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[INTRIGUE] Episode 2: Une Vieille Amie

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GUEST-STAR Statut spécial pour personnages spéciaux

★ MESSAGES : 71
★ ARRIVE DEPUIS LE : 30/03/2010

MessageSujet: [INTRIGUE] Episode 2: Une Vieille Amie Dim 9 Mai - 3:36


EPISODE 2


    Les beaux jours revenaient lentement à New-Heaven. Les journées étaient plus agréables, tout le monde pouvait le ressentir, et même s’il continuait à faire frais, le ciel éclairé et les rares moments de soleil suffisaient pour remplir à nouveau les jardins et terrasses de café. Quant à elle, Joy McGillicuddy ne laissait jamais le climat influer sur ses activités quotidiennes. Toujours dehors, dans le chaud comme dans le froid, elle se tenait occupée en parcourant la petite ville et son voisinage, œuvrant pour sa paroisse ou pour les diverses associations de New-Heaven, ou en rendant des services à tous ceux qui voulaient bien d’elle. Elle trouvait toujours dans cet emploi du temps chargé mais jamais régulier, le temps de visiter le commissariat de police.

    Son frère Jerry (maintenant décédé) en était le chef et, celui-ci y ayant passé presque toute sa vie, ce lieu et ses officiers étaient devenus comme une seconde famille pour les McGillicuddy, frère et sœur. Joy s’y rendait pour avoir un peu de compagnie, elle s’asseyait sur une chaise pour tricoter ou lire, pour consulter ses e-mails sur un ordinateur laissé l’abandon, parfois même pour jouer au solitaire. Elle ne dérangeait jamais personne. Au contraire, elle se fondait dans le décor. De temps en temps, elle se laissait aller à quelques observations sur le comportement des policiers et, moins rare encore, sur quelques unes de leurs affaires en cours. Bien qu’elle prît toujours le soin de les déguiser avec un petit sourire espiègle et une maitrise impeccable de l’art du demi-mot, ses « conseils » s’avéraient inlassablement utiles. Comme qu’elle venait rarement les mains vides, ses visites étaient vues par les policiers comme un moment agréable de leur journée, voire de leur semaine.

    La dernière affaire à déranger la tranquillité de New-Heaven était le meurtre de Finn Perkins. Rien de nouveau, à part peut-être l’arrestation très publique et très humiliante de la maire, Sidney Ainsworth, sur la simple base d’une image sur la vidéo de surveillance du QG de l’ex-sénateur. Bien que pas reconnaissable à 100% percent, elle avait été trahie par son teint, sa taille, sa tenue et surtout, surtout son écharpe fétiche. Or il fut vite démontré, après quelques témoignages (si on peut appeler des photos sur Facebook des témoignages) et même pas deux heures de garde à vue, que Sidney avait bel et bien un alibi irréfutable et fut, de ce fait, relâchée avec les plus sincères excuses de ceux responsables de son départ précipité des obsèques du Sénateur Perkins. Les enquêteurs, de retour à la case de départ, tournaient en rond en potassant vainement sur les éléments à leur disposition : une femme mystère, clone de Sidney Ainsworth ; le témoignage de Margaret Schwartz, persuadée d’avoir entendue une conversation échauffée entre le maire et le sénateur ; ainsi que ceux de Sam Kirkpatrick et de Stella McHenry, deux conseillers du staff chargés, entre autres, de son emploi du temps.

    Ce mercredi là, Joy se rendait justement au commissariat, poussant derrière elle un caddie rempli de boites de pâtés pour chats, un début de tricot, de la laine et des vieux pulls pour une collecte vêtements. Elle fit sourire quelques passants, visiblement étonnés par son obstination à vouloir trainer cette vieille chose perpétuellement chargée d’objets divers et variés à travers la ville. Arrivée à un passage clouté, temporairement rendu indisponible par le feu de circulation, elle reconnut la personne se tenant à côté d’elle. Une jeune femme blonde à la peau blanche, habillée d’un costume noir et revêtant sur la tête un chapeau de la même couleur. Sans hésiter, Joy lui adressa parole.

      JOY: Bonjour Bert.
      LILY-ROSE : (Surprise) Pardon ?
      JOY: Oh. Désolée. Vous êtes… (Avec un petit effort) Lily ? Lily-Rose Altman ?
      LILY-ROSE: (Elle dévisagea brièvement son interlocutrice) Ms McGillicuddy ? (Un grand sourire naissant aux lèvres) Joy McGillicuddy ?
      JOY: Vous avez failli ne pas me reconnaitre. Il faut dire que j’ai beaucoup changé. Le temps n’est jamais tendre pour les gens de mon âge.
      LILY-ROSE: Non non pas du tout. Vous n’avez pas du tout changé.
      JOY: Vous non plus. Eh bien ! Ça fait longtemps qu’on ne vous a plus vu. Je ne savais pas que vous étiez ici. Depuis quand êtes-vous parmi nous ?
      LILY-ROSE: Quelques mois.
      JOY: Et qu’est-ce qui vous amène à New-Heaven?
      LILY-ROSE: Beaucoup de choses. (Un sourire triste) London.
      JOY: Oh je vois.
      LILY-ROSE: (En guise de réponse, elle lui proposa de se réfugier au Baltimore Inn.) Je préfère parler autour d’une boisson chaude, pas vous ?


    Les deux femmes s’étaient installées dans le bar/salon de thé du désormais très cosy Baltimore’s Inn. Leur table se trouvait contre la fenêtre, donnant sur la rue. La faible fréquentation du lieu et la complicité naturelle entre les deux femmes aidèrent les langues à se délier. Elles se mirent à parler des changements dans leurs vies ; le décès de Jerry, celui de London, le métier de Lily-Rose ainsi que les nouvelles carrières prometteuses de Bert et Lawrence, etc… Et il ne fallut pas longtemps pour que le sujet du départ (non, de la disparition) précipitée et discutée de Lily fût amené sur la table.

      LILY-ROSE: Après mon départ, j’ai fait le tour du monde. Pour échapper à tout ça. A cette culpabilité, celle d’avoir abandonné mes propres enfants, d'avoir manqué à mon devoir de mère. Mais avec le temps, et beaucoup, beaucoup de recul, j'en suis venue à la conclusion que je ne suis pas de celles qui sont faites pour être mères. Et maintenant que je les ai vus, que j’ai de leurs nouvelles, je me dis que Lance a fait du bon travail, bien mieux que ce que j’aurais pu leur offrir.
      JOY: Mais pourquoi revenir maintenant ?
      LILY-ROSE: Il y a quelques années, j’ai retrouvé Liberty à Londres. Une amie et collègue à moi avait écrit quelque chose sur son groupe, de passage à Londres pour un concert. Quand j’ai vu son nom, j’ai su que c’était elle. Après tout, combien y-a-t-il de Liberty Ainsworth dans le monde ?
      JOY: Pas beaucoup j’en suis sûre. (Rires)
      LILY-ROSE: La rencontre ne s’est pas très bien passée, je ne vais pas vous le cacher. Mais j’ai réussi à lui glisser mes coordonnées et il y a quelques mois, Lance s’en est servi pour me recontacter et m'apprendre la mort de London. Alors j’ai fait ma valise et me voilà.
      JOY: Et où résidez-vous? Avec les Ainsworth ?
      LILY-ROSE: Oui. Ce n’était pas prévu, ni voulu par Lance ou Sidney mais Liberty – Bert – sait se montrer insistante. Je me demande de qui elle tient ça.
      JOY: Et tout se passe bien à la maison ? J’imagine que ça ne doit pas être… idéal comme situation.
      LILY-ROSE: Pas idéal, non. Mais tout se passe bien. Lance n’est pas ravi, Sidney est, bien sûr, pas très à l’aise mais tout le monde reste courtois.
      JOY: Ils ont assez de problèmes comme ça avec Ellie.
      LILY-ROSE: Oui. Et c’est pour ça que je songe à prendre une chambre au Baltimore. J’ai l’impression d’avoir abusé de leur gentillesse. Ils ont été beaucoup trop tolérants avec moi, non seulement pour m’avoir chez eux et mais aussi pour les vêtements.
      JOY: (Intriguée) Les vêtements ?
      LILY-ROSE: (En resservant du thé à Joy.) Je ne vous ai pas dit ? (Lily porta sa tasse à sa bouche.) La compagnie aérienne a égaré ma valise. Ils ont mis plusieurs semaines à la renvoyer et pendant ce temps, j’ai du emprunter quelques affaires à Liberty. (Elle reposa sa tasse après avoir vu une gorgée.) Auriez-vous l’heure Joy ?
      JOY: Bien sûr. (Un rapide coup d’œil à sa montre) Il est 17h35.
      LILY-ROSE: Merci. J’ai promis à Bert d’aller au cinéma avec elle. Je dois passer à son bureau à 18h. Avez-vous des choses prévues ?
      JOY: Pour ce soir ? (Elle rit.) Non. J’aime rester à la maison le soir. Avec la télévision. Ma vie est tout ce qu’il y a de plus banal.
      LILY-ROSE: La mienne aussi. Depuis que je suis ici, je ne sors que très rarement, même dans la journée - les gens n’ont pas un très bon souvenir de moi.
      JOY: Pourtant vous étiez à l’enterrement de Finn Perkins.
      LILY-ROSE: Oui. Oui, j’y étais. (En ajoutant) A l’insistance de Liberty.
      JOY: (Elle lui sourit au lieu de répondre et termina sa tasse de thé.) Normalement je ne bois que du café mais j’essaie d’arrêter. Mon médecin me dit que j’en bois trop - ce qui a le mérite d'être drôle parce qu'il a lui-même l'haleine d'une machine à expresso. (Le serveur leur apporta l’addition et Joy fit le premier geste pour attraper la facture avant d’être devancée par Lily.)
      LILY-ROSE: Non, non. Laissez; j'insiste. C’est pour moi.
      JOY: (Avec gratitude) Dans ce cas, merci. Merci beaucoup.



La suite au prochain épisode.
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