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La crise financière ce n'est rien par rapport à la crise chez les Ainsworth [S.LR.B.L.E]

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« It rains in New York, which is where I left my umbrella.It does not rain in New Heaven »

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MessageSujet: La crise financière ce n'est rien par rapport à la crise chez les Ainsworth [S.LR.B.L.E] Sam 8 Mai - 5:03



les deux femmes SIDNEY & LILY ROSE - l'homme LANCELOT - les deux filles LIBERTY & ELLIE
La crise financière ce n'est rien par
rapport à la crise chez les Ainsworth


« BARONS' FIELDS. Ainsworth’s Mansion ». La maison des Ainsworth ressemblait quasiment à un hôtel aujourd’hui. Oui, le rêve amoureux de Sidney avait été détourné de son droit chemin depuis quelques semaines déjà. La maison était envahi par de nouvelles ou anciennes femmes de Lance, cela avait commencé par sa fille Ellie, et maintenant voilà que la fameuse Lily-Rose faisait son entrée à New Heaven et dans leur maison. Sidney n’arrivait pas à croire à cela… Voilà quelques semaines qu’elle faisait la tête à Lancelot. Elle pensait décidément qu’il devait faire quelque chose contre cela. Elle ne comprenait absolument pas qu’il l’ait laissé s’installer chez eux. C’était une idée de Liberty mais quand même. Cela devait être le bonheur pour notre cher Lancelot, avoir toutes les femmes de sa vie réunis. Ce n’était pas pareil pour Sid en tout cas. Elle se souvenait de l’ordre qu’elle avait donné à Lance, que jamais Lily-Rose ne vienne chez eux… Et bien tout cela était bien loin, puisqu’elle était chez eux presque comme chez elle. Après la crise Ellie, il y avait la crise Lily-Rose, sans qu’aucune des deux ne soient terminées. Etions-nous à l'aube d'une troisième guerre mondiale? Sidney évitait, de plus en plus, sa propre maison depuis ses derniers temps, et elle n’adressait quasiment plus la parole à Lance, non plus. Encore aujourd’hui elle avait reçu un sms auquel elle n’avait pas répondu:
Citation :
    Ma chérie, je rentre tôt du lycée, je préparai un bon repas ce soir pour tout le monde. Cela t’évitera un souci de plus. Je t’en prie ne soit pas si intransigeante avec moi, ne sois pas si sévère. Je pense très fort à toi. Je t’embrasse. Je veux te retrouver… Lancelot.
Elle n’était pas le genre de femme à se laisser faire, voilà tout. C’était d’ailleurs le fait qu’elle soit une femme de caractère qui a plu à Lancelot. Il n’allait quand même pas lui reprocher aujourd’hui. Enfin Sidney faisait ouvertement la tête et cela se voyait. Elle faisait encore un effort avec Liberty mais c’était tout. Elle avait arrêté les séances avec le psy, elle avait aussi stoppé ses rendez-vous avec le spécialiste en fertilité. A quoi bon faire un enfant vu l’état dans lequel était la famille ? Comment un petit pourrait-il se faire une place dans tout ce bazar? Il y avait clairement quelque chose à faire pour que tout cela soit résolu d’après elle. Faire en sorte qu’elle et Lancelot retrouve une vie de couple. Il était bien loin du couple hot qu’il avait pu être à leur début. Elle serait même prête à retrouver un petit appartement et laisser la grande maison à tout ce beau monde. Parfois Sidney rêvait vraiment d’évasion. Elle se rendait chez Shannen, elle se faisait remonter le moral devant un bon verre. Mais cela ne durait pas bien longtemps, il suffisait de revenir à Baron’s field, il suffisait de réentendre la voix haute et forte de Lily Rose chez elle, d’entendre la musique à fond de la chambre d’Ellie, pour que déjà Sidney ne se sente plus chez elle. Les beaux jours étaient arrivés, c’était une chance. La plupart du temps, elle arrivait et se rendait dans son jardin, c’était au moins un endroit calme. Sidney s’était remise à fumer. Elle était une fumeuse à l’occasion, mais sa consommation devenait de plus en plus forte. Lance n’appréciait pas beaucoup. Mais s’il avait le courage de lui dire, la réponse de Sidney était claire «Et moi, il y a en a bien des choses que je n’apprécie pas, et pourtant, je suis encore là…» Sidney n’était pas prête à quitter Lance, mais elle avait un grand ras le bol, ça c’était certain. Elle c’était mariée pour de bon, et cette fois elle ne voulait pas laisser tomber à la première défaite. Elle tenait bon, mais elle avait besoin d’un effort de Lancelot.

Aujourd’hui encore elle rentrait chez elle et savait déjà qu’elle ne supporterait pas le faux semblant qui rythmait la vie de cette maison. Elle gara sa voiture juste devant, en sorti, se dirigea vers la porte et l’ouvrit. Elle sentait déjà l’odeur du repas de Lance. Elle s’avança, ne dit pas un mot, posa sa veste et enleva délicatement ses hauts-talons sur le parquet de l’entrée. Pieds nus, elle osa enfin avancer vers la salle principale, en passant par la cuisine. Lancelot et Lily-Rose était dans la cuisine… Ils semblaient discuter. Sidney avança et provoqua de sa bouche nue un sourire forcé. Elle embrassa son homme, par spécialement par envie, mais comme pour marquer son territoire. Elle posa délicatement ses lèvres sur celles de Lance. Elle prit sa tête entre ses mains. Elle ferma les yeux en tentant de profiter de ce moment, mais ce ne fut pas vraiment le cas. Elle sentait le regard de Lily Rose posé sur eux, et cela la refroidissait. Elle ne pouvait plus faire comme avant. Par exemple, comment avoir une vie sexuelle convenable, si son ex femme couche dans la chambre au bout du couloir ? Trop de choses venaient entraver son bonheur. Sidney n’en pouvait plus. Elle s’éloigna de son mari. Et Sorti une pile d’assiettes du placard.
    SIDNEY – Je suppose que c’est pour 5 ce diner ?
Elle n’avait pas encore vu Liberty ou Ellie, mais bon, pourquoi ne seraient-elles pas là pour profiter ,elles aussi, de l’hôtel restaurant qu’était devenu le manoir. Elle se demandait si Lancelot s'était rendu compte du ton sarcastique qu'elle avait employé pour poser cette question...
( En esperant que ce post convienne à tout le monde ;D )

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MessageSujet: Re: La crise financière ce n'est rien par rapport à la crise chez les Ainsworth [S.LR.B.L.E] Dim 9 Mai - 9:49


« ETABLISSEMENT SCOLAIRE. Ledford High School ». Lance était las, arasé par le stress, les disputes incessantes au sein de sa famille et par un travail pour lequel il n’éprouvait plus aucun intérêt. Jamais ses grands yeux d’un bleu profond n’avait semblé aussi terne, de larges cernes alourdissaient son regard et une barbe de quatre jours assombrissait sa mâchoire. Il était censé donner un cours à cette heure mais pour être honnête il ne donnait rien du tout, pour la première fois depuis qu’il avait rejoint Ledford High Lancelot Ainsworth laissait sa classe vivre sa vie pendant qu’il prenait un repos on ne peut plus mériter au fond de l’auditorium dans lequel il donnait ses cours. Il dormait. Ce qui en somme était assez peu commun au vu du brouhaha répercuté par l’acoustique de la pièce. Mais, il dormait vraiment, apaisé par ses sons qui ne ressemblaient en rien à ceux qu’il entendait chez lui depuis l’arriver d’Ellie dans leur famille. Il n’y avait ni silence lourd et buté, ni porte qui claquait, ni Rock assourdissant étouffé par le battant d’une porte, ni cri de Sidney, ni colère de Bert. Le nirvana pour un homme déchiré entre ses obligations, ses désirs et sa volonté de vouloir être heureux. Car depuis deux mois Lancelot Ainsworth n’était pas heureux, son petit paradis personnel, son havre de paix avait subitement explosé avec l’arrivé de sa fille illégitime dans sa maison. Bien sur il fallait reconnaitre qu’Ellie n’était pas la cause de la colère de Sidney. Non, ça c’était entièrement la faute Lance et il le savait. Il lui avait fait une promesse, une promesse qu’il n’avait pas tenue. Il avait ni plus ni moins invité le loup dans la bergerie en offrant le gite et le couvert à son ex femme. Tout cela parce qu’il avait vu contenter sa fille Liberty. Et aussi avouons-le pour retrouver la sérénité d’une famille unie. Mais Lance avait obtenu l’effet inverse, sa famille avait encore plus implosé, sa plus jeune fille semblait se régaler de la débâcle de son père, sa fille ainé lui parlait de moins en moins, sa femme ne lui parlait plus parce qu’il l’avait trahit, quant à son ex femme il se demandait vraiment ce qu’elle attendait de lui. La vie de Lance Ainsworth au cœur de son harem n’était pas ce que l’on pouvait appeler une vie de château. Il état fatigué de constamment se disputer avec tout le monde, las de faire chambre commune avec une femme qui le battait froid depuis un moment, il avait l’impression d’être revenu le lendemain de l’assassinat de son fils. Ah oui ! Dans ma liste exhaustive des malheurs de notre pauvre patriarche j’ai omis de préciser que la seule autre présence masculine de la famille, son fils Lawrence avait subitement mit les voiles avec sa femme et son fils pour reconstruire sa vie. Lance se sentait décidément bien seul dans la vieille demeure de Baron’s Field. Mais, il n’était pas dans les habitudes de Lance Ainsworth de baisser les bras. Il avait survécu à la mort de son fils, survécu à la possibilité d’un divorce, survécu au départ de la mère de ses enfants, il pouvait survivre à cette nouvelle épreuve. Comme si l’idée fait son chemin dans l’esprit de Lance il se réveilla subitement en plein milieu de la petite fête improvisé par ses élèves pendant son sommeil. Son Blackberry en main il entreprit de remettre un peu de calme dans sa classe tout en rédigeant un email. Il était temps de reprendre sa vie en main.
Citation :
    Ma chérie, je rentre tôt du lycée, je préparai un bon repas ce soir pour tout le monde. Cela t’évitera un souci de plus. Je t’en prie ne soit pas si intransigeante avec moi, ne sois pas si sévère. Je pense très fort à toi. Je t’embrasse. Je veux te retrouver… Lancelot.
« BARONS' FIELDS. Ainsworth’s Mansion ». Il savait bien entendu que Lily Rose serait à la maison. « A la maison ». Cette simple phrase suffisait à lui rappeler de très mauvais souvenirs. La dernière fois qu’il avait partagé un toit avec cette blondinette il s’était retrouvé père célibataire a à peine vingt ans. S’il l’avait accueillit ici c’était pour accorder à Bert la possibilité de connaitre sa mère. Au grand dame de Sidney. Il avait sacrifié son couple pour retrouver une certaine connexion avec sa fille. Et cela avait été l’une des plus mauvaises décisions qu’il avait prit depuis… au moins vingt ans. Sidney lui manquait, leur couple lui manquait. Elle avait mit un terme à leur projet de bébé sans le consulter. Et c’était peut être pour cela qu’il ne faisait pas un pas vers elle depuis l’arrivée de Lily. Mais il avait comprit aujourd’hui qu’en continuant à lui en vouloir il allait la perdre. Et il ne l’aurait pas supporté. Il voulait retrouver sa famille, sa femme, construire une vrai relation avec sa fille cadette bref, il voulait ce qu’il avait toujours voulut, réinstaurer l’harmonie dans cette maison. Un dîner. Il avait cette brillante idée durant son sommeil. Lorsqu’il faisait la cuisine c’était peut être bien le seul moment où une fois à table personne ne semblait râler a propos du menu. Peut être ce soir, un miracle se produirait et la famille se reconstituerait. Lily avait proposé de l’aider dès qu’il avait posé ses provisions sur le plan de travail et il avait accepté, ses derniers temps ils parlaient beaucoup de London et de Lawrence, loin de lui avoir pardonné son départ il tenait cependant à ce qu’elle connaisse leurs vies, après tout elle aussi avait perdu un fils. Il était étrange de voir comment deux personnes dont l’une détestait l’autre pouvaient parfois s’entendre à merveille lorsqu’ils évoquaient des souvenirs. L’arrivée de Sidney réchauffa le cœur de son mari. Il avait espéré la voir sans réellement y croire, ses derniers temps elle passait de moins en moins de temps à la maison, et il le comprenait. C’était de sa faute si elle se sentait comme une étrangère chez elle. Son baiser n’avait rien d’une déclaration d’amour, il le savait, l’hostilité entre l’ex femme de sa vie et sa femme était palpable. Il se faisait parfois l’effet d’être un bout de viande que rêvait de déchiqueté les quatre femmes de sa vie.
    « Les filles sont dans leurs chambres respective » Apprit-il à sa femme en lui servant un verre de son vin préféré dans un verre à ballon. « J’ai préparé un Risoto. » Aie qu’est ce que cette conversation faisait…figée. « Shelby nous a envoyé des photos de Joshua, je les ai imprimé et déposé dans ton bureau. » Il se tourna ensuite vers son ex femme. « Tu voudrais bien aller chercher Bert et Ellie, j’ai bien peur qu’avec la musique qu’elles écoutent chacune à plein volume elles ne désirent pas m’entendre. »


Mon dieu mais quelle idée il avait eut… Si ca dégénérait il avait encore quelques amis dans la police, ou il pourrait toujours appeler SOS homme battu.

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MessageSujet: Re: La crise financière ce n'est rien par rapport à la crise chez les Ainsworth [S.LR.B.L.E] Mer 12 Mai - 8:50

Lily-Rose Altman & Lance, Sydney, Bert Ainsworth, Ellie Coben
La crise financière ce n'est rien par rapport à la crise chez les Ainsworth.

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Avril ▬ Ainsworths' Mansion
    Les derniers jours n’avaient pas été de tout repos. Après avoir logé un temps au Baltimore Inn, j’étais venue chez les Ainsworth. Non pas que j’en eu particulièrement envie, non, mais ma fille avait fini par m’y convaincre. La situation était presque insoutenable, pour moi pour autant que les autres personne de cette maison. Et même l’hôtel était plus calme. Seule Liberty arrivait à me convaincre de rester. Nos débuts avaient été difficile, inutile de le nier, mais je ne m’attendais pas à être pardonnée comme ça, de toute façon. Et à présent je voyais qu’elle faisait des efforts pour me connaître. Liberty était une jeune femme adorable de toute façon, et je voyais que ses efforts étaient sincères. Exactement comme avec sa petite sœur, que j’avais découverte en aménageant ici. Lance m’avait expliqué l’histoire de la gamine, sa fille illégitime, qu’il avait recueillie ici, sous son toit, à la mort de sa mère. Et il n’avait pas vraiment eu besoin d’en dire plus, le comportement de la demoiselle parlait de lui-même. Mais elle avait des circonstances atténuantes quand même. Elle avait tout pour être heureuse, jusqu’à ce qu’elle perde sa mère. Tout le contraire de moi. La mort de ma mère avait été une libération, et j’avais pu enfin recommencer à respirer. J’admirais Sydney d’avoir accepté la présence de cette gamine sous son toit sans plus manifester, cette gamine qui, d’après ce que j’avais eu l’occasion d’observer, la traitait vraiment comme une moins que rien. Je ne sais pas si j’aurais eu le courage d’en faire autant moi-même. Mais qu’est ce que je raconte, pour Lance, j’aurais tout fait à l’époque où nous étions ensemble. Et oui, donc j’avais eu l’honneur de rencontrer Sydney. Inutile de dire que je n’en avais aucune envie. Je n’avais rien contre sa personne, contre elle-même, d’ailleurs, elle n’aurait pas été la nouvelle femme de Lance, on aurait certainement pu être amies. Mais elle aurait un dramatique accident qui libèrerait Lance, je dois dire que je ne serais pas la première à pleurer. C’était horrible de penser de la sorte, mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Elle avait de son mieux pour essayer d’être le plus sympathique possible étant donné les circonstances, et moi je n’aurais pas été capable d’autant, à savoir m’accueillir moi sous son propre toit. Mais je ne pouvais m’empêcher de ressentir de l’animosité envers elle, pour une raison que je ne m’expliquais pas.

    Et en plus de cela, je m’ennuyais. Je ne savais même pas pourquoi j’étais revenu. Passer du temps avec Liberty était le seul intérêt que je voyais à rester à New Heaven, je m’étais recueillie sur la tombe de mon fils, et j’avais fait ce que j’avais à faire... Mais à présent, vivre ici, entre Lance et sa nouvelle femme, était surtout douloureux pour moi. J’avais beau savoir que j’avais perdu tout droit d’être jalouse d’une autre femme qui s’intéressait à Lance lorsque j’étais partie, il y a plus de vingt ans, mais au fond de moi, une infime partie de mon être se disait que tout aurait pu être différent, qu’il y avait de meilleurs choix à faire. Au moins j’avais réglé mes problèmes. Mais je restais. Pour Liberty, et parce que je n’avais pas le courage de partir. De m’éloigner à nouveau, recréant ce vide immense dans mon cœur. Maintenant que j’étais revenue, que je les avais revus, je ne m’imaginais pas retourner à mon ancienne vie – ou ma non vie – comme ça. C’était tout simplement au dessus de mes forces.

    Aujourd’hui, Lance était rentré plus tôt pour faire le dîner. Je lui avais proposé mon aide, moi qui étais si désœuvrée. Et nous nous étions mis à parler. Parler c’est bien, c’est toujours mieux que rien. De nos enfants, de ce qu’ils étaient devenus, de la morte de London, de Lawrence et de son fils. Mon dieu, d’ailleurs j’étais grand-mère, on peut dire que cela ne me rajeunissait pas. Et lorsque Sydney était rentrée, embrassant son mari comme marquant son territoire, j’avais essayé de détourner la tête, tout en restant le plus naturelle possible. C’était en réalité assez dur à supporter, et je ne m’expliquai pas, ou je refusais de m’expliquer, le pincement au cœur que je ressentis.

      LANCE_ Tu voudrais bien aller chercher Bert et Ellie, j’ai bien peur qu’avec la musique qu’elles écoutent chacune à plein volume elles ne désirent pas m’entendre. Et sur ce, j’acquiesçai d’un simple geste de la tête, sans avoir plus envie de parler que ça. Si j’étais bavarde lorsque je parlais à Lance, il me fallait toujours un petit temps d’adaptation lorsque Sydney rentrait chez elle. Je savais qu’elle n’y était pour rien, et que s’il y a quelqu’un à qui je devrais en vouloir, c’était moi-même. Mais entre le savoir et l’appliquer, le pas était grand.

    Je montai les marches, la musique s’amplifiant plus je me rapprochai des chambres. Enfin là, c’était plutôt un bruit, parce que deux musiques différentes toutes deux assourdies par les portes closes, ce n’étais pas vraiment très harmonieux. Je frappai à la porte de la chambre de ma fille en premier. Avec un peu de chance, elle ferait descendre sa sœur, à laquelle je n’avais jamais été réellement confrontée, même si je vivais avec elle en ce moment, et à laquelle je n’avais pas vraiment envie de l’être. Je frappai doucement du bout de la main.

      LILY-ROSE_ Liberty ? Je devais êtres une des rares personnes à ne jamais appeler ma fille par son diminutif. Liberty était un prénom magnifique, celui que nous avion choisi, alors que je trouvais Bert horrible. Je m’adressai à elle a travers la porte, attendant patiemment qu’elle vienne ouvrir. Ton père m’a demandé de monter vous chercher toi et ta sœur, le dîner est presque prêt. Tu veux bien descendre ?
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MessageSujet: Re: La crise financière ce n'est rien par rapport à la crise chez les Ainsworth [S.LR.B.L.E] Dim 16 Mai - 6:06




    La tension était palpable chez les Ainsworth. L’arrivée de Lily-Rose au manoir avait poussé Sidney et Lance dans leurs derniers retranchements et avait rendu le ‘cas Coben’ presqu’insignifiant en comparaison. Bizarrement, Bert était bien la seule à apprécier cette nouvelle situation – du moins, elle ne s’en plaignait pas. Même si l’air penaud de Lily-Rose donnait parfois des envies meurtrières à Sidney, sa présence, doublée de celle d’Ellie, donnaient l’illusion d’une maison remplie et vivante. Et depuis la mort de London, le départ de Lawrence et de Shelby, l’exile de Nathan et son divorce avec Wayne, Bert avait besoin de se sentir entourée, s’accrochant encore plus (plus qu’avant) aux membres de cette famille éclatée.
    Bien sûr tout n’était pas parfait entre elle et Ellie, encore moins entre elle et sa mère biologique, mais il en fallait plus pour décourager Bert. Les ronchonnements et sauts d’humeur de sa demi-sœur n’avaient plus aucun effet sur elle ; au contraire ça l’amusait. Elle trouvait un malin plaisir à la chercher, à titiller son esprit torturé d’adolescente gauche et mal dans sa peau, pour lui extraire ne-serait-ce qu’un petit sourire. Quant à sa relation avec Lily-Rose, le seul et véritable obstacle à leur rapprochement était la somme de tous les non-dits accumulés depuis plus de 20 ans. Enfin bref, n’allons pas dans les détails, nous ne sommes pas là pour faire du mélodrame. (Peut-être que si. Un tout petit peu.)

    Bert avait beau en vouloir à Lily-Rose, et pas seulement parce qu’elle s’obstinait à l’appeler ‘Liberty’, elle admirait certaines facettes de sa mère, comme sa liberté d’esprit et ses récits de voyages, à mille lieues des mornes tribulations de la mairie de New-Heaven auxquelles la famille s’était habituée. Elle apportait de l’exotisme et un peu de glamour dans leur vie, et cela ne devait pas laisser Lance indifférent, car malgré la quarantaine passée Lily-Rose demeurait une très belle femme.
    Ce soir là Bert pouvait se réjouir de pouvoir échapper une nouvelle fois à l’atmosphère insoutenable de la maison pour un dîner avec son collègue Cooper Godfrey. Tout prétexte était bon pour ne pas rester avec les autres Ainsworth, coincés dans la même pièce, autour d’une même table, le tout dans un silence pesant. Non, Liberty voulait continuer à vivre sa vie à sa façon, insouciante et sans vouloir prendre ses responsabilités. Inviter sa mère biologique à rester chez ses parents ? Oui. En subir les conséquences ? Sans façon. C’était son monde à elle, celui d’une enfant gâtée qui avait pris l’habitude, pendant beaucoup trop longtemps, de n’en faire qu’à sa tête et de laisser aux autres le soin de ramasser les morceaux.

    On frappa à sa porte.

      LILY-ROSE : (De l’autre côté de la porte) Liberty ? Ton père m’a demandé de monter vous chercher toi et ta sœur, le dîner est presque prêt. Tu veux bien descendre ?
      BERT : J’arrive ! (Elle ouvrit la porte, sa tenue trahissant son rencart avec Coop’) Mais Lily, tu peux dire à papa – Lance – que je ne vais pas dîner ici ce soir, s’il-te-plait?

    Bert fit bien de demander à sa mère de faire le sale boulot pour elle quand elle avait promis à son papa chéri de ne plus sortir.

      BERT : On lui dira ça ensemble. (En éteignant la musique) Le truc c’est que je lui ai promis de ne pas sortir ce soir, histoire de passer une soirée avec vous. Mais le problème c’est qu’il y a eu une urgence au bureau, un truc de dernière minute, et Cooper et moi devons résoudre ça au plus vite. (Elle ferma la porte de sa chambre et accompagnée de Lily, fit les quelques pas menant à la chambre d’Ellie la Brute.) On n’aura même pas le temps de dîner. Enfin peut-être qu’on passera au Baltimore pour une pizza végétarienne – parce que Cooper est végétarien, je t’ai dit ça? Bref. Tu n’as pas encore appelé Ellie, j’imagine ? (Elle frappa deux fois à la porte de sa sœur) ELLIE ! Dîner ! Maintenant ! GROUILLE !

    Et sans attendre sa réponse, Bert descendit les escaliers aux côtés de sa mère, lui expliquant le pourquoi du comment de cette soi-disant « crise », ponctuant son monologue avec de courtes descriptions de chacun de ses collaborateurs. Elles firent le chemin jusqu’à la cuisine où elles furent accueillies par l’odeur d’un plat cuisiné par Lance et une table dressée par Sidney. « 5 assiettes… »

      BERT : Oh non, Sidney, je suis vraiment désolée mais je ne reste pas. Cooper ne va pas tarder à venir me chercher. Pardon. (Elle lui sourit – le sourire était décidemment sa réponse à tout – et se dirigea vers Autumn, assise sur le comptoir en train de gribouiller sur un livre de coloriage, tout en évitant de croiser le regard de son père.) Excellent travail !

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MessageSujet: Re: La crise financière ce n'est rien par rapport à la crise chez les Ainsworth [S.LR.B.L.E] Ven 21 Mai - 12:22

    On venait de taper à la porte de sa chambre. En guise de réponse, Ellie se retint de débiter tout un tas de méchancetés. Oui, c'était un grand progrès, elle semblait faire des efforts. Peut-être parce qu'elle voulait bien finir par reconnaître que lorsqu'elle ne manquait pas de respect, on la laissait tranquille. Car c'était bien quelque chose qu'elle n'avait pas manqué de remarquer dans cette maison. Plus elle se montrait odieuse, et plus on cherchait à la faire parler, à la sortir de ce mutisme et de ces élans de colère. On la collait, on la surveillait, on l'observait du coin de l'oeil. Et elle avait horreur de ça. La voix de Bert en était même devenue irritante pour les oreilles de l'adolescente. Depuis leur sortie entre « soeurs », Ellie avait gardé la curiosité et l'approche de la jeune femme en travers de la gorge. La brunette se montrait toujours aussi dure, renfermée sur elle même, et rancunière comme jamais. L'attitude de Bert avait été très mal perçu, et le temps n'avait rien arrangé. Alors qu'elle lui demandait présentement de les rejoindre à table sur le champs, Ellie se contentait de grogner. « Gnia, gnia, gnia... Pfff ! » Grouille, grouille, grouille... C'est elle qui n'avait qu'à se grouiller ! Se dépêcher pour stopper ses élans de petit dirigeant en chef.

    La petite rebelle descendit les marches des escaliers deux par deux, une bonne dizaine de minutes plus tard. Le temps de ranger sa guitare sous son lit et de cacher son carnet sous son matelas, après avoir répondu au dernier texto envoyé par Aaron. Elle le faisait à l'abri de leurs nombreux regards, ne souhaitant pas attirer l'attention sur la relation qu'elle avait avec le jeune homme. Elle entendait d'ici les remarques et conseils, les mises en garde, qui au final lui passeraient au-dessus de la tête après l'avoir bien agacé. Arrivant dans la cuisine, elle daigna abaisser sa capuche.

    « Wow... » De l'organisation digne des Ainsworth... A vous en donner la nausée. Pourquoi s'acharnaient-il à jouer ainsi à la petite famille parfaite, alors qu'en toute honnêteté, tout partait en live ? Vous trouvez ça normal vous, un père de famille pour deux femmes vivant sous le même toit ? Un nombre incroyable de gosses, comme si le père n'avait été qu'un mâle reproducteur de l'espèce humaine, visant à vous repeuplé un village tout entier en balançant ses gênes défaillants à sa progéniture ?
    « Salut la minimoy'z ! » -lança-t-elle à l'égard d'Autumn. Il n'y avait qu'avec les gosses qu'elle se montrait pour le moins « normale » et presque sympathique. Les pauvres n'y était pour rien si leurs parents étaient des déphasés... Le temps où ils seront à leur tour jugé pour leur éventuelle bêtise serait bien vite venu, Ellie le savait bien, et leur accordait volontiers un petit délai... Elle s'approcha du réfrigérateur et détailla sa porte d'un regard. Puis, fronçant les sourcils, elle demanda et ce sans prendre la peine de regarder ses interlocuteurs :
    « Où avez-vous mis la carte « Allo'Pizza » ? J'ai la dalle... » Au moins, ça avait le mérite d'être clair. Elle était infecte ? Et alors, ils étaient rodés maintenant chez les Ainsworth !
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MessageSujet: Re: La crise financière ce n'est rien par rapport à la crise chez les Ainsworth [S.LR.B.L.E] Sam 22 Mai - 22:42

    Rien n’allait plus chez les Ainsworth depuis la mort de l’un de leurs ainés. Depuis que London était partit pour un monde meilleur la famille Ainsworth semblait avoir explosé autour de leur patriarche qui pourtant ne cherchait qu’a réunir les lambeaux de son cercle familial mais, a chaque fois qu’il tentait quelque chose il n’arrivait à rien ou quelque chose venait freiner son plan. Ca avait bien entendu commencé avec Liberty, lorsqu’il avait tenté de réunir leur famille sous le même toit après la mort de London et que sa fille était rentée à la maison avec l’idée de divorcé. Il s’en était prit à son mari de l’époque et bien sur s’était mit à dos sa fille qui lui reprochait ensuite de ne pas avoir fait son deuil de London. Il y avait également eut le long moment de flottement entre Sidney et Lui, elle s’accusait de la mort de son fils, de la fusillade lors de leur mariage, cela avait durée plusieurs mois. La rééducation de Lawrence avait été longue et il avait longtemps refusé de voir qui que se soit, pas même sa sœur, sa femme ou son fils. Lance avait réussit à l’approcher mais y avait laissé des plumes. Et, alors que son couple et sa famille semblait de nouveau renté sur le droit chemin du rêve américain, Ellie avait débarqué dans leur vie. Sa fille rebelle et en colère qui avait fait volé en éclat le calme relatif qui régnait dans la demeure ancienne des Ainsworth. Sidney lui en avait voulut d’accueillir Ellie sans même lui en avoir parlé, Liberty lui en avait voulut d’avoir offert à Ellie la seule chambre aménagé et libre du manoir, l’ancienne chambre de London, et de tenter de remplacer son frère dans son idée. Bref, rien n’allait plus chez les Ainsworth. Et voila qu’alors que Sidney et Lancelot essayaient de concevoir un enfant, son ex femme débarquait en ville, sur son invitation qui plus est et se voyait offrir la chambre d’ami du manoir en guise d’hôtel car Lance espérait voir Liberty se rapprocher de lui. Nouvelle erreur. Sidney lui en voulait, elle avait arrêté de suivre sa thérapie hormonale… Bref, ils étaient à nouveau en froid et à nouveau il y avait entre eux un espace immense dans leur lit. Quand Lance ne finissait pas par dormir dans le canapé du salon parce qu’il ne supportait pas la tension entre eux.

    Rien n’allait plus dans le manoir Ainsworth, Lance tentait de redéfinir son équilibre, son monde en essayant de préserver au maximum sa famille. Ses rapports avec Ellie ne s’étaient pas améliorés, ils étaient même désastreux, quand à Liberty ce n’était pas le pied non plus. Au moins, la présence de sa mère la rendait plus présente au manoir. Lily Rose, parlons en. Voir son ex femme dans cette maison avait de quoi le dérouté. Elle n’avait jamais été la bienvenue au manoir lorsqu’ils sortaient ensemble alors que Lance avait à peine seize ans. Ses parents les avait forcés a quitté la ville après avoir tout fait pour que lors des premières années de vie des jumeaux ils se séparent. Lance avait choisit l’exil à la pression familial. L’amour à sa famille. Un amour qui l’avait déçut, blessé. Un amour gâché qui lui avait permis à quarante ans de tomber amoureux de Sidney, madame le Maire de la ville. La femme de sa vie. La vraie. Voir Lily Rose ici, discuter avec elle, s’était étrange, il ne lui avait rien pardonné, mais parler avec elle de London ne lui faisait pas de mal, elle ne l’avait pas connu, alors évoquer des souvenirs avec elle ne lui faisait pas ce pincement habituel dans la poitrine, il racontait et revivait avec elle, elle ne l’avait pas connu, elle n’alimentait donc pas la peine de Lance. Pourtant, lorsque Sidney se trouvait dans la maison il avait la désagréable impression de la tromper en se montrant si ouvert avec Lily Rose. Alors qu’il ne l’aurait pour rien au monde tromper avec son ex femme. Il savait que son avenir était auprès de Sidney, il ne le voyait nulle part ailleurs. Un risotto et un verre de vin, une manière de se montre attentionné envers Sidney, de montrer a sa femme qu’il ne l’oubliait pas, que c’était elle sa femme. Personne d’autre. La seule qu’il voyait et désirait. Une fois seul avec elle dans la cuisine il en pu s’empêcher de la serrer contre lui, de caresser son dos de sa large main.

      « Bonne idée… Shelby me manque, ses mails donnent envie de venir faire un tour sous le soleil de Los Angeles, elle a l’air de s’épanouir dans son centre de médecins indépendants, Joshua marchera dans quelques semaines d’après l’heureux papa… J’aimerais bien assister à cela… Avec toi…


    Il caressa doucement son visage de la pulpe de son pouce. Redessinant les contours de sa mâchoire avec un sourire malicieux. Il lui vola ses lèvres le temps d’un baiser avant de la relâcher doucement lorsque les pas de Bert se firent entendre dans le couloir. Sa fille surgit et il manqua de se décrocher la mâchoire en la détaillant des yeux. A qui pensait-elle faire croire qu’elle se rendait à un rendez-vous professionnel ? Sidney et lui avait été les pros de ce genre d’excuse lorsqu’ils se fréquentaient encore secrètement, si c’était à eux qu’elle désirait faire croire cela, elle se mettait le doigt dans l’œil.

      « Tu es superbe ma chérie. Passe une bonne soirée !


    Lancelot patriarche affirmé avait depuis longtemps apprit qu’il ne servait à rien de s’opposer à sa fille, ca ne faisait qu’aggraver les choses. Ellie fit alors son apparition. Un petit miracle en soit, au grand bonheur d’Autumn. Pareil pour la cadette de ses filles, il avait apprit à faire avec, renconçant à la faire entrer dans le rang. Alors que Bert embrassait tout ce petit monde la lumière vacilla soudainement et les lumières s’éteignirent. Il y eut un bruit de chute dans l’escalier et une plainte.

      « Merde ! Ca va ?


    Il pensa alors au gaz et à la lampe qu’il gardait dans la cuisine, en trouver le chemin fut facile, il coupa le gaz, récupéra la lampe et attrapa sa petite fille au passage, la petite rie, amusé de se retrouver percher dans les bras de son grand père alors qu’il tentait d’allumer sa lampe.

    [Bouh que se passera t-il la lumière éteinte ? Lily garde tes mains baladeuse ^^]
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MessageSujet: Re: La crise financière ce n'est rien par rapport à la crise chez les Ainsworth [S.LR.B.L.E] Jeu 17 Juin - 4:54


      ELLIE : Où avez-vous mis la carte « Allo'Pizza » ? J'ai la dalle... »
      LANCE : Tu es superbe ma chérie. Passe une bonne soirée !

    Superbe ? Une bonne soirée ? Qui était cet homme ? Était-ce bien son père ? Ce quarantenaire à bout de nerfs, aux cheveux grisonnant et à l’humeur changeante ? Ce même individu qui avait supplié – SUPPLIÉ – sa fille de rester à la maison ? Oui ? Bah tant mieux. Pour une fois que le vent tournait en sa faveur, Bert comptait en profiter. Partie sur cet élan, elle aida sa demi-sœur à chercher le menu de la pizzeria.
    Mais les bonnes choses ne durent jamais ; la paix aussitôt revenue chez les Ainsworth, l’électricité, elle, décida de se faire la malle, laissant derrière elle une famille dans l’obscurité et une pauvre victime au pied de l’escalier. « Chouette… Comme si j’avais que ça à faire. » grogna Bert « Je vais voir le truc - le disjoncteur-, pour essayer de réparer ça. » Elle prit Ellie comme compagnon de voyage (sans vraiment demander son avis) et les deux sœurs s’enfoncèrent dans la cave, guidées par la lumière bleutée de son téléphone portable.

      BERT : Fais gaffe aux marches. (Une fois arrivée en bas.) J’y vois rien…

    Bert se fit un chemin entre les cartons et les objets dont la famille n’avait plus besoin, tous recouverts d’une épaisse couche de poussière et condamnés à exister en tant que supports de toiles d’araignées. Quand le boitier fut localisé, elle réquisitionna à nouveau sa sœur, faisant confiance à la paire de mains qu’elle trouva derrière elle (s'agissait-il d'un fantôme?). « Si tu peux tenir mon portable s’il-te-plait…. »
    Sans vraiment savoir comment s’y prendre, Bert tripota au hasard les boutons en essayant tant bien que mal de les déchiffrer et d'y trouver un sens, ou dit plus simplement, de trouver le mécanisme pouvant rétablir l’électricité chez les Ainsworth ou, à défaut, éclairer cette vieille cave moisie. Ces quelques minutes de cache-cache lui parurent longues et elle sentit, bien tristement, ses efforts pour se faire belle (non, pour avoir l’air présentable) partir en fumée – et dont les résidus auraient atterri sur toute la surface de son corps. « Bingo ! » s’exclama-t-elle. La lumière revint dans la cave puis dans la cuisine ; le bruit du réfrigérateur redémarra suivi par le cliquetis des autres machines de la maison.
    Liberty referma le boitier avec un soupir de soulagement. Pendant un court instant, entre la fin de sa mission et leur retour en haut, elle eut une pensée pour Lily-Rose, se faisant même du souci pour la victime présumée. « A moins que ce soit un cambrioleur. » se dit-elle avant de reprendre son téléphone des mains de sa sœur.

      BERT : Merci Ellie. (En regardant l’état de ses mains.) Il serait peut-être judicieux d’aller se laver. Je ressemble au ramoneur dans Mary-Poppins. Comme il s’appelle déjà ? (Elle sourit.) Ah oui. Bert.

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La crise financière ce n'est rien par rapport à la crise chez les Ainsworth [S.LR.B.L.E]

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