elle savait qu'elle ne pourrait pas oublier ces instants, même avec le temps. Les mois et les années suivantes, Prudence avait eu ensuite du mal à retenir la fougue de Grace. Et aujourd'hui, malgré l'heure, la petite fille semblait encore très en forme, ne lâchant pas Kenaï. Puis quand Dwayne lui expliqua que la famille lui avait manqué. Prudence ne pû s'empêcher de sourire, même si elle avait remarqué bien sûr qu'une nouvelle fois, son beau frère n'avait pas parlé de sa belle même. Ils étaient toujours en froid tous les deux. Prudy trouvait cela dommage, elle avait plusieurs fois tenté de les faire renouer tous les deux, sans succès. Maintenant, elle essayait de passer à côté, se disant qu'il ne servait à rien de lui parler de cela, alors qu'il restait borné sur ses positions.

    « Tu nous as manqué aussi. Grace a souvent parlé de toi. Et moi, je m'inquiétais pour toi. »

    Étant flic, elle savait que Dwayne risquait sa vie régulièrement. Et à vrai dire, elle n'aimait pas le savoir en danger. Mais elle ne lui faisait jamais la morale, sachant qu'il était inutile de la faire, parce que Dwayne faisait toujours attention. Il n'empêche qu'une balle perdue était vite arrivée. Elle regarda son beau frère puis elle demanda, afin de détendre un peu l'atmosphère:

    « Quoi de neuf dans ta vie d'inspecteur de police et de bourreau des coeurs? »

    Elle lui fit un clin d'œil et ajouta, en souriant:

    « Je suis quasiment certaine que tu fais toujours craquer les femmes qui croisent ta route. »
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MessageSujet: Re: Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE} Jeu 11 Nov - 14:41

Inconsciemment, et donc totalement contre sa volonté, il arrivait de temps à autres l’espace de quelques secondes que Dwayne ressente une pointe d’amertume lorsqu’il posait les yeux sur Grace. Pas vis-à-vis de la petite fille elle-même bien sûr, mais simplement à propos du fait qu’il avait touché du bout des doigts le fait de pouvoir être père, avant que le destin ne s’amuse une fois de plus à lui claquer la porte au nez, comme pour lui signifier que le bonheur il aurait seulement le droit de l’entrevoir mais sans jamais y goûter pour de bon. Bon, ça c’était l’impression qu’il en avait avec le recul tout du moins, à l’époque il avait pris tout cela en pleine figure sans vraiment s’y attendre et avait eut un mal fou à gérer la situation … A même pas encore dix-neuf ans il n’avait encore jamais perdu quelqu’un de proche et connu l’épreuve douloureuse du deuil, et du jour au lendemain il avait perdu à la fois sa fiancée et l’enfant qu’elle portait. Et aussi irrationnel que cela puisse paraitre il s’était senti fautif, ou du moins il avait eut cette horrible sensation d’avoir attiré la malchance, le mauvais œil … Bien sûr qu’à dix-huit ans il n’avait pas franchement été emballé à l’idée d’être père, c’était humain comme réaction non ? Il sortait tout juste du lycée, avec l’espoir de pouvoir se payer ses études avec la bourse qu’il aurait grâce au hockey et aux économies qu’il avait réussi à faire à force de petits boulots, il avait des projets d’avenir … Et au lieu de ça il s’était déjà imaginé dépensant tout l’argent de sa précieuse bourse en couches et en lait en poudre. Alors non, il n’avait pas été vraiment emballé lorsque Leah lui avait avoué vouloir le garder, il s’était senti presque piégé, mis au pied du mur sans qu’on ne lui laisse la possibilité de donner son avis. Leah et lui ne s’étaient quasiment jamais disputés, pas de façon vraiment sérieuse du moins, mais cette fois-ci ils avaient rattrapé leur retard, d’autant plus que les parents de Leah se rangeaient plutôt du côté de Dwayne et que la demoiselle en avait rejeté encore plus la faute sur Dwayne.
Dwayne ne savait plus trop pourquoi il avait fini par changer d’avis, ou du moins par plus ou moins se laisser convaincre. Enfin, disons que les raisons qui l’avaient convaincu à cette époque là ne lui semblaient plus aussi inébranlables qu’à l’époque, sans doute parce qu’il réfléchissait maintenant en adulte là où il avait pris une décision en étant encore un adolescent. Il avait cédé parce qu’il ne voulait pas perdre Leah, du moins c’était la raison majeure, et avec du recul il savait qu’aussi romantique cela pouvait être ce n’était pas la bonne solution. Ni l’un ni l’autre ne savaient ce qu’il adviendrait d’eux dans quelques années, peut-être auraient-ils fini par ne plus rien avoir en commun, et là Dwayne aurait perdu la seule vraie raison qui l’avait poussé à accepter de garder leur enfant. Mais d’un autre côté, au fur et à mesure que les semaines et les mois étaient passés il avait finit par se faire petit à petit à l’idée, il s’était surpris de plus en plus souvent à l’impatience quant à la naissance de cet enfant … Mais du jour au lendemain il n’avait plus rien décidé, il avait perdu les deux, et depuis il ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir d’avoir espéré ne serait-ce qu’un instant qu’ils n’auraient pas cet enfant.

    « Je m’étonne moi-même à quel point elle pousse. J’ai l’impression que c’était hier qu’elle faisait ses premiers pas. » La réponse de Prue avait sortie Dwayne de ses pensées. A lui aussi l’époque où Grace n’était qu’un bébé lui semblait dater d’hier ; Et puis après il se rappelait Miami, son arrivée à New Heaven … et là il réalisait que non, c’était il y a une éternité. « C’est là qu’on commence à se sentir vieillir … avant que je parte elle réclamait encore une histoire le soir et bientôt elle les lira toute seule. » Dwayne afficha un nouveau sourire pensif tout en posant une nouvelle fois quelques instants les yeux sur Grace.

Si Dwayne avait accepté si facilement la mission d’infiltration qui l’avait éloigné à ce point de sa famille pendant autant de temps, c’était uniquement parce que depuis la mort de son frère il avait l’impression de ne plus rien ressentir, de vivre complètement anesthésié en permanence. Après une phase de dépression qui l’avait suivi pendant toute la durée de son propre rétablissement – physique, parce que pour le rétablissement moral il y avait peu de chances que ce soit un jour le cas – il avait eut en sont fort intérieur comme un retournement soudain de situation, comme un besoin soudain de dépasser sans cesse les bornes pour se sentir à nouveau vivant, lui qui avait l’impression que tout autour de lui était devenu maintenant aseptisé et sans intérêt. Maintenant il savait qu’aller jouer les guignols à Miami et mettre sa vie en danger ainsi était l’une des choses les plus stupides et surtout les plus égoïstes qu’il n’ait jamais fait, mais à l’époque vivre dangereusement était la seule façon qu’il pensait avoir trouvé de se sentir vivre tout court … Et puis, sans doute qu’inconsciemment il y avait peut-être un désir refoulé de finir par se louper, pour rétablir l’équilibre vis-à-vis de l’injustice que représentait la mort de son frère à ses yeux. Enfin, tout ça c’était du baratin de psy surtout, en tout ca c’était ce que s’évertuait à lui répéter son psy à lui. Et dans ce cas là mon dieu qu’il était soulagé que personne ne soit au courant du fait qu’il voyait un psy …
Mais il n’avait en revanche pas besoin d’un psy pour savoir désormais quelles étaient ses véritables priorités, et celle qui arrivait en tête de liste était en fait la même depuis toujours, il l’avait simplement un peu perdue de vue pendant un temps … La famille, voilà quelle était la chose la plus importante de toutes pour Dwayne. Sans elle il avait l’impression de n’être rien, et c’était peut-être effectivement le cas d’ailleurs ; Prue, Grace, ses parents, son oncle Derek, ils étaient là pour lui rappeler qui il était, et l’aidaient à se persuader que même lorsqu’il avait l’impression de perdre pieds il lui restait toujours quelqu’un qui ne le laisserait pas tomber. Quoi que pour sa mère il arrivait à en douter fortement, mais ça c’était une autre paire de manches.

    « Tu nous as manqué aussi. Grace a souvent parlé de toi. Et moi, je m’inquiétais pour toi. » Sourire in peu gêné et rapidement effacé, Dwayne se sentait fautif dès qu’il entendait cette phrase dans la bouche d’un de ses proches. Il détestait l’idée que l’on s’inquiète pour lui, et pourtant il ne pouvait s’empêcher de jouer avec le feu ; C’était bien la tout le paradoxe, et tout le problème. « J’aurai jamais du partir c’était stupide … » Et pourtant il savait que sans cette coupure, malgré qu’elle ait été un vrai fiasco, il n’aurait pas résisté longtemps à Chicago sans finir par faire la connerie de trop, qu’il s’agisse de son boulot ou du reste. « Mais je sais c’que j’fais maintenant, y’a plus besoin de s’inquiéter, alors promet moi que tu vas arrêter de le faire »

Il n’était jamais tranquille ou totalement serein lorsqu’il savait que quelqu’un s’inquiétait pour lui, même si malheureusement c’était maintenant le cas tout le temps. Son père en particulier, qui sans doute parce qu’il craignait de perdre son second fils ne pouvait s’empêcher de lui répéter de faire attention à lui en permanence. C’était sans aucun doute en grande partie à cause du mauvais sang que se faisait en permanence son père pour lui que Dwayne essayait maintenant de se montrer à nouveau raisonnable.

Alors qu’il s’arrêtait quelques instants pour boire une gorgée de son thé, la jeune femme décida finalement de changer de sujet, pensant certainement qu’en évoquant le côté un peu volage de Dwayne elle détendrait l’atmosphère … Mais elle n’avait pas totalement tort, Dwayne avait fini par accepter l’idée qu’au lieu de galérer avec une femme qui espérait qu’il deviendrait celui qu’elle voulait qu’il soit et non pas celui que lui voulait être, mieux valait arrêter de se prendre la tête et se contenter de saisir les occasions brèves mais agréables qui s’offraient à lui.

    « Quoi de neuf dans ta vie d’inspecteur de police et de bourreau des cœurs ? » Bon déjà, il était clair que les deux notions allaient ensemble à la perfection … On voyait rarement une profession dont le taux de divorce et de séparation était aussi élevé. A part peut-être les médecins, eux devaient battre des records, mais cela dit donc, les flics n’étaient pas en mauvaise place non plus à ce niveau là. L’agrémentant d’un clin d’œil, Prue avait ajouté « Je suis quasiment certaine que tu fais toujours craquer les femmes qui croisent ta route. » Rire mi-amusé, mi-gêné de l’intéressé, qui reposa sa tasse de thé avant de répondre sur le ton de la plaisanterie « Le prestige de l’uniforme sans doute. » Il fallait bien qu’être flic ait aussi des avantages non ? Même éphémères, comme le soulignait la suite de sa réponse « Jusqu’à ce qu’elles prennent conscience des galères qui se cachent derrière un insigne et une paire de menottes du moins … »

Il repensa à Alexia. Elle était l’exemple type de la nana qui vous donne l’impression que vous pourriez décrocher la lune, mais qui se révèle finalement être comme toutes les autres, à savoir beaucoup trop exigeante. Persuadées de l’existence du Prince Charmant, voilà quel était le problème majeur de beaucoup de femmes … Et bien non, Dwayne n’était pas le Prince Charmant, il ne s’en rapprochait même pas ; Il possédait à n’en pas douter autant si ce n’est plus de défauts que de qualités, et il attendait seulement qu’on l’accepte ainsi, sans chercher à le faire changer. Et ça Alexia n’avait pas été capable de le faire, elle n’avait même pas été capable de lui faire confiance alors que lui en avait trouvé le courage avec elle … Et à force d’être le seul à le faire, Dwayne avait fini par perdre le fil. Six mois qui ne l’avaient mené à rien, alors qu’il y avait longtemps qu’il n’avait pas été capable de rester avec la même personne sans se lasser. Aujourd’hui lorsqu’Alexia et lui se croisaient par hasard dans les rues de New Heaven ils se contentaient de s’ignorer … C’était hypocrite, et cela ne plaisait pas à Dwayne, mais que pouvaient-ils faire d’autre ?

    « Vous les femmes vous êtes beaucoup trop exigeantes … et compliquées en plus de ça. » Il avait dit cela sur un ton qui ressemblait à de la plaisanterie, mais toutefois il y avait une part de sincérité dans ce qu’il venait de dire. Sûr que la période Alexia lui était restée en travers de la gorge, dire qu’il l’avait cru différente des autres, il était tombé de haut, elle était comme toutes les autres et c’était simplement lui qui avait été aveugle. « Et puis crois moi, être obligé de mentir sur tout ça aide pas … »

A elle il pouvait bien le dire, elle savait qu’il mentait sur son identité, mais le problème était justement qu’elle était la seule à New Heaven, et que devoir mentir au reste était parfois lourd à porter pour Dwayne, qui n’avait jamais été un grand adepte du mensonge bien qu’il s’en sorte comme un chef dans ce domaine là.

____________


Everywhere I turn I hurt someone, but there's nothing I can say to change the things I've done. Of all the things I've hid from you I can not hid the shame, and I pray someone something will come to take away the pain. There's no way out of this dark place, no hope, no future ; I know I can't be free but I can't see another way and I can't face another day ... Tell me where did i go wrong ? Everyone I love, they're all gone. I'd do everything so differently but I can't turn back the time, theres no shelter from the storm inside of me ...
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MessageSujet: Re: Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE} Mar 4 Jan - 6:23

    Rien ne l'avait réellement préparé à devenir mère. Quand elle était encore une petite fille, elle n'avait jamais rêvé au prince charmant, au mariage, aux enfants. Pour elle, c'était un monde complètement inconnu. Elle était née dans une famille pour le moins atypique. Ses parents n'avaient jamais désiré sa venue et malheureusement, Prudence en a toujours été consciente. Elle savait bien qu'elle n'était pas la bienvenue dans cette « famille ». Pourtant, au fur et à mesure des jours, des années, elle avait fini par se faire à cette idée, à cette ambiance pas vraiment « familiale ». Ses parents étaient un couple oui, un couple d'amoureux assurément mais qui n'avait pas pensé une seule seconde à accueillir un enfant dans leur vie. Ainsi, avec ce passé, Prudence n'a jamais vraiment eu en tête, l'image « normale » d'une famille. Pour elle, elle n'avait jamais existé. Elle était une étrangère dans sa propre maison. Alors ces rêves que les petites filles avaient souvent en tête, elle, elle ne les avait pas. Elle pensait à tout autre chose. D'ailleurs, pendant de très longues années, elle a refusé de croire à l'amour. Elle ne voulait pas tomber amoureuse et laissait encore à quiconque la possibilité de la blesser aussi profondément que l'avaient fait ses propres parents. L'amour ce n'était pas pour elle. Elle n'en voulait pas et elle ne s'en sortait pas plus mal. Elle pensait que cela n'apportait que des déceptions, de la tristesse et un profond sentiment de solitude. Prudence a tout fait pour quitter très tôt ce foyer qui n'était pas le sien. A dix huit ans, elle avait fait ses bagages et elle était partie. Elle avait intégré un lycée en internat. Elle étudiait et le jour, elle bossait à la bibliothèque du coin. A force de travail et de détermination, Prudence a économisé assez d'argent pour ensuite commencer des études à l'université de Chicago. Elle n'avait demandé d'aide, ni d'argent à quiconque. Elle avait montré qu'elle était à présent indépendante et tout à fait capable de s'occuper d'elle. Et puis cela n'était pas comme si cela avait dérangé ses parents. Ces derniers étaient plutôt soulagés de ne plus l'avoir chez eux. Elle n'avait d'ailleurs plus aucune nouvelles d'eux. Non finalement rien ne l'avait préparé à devoir s'occuper d'une petite fille. Elle n'avait jamais songé à devenir maman. Parce qu'elle ne savait pas du tout s'occuper des enfants. Et à vrai dire, pendant pas mal de temps, elle les avait carrément éviter. Et puis, un jour elle a rencontré la bonne personne. Malgré toutes ses résolutions, elle est tombée amoureuse. Dominic lui avait apporté tout ce qu'elle avait manqué pendant tout ce temps, sans même s'en rendre compte. Il lui avait donné de la confiance en soi, de la joie, de l'insouciance et de l'amour. Tout ce qu'elle avait manquait jusque là. Être avec lui, c'était une évidence. Elle ne pouvait pas se trouver ailleurs que dans ses bras. Et peu à peu, elle s'était laissé convaincre, qu'aimer finalement ce n'était pas si mal. Elle avait la chance d'aimer et d'être aimé en retour et elle ne demandait rien d'autre. Pour elle, c'était déjà inespéré. Alors ce qu'elle avait, lui suffisait. Puis ce bonheur avait prit fin,quatre ans plus tard. Elle s'était à nouveau retrouvée seule. Pendant de longs mois, elle avait eu du mal à croire à ce bonheur. Elle se disait qu'il ne pouvait pas durer. Mais elle s'y était habituée. Et au moment où elle s'y attendait le moins, elle avait perdu Dominic et cette vie qu'ils avaient planifié à deux. Ce mariage qui était en préparation avait été annulé et remplacé par des faire-parts de décès. Puis Prudence avait découvert qu'elle était enceinte. Avec Dominic, elle était devenue une femme, mais rien ne l'avait préparé à être une mère. Elle ne savait pas comment s'occuper d'un enfant. Elle ne savait pas si elle en serait capable. Elle avait toujours fait attention. Elle avait toujours été prudente. Mais cet enfant était là, déjà présent en elle. Pas une seule seconde, elle n'a pensé à avorter. Elle en aurait été incapable. Ce bébé était le seul lien qui lui restait avec l'homme qu'elle aimait. Rien ne l'avait préparé à ce nouveau rôle. Mais finalement, elle en était reconnaissante. Parce que ce bébé était arrivé à un moment de sa vie où elle avait besoin d'une présence. Cela n'a pas toujours été facile. D'ailleurs cela ne l'est toujours pas. Elle faisait encore des erreurs mais elle apprenait. Et finalement, elle était bien dans ce rôle de maman. Au début, elle avait peur de ne pas savoir l'aimer et/ou de s'en occuper. Grace était si minuscule, si fragile qu'elle avait constamment peur de mal faire, de lui faire mal sans le vouloir. Et toutes ses craintes s'étaient envolées quand elle l'avait prise dans ses bras, quand elle avait vu cette petite bouille, ses grands yeux bleus. Elle n'avait pas la prétention de dire qu'elle était la meilleure des mères mais elle savait quelles erreurs elle ne voulait pas faire. Elle ne voulait pas que sa fille doute une seule seconde de l'amour qu'elle lui portait. Elle voulait qu'elle sache qu'elle avait sa place ici, sur cette terre, qu'elle avait une famille qui l'aimait et qui était là si elle en avait besoin. Aux mots de Dwayne, Prudence esquissa un sourire. Elle regarda son beau frère puis elle tenta de se souvenir de la dernière fois où il avait lu une histoire à Grace. Cela faisait un sacré moment, avant qu'il ne parte et fasse cette mission d'infiltration.

    « Mais elle en réclame encore. D'ailleurs, tu pourras lui faire la lecture si tu le souhaites. »

    Elle jeta un oeil à Grace qui jouait toujours avec Kenaï. Ce dernier se montrait patient et docile face à la petite fille. Après avoir joué un moment, elle avait fini par s'asseoir sur l'herbe près du chien et à présent, elle lui caressait doucement le pelage bicolore du Husky. Prudence reporta ensuite son regard sur le policier. Elle savait très bien que ce dernier avait été traumatisé par la mort de son frère. Elle avait toujours su, dès leur rencontre à tous les trois, que la relation des jumeaux étaient très fortes. Comme le racontaient beaucoup d'études, les jumeaux avaient une relation fusionnelle. Ils ressentaient les besoins, les envies de l'autre, sans même parler. Dominic et Dwayne ont toujours été proches. Cela avait souvent fait sourire la jeune femme. Et à la mort de Dom, comme pour elle, Dwayne avait perdu une partie de lui même. Une partie de lui qu'il ne retrouvera jamais, malgré le temps, malgré les consolations, malgré les nouveaux liens tissés au cours de sa vie, rien ne remplacera jamais ce frère, ce double qu'il a perdu. Dwayne en avait rarement parlé avec elle. Peut-être parce qu'il ne voulait pas lui faire de la peine ou parce qu'il ne voulait pas étaler sa tristesse. Pourtant Prudence ne la jamais poussé à le faire. Elle voulait qu'il le fasse s'il en avait envie et seulement s'il en avait envie. Il avait juste à savoir qu'il avait sa place à leurs côtés, qu'il avait une famille, des personnes qui l'attendaient. Et qu'il aura toujours un endroit où aller. Dwayne et Prudence s'étaient beaucoup rapprochés depuis la mort de Dominic. Chacun avait été là pour l'autre et une réelle complicité s'était installée entre eux. Dwayne était toujours le bienvenu chez les Ledwhyn. Ce n'est pas elle, ni Grace qui allait se plaindre de ses visites. Puis quand il parla de son boulot et de l'inquiétude qu'il causait, le sourire de la jeune femme s'estompa légèrement. Il est clair qu'elle ne devait pas être la seule personne à lui dire ces mots. Il n'empêche qu'elle s'inquiétait vraiment pour lui. Et qu'il avait un peu trop tendance à prendre des risques. Elle comprenait toutefois qu'il avait eu besoin de partir, de voir d'autres personnes, de tenter de ne plus penser à Dominic. Elle l'avait compris et malgré la crainte, elle l'avait soutenu quand il avait annoncé qu'il voulait partir. Parce que Dwayne en avait besoin et qu'il devait être soutenu et non critiqué à ce moment là. Malgré tout, elle avait eu peur. Elle avait eu peur qu'il se fasse tuer à son tour, ou qu'il tombe dans une histoire louche. Maintenant, elle était beaucoup plus rassurée. Elle le voyait là, en face de lui et elle était heureuse. Certes, il avait perdu du poids et semblait fatigué mais il était bel et bien vivant. Et c'était le plus important. Maintenant qu'elle était à New Heaven, Dwayne allait pouvoir venir manger à la maison aussi souvent qu'il le souhaitait.

    « Là tu me demandes l'impossible Dwayne. Je me ferais toujours du souci pour toi. Je veux bien essayer de moins le montrer si tu veux. Et puis maintenant j'ai moins de raisons de m'inquiéter, n'est-ce pas? New Heaven est une ville tranquille non? Alors je serais à présent plus sereine quand je penserai à toi. »

    En fait Prudence espérait qu'il n'agissait pas inconsciemment. Et que lorsqu'il faisait quelque chose de dangereux, il pensait alors à ses parents, à Grace et à elle. Et que cela lui évitait de faire trop de bétises. Après tout, il n'avait rien à prouver à qui que ce soit. S'il était vivant, c'était pour une bonne raison. Oui Dominic était mort mais lui, il vivait. Il ne devait pas se tester ou se poser des questions, juste à vivre. Il n'était pas Dominic, il était Dwayne et pour cette raison, il devait vivre sa vie. Il devait apprendre à aller de l'avant, à se construire et surtout, à ne pas se sentir coupable d'être encore sur cette terre. La conversation prit une nouvelle direction quand Dwayne lui parla de ses conquêtes. Elle but une gorgée de son thé, l'écoutant parler. L'uniforme? C'est vrai que ces derniers avaient toujours la côte chez les femmes. Elle comprenait que certaines craquaient sur les uniformes. Elle même avait toujours adoré celui de Dominic. Quand la caserne de ce dernier faisait un repas ou un galas et que Dom devait mettre son uniforme, elle ne pouvait pas le quitter des yeux. Cela fit naître un sourire sur ses lèvres. Puis aux paroles suivantes de son beau frère, elle releva son regard sur lui. Il est vrai que vivre avec un flic ne devait pas être facile tous les jours. Elle connaissait déjà certains aspects de cette vie et pourtant, elle pensait sincèrement que l'amour, le vrai, pouvait venir à bout de ces inconvénients, de ces devoirs encombrants, avec un peu de patience, de compréhension. Toutes les femmes n'étaient pas capable de s'adapter à ce genre de vie, c'était certain. Mais il en existait. Elle même savait à quoi s'en tenir quand elle était tombée amoureuse de Dominic qui était déjà entré dans les sapeurs-pompiers. Elle savait qu'il risquait sa vie tous les jours. Mais elle avait fini par l'accepter. Parce que ce n'était pas qu'une profession. Cela faisait parti de la vie de l'homme qu'elle aime. Sans cette passion qui était devenu son métier, elle savait qu'il n'aurait pas été pareil. Pour Dwayne, c'était un peu la même chose. Prudence ne doutait pas que quelque part, il y avait une femme pour lui, qui sera capable d'accepter cette vie, cette partie de lui. Malgré tout, les paroles de Dwayne la fit sourire.

    « Vraiment? Ou peut-être, c'est que tu n'as pas encore trouvé la bonne personne. Tu sais, il est vrai que tu as un métier à risques mais certaines femmes sont capables d'accepter ce genre de vie. La preuve, c'est Grace. » Elle regarda sa fille puis elle ajouta: « Elle ne serait pas là si je n'avais pas accepté de vivre avec Dominic malgré le danger de sa profession. Quand on aime, on est capable de faire des concessions... »

    Prudence le pensait sincèrement. Ce n'était pas seulement pour rassurer son beau frère, mais juste une constatation. Elle l'avait fait par amour alors il devait bien y avoir d'autres femmes capables de faire la même chose. Elle reposa sa tasse vide sur la table. Elle sentit une légère brise et frisonna. Elle regarda ensuite sa montre. Il était l'heure de mettre la demoiselle au lit.

    « Grace, il est temps d'aller te préparer pour aller au lit ma chérie. »

    La petite fille fit d'abords la moue. Mais elle même se sentait fatiguée par sa longue journée. Elle vint alors vers sa mère et son oncle, suivit de Kenaï qui prit place près de Dwayne.

    « Tonton Dwayne tu viendra me lire une histoire? »
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MessageSujet: Re: Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE} Jeu 13 Jan - 12:54

Dwayne se souvenait encore comme si c'était hier de la dernière fois qu'il avait vu Prue et Violet avant de partir pour Miami. Bien qu'un peu fébrile à l'idée de se jeter à ce point là dans l'inconnu, tout en sachant qu'il entreprenait quelque chose de dangereux, il avait cependant tenté tant bien que mal de sauver les apparences devant la mère et sa fille, leur promettant naïvement qu'il serait de retour bientôt. Il n'imaginait pas alors à quel point cela pouvait être long dix-huit mois, à quel point il pouvait s'en passer des choses dans ce laps de temps d'un an et demi, et lui qui avait accepté de partir pour fuir la solitude qu'il ressentait au quotidien depuis la mort de son frère il ne s'était finalement jamais senti aussi seul et démuni qu'à Miami. Il avait toujours eut le sens de la famille, mais cela n'avait qu'encore plus été le cas après son retour, après qu'il ait eut le temps nécessaire pour réaliser qu'un an sans pouvoir donner et recevoir des nouvelles autrement que par de rares lettres à lire et écrire en douce, sa famille lui manquait de façon plus que raisonnable. Au fond il avait besoin d'elle pour garder un certain équilibre, pour ne pas péter les plombs et garder les pieds sur terre.

    « Mais elle en réclame encore. D'ailleurs, tu pourras lui faire la lecture si tu le souhaites. » S'il le souhaitait ? Et comment, pas qu'un peu. Rigolez bien tant que vous voulez, mais Dwayne lui ne cachait pas qu'il adorait les enfants, encore plus lorsqu'il s'agissait de Violet qui avait pratiquement un statut de mini-princesse à ses yeux ... Faut dire qu'avec les parents qu'elle avait. « Tu me prends par les sentiments là. » Il accompagna sa réponse d'un sourire.

Prue ne le savait pas, pour la bonne raison qu'il ne lui avait jamais dit (d'ailleurs il ne parlait presque jamais de Miami, c'était trop de mauvais souvenirs désormais), mais là-bas en Floride, lorsqu'il avait un coup de blues ou le mal du pays, il avait pris l'habitude d'attraper sa guitare et de fredonner le « Hey Jude » des Beatles. Et il ne choisissait bien entendu pas cette chanson au hasard, puisqu'après avoir servi de berceuse à Dwayne et Dominic lorsqu'ils étaient enfants - leur mère avait toujours adoré les Beatles - elle avait eut la même utilité pour Violet lorsque son oncle jouait les nounous. Et voilà comment avec quelques accord et un ♪ Hey Jude, don't be affraid ♪ il avait durant quelques instants au mois l'impression de ne plus être seul comme un rat.
Tout ça pouvait sembler loin maintenant, trois ans déjà qu'il essayait de se fondre dans la masse des habitants de New Heaven, de se faire oublier. Et pourtant, il avait l'impression que Miami c'était hier, que les dernières paroles d'Owen résonnaient encore à ses oreilles, que les lèvres d'Olivia avaient frôlé les siennes pas plus tard qu'il y avait quelques jours ... Mais non, c'était définitivement loin tout ça, cela appartenait définitivement au passé désormais. Et c'était là toute la bizarrerie de la chose, Miami avait beau avoir été une période sombre de sa vie, une période dont il gardait encore des séquelles psychologiques difficilement avouables, mais pourtant il y avait parfois des moments où cela lui manquait ... Où Olivia lui manquait, où l'amitié d'Owen lui manquait. Le prix à payer pour les erreurs qu'il avait commis avec eux ?

Quoi qu'il en soit, si Dwayne ne vivait désormais plus que pour son boulot c'était sans doute parce qu'il avait l'impression de ne plus rien avoir d'autre. Quelques collègues pour aller boire une bière, et une nana pour réchauffer son lit de temps en temps cela ne cassait pas non plus des briques niveau vie sociale. Surtout que dans une ville comme New Heaven niveau passe-temps et lieux sympatoches pour passer ses soirées il ne fallait pas être trop exigent ... Rah, ce que Chicago pouvait lui manquer parfois. Et pas uniquement pour les bars et le taux de population beaucoup plus élevé ... Non, Chicago c'était aussi des tonnes de souvenirs, et une ville dans laquelle il pouvait dire "chez moi" sans avoir l'impression de mentir. Et voilà qu'à force de vouloir fuir ce qui le terrifiait il en avait perdu ce qui l'aidait à être encore un peu lui-même, au final il s'était perdu totalement ...
Son boulot, c'était la seule chose qui faisait encore le lien entre ce qu'il était à Chicago et ce qu'il était désormais, c'était peu mais c'était mieux que rien, et pour cette raison Dwayne s'y raccrochai comme une bouée de sauvetage, craignant bien trop de voir lui filer entre les doigts cette dernière chose. D'ailleurs pour rien au monde il ne serait capable de renoncer à son métier, il y avait certes des moments où comme tout flic il en avait un peu marre, où il avait l'impression d'avoir vraiment choisi un boulot de fou, mais même dans ces moments là il savait que fou ou pas il ne pouvait plus se passer de ce boulot ; Il avait attrapé le virus comme on dit.

    « Là tu me demandes l'impossible Dwayne. Je me ferais toujours du souci pour toi. Je veux bien essayer de moins le montrer si tu veux. Et puis maintenant j'ai moins de raisons de m'inquiéter, n'est-ce pas ? New Heaven est une ville tranquille non ? Alors je serais à présent plus sereine quand je penserai à toi. » Dwayne avait développé une certaine philosophie vis-à-vis de la dangerosité de son métier, il se disait qu'après tout, il avait autant de chance de prendre un jour une balle perdue que de se faire renverser par une voiture en traversant la rue ... Bon, le truc c'est qu'il s'était déjà pris une balle perdu, mais n'était encore jamais passé sous une voiture. Mais bon, c'était le principe quoi. « Ouais ... C'est tranquille comme coin. Et je ferai attention, c'est promis. » Tranquille c'est vrai. Certes il y avait eut cette affaire de fusillade - comment pourrait-il l'oublier d'ailleurs avec le rôle qu'il avait joué dans cet évènement ? - mais bon, c'était le genre de truc qui défiait les statistiques et qui pouvait arriver n'importe où, même dans le coin le plus tranquille et sans histoire de cette planète. « Mais même si c'est pas le truc que plus sécurisant qui soit, j'ai besoin de ce métier ... Comme Dominic avait besoin du sien. J'suis fait pour être flic, je pourrais plus être autre chose. » La seule différence c'était que Dom' voulait devenir pompier depuis ses quinze ou seize ans, époque où Dwayne avait lui encore une certaine aversion pour les flics. Mais peu importe, le résultat était le même, c'était un métier qui prenait aux tripes une fois qu'on était embarqué dedans.

Cela dit l'inconvénient majeur de ce genre de boulot n'était pas pour autant le plus facile à porter. Un appel d'air ou un retour de flamme et hop, ça pouvait en être finit d'un pompier, une balle perdue ou un imbécile qui s'imagine que descendre un poulet ça arrangera ses affaires et pouf, ça pouvait en être finit également d'un flic. En définitive ce n'était pas la dangerosité du métier en lui-même qui était un problème pour Dwayne, mais plutôt l'idée que pouvaient s'en faire son père, Prue, où encore jusqu'à il y a quelques temps Alexia. En général il se contentait alors de dire qu'ils exagéraient, que ce n'était pas non plus la mer à boire ... Et si il recevait de l'insistance en retour alors il se contentait de hausser les épaules, en disant qu'il fallait bien mourir de quelque chose. Il se souvenait d'une conversation avec Alexia, qui avait enchérit en disant que si les flics se baladaient avec une arme c'était sans doute pas pour faire simplement joli ; Il lui avait répondu qu'elle voyait le risque seulement où cela l'arrangeait. Après tout, en tenir en galerie d'art elle pouvait tout aussi bien risquer de se faire attaquer par une bande de braqueurs pas commodes, et pour autant il n'allait pas lui interdire de travailler dans sa galerie ... Alors elle se devait d'en faire de même avec lui, en le laissant faire son métier en paix. Soit dit en passant avec ce genre de conversations on comprenait que leur relation ait été vouée à l'échec, en fin de compte.
Enfin, peu importe toutes les excuses qu'il pourrait bien trouver, il valait cependant mieux que ses proches n'en sachent pas trop sur le genre de trucs qu'il pouvait croiser. Tout comme avec ce que Prue venait de lui dire il était sûr et certain qu'il ne valait mieux pas qu'elle sache un jour par quoi Dwayne était passé avant de quitter Miami ... D'ailleurs personne ne saurait jamais, personne d'autres que les deux personnes déjà au courant. Dont l'une était maintenant six pieds sous terre et ne risquait pas de lui reparler de ça un jour ... Quant à l'autre, Dwayne avait bien trop confiance, et l'autre bien trop d'affection pour lui pour qu'il lui vienne un jour à l'idée de remuer toute cette boue.

    « Vraiment ? Ou peut-être, c'est que tu n'as pas encore trouvé la bonne personne. Tu sais, il est vrai que tu as un métier à risques mais certaines femmes sont capables d'accepter ce genre de vie. La preuve, c'est Violet. » Tous les deux avaient eut le même réflexe et avaient tourné la tête pour poser leurs yeux sur la petite fille, occupée à caresser un Kenaï qui ne se faisait jamais prier pour ce genre de choses. « Elle ne serait pas là si je n'avais pas accepté de vivre avec Dominic malgré le danger de sa profession. Quand on aime, on est capable de faire des concessions ... » Dwayne demeura muet sur la question.

La vérité, c'est que pour lui Prue et Dom faisaient un peu figure d'exception, notamment parce que la jeune femme avait un patience à presque toutes épreuves. Et il en fallait une bonne dose de patience pour supporter à la fois le métier de Dominic et le côté grand gamin parfois fatiguant du bonhomme. Dwayne et son frère avaient toujours eut un caractère assez similaire étant enfants, mais adolescents un léger contraste était apparu et là où Dwayne avait appris à avoir la tête sur les épaules Dominic avait lui toujours gardé ce côté un peu fantasque et difficile à tenir en place. Deux grands enfants peut-être donc, mais avec l'un qui savait redevenir un adulte plus vite que l'autre lorsque la situation le demandait. Bref, pour en revenir à Prue et au couple qu'elle formait avec Dominic, Dwayne savait que ce n'était pas le genre de chose que l'on croisait tous les jours, des gens qui s'aimaient comme ça, qui s'aimaient assez pour laisser de la liberté à l'autre et comprendre vraiment ce qui lui tenait à cœur. Tous les couples n'en étaient pas capable, et preuve en était qu'après les médecins, les policiers étaient ceux dont le taux de divorce était le plus élevé. Il y avait de quoi vous faire dire qu'il valait donc mieux ne pas trop espérer de ce côté là, selon Dwayne.
D'autant plus que monsieur avait un sérieux problème d'engagement, lorsqu'une femme avait tendance à se faire des idées de son côté c'était plutôt courage, fuyons. Du moins c'était ainsi depuis ... Depuis Leah en fait. Il n'oserait jamais l'avouer mais il avait eut tellement de mal à tourner la page après la mort de Leah que l'idée de souffrir à nouveau de cette façon avait toujours eut tendance à le freiner, et pas qu'un peu. Et puis il y avait eut Olivia ... D'elle il ne s'était même pas méfié, parce qu'en étant la sœur d'un dealer elle ne devait forcément pas valoir mieux que son frère, et qu'après avoir eut ce qu'il voulait en jouant la comédie il la quitterait aussi facilement qu'une autre. Lorsqu'il réalisa qu'il était en train de tomber amoureux il était trop tard, il avait été pris à son propre piège, et la chute n'en fut donc que plus douloureuse et brutale. Alors Alexia c'était un peu comme une dernière chance, sa dernière chance de se prouver qu'il était capable d'avoir une relation stable et saine avec quelqu'un ... Mais non, vouloir parfois ça ne suffisait pas, surtout quand en face on ne vous faisait pas confiance. Alors cette fois-ci il avait assez donné, il n'espérait plus.

Alors qu'il se perdait dans ses pensées il fut heureusement interrompu par un léger coup de vent, qui sans le faire vraiment frissonner lui rappeler, comme à Prue, que le temps passait et que la nuit tombait pour de bon cette fois-ci. La jeune mère en profita pour rappeler sa fille, qui l'air un peu boudeur ne se fit cependant pas prier longtemps. Alors qu'elle les rejoignait Kenaï la suivit et arrivé sous le porche de la maison il s'assit aux pieds de son maitre, avant de finalement bâiller et se coucher en boule.

    « Tonton Dwayne tu viendras me lire une histoire ? » Inclinant la tête positivement tout en avalant une gorgée de thé, Dwayne répondit aussitôt après avoir reposé sa tasse maintenant vide. « File choisir un livre, j'te rejoins dans cinq minutes. » Tout sourire, la demoiselle regagna l'intérieur de la maison en gambadant, tandis que Dwayne aidait Prue à débarrasser la petite table sur laquelle elle avait déposé le plateau comportant tasses et théière. Le lave-vaisselle étant déjà en marche, ils déposèrent le tout dans l'évier « Je t'aiderai à laver ça en redescendant si tu veux. » Il n'y avait pas beaucoup à laver, mais qu'importe.

Ne s'inquiétant pas d'avoir laissé Kenaï devant la maison - l'animal était assez docile pour rester tranquille, et puis à cette heure-ci il avait l'habitue de piquer un somme - Dwayne avait donc comme promis gagné l'étage pour rejoindre Violet. Au premier Prue avait là aussi bien arrangé la décoration, et une vague odeur de vanille semblait flotter dans le couloir. Marquant un court temps d'arrêt Dwayne tâcha de se souvenir laquelle des portes donnait sur la chambre de sa nièce, et après un court instant d'hésitation il saisit la poignée et pénétra dans une chambre qui avait tout de la chambre dont une petite fille pouvait rêver. « Alors Luciole, qu'est-ce que tu m'as choisi de beau ? »

♣ ♣ ♣ ♣ ♣
Une fois terminée l'histoire rocambolesque d'un moineau transformé en petit garçon par une vilaine sorcière et partit à la recherche de plumes magiques pour redevenir un oiseau, Dwayne déposa un baiser sur le front de la petite fille tout en lui assurant que sa mère allait monter la border. Puis, après que son regard se soit arrêté quelques instants sur la photo mise sous cadre et posée sur la table de chevet de l'enfant, il laissa un léger sourire se dessiner à nouveau sur son visage et quitta la chambre pour rejoindre les escaliers et redescendre au rez-de-chaussée. La photo dans la chambre de la petite dansa encore quelques instants devant ses yeux ... Sur cette photo, prise quelques semaines seulement avant la mort de Dominic, le père et la mère de Violet semblaient heureux, et Dwayne était le mieux placé pour savoir qu'à cette époque là son frère était plus heureux qu'il ne l'avait jamais été auparavant, parce qu'il avait trouvé la pièce manquante au puzzle de sa vie pour qu'elle lui paraisse telle qu'il la rêvait. Si seulement il avait eut le temps de connaitre Violet, il aurait pu se rendre compte par lui-même que son bonheur de l'époque n'était encore rien comparé à celui qu'il aurait pu ressentir en tenant sa petite fille dans ses bras ...
Son arrivée en bas de l'escalier le coupa à nouveau dans ses pensées, et rejoignant Prudence il lui adressa un énième sourire avant de prendre la parole.

    « A force de me réclamer les mêmes histoires elle finit par les savoir par cœur (: Et moi aussi par la même occasion, qui sait si un jour la police ne voulait plus de moi je pourrai toujours me reconvertir en conteur professionnel (a) » Et je met n'importe qui au défi de ne pas rire en imaginant Dwayne habillé de pied en cape comme un barde du moyen-âge, avec le chapeau à plume et le luth en guise de guitare s'il vous plait, déclament dans Il y a fort longtemps, dans un pays fort lointain à qui veut l'entendre. « Elle attend que tu viennes la border et lui dire bonne nuit. »

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MessageSujet: Re: Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE} Lun 24 Jan - 4:42

    Prudence a toujours entretenu une relation un peu spéciale avec Dwayne. Ce qui n'avait pas toujours été le cas. A vrai dire, au début de leur rencontre, elle avait même cru que Dwayne ne l'aimait pas. Il était assez réservé avec elle, contrairement à Dominic. Et de ce fait, la jeune femme avait parfois eu un peu de mal à trouver ses mots quand il était là. Elle avait pensé pendant un temps, qu'il n'appréciait pas non plus que Dominic s'intéresse à elle. Mais elle avait mit cela sur le compte de la gémellité des garçons. Et elle ne lui en avait pas tenu rigueur. Ils s'entendaient bien. Et elle savait déjà à cette époque, que ce qui liait les garçons ne pourrait jamais être détruit. D'ailleurs, elle ne voulait rien de cela. Elle voulait juste bien s'entendre avec Dom mais aussi avec Dwayne parce qu'il était le frère de l'homme qu'elle aimait et aussi parce que c'était important pour ce dernier. Alors elle a fait des efforts pour aller vers Dwayne et finalement, ils sont devenus très proches. Quand Dominic n'était pas là, il leur arrivait de sortir tous les deux, d'aller voir un film ou de faire une balade dans le parc. C'était agréable et puis Prudence savait qu'elle pouvait compter sur lui, comme Dwayne pouvait compter sur elle. C'est pour cette raison, qu'elle ne l'avait pas dissuadé de rester quand il a voulu partir à Miami. Elle savait que c'était important pour Dwayne, parce qu'il en avait besoin, parce qu'il avait envie de changer d'air, d'oublier un peu ce qui s'était passé. Alors contrairement à d'autre, elle l'a soutenu, lui demandant juste de faire attention à lui, de ne pas commettre d'imprudences.

    Prudy laissait Dwayne rejoindre Violet dans sa chambre. La petite fille réclamait toujours une histoire avant de se coucher. C'était une habitude qui la rassurait. Et puis cela faisait du bien à la maman de se poser dix minutes, de retrouver la quiétude d'une chambre d'enfant et de dorloter sa petite fille. C'était un moment qu'elles adoraient partager. Et ce soir là c'est donc tout naturellement que Violet demanda à son oncle préféré de lui raconter une petite histoire. Dwayne s'exécuta sans se faire prier. Ce qui fit sourire Prudence. Dwayne adorait les enfants et elle savait qu'il ferait un très bon papa. Aux mots de Dwayne, elle secoua un peu la tête: « Non ça ira merci. File la rejoindre sinon elle va bouder. » Elle esquissa un sourire, laissant son beau frère monter jusqu'au premier étage. Elle laissa le policier rejoindre l'étage où se trouvait la chambre de Violet. C'était inutile de faire la vaisselle à deux, étant donné qu'il n'y avait que deux tasses, une théière, deux sous tasses et deux cuillères. Elle pouvait facilement la faire toute seule sans demander son aide. Une fois Dwayne à l'étage, elle prépara donc la vaisselle. Elle fit couler un peu d'eau tiède, jetant un œil à travers la fenêtre juste en face d'elle. La nuit était entrain de tomber. Le soleil couchant, donnait une teinte orangée au ciel. Le quartier était calme à cette heure ci. La plupart des habitants étaient rentrés chez eux, profiter de leur vie de famille. Prudence mit un peu de liquide vaisselle dans l'eau avant d'y tremper les couverts. Elle aimait cette partie de la journée. Elle avait le temps de se poser un peu, sans avoir la moindre idée de travail en tête. Elle pouvait se reposer et même lire un peu. Mais ce soir là, son beau frère était à la maison et elle n'avait pas du tout l'intention de le négliger même quelques minutes. Cela faisait un bail qu'ils ne s'étaient pas vu. Beaucoup trop longtemps au goût de la jeune décoratrice d'intérieur. Dwayne faisait parti de sa famille, ainsi que ses beaux parents et Violet, la seule véritable famille qu'elle avait pu avoir dans son existence. Elle y était très attachée et elle ne comptait pas couper les ponts avec quiconque aussi facilement. Elle voyait toujours régulièrement ses beaux parents, qui étaient présent dans la vie de leur petite fille. Et Prudence avait gardé le contact avec Dwayne même quand il était à des milliers de kilomètres de Chicago ou de l'Alaska. Elle savait très bien que le policier avait eu besoin à une époque de faire un break avec la famille. Elle le comprenait et elle ne l'avait pas jugé quand il était parti, elle lui avait juste demander de faire attention à lui. Il exerçait un métier dangereux et elle voulait qu'il ne prenne pas de risques inconsidérés. Il était fait pour être flic? Oui, elle n'en avait jamais douté. Tout comme Dominic n'avait jamais douté de sa vocation. Les Sullivan devaient avoir cela dans leurs gênes dés la naissance. D'ailleurs, Violet lui avait déjà dit à plusieurs reprises qu'elle voulait devenir vétérinaire. Elle adorait les animaux et Prudy ne serait pas étonnée si effectivement sa petite fille suivait cette trace.

    La jeune femme plongea la vaisselle dans l'évier, se mettant à laver tout en écoutant une musique qui passait à la radio. Radio qu'elle avait allumé, juste avant de mettre ses gants en caoutchouc. Elle se souvenait que parfois, avec Dominic, ils se mettaient à danser dans la cuisine, attendant que le plat au four soit prêt. A vrai dire, c'était peut-être ces petites choses qui lui manquaient. Des petites choses qui avaient fait parties de ses habitudes. C'étaient des choses insignifiantes. Mais on se rendait compte de leur importance et à quel point on tenait à elles, quand on les perdait. La jeune femme s'en rendait compte une nouvelle fois. Elle s'était pourtant jurée quand elle avait fait la connaissance de Dominic, que jamais elle ne prendrait pour acquis ce qui pouvait se passer dans sa vie privée. Parce qu'elle avait été trop déçue de par le passé...Et qu'elle ne voulait pas une nouvelle fois être blessée. Pendant de longs mois d'ailleurs, elle avait refusé les avances plus ou moins déguisées de Dom. Elle ne voulait rien de sérieux. Elle ne voulait pas tomber amoureuse de lui. Mais elle avait oublié qu'on ne choisissait pas. Elle est tombée amoureuse du pompier malgré tous ses efforts pour l'éloigner d'elle, de ne rester q'une amie pour lui. Elle avait échoué. Elle lui avait avoué ses sentiments, qui étaient partagés. Mais cela ne voulait pas dire qu'elle n'était pas effrayée au contraire. Elle ne savait pas comment se comporter avec Dominic, elle ne savait pas comment aimer, ni comment elle devait montrer son affection. Elle était ignorante dans ce domaine à cause de ce qui s'était passé avec ses parents. Prudence a grandi en sachant qu'elle n'avait pas été désiré, qu'on ne voulait pas d'elle. Elle n'a jamais eu l'amour d'un père, d'une mère. Elle s'est construite toute seule, sans la moindre parcelle d'affection. Cela aurait pu en faire une jeune fille aigri, désagréable mais non. Bon elle n'était pas la fille la plus sociable du monde, mais elle n'a jamais refusé l'amitié de qui que ce soit. Malgré tout, elle restait sur une certaine réserve. Et en amour, c'était pareil. Elle mettait un certain temps à être à l'aise. Elle n'avait connu aucune histoire sérieuse avant l'arrivée de Dominic dans sa vie. Alors elle avait été déstabilisé. Elle était restée sur sa réserve, se disant que c'était quelque chose de merveilleux qui lui arrivait mais que ce bonheur ne pouvait pas durer. Aussi étrange que cela puisse paraître, c'est de cette façon qu'elle avait envisagé son histoire avec Dom. Elle ne voulait absolument pas faire de projet. Elle ne voulait pas parler d'avenir parce qu'elle pensait qu'à un moment ou à un autre, cela allait se terminer. Mais au fur et à mesure du temps, des semaines, des mois, des années, elle a fini par faire ce qu'elle s'était refusée jusque là, elle avait cru en cette histoire. Elle avait cru qu'elle serait toujours heureuse, que Dominic sera toujours là pour elle. Elle s'était trompée. Elle s'en était voulu pendant quelques temps, jusqu'à ce qu'elle découvre qu'elle était enceinte. Alors non, rien n'était perdu. Dominic n'était pas vraiment parti, parce qu'un bébé grandissait en elle. Et c'est peut-être grâce à cela qu'elle avait réussi à aller de l'avant, à ne pas s'effondrer à chaque fois qu'on parlait de son fiancé. Elle avait réussi à construire sa vie. Une vie différente de ce qu'elle avait espéré, mais une vie qui à présent, la rendait encore heureuse. Elle avait une petite fille qu'elle adorait, en pleine santé, curieuse de tout et débordante d'énergie. Elle ne pouvait qu'en être reconnaissante. Et puis à présent, elle retrouvait aussi Dwayne qui avait été là quand elle en avait besoin. Il était à présent installé à New Heaven et Violet et elle pourraient le voir régulièrement et redevenir une famille quasiment normale.

    Sortant de ses pensées, elle essuya ensuite les couverts, les rangeant dans l'un des placards de la cuisine. Elle fit ensuite la même chose avec la vaisselle qui était dans la machine. Le cycle était fini, elle pouvait tout ranger dans les placards prévus à cet effet. Une fois tout rangé, Prudence quitta la cuisine. Elle ferma les volets électriques, plongeant le rez de chaussée dans une semi pénombre puis elle alluma les lumières du salon. Elle allait s'y installer quand elle aperçu Dwayne descendre les escaliers. Elle esquissa un sourire en voyant son beau frère: « A force de me réclamer les mêmes histoires elle finit par les savoir par cœur (: Et moi aussi par la même occasion, qui sait si un jour la police ne voulait plus de moi je pourrai toujours me reconvertir en conteur professionnel (a) » Elle esquissa un sourire. "C'est une routine qui la rassure. Et puis au moins cela te fera un entraînement pour plus tard... » Elle imaginait mal Dwayne se reconvertir en conteur professionnel mais devenir papa oui, même très bien. « Elle attend que tu viennes la border et lui dire bonne nuit. » Elle acquiessa de la tête puis elle ajouta alors en portant son regard bleuté sur le policier. « D'accord je vais monter. Tu restes un peu ou tu rentres? » Elle ne savait pas s'il bossait demain ou même s'il était fatigué. « J'ai fais trop de brownies, tu peux en prendre pour ton appart si tu veux. » Elle ne pouvait pas dire s'il se nourrissait correctement. Il avait un peu maigri mais rien de bien voyant.
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MessageSujet: Re: Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE} Sam 29 Jan - 11:30

A son psy qui lui avait un jour demandé quelle était, en toute honnêteté, la chose la plus précieuse qui soit au monde pour Dwayne, ce dernier avait répondu sans l'ombre d'une hésitation « la famille ». Étrange pour quelqu'un dont la famille comptait désormais plus de morts que de vivants, et surtout pour quelqu'un qui se faisait presque un devoir de refuser de donner une nouvelle chance à sa mère ... Et pourtant, la famille avait toujours été le maillon le plus important d'une vie pour Dwayne, c'était le socle d'une existence, c'était ce qui restait encore quand tout le reste était perdu. Peut-être que s'il n'avait pas eut un jumeau son attachement pour la famille n'aurait pas été tel, mais le fait est que perdre son frère lui avait fait prendre conscience que plus que n'importe quoi d'autre, perdre un second membre de sa famille serait quelque chose dont il ne réussirait jamais à se remettre. On comprenait donc mieux désormais les difficultés qu'avait eut Dwayne à s'adapter à New Heaven, une ville peuplée d'étrangers, où il n'avait aucuns repères et où sa famille lui semblait être à des années lumières (d'ailleurs, avant qu'il n'ait enfin le droit de communiquer son adresse, c'était métaphoriquement presque le cas). Alors avoir désormais Prudence et Violet à portée de main c'était une véritable bouffée d'oxygène pour lui, un sentiment de ne plus être aussi seul et perdu que lorsqu'il avait emménagé après avoir fui Miami.

    « C'est une routine qui la rassure. Et puis au moins cela te fera un entraînement pour plus tard ... » C'est vrai que la routine rassurait, surtout quand on était un enfant. Mais pas seulement, quand on était un adulte aussi parfois, et ça Dwayne l'avait bien remarqué. « Ouais ... » C'était un ouais qui voulait dire qu'il ne fallait pas trop compter dessus. Y'avait des choses comme ça sur lesquelles il avait plus ou moins consciemment fait une croix. Pour couper court à la conversation il avait ajouté que Violet attendait que sa mère vienne la border « D'accord je vais monter. Tu restes un peu ou tu rentres ? » Il jeta un rapide coup d'œil à sa montre avant de répondre « J'vais pas tarder à y aller. J'fais l'aller-retour pour New-York ce week-end j'voudrais attraper un train pas trop tard demain matin. » Et puis il devait repasser par le commissariat avant de rentrer chez lui, il y avait oublié une lettre qu'il devait poster demain à la première heure. « J'ai fais trop de brownies, tu peux en prendre pour ton appart' si tu veux. » Si on commençait à le prendre par les sentiments à coup de pâtisseries maison, forcément. « Vrai ? J't'en prends un ou deux alors, j'laisse les autres pour Violet. »

Il faut dire qu'il y avait un bon moment qu'il n'avait pas manger autre chose que du surgelé ou de la nourriture à emporter. Il était sans aucun doute devenu l'un des meilleurs client du traiteur italien au coin de sa rue sur Apple Street, et pendant ses nuits de permanence au commissariat il engloutissait en général un sandwich ou bien partageait des nems avec ses collègues bien que n'étant pas un grand fan de la nourriture asiatique. Pourtant le comble était que Dwayne était relativement bon cuisiner, et à vrai dire il adorait ça ... Mais à quoi bon se casser la tête à cuisiner quand on mangeait seul, et quand surtout on mangeait avec un lance-pierre quand on y pensait. En plus de ça faire la vaisselle était pour notre policier la pire des corvées ménagères, le ménage il s'y collait facilement, même le repassage à la limite - bien que souvent ce soit sa voisine Miss Backers qui s'en charge contre les services de bricoleur de Dwayne - il s'y faisait, mais la vaisselle il avait vraiment horreur de ça. Alors qu'une boite de pizza il suffisait de la mettre à la poubelle ... Ouais, c'était la solution de pratique, mais aussi celle de facilité. Bref, les brownies de Prue c'était la plus agréable des cuisines, et il aurait du mal à refuser. Pourtant, aussi bizarre que cela puisse paraitre, Dwayne était quelqu'un qui n'aimait pas réellement le chocolat ... Mais la cuisine de sa belle-sœur (ainsi que celle de son père), c'était l'exception à la règle.

Alors que sa belle-sœur était montée dans la chambre de Violet, Dwayne s'était donc à nouveau dirigé vers la cuisine. Sur son chemin il avait croisé son reflet dans le miroir de l'entrée et avait marqué un temps de pause ... Comme cela arrivait parfois - en général c'était surtout le matin, lorsqu'il croisait son reflet dans la salle de bain - il avait pendant une fraction de seconde l'impression de voir la silhouette de son frère et non la sienne. C'était étrange tout autant qu'irrationnel, parce que bien entendu ce n'était pas lui ... Non, c'était seulement l'esprit de Dwayne qui pendant quelques dixièmes de secondes le torturait en lui montrant ce qu'il voulait voir et non pas ce qu'il avait devant les yeux. Mais une fois passé la surprise ses traits lui apparaissaient à nouveau avec plus de netteté et il découvrait dans un mélange de résignation et de déception son visage marqué par le manque de sommeil, les années qui sournoisement commençaient à s'installer, et le regard éteint, éteint comme il l'était depuis que Dominic était partit. A se voir tous les jours Dwayne et Dominic avaient finit par se trouver tout un tas de différences physiques subtiles et invisibles pour beaucoup, aussi il ne pouvait pas honnêtement dire qu'il voyait Dominic à chaque fois qu'il voyait son reflet, ce n'était pas vrai ... Pourtant parfois il aimait y croire, parce qu'il aimait se dire naïvement que de là où il était c'était la façon qu'avait son frère de lui de lui envoyer une sorte de clin d'œil, de lui dire « T'inquiète frangin, j'suis encore un peu là, à ma façon. » ... Il ne pouvait pas être partit pour de bon pas vrai, il ne pouvait pas avoir laissé réellement Prue et Violet, ni Dwayne.
Il soupira, et secouant la tête il rejoignit pour de bon la cuisine. Prudence y avait fait la vaisselle, et l'assiette de brownie restait seule sur la table, refroidissant doucement en parfumant la pièce d'une odeur alléchante. Il en avait attrapé un et en avait goûté un morceau, confirmant le fait que effectivement, même si le chocolat le laissait indifférent en temps normal ça passait plutôt bien avec les talents de pâtissière de sa belle-sœur. Il était appuyé contre le plan de travail de la cuisine et regardait le jardin au dehors quand Prue redescendit du premier étage.

    « Tu sais que toi et mon père, vous êtes sans doute les seules personnes à réussir à me faire avaler du chocolat ? C'est quasiment du domaine de l'exploit ça (a) » Il avait un air amusé sur le visage, l'ai amusé de celui qui avait pour l'espace d'une soirée presque oublié ses tracas. Il fut cependant coupé par le vibreur de son téléphone dans la poche de son jean, et avalant à la va-vite sa dernière bouchée de brownie il s'empresse de répondre en voyant le numéro affiché sur l'écran « Marshall ? Oui pourquoi ? Oui ... Faut que je repasse au bureau récupérer un truc. Je t'apporte ça en même temps. A tout de suite. » Une fois de plus c'était son boulot qui le ramenait à la réalité. Mais ne faisait-il pas tout pour au fond ? « Bon, le devoir m'appelle on dirait ... Merci en tout cas, pour ce soir. » Cela n'avait l'air que d'une pizza et d'un peu de thé, mais pour Dwayne c'était beaucoup plus que ça. Il ne savait juste pas vraiment comment l'exprimer. « Ça fait vraiment du bien de t'avoir à côté » Après trois années à croupir seul comme un rat dans une ville qu'il avait eut le plus grand mal à adopter, c'était compréhensible.

La jeune femme avait finalement raccompagné Dwayne jusqu'à la porte, où il avait récupéré son chien qui bien que venant de se réveiller semblait déjà aux aguets, en bon chien de garde qu'il était. Une fois dans sa voiture Dwayne avait adressé un dernier signe de la main à Prue en souriant, avant de démarrer et de quitter la rue où habitait la jeune femme, direction le commissariat ... Et le pire dans tout ça, c'est qu'il était partit en oubliant ses brownies.

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MessageSujet: Re: Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE} Mar 8 Fév - 10:41

    Prue était reconnaissante aux Sullivan de lui avoir offert une famille. Chose qu'elle n'avait pas eu jusque là. Elle était une enfant non désirée. Un accident de parcours comme l'avait déjà affirmé sa « mère ». Elle a toujours su qu'elle n'était pas désiré, qu'on ne voulait pas d'elle. Et croyez-moi, c'est un sentiment réellement cruel. Cruel de se rendre compte que notre existence n'intéresse personne, que nous n'avons aucune importance pour les personnes qui étaient censées être notre unique, notre base, qui devaient être là pour nous. Même si elle le niait autrefois, aux premières années de sa vie d'adulte, cela l'avait énormément blessée. Aucune enfant ne devrait subir ce genre de chose avec ses parents. Chaque enfant devait être chéri, comme un véritable miracle de la vie. Chaque enfant devait être aimé, protégé, choyé. Cela n'avait pas été le cas pour elle. Prudence n'avait rien eu de cela. Elle s'était construite toute seule. Elle s'était beaucoup repliée sur elle même, convaincue que son existence, sa personne, n'intéressera jamais quelqu'un. Mais elle s'était trompée. En rencontrant Dominic, puis Dwayne, elle avait trouvé une famille. Une famille qui avait prit soin d'elle. Qui l'avait toujours traité avec respect. On lui avait offert de l'amour, de la tendresse, de la complicité, une protection, une famille tout simplement. A la mort de Dominic, pendant quelques temps, elle avait cru que les Sullivans se seraient peu à peu éloignés d'elle mais cela n'avait pas été le cas. Ils avaient été présent, encore plus quand elle a découvert qu'elle portait la vie en elle. Elle même aussi, aurait pu prendre ses distances. Après tout, elle ne s'était pas mariée avec Dominic, elle ne leur « devait » rien. Mais les Sullivans étaient sa famille. Jamais elle n'a pensé à couper les ponts. Elle faisait partie de leur famille. Violet faisait partie des Sullivans. Prudence n'aurait pas pu sciemment priver ses beaux parents, de leur petite fille, priver Dwayne de sa nièce. C'était tout bonnement impossible et cela n'avait même pas traversé l'esprit de la jeune femme. C'était sa famille, un point c'est tout.

    « J'vais pas tarder à y aller. J'fais l'aller-retour pour New-York ce week-end j'voudrais attraper un train pas trop tard demain matin. » Prudence leva les yeux sur son beau frère. Encore une fois, elle se disait qu'il travaillait trop. Le week-end allait commencer et il n'allait même pas en profiter une nouvelle fois. Elle l'aurait bien invité à un pique nique, suivit d'une petite randonnée mais apparemment c'était inutile. Dwayne avait d'autres projets. Et même si la curiosité de Prudence était piquée à vif, elle évita de lui poser la moindre question. Et puis s'il lui parlait un peu de son boulot, elle allait encore se faire du souci pour lui. « Vrai ? J't'en prends un ou deux alors, j'laisse les autres pour Violet. » Prudence esquissa un sourire amusé. Prudence esquissa un sourire. Elle savait que Dwayne ne pouvait pas résister à ses pâtisseries. Elle arrivait toujours à lui faire gouter un cadeau, même une nouvelle recette. Il était toujours partant. Et en plus, il n'en était jamais malade, donc la jeune femme ne cuisinait pas trop mal. Les desserts c'est ce que préférait préparer Prudy. Elle pouvait passer un après midi entier à concocter des petits gâteaux, à faire des inventions. Et jusqu'à maintenant, elle avait réussi pratiquement tout. A part ce soufflet aux abricots et à la cannelle, qui bien avec beaucoup de détermination, elle n'avait jamais réussi à faire tenir, une fois sortit du four. « Ne t'en fais pas pour Violet. J'en ai laissé de côté pour elle et ses petites copines, alors ne te prive surtout pas. »

    Prudence avait fait un tas de brownies parce que Violet accueillait ses nouvelles camarades de classe, histoire de faire connaissance. La jeune maman avait donc fait en sorte de ne pas tomber à cours de gâteaux, au risque de déclencher une mini-émeute. C'était la première fois que Violet accueillait ses petites copines et à vrai dire, elle était un peu anxieuse. Même si elle ne disait rien, Prudence avait ressenti ce trac. Mais elle avait réussi avec quelques subterfuges de la rassurer comme elle le pouvait. Et cela marchait un peu mieux. De telle sorte que la petite fille avait passé son après midi à mettre en place un tas de jeux de le jardin. Et on pouvait dire à présent qu'elle avait hâte de pouvoir montrer à ces amies ce qu'elle leur avait préparé. Prudence laissa Dwayne dans la cuisine puis elle monta border sa fille. Elle resta une bonne dizaine de minutes dans la chambre de sa princesse, attendant qu'elle s'endorme puis elle redescendit au rez de chaussée. Elle retrouva Dwayne dans la cuisine, goutant à l'un des brownies.
    « Tu sais que toi et mon père, vous êtes sans doute les seules personnes à réussir à me faire avaler du chocolat ? C'est quasiment du domaine de l'exploit ça (a) » La jeune femme esquissa un sourire aux mots du policier. Oui elle le savait et elle n'en était pas peu fière. Un peu de chocolat ne faisait jamais de mal, au contraire. D'après des études cliniques, le chocolat aidait à avoir une vie saine. C'était bon pour la santé alors pourquoi se priver? Elle alla lui répondre quelque chose quand le téléphone de Dwayne se fit entendre. Elle soupira légèrement. Son boulot le rattrapait à chaque fois...
    « Marshall ? Oui pourquoi ? Oui ... Faut que je repasse au bureau récupérer un truc. Je t'apporte ça en même temps. A tout de suite. » Prudence laissa son beau frère répondre alors qu'elle tirait doucement les doubles-rideaux de la fenêtre devant eux. La lumière allumée, elle reporta ses yeux bleus sur Dwayne quand il reprit la parole.
    « Bon, le devoir m'appelle on dirait ... Merci en tout cas, pour ce soir. » Elle l'observa puis finit par esquisser un faible sourire. « Oui je vois ça. » « Ça fait vraiment du bien de t'avoir à côté » La jeune femme aussi avait passé une très bonne soirée. Cela lui faisait du bien de retrouver Dwayne. Il lui avait manqué. « Je peux te rétorquer la même chose. Tu m'as manqué et Violet et moi comptons bien rattraper le temps perdu. » Elle déposa un baiser sur sa joue tout en ajoutant: « Allez file, mais fais attention à toi. Je t'attends pour le diner de dimanche et on ne discute pas Marshall. » Elle sourit puis elle le laissa filer, l'accompagnant jusqu'à la porte d'entrée. Ce n'est qu'après le départ de Dwayne en fermant la maison pour aller dormir qu'elle remarqua les brownies que Dwayne avait oublié. Elle soupira. « Dwayne, tu as vraiment besoin de faire une pause avec ton boulot... »


    Topic terminé. Merci pour ce susu ♥
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Through rows of speeding cars {PRUE & DWAYNE}

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