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Rancunes ♦ private PRESTON

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{Candidat à l'élection du rang le plus débile.

★ NOM DE L'AVATAR : Taylor Momsen
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MessageSujet: Rancunes ♦ private PRESTON Dim 15 Aoû - 10:24

La malbouffe : « La malbouffe est le terme populaire donné à la nourriture jugée mauvaise sur le plan diététique en raison notamment de sa faible valeur nutritive et de sa forte teneur en graisses ou en sucres. Les hamburgers, les hot-dogs, les frites, les pizzas, les sodas en sont des archétypes. Elle peut favoriser l'obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires, certains cancers, etc. » N’allez pas croire que je connais la définition par cœur, ce n’était pas le cas. J’étais juste chez moi et l’idée de regarder dans le dictionnaire m’était venu. Je ne savais pas ce qui me prenait … Bref, donc, ce mot m’était venu à l’esprit et je m’étais rendu-compte que je ne savais pas ce que c’était exactement. Maintenant, tout ça était plus clair. Lire ce genre de choses m’avait donné faim. Je fermais donc le dictionnaire et le posa sur mon bureau de verre hors de prix pour me rendre dans la cuisine. J’ouvrais un tiroir pour examiner ce qui si trouvait. Ce même tiroir contenait : des raviolis, un paquet de macaronis, un paquet de chip’s, je fis la grimace. Rien de bien fameux. Je repensais à ce qui était dit dans le dictionnaire. Hamburgers, hot-dogs, frites, pizzas, sodas … tout ça me faisait rêver. J’eu soudain une grosse envie de manger des trucs gras, sucrés qui font grossir. La malbouffe était quelque chose qu’on souhaitait éviter, mais c’était impossible. Qui serait capable de résister à de bonnes frites salés à souhait avec un immense hamburger ? L’envie devenait de plus en plus forte et je me sentais incapable de résister. Il fallait aussi dire que tout était contre moi. Rien ne me faisait envie dans le placard, je venais de lire une définition sur la malbouffe où étaient écrits dedans, des mots interdits, et il passait justement un reportage à la télévision sur ce régime alimentaire. Comment pouvais-je résister ? Résister à la tentation était vraiment trop dur. C’était décidé. Ce midi, je mangerais au temple de ce qui me ferait prendre du poids. Le King burger m’ouvrait ses portes et n’attendait que moi. J’enfilais ma veste en cuir, prit de quoi me payer mon déjeuner et quitta mon appartement, pressée de rejoindre le paradis sur Terre. Comme avait dit quelqu’un : « La meilleure façon de résister à la tentation, c’est d’y céder » Même si pour moi, cette phrase n’avait absolument aucun sens, c’était un peu ce qui se passait en ce moment.

Je poussais la porte du « King Burger » avec un long sourire sur mon visage. Il y avait du monde, comme d’habitude. La plupart des gens qui venaient ici étaient des groupes d’amis, des jeunes, ou des familles dont le cuisinier ou la cuisinière avait la flemme de faire à manger. Ils venaient ici et mangeait un morceau, dans la joie et la bonne humeur. Bon, le problème avec cette nourriture, c’est qu’elle ne tenait pas au corps. Le temps de rentrer chez moi après m’être régalé que j’aurais déjà encore faim. C’était l’inconvénient des aliments gras, mais putain qu’est que c’était bon. Pour moi, il n’existait pas meilleur endroit qu’ici. Mais bon, je venais régulièrement ici et il était rare que je me rendais dans ces restaurants trois étoiles. Je disais ça mais ce n’était pas fondé vu le nombre de restaurant que j’avais fréquenté, c'est-à-dire, presqu’aucun.

La file était longue et je dû faire la queue aussi. Si il y avait bien une chose que je détestais, c’était ça, faire la queue. Mais je n’avais pas le choix hélas, je dû m’y résoudre. Enfin arriva mon tour. Bon, ça allait, je n’avais pas attendu trop longtemps. La serveuse me demanda ce que je désirais. « Bonjour, je voudrais un cheese burgeur avec des frites » Elle tapa sur son appareil et me fit un sourire. Quelques minutes après, ma commande arriva sur un plateau. Je payais la somme et quitta la file pour partir à la recherche d’une table libre. Vu le monde, je me doutais bien que ce ne serait pas chose facile. Il était même possible que je n’en trouve pas. C’était un risque que je décidais de prendre. Qui vivra verra.

Je partis donc à la recherche de la douce table qui m’attendait. Mais où m’attendait-elle ? Telle était la question. Après quelques minutes de recherche, je finis par repérer une famille qui s’apprêtait à partir. Je décidais donc naturellement de tenter ma chance. Bingo ! Quelques secondes plus tard, j’étais assise à cette table en train d’admirer ce trésor qui allait bientôt terminer dans mon estomac. Je pris une frite et croqua dedans avant d’émettre un gémissement satisfaite. Puis, je pris mon cheese burger de mes deux mains et le porta à ma bouche lentement, pour mieux le savourer. Seulement, il avait fallu que quelque chose vienne tout gâcher. Assise à ma table, je m’apprêtais à croquer dans mon hamburger quand je vis passer devant moi … lui ! Preston Garner ! C’était sans doute la personne que j’avais le moins envie de voir. Normal après ce qu’il m’avait fait. Là, tout un tas de questions se bousculèrent dans ma tête. Que devais-je faire ? Ou plutôt : qu’étais-je censé faire ? Devais-je faire comme si je ne l’avais pas vu et continuer de manger tranquillement ? Ou bien lever mon petit derrière pour aller le voir ? J’aurais bien choisi la première solution, mais quelque chose me bloquait. Je ne pouvais décidément pas le laisser s’en sortir comme ça. Nous avions des comptes à régler et quelque chose me disait que nous allions les régler ici, au King Burger. Peu importe ! Il me devait des excuses, même si je savais très bien qu’il ne me les donnerait pas. Je voulais garder mon calme mais c’était trop dur de garder mon sang-froid en voyant sa belle gueule. J’avais des envie de meurtres à ce moment précis, si seulement, j’avais un flingue, il serait déjà gisant par terre, à baigner dans son sang. Je serrais mes dents et mes points et respirais pour me calmer. Je me levais d’un bond furieux, prit une frite entre mon pouce et mon index et croqua dedans avant de contourner ma table et de me diriger vers mon cher ami qui ne semblait pas m’avoir remarqué. J’avançais d’un pas décidé, mais … au bout de quelques pas, je me stoppais et revint en arrière. Je saisissais un sachet de sauce ketchup, quelque chose me disait que j’allais en avoir besoin. Je ne savais pas trop ce que j’allais faire avec mais … j’allais en avoir besoin. Je prenais aussi le sachet de la sauce barbecue, on ne sait jamais. Je regardais une dernière fois ma cible avant de me concentrer. Il fallait que je garde la tête froide, il fallait que je sois forte. Je devais repenser à ce qu’il m’avait fait pour pouvoir le regarder droit dans les yeux sans fondre en larme. Je recroquais dans une frite et partit dans la direction de mon ennemi juré, la tête haute, bien déterminée à régler mes comptes.

Je savais que Preston n’était pas du genre à se laisser faire, il avait un mauvais caractère et je savais qu’il serait capable de tout. Mais cette fois ci, je ne me laisserais pas faire. Ce genre de personne, je les connaissais bien, c’est le genre de mec qui va t’accueillir avec un sourire faux, narquois, sarcastique et qui va tout faire pour te déstabiliser, il serait même capable de m’humilier devant tout le King Burger. J’avais trop souffert à cause de lui. A chaque pas, mon cœur se serrait et une boule se formait dans mon estomac, malgré ça, la colère était plus forte, j’avais une de ces envie de l’étrangler, de l’humilier comme il m’avait humilié, de lui foutre une baffe, de le battre jusqu'à ce qu’il pleure, jusqu'à ce qu’il me supplie d’arrêter, mais je savais bien que c’était impossible. Quoi que, s’il me poussait à bout, je serais capable de bien des choses. Il avait le dos tourné, il ne m’avait pas remarqué. Qu’est que je faisais maintenant ? Je lui donnais un gros coup de talons dans les fesses ? Non, prendre par surprise, c’est lâche. Je n’étais pas lâche contrairement à lui. J’arrivais à sa hauteur et tapota son épaule. Il se retourna et je lui affichais un grand sourire sarcastique. « Bonjour Preston » Je ne l’avais pas revu depuis cette nuit où il m‘avait filmée en train de coucher avec lui, je ne pouvais pas repousser la confrontation. Il faudrait bien que je l’affronte un jour, et ce jour, c’est aujourd’hui. Le plus étonnant, c’était que c’était moi qui étais allé vers lui alors que si j’aurais été maline, je me serais faite petite et je n’aurais pas bougée petit doigt. Va savoir qu’elle mouche m’avait piqué à cet instant là.

Une seule chose me séparait de Preston, c’était son plateau qui pendant juste devant moi. Je lui piquais une frite que je croquais ensuite pour relever mon regard vers lui. J’arquais un sourcil. Je me sentais forte et ses pics ne m’atteindront pas. « J’crois qu’on a des comptes à régler nous deux ! » finis-je par lâcher en le regardant. Mon sourire était devenu plus faible. Serais-je assez forte pour me contrôler de lui en foutre une ? Tout ça dépendra de lui.
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MessageSujet: Re: Rancunes ♦ private PRESTON Lun 16 Aoû - 0:48


Juste une de ses journées. Une journée pourrie où il s'était reveillé trop tôt et où il sentait que rien n'allait se passait comme il l'aurait voulu. Génial. Il avait prit une douche, il avait viré la fille qui squattait son lit en faisant pathétiquement semblant de dormir, il s'était habillé et avait prit un rail de poudre. Bien entendu, le truc n'était pas monté, il avait attendu et rien. Cela l'avait gonflé, profondément même. Voila ce qu'il se passait quand il se fournissait ailleurs que chez February, il trouvait de la daube, des trucs coupés à souhait... Il se demanda pendant un instant s'il n'avait pas carrément sniffé de la farine ou du sucre... L'effet était le même, en tout cas.

Alors il avait prit un second rail, puis un troisième, et ainsi de suite, espérant que cela monterait rapidement. Mais non. Il avait attendu quarante minutes, finissant par prendre une bière et allumer la télé, matant Jackass sans grande conviction. MTV perdait en niveau, c'était déplorable. Il avait envie de jeter la télécommande dans l'immense écran plat qui se tenait devant lui quand soudain, il se sentit partir. Whow. Tout ce qu'il avait prit était entrain de frapper d'un coup et dieu seul savait que ce n'était pas trop tôt. Il se sentait tout à coup atrocement léger, immatériel, il n'existait plus, le monde n'était plus là, il était dans sa bulle, camé au possible. Il passa une main sous son nez, essuyant les restes de poudres et décida de sortir. C'était particulièrement stupide, il était trop défoncé pour ça, mais qu'importe. Une fois l'idée gravée dans sa tête, il était impossible de l'en faire sortir.

Surtout qu'il avait faim. Une de ses fringale qui ne passent pas, une faim spécifique qui vous tord le ventre et vous prend la tête. Une envie de femme enceinte, presque. Il lui fallait du gras, du sel, de la junk-food. S'il n'avait pas déjà été un démon incarné, il se serait bien damné pour un burger, là. Pas trente-six solutions, donc. Il traversa son immense appartement, saisit les clés de la Camaro Super Sport noire de 1968 qui l'attendait au parking souterrain et il s'engagea, prenant l'ascenseur et allant bien vite retrouver son gros jouet.

Il ne lui fallut pas longtemps pour rejoindre le King Burger. Bien entendu, à conduire défoncé, il aurait très bien pu aller jusqu'à la ville voisine, mais il avait trop faim pour ça. Il adorait certes conduire quand il était sous substances, mais il n'était pas totalement masochiste, il y avait des limites. Il se gara sur le petit parking, prenant deux places et s'en moquant totalement, puis il sortit de sa voiture, avançant d'un pas déterminé jusqu'à la porte du restaurant... Du moins, il n'y avait réellement que les américains pour appeler restaurant ses usines à obèses...

Il y avait une queue monstre. Comme d'habitude. Et comme d'habitude, il passa outre. Jouant des coudes, il bouscula quelques personnes bien trop censées pour se plaindre et il arriva aux caisses, commandant un menu et payant en grosse coupure. Tant pis pour la caissière qui galérait avec la monnaie, ce n'était pas son problème si elle ne savait pas compter... Il fut bientôt servit et il fit volte face, plateau à la main, cherchant une table. Il ne mit pas longtemps à trouver, et cela le blasa un peu. Il aurait aimé envoyer chier une bande de gamin, cela l'aurait distrait. Mais qu'importe, il attendrait pour être abjecte, pour faire chier le monde... Il alla s'assoir, du moins... il fut stoppé dans sa procession. Une voix féminine qu'il avait l'impression de connaitre l'interpella et il se retourna, toisant avec une certaine stupéfaction la petite blonde qui se tenait devant lui.

Katrina ? Karlii ? Erf, il n'avait aucune idée de son prénom mais il savait bien qui se tenait devant lui. La blondinette n'était autre que la lycéenne qu'il avait filmé. Et dont il avait allègrement diffusé la vidéo. Jusque là, rien de bien particulier, il ne différait pas tellement de tous les adolescents qui se filmaient et taguaient ensuite leurs amis sur Facebook, à un détail près. La vidéo avait ruiné le semblant de réputation qu'elle pouvait avoir, pour la simple et bonne raison qu'elle les montrait clairement entrain de s'envoyer en l'air. Du moins, on voyait surtout Karen. Oui, Karen, voila son prénom. Il avait mit un peu de temps à replacer mais maintenant cela sonnait juste.

Elle jouait les grandes, elle feignait une assurance qu'il la savait loin d'avoir. Il avait eut des retours, il savait qu'elle vivait mal cette humiliation, mais d'un autre côté, c'était normal. Elle était jeune, encore, cela devait être un sacré coup. Sauf qu'il s'en foutait royalement. Il l'avait choisi au hasard, elle avait été la garce allumeuse de trop, il n'avait certes pas été fin ou tendre, mais cela l'avait amusé. Et à vrai dire, ruiner la vie de cette gosse le faisait encore sourire. Le métier qui rentre, surement...

Elle voulait des explications, elle gardait la tête haute. Façade. Elle voulait se venger, elle ne savait même pas comment, il le voyait venir gros comme une montagne. Haussant les épaules, il fit à nouveau volte-face, constatant avec satisfaction que la table qu'il avait repéré était toujours libre. Il s'y assit et sans regarder la jeune fille, il lança :

" Tu veux tes royalties sur la vidéo, c'est ça ? "

Sans lui accorder plus d'attention, parce qu'elle n'était pas réellement importante, il mordit dans le burger qu'il avait commander, comblant ainsi une faim viscérale, un besoin de viande de mauvaise qualité et de sauce industrielle qui lui tordait le ventre. A vrai dire, en y réfléchissant bien, cette gamine avait son importance : grâce au mauvais coup qu'il lui avait fait, il avait assuré sa suprématie en tant que mec le plus immonde de la ville. Ce n'était pas rien...


Dernière édition par Preston Garner le Lun 16 Aoû - 8:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rancunes ♦ private PRESTON Lun 16 Aoû - 7:40

En réalité, je n’étais pas aussi forte mentalement que je ne voulais le faire paraître et j’étais sûr que Preston avait vu clair dans mon jeu. Mais je ne changerais pas d’attitude pour autant. Je voyais aussi qu’il était sous l’emprise de drogue. Je connaissais un petit peu Preston, il avait fallu qu’il fasse une approche avant de coucher avec moi. J’avais donc quelques connaissances à son sujet. Je voyais donc bien qu’il était sous l’emprise de trucs illicites. Pourtant, il semblait avoir les idées claires. Je le vis me tourner le dos pour aller s’asseoir. Je faisais la grimace. Tout ça ne lui faisait ni chaud ni froid, il en avait vraiment, mais vraiment rien à foutre. Ceci dit, je ne m’attendais pas à ce qu’il s’en veuille, je m’attendais à ce genre de réactions. Donc, je le vis s’asseoir à une table, sans même hésiter, je le suivis, mes mains sur mes hanches, bien déterminée, non, je ne comptais pas le laisser tranquille. « Tu veux tes royalties sur la vidéo, c'est ça ? » J’arquais un sourcil avant de laisser échapper un petit rictus moqueur. Comme si j’en avais besoin. Même si c’était une bonne idée, j’aurais dû y penser plus tôt, mais j’étais trop abattue pour penser à ça, même si ça aurait pu me rapporter gros. Pff et dire qu’il préférait se soucier de son hamburger plutôt que de se soucier de moi. Ça me tuait. Le voire manger comme ça incita mon ventre à gargouiller et m’incita à aller chercher mes frites à ma table. La situation avait quelque chose de comique. On se serait cru dans une série télévisée, la personne qui jugeait ses frites plus importantes. Ceci dit, je sacrifierais bien Preston pour des frites, ou pas, je n’étais pas aussi cruelle, quoi que … je ne savais pas trop quel serait mon choix face à ce dilemme. Bref, là n’était pas la question. Je pris une frite, croqua dedans et émit une nouvelle fois un gémissement satisfait. Bon, Preston m’avait posé une question et il attendait sans doute une réponse … ou pas. J’étais sûre qu’il s’en foutait. « Je suis preneuse si tu les as sur toi » Bref, redevenons sérieuse, je n’étais pas la pour ça. Malheureusement, il n’y avait qu’une chaise à la table de ce malheureux Preston, je devais donc me contenter de la position debout. Bref, je m’en fichais pas mal après tout. Bref. « Non, je ne suis pas là pour ça. » dis-je en reprenant mon sérieux et en remordant dans une frite. Je vis une famille débarrasser le plancher sur la table d’à côté celle de Preston. Ça ne pouvait pas mieux tomber. Une fois que la famille fut loin dans le fast-food, j’empruntais une chaise pour m’asseoir en face de Preston. Je posais mes bras sur la table et fixais Preston dans les yeux. Enfin, dans les yeux … oublions ça. Il ne faisait même pas attention à moi. Je pris une frite et prit la parole. « Pourquoi ? » demandais-je simplement me remémorant ce souvenir affreux.

Le voir là, totalement indifférant, sans aucuns scrupules me mettait littéralement hors de moi. Comment la Terre pouvait porter un type de ce genre. Il s’en foutait, complètement, totalement, éperdument. Pourquoi il faisait ça ? Quel plaisir il prenait à humilier les gens ? A faire mal ? Si j’étais bien sûre d’une chose, c’était qu’un jour, ça lui retomberait dessus. La roue tourne comme on dit. Un jour, quelqu’un le prendra de vitesse, et ce jour là, je serais présente pour se moquer de lui. Ce que je voulais ? Le détruire. Je ne pouvais exprimer la rage que j’éprouvais pour cette sous-merde. « Hein ? Pourquoi ? » Répétais-je, le regard vide, les dents et les poings serrées. Je n’avais qu’une envie ; lui écraser mon plateau sur sa jolie petite tête. Qu’avais-je fait pour mériter cela bordel ? Rien évidemment. Et dire qu’il avait tout prévu depuis le début. Tout ça était prémédité. Et jamais je ne pourrais le pardonner. Même si je savais qu’il se fichait pas mal de mon pardon.
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MessageSujet: Re: Rancunes ♦ private PRESTON Lun 16 Aoû - 8:11

Ah, aurait-elle un sens de l'humour qui vaille le détour ? Intéressant, la répartie était sympathique et... Ah, non en fait non, elle se rétractait et cassait l'effet escompté. Dommage. Elle avait, pendant un quart de seconde, gagné un semblant de considération aux yeux du grand brun mais cela avait vite filé... Bah, pour ce qu'il en avait à foutre. Il prit une nouvelle bouchée alors qu'elle s'installait, prenant ses aises. A croire qu'elle n'en avait pas eut assez, la gosse.

Et puis elle posa la question qui lui brulait surement les lèvres mais qui malheureusement était celle à laquelle il ne pouvait pas répondre. Un simple pourquoi, désemparé et cassé, mélodramatique à souhait. Oscar de la scène la plus émouvante, la pauvre petite fille brisée face au grand méchant, face à son bourreau ? De ce qu'il se souvenait, elle avait été consentante, elle l'avait suivi et même, elle trouvait cela gratifiant d'être en sa présence. Le peu d'attention qu'il lui avait porté l'avait sans doute fait mousser et il n'était ni un violeur ni un mec brutal. Tout ce qu'il avait fait, c'était immortalisé le moment... Pour la postérité. Ahah, bon courage pour faire avaler ça. Mais pourtant, il y avait du vrai dans ce qu'il pensait : il ne l'avait pas saoulé, il ne l'avait pas drogué, il ne l'avait forcé à rien. Certes, il avait omit de parler du détail caméra, mais c'était si peu...

Il avait l'intention de répondre quelque chose de caustique mais avant, il voulait terminer sa bouchée, il n'était tout de même pas dégueulasse au point de parler la bouche pleine. Sauf qu'elle ne lui laissa pas le temps d'avaler, elle posa à nouveau la même question, plus dédaigneuse, plus agacée... plus agaçante, surtout. Il respira profondément, peu désireux de s'enerver aussi vite et il avala sa bouche, déglutissant difficilement. Elle allait définitivement lui gâcher sa défonce, il le sentait venir.

" Laisse moi finir de bouffer, au moins... "

Ouh. Agressif. Elle commençait déjà à lui taper sur les nerfs, c'était un exploit compte tenu du seuil de tolérance qu'il atteignait quand il était camé. Peu importe. Reposant ce qu'il restait de son hamburger et regrettant plus que jamais de s'être levé ce matin, il attrapa son soda et tira longuement sur la paille, avalant une longue rasade avant de se décider à parler.

" Pourquoi l'eau bout-elle à cent degrés et pourquoi la gestation humaine dure-t-elle neuf mois ? Que de bonne question... raisonnement scientifique et tout l'bordel... pour ce qui est de ta question, il n'y a qu'une seule réponse : Pourquoi pas. "

Il se savait odieux. Ca l'amusait. Au plus haut point, même. Il savait qu'elle allait rapidement sortir de ses gonds. Le truc le plus drôle aurait été qu'elle tente de le frapper. Il la ferait sortir par la sécurité. Il pourrait peut-être même pousser le vice à aller au commissariat pour porter plainte pour agression. Elle parlerait surement de la vidéo, c'était couru d'avance, mais Preston était loin d'être con. Rien sur cet enregistrement ne pouvait prouver qu'il était le mec entrain de la sauter. Rien du tout... C'était un plan infaillible, un truc de génie... machiavélique.

Il se redressa pleinement et posa son regard sombre sur la petite blonde platine trop fardée et trop punk pour être honnête. Dans ses souvenirs, elle avait eut l'air moins grave, moins sombre.... Moins jeune aussi. Il realisa avec stupéfaction qu'en effet, elle était atrocement jeune. Une gosse, une gamine, des formes même pas achevées. Pour un peu, il aurait pu avoir des remords, des regrets. Sauf que ce n'était pas le genre de la maison, loin de là, même.

Il se demanda vaguement ce qu'elle attendait de lui, et il dardait sur la petite Karen un regard froid et neutre, totalement dénué du moindre intérêt ou de la moindre marque de compassion. Il avait d'autres chats à fouetter, et si cette lycéenne voulait des excuses, elle avait frappé à la mauvaise porte. Ils savaient tous qu'il était comme ça : instable, immonde, dangereux à ses heures et surtout parfaitement immoral.

Il reprit son hamburger et en prit une nouvelle bouchée, cherchant vaguement pourquoi il avait fait ça à cette pauvre fille. Elle ne méritait sans doute pas ça, mais après tout, ça marchait ainsi. La vie était une chienne et tout le monde se faisait prendre un jour ou l'autre. Il n'avait pas mérité qu'on lui arrache Sophia, même s'il avait été un peu con. Certes, son adolescence ne s'était pas passée aussi gentiment et parfaitement que ce qu'aurait feu ses parents, mais après tout, c'était normal. Et ce n'était certainement pas assez pour qu'on lui prenne sa chère petite soeur.

Il mâcha longuement sur ce qu'il avait dans la bouche avant de se rendre compte qu'elle lui avait coupé l'appétit. Joie. Il jeta le burger dans sa boite en carton et attrapa vivement une serviette, essuyant la commissure de ses lèvres. Saisissant à nouveau sa boisson, il se leva, ne se donnant pas la peine de débarrasser son plateau ou de repousser sa chaise et il entreprit de marcher vers la porte.

Seulement, il avait l'impression qu'il était loin d'être tranquille...
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MessageSujet: Re: Rancunes ♦ private PRESTON Lun 16 Aoû - 13:04

« Laisse-moi finir de bouffer, au moins... » Mon dieu quel goinfre, il n’avait pas remarqué que nous étions dans une discussion sérieuse ? C’était important cette histoire. Enfin, surtout pour moi visiblement, Preston ne semblait pas touché, tout ce qu’il voulait, c’est manger. Remarquez, je le comprends, comment résister à ces bons aliments gras et tout et tout ? Même moi je ne pu m’empêcher de croquer dans mes frites jaunes, salés à point, même avec toute la volonté du monde. Je soupirais de désespoir, désespérée de ne rien tirer de l’ignoble individu qui mangeait devant mes yeux. Je n’avais qu’une envie, lui prendre son hamburger et le manger devant lui, ce serait certainement la pire des vengeances. Mais non, c’était beaucoup trop facile. Je m’accoudais sur la table, j’attendais qu’il ait terminé de manger pour pouvoir reprendre cette discussion. On pouvait constater dans mon comportement un certain culot involontaire. Je ne contrôlais pas mes faits et gestes et j’étais dans l’improvisation totale, moi qui avait tout préparé avec soin, mes plans étaient tombés à l’eau. Mais je ne pouvais pas abandonner là. Il me prendrait pour une lâche, pour une gamine. Bon, cette dernière chose, je me doutais bien qu’il le pensait déjà. C’est en le voyant comme ça que je me rendis compte qu’il n’y avait que du négatif à mon sujet dans son esprit. Enfin, je croyais. J’étais quasiment sûr qu’il me prenait pour une gamine naïve, il fallait avouer que je l’avais été sur ce coup là. Je devais aussi avouer qu’il m’avait bien eu et même avec toute la volonté du monde, je ne réussirais pas à lui infliger pareille humiliation qu’il m’avait infligée. Il avait atteint le summum de l’humiliation rien qu’en usant de son charme. Il méritait des félicitations mais ce n’était sûrement pas de ma part qu’il allait les avoir. J’imaginais que toute sa bande de pote l’avait déjà fait. Ah qu’il devait se sentir puissant le gentil petit Preston. Il avait bien réussi son coup. C’était le loup, j’étais le mouton. J’ai été bouffée. Je me suis fait avoir comme une grosse merde. Même si l’idée me mettait hors-de-moi, je devais avouer, qu’il était fort.

« Pourquoi l'eau bout-elle à cent degrés et pourquoi la gestation humaine dure-t-elle neuf mois ? Que de bonne question... raisonnement scientifique et tout l'bordel... pour ce qui est de ta question, il n'y a qu'une seule réponse : Pourquoi pas. » Une nouvelle fois, il m’avait cloué le bec. Putain qu’est qu’il était fort ce gars. Même si ce n’était pas vraiment comparable, il n’avait pas tort. Pourquoi pas après tout ? Il avait une bonne vision de la vie, une bonne philosophie, et il devait être intelligeant pour réagir de cette manière. Je me redressais et haussais les épaules. Il avait de bons arguments contrairement à moi. Je devais bien avouer que je ne pouvais pas rivaliser avec lui, il était bien trop fort et il devait s’y connaître. Je ne devais pas être la première personne qu’il avait fait souffrir et quelque chose me disait que je ne serais pas la dernière. Preston avait le vice en lui. J’avais même du mal à croire qu’il avait un semblant de bon en lui. Même si il y en a dans chaque personne, Preston devait être l’exception. Enfin, maintenant, je le vois comme ça. Mais Preston n’avait pas que des ennemis, enfin, je croyais, ceci dit, ça ne m’étonnerais pas qu’il soit seul au monde, sans amis, délaissé. Je serais bien parti dans de longs discours de morale comme on voyait dans les films mais je me suis dit que ce serait barbant non seulement pour lui, mais aussi pour moi. Je n’avais pas de temps à perdre. Déjà que j’en perdais suffisamment à essayer d’attirer son attention complète. Preston n’était pas quelqu’un de facile. Bref, revenons à sa magnifique phrase. Je trouvais cette réponse trop facile. Beaucoup trop facile. En gros ça voulait dire : « Pour le fun » ou un truc dans le genre. Je me mis à l’imaginer dans la vie de tous les jours. « Pourquoi roulez-vous à 150 km/h monsieur ? » « Pourquoi pas ? » « Pourquoi transportez-vous de la cocaïne dans votre coffre. » « Pourquoi pas ? » « Pourquoi ne payez vous pas vos factures ? » « Pourquoi pas ? » « Pourquoi avez-vous tué cet homme ? » « Pourquoi pas ? » Ah, c'était un mec simple enfaite. Il avait un de ces raisonnements. Mais bref, ça n’empêchait que c’était trop facile de dire ça. Une nouvelle fois, je ne savais quoi dire. Il m’avait tué, il m’avait cloué le bec, il m’avait freiné dans ma lancée. Il avait réussis à m’intimider alors que j’étais parti la tête froide. Je ne pouvais faire qu’une chose : le féliciter secrètement et afficher une expression de non compréhension. Ce n’était pas le genre de réaction que j’attendais. Ce n’était pas non plus ce genre de discussion que je comptais avoir avec lui. De son côté, ca avait l’air d’être une simple formalité et cet attitude m’exaspérait. « Putain qu’est qu’il est fort ! » lâchais-je presque admirative pour moi-même, dans mes pensées, peu soucieuse de savoir si il avait entendu ou non. Oui, il était fort, j’étais bien forcé de l’admettre et de le reconnaitre. Je repris subitement mes esprits quand je vis Preston en train de partir vers la sortie. Je me levais subitement à mon tour. Non, il ne s’en sortirait pas comme ça. C’était malpoli de partir en plein milieu d’une conversation, enfin, c’était un argument comme un autre. Ses parents ne lui avaient donc jamais appris la politesse ? Bon, ceci dit, je n’étais pas une reine dans ce domaine non plus. Le truc, c’est que je n’aimais pas qu’on ME manque de respect. A la limite les autres, rien à péter. Je me mis donc à suivre Preston en trottinant, mes frites dans une main. « Héé non non non non non non ! ne t'en va pas. » Je ne le laisserais pas s’échapper alors que je le tenais. S’en tirer comme ça était trop facile. Et je voulais tourner la page Preston définitivement et l’oublier de ma vie. Seulement, je ne pouvais accomplir cette tâche seulement s’il m’expliquait les raisons de son geste. Courir avec des talons, ce n’était pas facile. Et en plus, j’étais distraite par les frites qui m’appelaient. Je réussis à le rattraper à la porte du fast-food. Et dire que j’étais venu me gaver en toute tranquillité. Il se pourrait que je reparte avec bien plus qu’un estomac rempli.
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MessageSujet: Re: Rancunes ♦ private PRESTON Ven 27 Aoû - 1:23

A peine eut-il saisit la poignée de la porte qu'il entendit le ramdam caractéristique lui indiquant qu'il n'était pas près d'avoir la paix. Chaise, talons sur du carrelage, apostrophe déterminée... Il releva la tête et vit que la petite blonde lui courrait après, clairement prompte à le retenir. Super. Elle avait l'air fine, avec ses frites à la main, mais il ne nota même pas, trop occupé à darder sur elle un regard sombre et mauvais, profondément agacé. A croire qu'elle voulait encore qu'il la ruine. Non pas que cela ai posé le moindre problème, bien sûr, Preston avait de la ressource, mais il était un peu étonnant de voir à quel point certaines personnes pouvaient être masochistes.

En attendant, il... comprenait. Attention, il ne regrettait pas, non, ça s'était trop lui demander. Mais il comprenait qu'il n'y était pas allé avec le dos de la cuillère, il savait que si Sophia avait été à la place de Karen, il aurait sans doute tué le petit con inconscient qui se serait amusé à la filmer pendant des ébats. Et à diffuser les vidéos. Mais bien sur, Sophia n'avait pas été comme ça, et il n'y avait pas plus abjecte que Preston alors forcément, le scenario était un peu improbable, mais tout de même...

Restait cependant la conviction qu'il ne lui devait rien. Elle lui avait couru après en pleine connaissance de cause, elle était venue le chercher, elle l'avait allumé pour qu'il consente à lui accorder un peu d'attention. Et accessoirement à coucher avec elle. Bien sûr, à partir du moment où il l'avait repéré, où il avait comprit qu'il pouvait s'amuser, la donne avait changé mais pas foncièrement. Il avait continué à l'ignorer, à rester impassible et s'en foutiste et cela avait porté ses fruits : Elle lui était littéralement tombée dans les bras, sans que cela ne lui demande trop d'effort... Plan infaillible et facile. Il soupira et manqua de faire volte-face, regardant par dessus son épaule, quand il s'aperçut qu'une grande partie de la clientèle et la totalité du personnel étaient entrain de regarder la scène qui se déroulait près de la porte du Fast-Food. Génial... Autant, il aimait l'attention, autant sur ce coup là, la morale et la bienséance des gens le faisaient chier et il avait un mal fous à supporter qu'on le juge. Comme si les gens n'étaient pas déjà au courant de sa débilité profonde...

Serrant la mâchoire, il afficha un rictus presque amusé et glissa sa main dans la poche de son jeans, tirant les clés de la Camaro et visualisant déjà le cercle vicieux qui se profilait pour Karen. Il embraya immédiatement, ouvrant la porte du restaurant et s'élançant sur le parking, lançant sans même la regarder :

" Si tu veux continuer la discussion, les frites restent loin de ma voiture. Je ne te force pas à monter dans ma caisse, mais le gras ça donne un sale teint... "

Il afficha un sourire angélique qu'elle ne vit pas. Au choix : rester seule avec lui, dans sa voiture et donc, techniquement, si elle était un peu paranoïaque : à sa merci, ou bien rester plantée comme une idiote sur le parking, frites à la main, sans réponses. Il n'attendit pas de savoir ce qu'elle comptait faire, ne s'en préoccupant pas réellement et n'ayant aucun cas de conscience à son égard. Il eut bientôt traversé le parking et il ouvrit la portière, glissant les clés dans le contact et montant immédiatement le volume de l'auto-radio raccordé à son Itouch, lançant dans la voiture un vieux morceau de Gary Moore dont il avait oublié le titre mais dont les guitares emplirent rapidement l'habitacle de la voiture.

Il releva la tête en enclenchant la marche arrière, regardant dans le rétroviseur et croisant pendant l'espace d'une seconde le regard de la petite blonde qui se tenait toujours dans l'embrasure de la porte. A nouveau, il afficha un sourire détestable et narquois, mais dont il était convaincu du pouvoir. Le genre de sourire qui ne laisse rien présager de bon mais qu'on laisse passer parce qu'ils font apparaitre une fossette quasi-enfantine.
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MessageSujet: Re: Rancunes ♦ private PRESTON Ven 27 Aoû - 12:47

Rien à faire. Preston ne dirait rien, il ne ferait rien. Je n’avais plus rien à faire de lui. J’avais bien compris qu’il vaudrait mieux que j’arrête, que j’abandonne, ça ne servait plus à rien maintenant. J’avais déjà perdu assez de temps pour ça. Les gens comme Preston ne m’inspiraient aucune sympathie. Je n’aimais pas ce genre d’individus, qui vous clouaient le bec de par leur indifférence. Une fois de plus, je n’avais rien à dire. J’étais le trophée de Preston, je me sentais basse et faible. Je ne savais pas quoi répondre ni quoi faire. Il était évident que cet homme s’en fichait mais royalement. Je serrais la mâchoire. Je n’avais envie que d’une seule chose, lui sauter dessus et l‘étrangler jusqu'à ce qu’il crève et qu’il termine au cimetière. Je le haïssais plus que tout au monde. Je me retenais d’entreprendre ce que j’avais en tête. J’avais trop peur des conséquences, si je le touchais avec violence, il ne hésiterait pas à se porter en victime, alors que la vraie victime, c’était moi. Je trouvais tout cela injuste. Je n‘avais rien fais pour mériter ça. Plus je le vis partir vers sa voiture et plus je serrais les mâchoires ainsi que les points, écrasant au passage mes frites. D’un geste de rage, je laissais tomber ces dernières sur le sol et poussa la porte. Preston avait pris de l’avançe et s’apprêtait à démarrer sa voiture. C’était terminé, ma confrontation avec lui ne m’avait rien apporté de plus que l’envie de lui foutre mon poing dans sa face. Je ne monterais pas dans sa voiture et je ne le reverrais certainement plus jamais. Je ferais en sorte qu’il sorte de ma vie, de mon esprit, de ma tête. Après, j’aurais fait un grand-pas. Après, tout, j’avais eu son explication. Je savais pourquoi il avait posté cette vidéo sur le net. « Pourquoi pas ? » Ce n’était pas la réponse que j‘attendais mais ça me suffisait amplement. Je n’avais plus besoin de lui. Soudain, une poussée d’adrénaline me prit d’un coup. Je vis Preston commençant à s’éloigner dans sa voiture. Je fis quelque pas et remua les bras « ATTEND !! » hurlais-je à son intention pour qu’il s’arrête. Il s’arrêta. Sans même réfléchir, je me mis à marcher vivement vers la voiture de Preston, tant pis pour les conséquences. A chaque pas que je faisais, la rage montait en moi et je serrais ma mâchoire un peu plus forte. J’avais une idée en tête et j’irais jusqu’au bout. A quelques mètres de la voiture de mon tendre et cher ami, je sortais les clés de ma voiture de ma poche de jean et le brandit tel un poignard vers le bolide de Preston. Je me trouvais à trois centimètres de la voiture. D’un geste ravageur, je plantais la pointe de mes clés de voiture sur la vitre de celle de Preston. Le carreau se fissura et je recommençais plusieurs fois sur la même vitre, jusqu'à ce que celle-ci soit complètement fissurée. Ensuite, j’ouvris la portière et la referme rageusement pour que le carreau vole en éclat à cause du choc. Si seulement j’avais une batte de baseball en main, je n’aurais pas cassé que la vitre.

Avoir peté une vitre de la voiture de Preston n’avait pas assouvi toute ma rage, j’avais encore envie de me défouler sur lui, j’hésitais à monter dans la voiture et à lui en coller une dont il se souviendra dans sa vie mais je réussis à me contrôler. Je reprenais lentement ma respiration, montrant ma rage sans aucune retenue. Je n’avais aucune idée de la réaction de Preston. C’était sa voiture, serait-t-il énervé ? Ou est qui s’en fichait royalement ? Je n’en savais rien et qu’importe, je briserais les vitres de toutes ses voitures si il le fallait. Ce gars était tellement imprévisible. Quel serait sa réaction ? Allait t’il me rire au nez ? J’avais la conviction que j’allais bientôt le savoir. Les gens du restaurant avaient formé un petit groupe pour nous regarder. Ou plutôt les plus jeunes et les curieux. Ca allait fuser à New Heaven, bientôt, toute la ville serait au courant de ce qui venait de se passer. Mais je ne comptais pas m’arrêter là. Je me retournais vers Preston et le fusilla du regard, regard plein de rage, puis je crachais sur le siège passager, puis je tentais de lui cracher au visage, mais je ne réussis qu’a atteindre son bras. « Tu n’es qu’un enfoiré Preston Garner » Je n’avais jamais été si en colère, je ne souhaitais qu’une chose, que Preston souffre comme toutes ces femmes qu’il avait fait souffrir. Je repris mes clés de voiture et les planta cette fois ci, dans la vitre du rétroviseur qui était près de moi avant de me retourner vers lui. « Crève ! »
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MessageSujet: Re: Rancunes ♦ private PRESTON Ven 27 Aoû - 23:47

Karen lui prouva en une fraction de seconde que non contente d'être plus inconsciente et immature que ce qu'il avait pu penser, elle était également plus stupide. Carrément plus stupide, même. Abasourdit, totalement prit de court par un mouvement qu'il n'avait pas et n'aurait su anticiper, il la regardait à travers la vitre de sa voiture. Ou plutôt l'absence de vitre, les morceaux de verre s'éparpillant un peu partout, sur le parking et le sol de la voiture. Il aurait hurlé. Il tenait à la Camaro, c'était pratiquement le seul modèle qu'il était incapable de remplacer même s'il mettait le prix. On ne fabriquait plus de caisse comme ça, avec cette ligne, cette gueule, cette classe. Et l'autre blondinette même pas majeure, à peine déflorée, débarquait et la ruinait d'un coup de clé, démontant sans vergogne la vitre et lui hurlant ensuite dessus.

Ce qui agaçait encore plus Preston était qu'il avait proposé plus ou moins... normalement de continuer la discussion. Alors certes, il avait sans doute plus de tort qu'elle, mais quand même, elle aurait du noter l'effort. A la place, elle faisait quelque chose qui le plongeait dans une colère noire et risquait fort de compromettre violemment les chances déjà maigres de la lycéenne. Stupide gamine.

Il sortit de sa torpeur lorsqu'elle commença à s'en prendre au rétroviseur. Il jura et ouvrit sa portière, sortant en trombe du véhicule et le contournant rapidement, se postant à côté de Karen. Sans ménagement, il saisit son poignet, la tenant suffisamment fort pour qu'elle ne puisse pas s'échapper ni même tenter quoi que ce soit sans se vautrer. Il n'était pas fou, il avait avisé les chaussures qu'elle portait et se doutait bien qu'un coup de pied défensif entre les jambes avec ce genre de talons ne risquait pas d'être une partie de plaisir. Mais là, c'était tout juste si elle pouvait serrer les doigts, de la façon dont il la tenait. Il la retourna vivement, la forçant à lui faire face et d'une voix mauvaise, sifflée entre ses dents, dardant sur elle un regard sombre, il déclara :

" J'en ai assez de tes gamineries, il va falloir que tu comprennes que quoi que tu fasses, j'aurais le dessus, alors cesse un peu de t'évertuer à me pourrir la vie, tu ne fais qu'empirer la tienne... "

Il jeta brièvement un regard par dessus son épaule et remarqua avec effarement qu'un attroupement s'était formé. Génial, ce qu'il voulait éviter... Tirant Karen, il la dégagea de la portière qu'il ouvrit ensuite, et sans douceur il la fit entrer dans la voiture, l'asseyant brusquement sur le siège et claquant immédiatement la porte. Dans le même mouvement, il poussa le loquet qui servait à verrouiller la voiture, fermant ainsi correctement le tout et ayant l'impression de foutre une sécurité enfant pour la môme qui le gonflait copieusement. Puis il cassa le cache, empêchant ainsi qu'on tire à nouveau le verrou. De toute façon, vu les dégâts qu'elle avait causé, il lui faudrait changer toute la portière, un peu plus un peu moins...

Il contourna à nouveau la voiture et s'installa au volant, la blonde sur le siège passager. Plus que jamais, il se demandait pourquoi il s'en était prit à elle. Il aurait du voir, de loin, qu'elle était insupportable, une chieuse de première qui lui casserait les pieds jusqu'à avoir eut un semblant d'excuses... Et bien elle pouvait se brosser. Il enclencha la première et accéléra, faisant crisser les pneus sur le parking du King Burger et laissant derrière eux les badauds.

Dans un réflexe, il changea la musique, envoyant un morceau bien violent de Slipknot et en montant immédiatement le son pour ne pas entendre les plaintes outrées de la gosse assise à côté de lui. Rapidement, il roula, descendant les boulevards bondés et se dirigeant du mieux qu'il le pouvait vers un endroit plus calme ou ils pourraient tenter de discuter... Quoi qu'il ne se faisait pas d'idée, pour l'instant, il cherchait juste un endroit où jeter le cadavre de l'écolière bafouée par ses soins qui se tenait là. Bordel, qu'il avait envie de hurler et qu'il se retenait de ne pas la frapper pour ce qu'elle venait de faire...
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MessageSujet: Re: Rancunes ♦ private PRESTON Sam 28 Aoû - 3:04

Je pris conscience de mon geste qu’après, quand Preston sortit de sa voiture, le visage rouge de colère, tout comme le miens. Je ne regrettais pas de lui avoir peté sa vitre, c’était bien fait pour lui, et encore, ce n’était pas grand-chose comparé à ce qu’il m’avait fait. Il devait s’estimer heureux que mes clés n’aient pas atterri entre ses deux yeux. Là, ils e rapprochait, c’était une cible facile, seulement, je ne voulais pas non plus dépasser la ligne jaune. Lui casser son carreau était la seule chose dont j’étais en mesure de faire. Je ne savais pas ce qu’il allait faire mais je sentais la panique monter. Preston n’avait aucune pitié, que ce soit avec des hommes ou avec des femmes, il n’hésiterait pas, il serait capable de me corriger devant tout le monde et de faire preuve de violence. Donc oui, j’avais peur, peur qu’il ne me fasse du mal, mais je ne pouvais pas bouger, j’étais comme paralysée, j’attendais la suite. Je regardais vivement autour de moi, cherchant je ne sais quoi, mais Preston me coupa en m’attirant brutalement le poignet. Il forçait pour que je ne m’enfuie pas, il me faisait mal. Je me mis à gémir, lui ordonnant de me lâcher mais rien à faire. Je me débattais le plus possible en faisant usage de mon deuxième bras. Mais Preston était trop fort, il avait de la poigne et quoi que je fasse, je n’arriverais pas à me détacher de son emprise. « J'en ai assez de tes gamineries, il va falloir que tu comprennes que quoi que tu fasses, j'aurais le dessus, alors cesse un peu de t'évertuer à me pourrir la vie, tu ne fais qu'empirer la tienne... » Ces paroles ne m’atteignirent même pas, j’étais trop occupée à essayer de me détacher de lui. « Si tu ne me lâche pas tout de suite, je te crève les yeux » dis-je en serrant la mâchoire, cessant de me débattre en faisant pendre mes clés de voiture. Seulement, je n’eus pas le temps de terminer ma phrase que Preston me fit monter dans sa voiture de force. Malgré mes débattements, il n‘eut aucun mal à me maitriser. J’étais trop faible pour lui. Une fois assise sur le siège passager, du côté de la vitre brisée, j’essayais d’ouvrir la porte pour m’échapper mais Preston avait verrouillé la portière. J’étais prise au piège. Très vite, je me mis à regretter mon geste, si j’avais su qu’il allait s’énerver comme ça, si j’avais su qu’il irait jusqu'à m’enlever, je me serais certainement retenue. Preston monta à son tour dans la voiture, changea la musique et mis le contact. Le rythme de mon cœur s’accélérait, à ce moment précis, j’avais peur. Qu’est que Preston allait me faire ? Allait-t-il être violent avec moi ? Je savais Preston capable de tout, il n’hésiterait pas à s’en prendre à une pauvre gamine sans défense. Il se mit à rouler sur les routes désertes, vers un endroit, je ne savais pas où il allait et je ne cachais pas ma panique, regardant devant, sur les côtés et derrière moi, assise sur le siège du passager. Il roulait vite, très vite, le vent passait facilement dans le bolide, il n’y avait plus de vitre pour le retenir, mes cheveux volaient. « Preston ! » le suppliais-je presque alors que des gouttes se formaient des mes pupilles. Je m’accrochais à ma ceinture de sécurité comme si ma vie en dépendait. Preston ne répondit pas, ignorant, indifférent, assourdi par la rage sûrement. « Preston ! Où va-t-on ? » Répétais-je un peu plus fort dans l’espoir d’avoir une réponse. J’avais comme l’impression que la vitesse de la voiture augmentait petit à petit et je craignais un accident, je regardais Preston et baissa mon regard jusqu'à ses pieds, je ne m’étais pas trompé, il appuyait sur le champignon. « PRESTON !! » hurlais-je de toutes mes forces tandis que des premières larmes coulèrent sur ma joue. Je ne voulais pas un autre accident, j’en avais déjà eu un et ça me suffisait amplement. Je craignais pour ma vie à cet instant-ci. Je me mordis la lèvre supérieure, fermant les yeux et priais pour que l’on m’épargne. Je sentais mes frites remonter le long de mon œsophage, je posais mes mains sur ma bouche et tourna de nouveau mon regard vers Preston : « Preston je t’en supplie, ralenti !! » Il ne semblait pas m’entendre, le vent qui s’engouffrait dans la voiture faisait un bruit d’enfer. Je sentais que bientôt, tout mon repas de midi allait terminer en vomis dans la voiture de Preston. Idiote comme j‘étais, je n’avais pas pensé à tourner la tête pour vomir dehors. Résultat ; une sorte de bouilli se trouvait à mes pied. Preston ne s’était pas donnée la peine de ralentir, tant pis pour lui. Non seulement, il avait une vitre à ranger, mais il devrait aussi nettoyer mon œuvre. Je craignais une nouvelle réaction excessive du conducteur, de toute évidence, il tenait à cette voiture, vu la crise qu’il avait pété quand je lui avais cassé sa vitre. De nouvelles larmes coulèrent sur mes joues et je plongeais ma tête dans mes mains. Je n‘avais plus qu’a attendre que Preston ne s’arrête.
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