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Girls, just wanna have fun. (Pv Preston)

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« Before the night is through, I wanna do bad things with you. »

★ NOM DE L'AVATAR : KATE♥HUDSON
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MessageSujet: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Dim 14 Mar - 10:17

Ouf, journée terminée, j’avais besoin de décompresser. Non pas que ma vie soit très compliquée, mais il faut pas croire non plus que diriger un business comme le mien soit de tout repos. Ah non non non pas du tout. Je ne vous laisserez pas dire ça. J’avais passé ma journée à courir après différent approvisionneurs (que ce soit du bar ou de mon trafic) et il m’avait fallut jongler avec les emplois du temps de mes employés, puisque l’un d’entre eux était tombé malade et m’avait prévenu au dernier moment. Saleté d’employé. Il avait de la chance d’être efficace habituellement ce barman, parce que sinon je n’aurais vraiment pas apprécié. Déjà que ça avait pas été le cas. Enfin bref, cette soirée allait être dédicacée à mes activités favorites : Sexe, Drogue et Rock’n Roll. Rien ne pourrait plus venir troubler ma tranquillité.

Première étape, se trouver des fringues provocantes qui signifiaient, je suis libre et bourrée, pas de problème vient t’asseoir à côté de moi. Là, pas de problème, j’étais plutôt forte à ce jeu là. Donc une fois devant mon armoire, je n’avais pas mis longtemps à élire une robe noire qui s’attachait derrière le cou et qui était surtout TRES courte. C’était le secret. Celle-ci atteignait difficilement le milieu des cuisses, et encore, j’étais gentille, c'était plutot en dessous des fesses. Le tout très moulant et donc ne laissant pas grand-chose à l’imagination bien sur sinon ce n’était pas drôle.

Etape numéro deux : trouver un terrain de chasse. Je commençais à en avoir marre des habitués du Station, et même si on pouvait avoir d’agréable surprise, j’avais envie de nouveauté ce soir. Donc une fois satisfaite de ma tenue et perchée sur mes talons aiguilles, j’attrapais les clés de la Malibu – on a beau dire, ce genre de voituré était très pratique pour la chasse – et direction le Nouvelle Angleterre. Cet établissement ne me faisait pas directement concurrence, étant donné que c’était un Night Club, et j’aimais bien cette petite ambiance décadente qui flottait dans l’air, même si ça restait quand même un peu trop gentil à mon gout. Une fois arrivée, je garai la voiture, avant d’en descendre. Déjà je sentis quelques regards masculins se tourner vers moi. Je passai une main dans mes cheveux avant de me diriger vers la porte d’entrée. Le videur me jaugea du regard, ses yeux s’arrêtèrent un instant sur la limite inférieure entre le tissu de ma robe et ma peau, et après un sourire aguicheur, me laissa entrer. Et voila j’étais dans la place.

Etape numéro trois. Repérer une proie. Ah non, on recommence. Etape numéro trois, siffler trois ou quatre verres de tequilas pour bien commencer la soirée. Je m’approchai du bar avant de m’adresser au barman.

    FEBRUARY_Une tequila. Et prépares en tout de suite deux ou trois autres. Je leur trouverai une utilité. Sourire aguicheur, je m’assis sur le tabouret avant de croiser mes jambes. Et hop j’étais servie. Je ne regrettais pas l’époque où on me demandait encore ma carte d’identité et où il me fallait encore une bonne dizaine de minutes pour venir à bout des plus septiques. Oui j’avais 21 ans. Oui j’avais oublié ma carte d’identité chez moi. Non je n’avais pas pensé qu’on me contrôlerait. J’avais dès mes seize ans maîtrisé ce petit jeu, et un sourire charmeur finissait par venir à bout de tout les barmaid.

Etape numéro 4, nous y voila. Trouver une proie. Je balayai la salle de mes yeux bleus, tout en jaugeant chaque homme qui se trouvait dans mon champ de vision. Pas assez séduisant. Trop vieux, je voulais de la jeunesse ce soir. Un air trop coincé. J’étais en pleine étude comparative depuis mon tabouret lorsqu’une voix masculine que je connaissais par coeur s’éleva dans mon dos et me fit me retourner.

    HOMME_Tu cherches quelqu’un ma jolie ?

Je me retournai brusquement, un peu surprise. Avant de me trouver face à un charmant jeune homme que je ne connaissais que trop bien. Je lui adressai un sourire radieux, avant de lui répliquer du tac au tac.

    FEBRUARY_Plus maintenant que t'es là.

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    « I’m gonna marry the dark »

    «I’m gonna marry the night, I won’t give up on my life. I’m a warrior queen, live passionately tonight. I’m gonna marry the dark, gonna make love to the stark. I’m gonna marry the night, I’m not gonna cry anymore. I’m gonna lace up my boots, throw on some leather and cruise. Down the streets that I love, in my fishnet gloves, I’m a sinner. Then I’ll go down to the bar, but I won’t cry anymore. I hold my whiskey up high, kiss the bartender twice. »

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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Lun 15 Mar - 1:10

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    Soir.
    J'étais seul dans ce qui me servait de demeure. Quatre murs initialement gris et froids, décorés par quelques meubles totalement futiles, des peintures, un canapé en cuir, des lampes aux ambiances tamisées, tapis, commodes … tout ce qui pouvait constituer un appartement de style bourgeois et moderne. Le genre d'endroit que l'on aime bien voir à la télévision et qui fait rêver plus d'une personne. En général, c'est toujours l'homme d'affaire qui vient de tuer sa femme qui le possède et une fois n'est pas coutume, à la fin il se fait toujours arrêter. Cet appartement appartenait bien à un criminel même si honnêtement, ce n'est pas avec ce terme que je me qualifierais. Aux yeux de la lois, j'étais un dealer, le genre de type à vite se retrouver parrain de mafia ou toute autre connerie du genre. la mafia ne m'intéressait pas même si mon argent pouvait les attirer. Je n'étais pas un criminel car je vendais de temps en temps à des connaissances, le principale étant fait pour ma consommation personnelle. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi l'état dépensait des millions dans la recherche des trafiquants alors que des tueurs fous étaient postés aux coins des maternelles … étrangeté. lié à l'argent sûrement, tout est lié à l'argent. Pour accompagner mes pensées, je me dirigeais d'un pas non chalands vers ma petite table en verre qui décorait le centre de mon appartement. M'accroupissant sur son côté, j'ouvris délicatement la petite boite en bois que m'avait offert ma soeur avant son décès et en sortit un sachet de poudre blanche. Ma soeur… si elle savait à quelle genre d'occupation servait son précieux cadeau … Habilement et presque mécaniquement, je me préparais une ligne. Mon autre main attrapa un billet que je roulais. Cliché ? Oui, c'était une des rares choses qui m'amusait, ce genre de petits détails. Penché sur ma ligne, j'inspirais pour faire rentrer la poudre des anges dans mes narines. ce qu'il y a de bien avec la cocaïne, c'est que son effet est immédiat ; pas besoin d'attendre des heures comme avec l'ecstazy, elle monte tut de suite au cerveau.

    Je me calais dans mon canapé pour reprendre mes esprit et savourer ce changement d'état soudain. c'était tellement bon, tellement spécial et indescriptible. Comme si on venait de vous faire une piqure d'adrénaline. ça vous prend dans tout votre corps, sa cours dans vos veines ; vous vous sentez plus fort, sûr de vous… vous êtes le roi du monde.
    Attrapant une veste ainsi que mon paquet de marlborot, je sortis de mon appartement pour me rendre en ville, direction le Nouvelle Angleterre, une boîte de nuit dans laquelle j'avais l'habitude de venir, brancher quelques filles pour être sûr de ne pas passer la nuit tout seul. C'était le genre d'ambiance plutôt rock n roll et décadente qui attirait beaucoup de filles en manque d'expériences nouvelles et de sensations fortes, une aubaine pour un chasseur comme moi. De plus, je possédais quelques actions dans cette boîte et l'entrée m'était facile d'accès.

    Il ne me fallut pas longtemps pour me retrouver à l'intérieur de la boîte, le vigile m'ayant reconnu et m'ayant fait passé devant la foule, disposée en file indienne et qui attendait de pouvoir rentrer. Bon courage mes lapins, l'argent et la beauté font beaucoup dans ce monde.
    Un coup d'oeil à l'intérieur me permis de constater l'abondance de personnes déjà présentes, dansant sur un des airs à la mode ou buvant à outrance.
    Mon regard fut soudain attiré par le corps d'une superbe blonde qui semblait seule, un verre à la main. Jetant ma cigarette, je m'approchais doucement d'elle et murmurait à son oreille :

    "Tu cherches quelqu'un ma jolie ?"

    Sa réponse me fit sourire. Cette femme, qui attirait déjà les regards gourmands d'hommes seuls, était February, une femme qui avait été mon amante durant un temps. Je n'étais pas du genre à me fixer, elle non plus d'ailleurs, et c'était pour cette raison que notre relation c'était bien déroulée.
    Posant ma main sur sa taille, je l'attirais vers une table libre où je commandais un whisky à un serveur. Je dis avec un léger sourire :

    "Tu viens sur mon terrain de chasse. Ce n'est pas gentil pour toutes les autres proies ici, cela ne leur laisse pas beaucoup de chances de finir avec moi ce soir..."
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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Lun 15 Mar - 2:40

    Son terrain de chasse, et puis quoi encore. Ce soir, c’était le mien. J’étais venue m’amuser et je comptais bien le faire. Quoi que, oui il après rapide vérification, il était certainement ce qu’il y avait de plus amusant dans le night club. Du moins pour l’instant. En tout cas on avait vraiment la même façon de voir les choses. J’étais encore tout as fait nette, mais pourtant je le laissai poser une main sur ma taille et m’entrainer vers une table, comme il l’aurait fait avec une de ses filles facile ou complètement bourrée qu’il adorait. Ah oui, Preston je commençais à le connaître pas mal. En le rencontrant, j’avais rencontré mon homologue masculin. Son jeu préféré était de trainer dans une boite et de ramener une fille chez lui. Une fille facile, une fille saoule et sans défense, ou bien, parce que je n’appartenais à aucune de ces deux dernière catégories, moi. J’étais contente de le voir, faut dire qu’il fut une époque où on se voyait beaucoup plus régulièrement que maintenant. Mais vous me connaissez. Je me lasse très vite, du moins je passe vite à autre chose et j’aime la nouveauté. C’était pareil pour Preston. Alors je ne dis pas que de temps en temps on ne prenait pas beaucoup de plaisir à se retrouver pour une petite soirée comme on les aimait tous deux. Un peu de drague, un pas de danse sur la piste, et beaucoup de drogue et de sexe. Fallait bien profiter de la vie tant qu’on était encore jeune ! Je ne vois pas pourquoi se priver. Une fois assise sur la banquette à côté de lui, je l’écoutais commander sa première conso’.


      FEBRUARY_Un whisky, comme ça d’entrée ? T’attaque fort la soirée. Quoi que en faisant un peu attention on pouvait facilement voir qu’il avait attaqué la soirée avant même d’arriver au bar. Une petite tendance à renifler et des yeux qui rougissaient légèrement, je savais reconnaître l’effet d’une prise de coke quand j’en voyais. Mais avant de m’adresser plus à Preston, je descendis ce qui me restait de Tequila pour m’adresser au serveur qui n’avait pas encore quitté la table. La même chose que ce monsieur pour moi. Puis finalement, après avoir attendu que le serveur s’éloigne de la table je m’adressai à Preston. Je vois que tu m’a pas attendue pour commencer à t’amuser. C’est pas très gentil... Bon, faut pas rêver, j’avais moi aussi mon petit sachet de poudre blanche dans ma petite pochette noire assortie à la robe que je portais. Surtout que la sienne c’était presque tout le temps moi qui la lui vendait.

    J’aimais bien la coke, mais elle avait des défauts aussi. En parfaite vendeuse de stupéfiants en tout genre, j’étais souvent amener à conseiller mes acheteurs. La coke avait cet avantage de faire effet tout de suite, mais les dits effet ne duraient qu’une heure. Après ça il fallait en reprendre. C’était pour ça qu’elle était le principal gagne pain de la plupart des trafiquants. Les effets de l’héroïne étaient bien plus long, cinq à six heure, mais toutes deux avaient un inconvénient majeur : elle n’était pas très discrète à prendre. Le nouvel Angleterre était un bar décadent, mais par au point de pouvoir aligner des rails sur la table ou de se planter une seringue dans le bras. Heureusement j’avais ma petite chérie pour les cas comme ça. J’ouvris ma pochette pour ouvrir un sachet de petits comprimés, avant d’en avaler une. Celles-ci étaient pas mal dosées, il suffisait d’une seule pour sentir planer. Alors oui, il fallait une petite heure pour ressentir les premiers effets, désinhibition, sensation d’énergie et de forme physique, mais aussi d’euphorie, exacerbation des sens, déshydratation rapide, mais ça valait carrément le coup. Accro ? Oui je l’étais certainement. Si je savais que la coke était le pécher mignon de Preston, la MDMA, plus connue sous le nom d’ecstasy, était le mien. En attendant ma boisson comme les effets, je tirai une clope de mon paquet, avant de l’allumer et de la porter à mes lèvres.

      FEBRUARY_Qu'est ce que tu veux, c'est moi la meilleure chéri. Et puis si t’es autant préoccupé par tes autres proies, je peux te laisser si tu veux. Je devrai pas avoir de mal à me dégotter quelqu’un avec qui finir ce soir. Je fis rapidement le tour de la salle du regard, avant de poser mes yeux sur le premier type qui pouvait passer pour séduisant avant de le dévorer du regard en me mordant la lèvre. Finalement je revins vers Preston pour lui susurrer à l’oreille. Hum... Lui là bas t’en pense quoi ? Bon bien sur tout cela n’étais qu’un jeu, pour moi comme pour lui, et moi je m’amusais follement. Et rien à dire, il faisait vraiment un camarade de jeu excellent.

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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Lun 15 Mar - 7:53

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    February, mis à part une plastique parfaite et une déesse sous les couettes, c'était aussi cette personnalité si particulière qui lui donnait tout son charme. Vous savez, je ne suis pas du genre à m'attacher ou quoi que se soit ; les relations humaines, j'avais perdu le goût et le don pour m'en faire et honnêtement, les gens et ce qu'ils ressentaient n'avait plus aucune importance à mes yeux. February n'était ni mon amie, ni ma copine, ni même une compagne… c'était une sorte de double féminin, le genre de personne à ne jamais se contenter d'une seule personne et en voulant plus, toujours plus, peu importe par quel moyen il fallait y arriver tant que l'on obtenait ce que l'on voulait. Cette femme était justement l'anti femme, le cauchemar de toute maman en train d'élever sa fille. Elle était aguicheuse, vulgaire à ses moments, répondais au tac au tac que cela plaise ou non, était libertine et était loin d'avoir sa langue dans sa poche… et c'était pour ça que sa compagnie était loin de m'être désagréable.

    Quand elle s'assit à côté de moi, elle me fit une remarque sur le choix de l'alcool et le fait que j'avais commencé à me défoncer sans elle. Si je buvais souvent, à me faire traiter d'alcoolique par certains, je n'aimais pas tous les alcools… je n'aimais en fait qu'un seul alcool, le whisky. Les autres alcool passaient tous au fur et à mesure que le premier avait anesthésié mon palais. Je me voyais donc en obligation de commencer chacune de mes soirées par un verre de cet alcool de luxe. En ce qui était de la cocaïne, j'y étais totalement accros et February était loin de l'ignorer… elle faisait d'ailleurs beaucoup de chiffre grâce à sa consommation devenue vitale pour mon organisme et mon mentale. Un jour sans ma dose était comme un jour en enfer. Cela faisait maintenant un peu plus de deux ans que j'avais commencé et comme on le dit souvent, l'essayer c'est l'adopter. Ma petite poudre chérie… bien sûr, j'avait testé tout ce qui pouvait passer entre mes doigts, MDMA, crystal meth, amphétamines, hallucinogènes, opium et même héroïne, juste une fois pour cette dernière… seulement c'était la coke qui répondait le plus à mes attentes et se fondait le mieux avec mon caractère. Puissante et violente … quand j'étais en pénurie, les amphètes venaient remplacer mais, même si cela retardait le manque, il finissait toujours par me rattraper. Est ce que j'avais déjà pensé à arrêter ? Non, franchement non. A quoi bon ?

    Un coup d'oeil m'appris que February avait apporter de quoi consommer elle aussi. Son péché mignon, c'était l’ecstasy… pas assez fort pour moi mais mélangé avec l'alcool, il pouvait avoir des effets puissants … une raison pour laquelle j'essayais au maximum de ne pas beaucoup boire quand j'étais défoncé.

    La conversation repris ensuite sur la fin de soirée … et la chasse. Mes yeux suivirent son regard pour tomber sur le jeune minet assez sexy il fallait l'avouer sur lequel elle avait jeté son dévolu. Bien que je savais qu'elle ne finirait pas avec lui, je décidais de rentrer dans son jeu :

    "Hum … banal. il ne m'arrive pas à la cheville et tu le sais. Par contre, cette jeune fille là bas … sûrement encore vierge vu son attitude… j'en ferais bien mon goûté."

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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Lun 15 Mar - 9:24

    Une main appuyée sur son torse, et passée sous sa chemise, tandis que l’autre tenait ma cigarette, j’observai le night club, mon terrain de jeu. A la jeune fille qui se posait des questions sur la fidélité de son copain, et dont j’allais mettre le couple à rude épreuve, au lycéen coincé, pas un détail ne m’échappait. J’observais, je notais, et je tournais tout à mon avantage. Si quelqu’un avait voulu écrire un bouquin ″comment devenir une garce manipulatrice ?″ il devrait certainement s’inspirer de moi. Sa bouger ma première main qui était très bien ou elle était, je tirai une taf sur ma cigarette, en l’écoutant me répondre. Ah voila ce que j’aimais chez lui. Du répondant, Preston n’avais pas sa langue dans sa poche et loin de là. On pouvait passer des heures à se provoquer mutuellement, à se répondre du tac au tac. Mais on s’appréciait. Contrairement à ce que Bobby avait put être (même s’il était l’homme le plus cocu du monde), Preston n’était pas mon petit ami. Il n’était même pas un ami tout compte fait. Je ne connaissais rien de sa vie en fait, et il ne connaissait pas grand-chose de la mienne. On ne peut même pas dire qu’on été amants, parce que c’était quand ça nous chantait et quand on se croisait comme ça par hasard. Non, il était mon double masculin, et on prenait du bon temps quand ça nous plaisait. Ça s’arrêtait là. Et c’était agréablement reposant. Pas prise de tête. Pas de jalousie, je n’avais pas à me justifier de coucher avec d’autres personnes comme je devais le faire du temps de Bobby, je faisais ce que je voulais quand je le voulais, je suivais ma route, il suivait la sienne, et quand nos routes se croisait, on l’acceptait avec entrain et nous en profitions. C'était pour ça que je l'appréciais pas mal. Et le fait qu'il ai un don naturel pour vous faire monter au 7e ciel jouait en sa faveur aussi faut bien avouer. Toutes les relations devraient être comme ça. Des moments sous la couette, des prises de drogue et pas de prise de tête. Tout en restant appuyé sur lui, je dévisageai la ″fillette″ que Preston me montrait du doigt. Elle tourna la tête vers nous à ce moment là et rougis. J’éclatai de rire en la voyant.


      FEBRUARY_Si tu le dis. Mais je pense qu’il te faut une fille avec un peu plus de caractère et surtout d’expérience. Regarde-moi cette tomate. La pauvre fille ne savait plus ou se mettre, surtout que je susurrais à l’oreille de Preston tout en la regardant elle droit dans les yeux. Je m’amusais comme une folle. Tu trouveras pas une fille qui soit à mon niveau dans ce bar et tu le sais. Y’a pas mieux que moi. Enfin... Si tu décides toutefois d’aller la voir pour le goûter, appelle moi pour le dessert... Un regard pleins des sous entendu, c’était tout moi. Aguicheuse je l’étais. Ça c’est sur.


    Le serveur revint vers nous avec les deux whiskys. A peine sortit du berceau, c’est pas moi qui engagerais un type comme ça. Il dévisageait les clients quand il les servait, ce qui donnait cette désagréable impression d’être jaugée ou observé comme un bout de viande. Les clients n’aimaient jamais ça. J’attrapai mon whisky avant de boire une gorgée. Même si ma petite pilule de l’amour (surnom donné par les accros à l’ecstasy) ne faisait pas encore l’effet qu’on attendait d’elle, je savais que si on la mélangeait avec l’alcool, on planait plus vite, et plus haut. Mais il fallait faire attention. Enfin, je jouais avec ma vie, et le jour ou ça serait fini, et bien... Game over. Le serveur nous reluquait comme s’il avait jamais vu d’être humain.

      FEBRUARY_T’es gentil tu fiches le camp ? Moi et mon franc parlé. Quand j’avais quelque chose à dire je le disais. J’allais pas me gêner non plus. Je n’hésitais pas à en rajouter une couche. Tu veux notre photo ou quoi ? Mais qu’est ce qu’il foutait là à nous regarder comme ça. Peut être qu’il se sentait responsable de moi, qu’il connaissait la réputation de Preston et qu’il ne voulait pas que bourrée comme j’étais il abuse de mon état. C’était mal me connaître. Le ton que j’avais adopté et le fait que ça soit moi et pas Preston qui avait pris la parole le fit déguerpir. Enfin.


    Bon où j’en étais ? Ah oui. Preston et sa copine. Je savais qu’il ne finirait pas avec elle si je voulais bien de lui cette nuit, tout comme il savait que je ne finirais la nuit avec personne d’autre que lui s’il voulait bien de moi.

      FEBRUARY_Bon et sinon, tu deviens quoi ? Ça fait un bail qu’on s’est pas croisé, je commençais à me demander si t’étais pas devenu mormon ou un truc du genre. Preston mormon, rien que l’idée me faisait rire. Pfff, ma petite pilule magique mettait bien longtemps à agir, et je me serais bien préparé un rail là maintenant... Dommage qu’on n’ai pas été au station. Au pire si j’en avais vraiment marre je m’éclipserai aux toilettes quelques minutes.

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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Lun 15 Mar - 22:53

    La psychologie féminine, je crois que j'en avais fait le tour depuis des années. a force de côtoyer le sexe opposé, j'en avais appris toutes les manies, tous les tics, gestes, sourires, regards, qui pouvaient trahir leurs émotions. Oh, vous savez, les femmes et les hommes ne différaient pas beaucoup mis à part le fait que ces dames étaient beaucoup plus expressives et avaient du mal à ne pas être spontanées. Tout cela bien sûr, de manière totalement involontaire. La jeune fille que j'avais désigné tout à l'heure était le parfait exemple de transparence : un verre d'un cocktail sûrement à base de vodka à la main, dans lequel elle trempait juste les lèvres depuis tout à l'heure, histoire d'avoir un verre pour faire comme tout le monde mais aussi pour garder contrôle d'elle même. Typique des filles qui ne sortent pas souvent et que le stress empêche de décoincer. Ensuite ses regards et ses sourires à ses copines, elle est légèrement en retrait alors que les autres, qui avaient l'habitude de venir ici, parlaient et riaient fort avec des mecs. Diagnostique, cette fille était l'amie un peu à l'écart du groupe qu'elles avaient traîné de force, le genre à ne pas sortir, élève moyenne, sans grands amis et surtout pucelle. Je n'aimais pas forcément les vierges plus que les autres, au contraire, mais je prenais parfois un malin plaisir à les aguicher, les faire rêver pour au final les jeter une fois acquis ce que je voulais d'elle.

    La demoiselle, habillée d'un top et d'un affreux jean moulant eut vite fait de croiser nos regards, piquant un fard monstrueux tant elle se sentait observé. a dire vrai, plus d'une aurait perdu contenance devant notre duo : on semblait l'examiner, la juger comme on le fait avec un vulgaire morceau de viande chez le boucher. Si elle voulait être achetée, autant faire semblant de ne pas être gênée.
    Je détachais le regard quand February reprit la parole. A qui parlait elle ? Tournant mes yeux bleus vers l'objet de la discorde, je n'eus le temps que d'apercevoir le dos du serveur, tête basse. Hum… encore un petit jeune puritain qui me détestait. Certains me prenait pour le diable à attraper des agneaux blancs dans mes filets. j'étais loin d'être le diable croyais moi… peut être un de ses apôtres. Enfin cette comparaison me ravissait à chaque fois. Une chance que ce soit avec Frebruary que je passais la soirée, pas besoin de me salir à le renvoyer à affaires, la jeune femme avait ce talent inné pour se débararsser de n'importe quel mollusque avoisinant.

    Bon et sinon, tu deviens quoi ? Ça fait un bail qu’on s’est pas croisé, je commençais à me demander si t’étais pas devenu mormon ou un truc du genre.

    J'eu un sourire en entendant ses mots. Doucement, je pris dans ma poche mon paquet de cigarettes, en sortit une que je coinçais entre mes lèvres avant de l'allumer. Mormon … J'aspirais la fumée de la Marlborot, un petit peu de cendres venant remplacer le bout. C'est vrais eu je n'étais pas beaucoup sortit ces temps ci, préférant rester seul avec mon opium pour partir dans des rêves à des années lumières de ce monde.

    "Je me suis fais un petit voyage en solitaire mais certains plaisirs biens réels m'ont manqués."

    Mes yeux quittèrent la fille de tout à l'heure pour se poser de nouveau sur ma compagne du soir. Plus un regard ne serait accordé à l'autre fille qui était maintenant totalement sortie de mon esprit. Mes yeux courraient sur le corps de la blonde avec ce même désir, cette même envie à chaque fois.

    "Et toi ma belle, tu ne t'es pas trop ennuyé sans moi ?"
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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Mar 16 Mar - 6:56

    La petite sainte nitouche et son verre de cocktail à peine touché me sortirent de la tête immédiatement une fois la conversation entamée. Enfin, pas totalement tout de même, j’étais choquée : qui pouvait s’habiller de la sorte ? Ce jean était une horreur, c’est pas possible, c’était sa mère qui lui choisissait encore ses fringues à cette pauvre petite. Bon enfin, passons. Je ne comprendrais jamais certaines personnes...

      PRESTON_Je me suis fais un petit voyage en solitaire mais certains plaisirs biens réels m'ont manqués. Je connaissais assez Preston pour savoir qu’une petit voyage en solitaire c’était un mois passé enfermé dans son superbe appartement de je ne sais combien de mètre carrés, dans des états pas possible et toujours défoncé plus que ce n’est imaginable. Bof, moi j’avais besoin de compagnie, de compagnie masculine j’entends, et je ne pouvais pas rester enfermée bien longtemps. Je m’étais déjà rendue à plusieurs reprise à l’appart de Preston, et une chose était sûre, il était riche. Mais c’était connu dans la ville, et ce n’était pas le genre de chose qui m’intéressait. Je vivais très confortablement également de mon côté. Que voulez vous, même à New Heaven, la drogue est une valeur sûre. Enfin bref, je n’étais pas une de ces femmes vénales qui s’intéressait à Preston pour son argent, avant de s’y casser les dents. Et toi ma belle, tu ne t'es pas trop ennuyé sans moi ?

    Moi m’ennuyer ? Heureusement que je connaissais Preston et que je savais que c’était une question purement rhétorique et digne du Don Juan qu’il était, parce que sinon j’aurais pu être surprise. Ce genre de question n’avait qu’une réponse. Je ne m’ennuyais jamais moi. Et certainement pas de quelqu’un. Même si le beau jeune homme me charmait par bien des côtés, je n’étais pas du genre à m’attacher. Et pendant qu’il faisait son petit voyage en solitaire, je me trouvais d’autres personnes tout aussi amusantes. Enfin non, d’accord. Pas autant, mais presque. Y’a qu’avec Preston que je m’amusais autant. En tout cas sans avoir besoin d’être totalement défoncée. Bon en attendant, ma clope était finie. Je me détachai de Preston quelques secondes pour l’écraser dans le cendrier posé sur la table. J’allais pas tarder à m’en rallumer une, ou à tirer sur celle de Preston, c’était sur. Je fumais deux paquets par jour depuis que j’avais seize, dix sept ans. Ce qui nous fait un peu plus de onze ans. C’est pas aujourd’hui que j’allais arrêter. J’attrapai celle que Preston tenait dans sa main pour tirer une fois dessus, avant de la lui rendre, et d’en sortir une de mon propre paquet, et de la mettre dans ma bouche. Je laissai Preston me l’allumer, avant de tirer une taf et de finalement l’attraper pour pouvoir recracher ma fumée et répondre à Preston.

      FEBRUARY_Moi ennuyée ? Bien sur que non voyons. Je t’ai pas attendu mon grand pour m’amuser. Comme si j’attendais qui que ce soit. Mais je dois bien avouer que dans le coin, y’a pas grand monde qui t’arrive à la cheville. Faut dire que tu mets la barre très haute. Enfin du moins tu mettais. J’espère que ton petit voyage en solitaire ne t’as pas trop ramolli.

    Bah non, ça serait quand même vachement dommage... Mais je ne me faisais pas réellement vraiment du souci de ce côté-là. Laissant ses yeux vagabonder le long de ma silhouette, j’avalais une gorgée de mon whisky. Et bein, ce que je devais avoir dans le sang. Tequila Whisky, Ecstasy, plus la clope (même si ce n’était pas le sang au sens propre.). J’essayai de me rappeler la dernière soirée que j’avais passé avec Preston. Enfin bon pas moyen. Déjà je ressentais les premiers effets de l’alcool, et je soupçonnais ceux de la MDMA de commencer à pointer le bout de leur nez. Déjà ?

      FEBRUARY_Puis comme le petit commerce se porte comme un charme, j’ai du temps pour mes petites lubies. T’en as de la chance, ce soir par exemple, portable éteint, je suis toute à toi.


    Tout en tirant sur ma clope, je le regardais dans les yeux. Il avait vraiment une belle gueule, pas étonnant que toutes ces filles soient à ces pieds. Et ce soir nous formions un duo parfait. J’étais enviée d’être si près de lui par ces demoiselles, et il était jalousé par ces messieurs. J’aimais beaucoup ça. Lâchant ma clope quelques secondes, je l’attirai vers moi en le tirant par la chemise pour prendre l’initiative d’un long baiser langoureux pour fêter nos retrouvailles comme il se doit !

____________



    « I’m gonna marry the dark »

    «I’m gonna marry the night, I won’t give up on my life. I’m a warrior queen, live passionately tonight. I’m gonna marry the dark, gonna make love to the stark. I’m gonna marry the night, I’m not gonna cry anymore. I’m gonna lace up my boots, throw on some leather and cruise. Down the streets that I love, in my fishnet gloves, I’m a sinner. Then I’ll go down to the bar, but I won’t cry anymore. I hold my whiskey up high, kiss the bartender twice. »

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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Jeu 25 Mar - 8:18

( really really sorry de répondre avec autant de retard mais tout un tas de trucs me sont tombés dessus, m'empêchant de me connecter aussi souvent que j'aurais voulu T_T . Me pardonneras tu ? Sad )

    L'ennui était une chose assez relative dans la vie d'un drogué. Moi par exemple, je ne ressentais plus ça. Avant si bien sûr, j'avais encore de notions, et tout un panel de sentiments divers. La drogue et de nombreux chocs émotionnels avaient totalement modifié mon caractère pour donne une toute nouvelle personne. Avant, le Preston que j'étais aurait préféré passer des heures à jouer dans un parc avec sa soeur et son chien à courir après un fresbee. Maintenant, je n'en voyais absolument plus l'intérêt. La notion de temps ayant totalement disparue, j'organisais mes journées par l'instinct, le coup de tête et l'envie. Carpe diem comme disait Epicure, chez moi rajoutez carpe noctem et j'étais un vrai épicurien !

    Mon regard se reporta sur mon verre d'alcool que je n'avais pas encore touché, laissant parler February flatter mon ego déjà très haut. Si j'aimais avoir le contrôle sur chaque détail de ma vie, laisser un peu de fantaisie et de déluré prendre le dessus, sans aucun calcul derrière me plaisait. February avait un caractère assez étonnant que je n'arrivais pas toujours à prévoir. Observateur, c'était une de mes plus grandes qualités, et en quelques temps, j'étais parvenu à cerner la psychologie humaine, les gens n'étant que des copies de copies. Cette femme, elle, était une sorte de mystère que je ne voulais absolument pas résoudre, la seule qui pouvait se permettre de m'arracher ma clope pour la fumer sans aucune conséquence, celle qui pouvait être quasiment sûre de se voir ouvrir ma porte quand l'envie lui prenait de passer devant…

    Sans un mot, juste avec un demi sourire présent sur mes lèvres, je soulevais mon verre et en but une petite gorgée. Comme souvent, l'alcool pure avait ce goût plutôt déplaisant qui brûlait ma gorge. Non, ce n'était définitivement pas ma principale source de plaisir au contraire de tous ces jeunes qui courraient déjà jusqu'aux toilettes vomir les quelques verres ingurgités, avec déjà l'idée d'en recommander d'autres. February, elle, tenait vraiment bien toutes ces substances… des années d'entraînement sûrement. Reposant mon verre, je réfléchissais à ce qu'elle me disait. Moi ? Me ramollir ?

    "Il n'y a qu'un seul moyen de savoir si je me suis ramolli ma belle."

    Avec un léger sourire pervers, je m'approchais d'elle, me laissant attraper par ma chemise.

    Son petit commerce … Si ma mémoire était bonne, c'était grâce à ça que nous nous étions rencontrés tous les deux. trouver un dealer n'était pas une chose évidente contrairement à ce que pensaient beaucoup de jeunes lycéens avides de nouvelles expériences. Comme un vrai vendeur, il devait avoir beaucoup de qualités et ne jamais exposer de défauts. Il fallait qu'il soit fiable, chose primordiale, que se soit au niveau de la cargaison, de la date, du prix et de la qualité ; raisonnable dans ses prix, tout cela avec une qualité de produits que l'on ne pouvait pas concurrencer. Avant de trouver February, j'étais tombé sur de petits dealers sans réelle éthique de l'immoral, vendant n'importe quoi à n'importe qui, les prix se retrouvant souvent doublés pour ce qui n'en valait pas le quart.

    Les lèvres de Feb se posant sur les miennes coupèrent mes pensées tandis que je répondais à son baiser. Jalousie, envie … le propre de l'homme devant ce qu'il voyait comme étant inaccessible.
    Rompant finalement le baiser pour poser mes lèvres dans son cou, je remontais jusqu'à son oreille pour murmurer :

    "Je sais à quel point tu aimes qu'ils t'envient mais ne leur en donne pas trop."

    Avec un léger rire, ma main libre vint se poser sur sa cuisse nue, remontant légèrement jusqu'à son entre jambe, cachée de la vision des autres clubbers.
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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Jeu 25 Mar - 11:13

(T’inquiète, Y’a rien à pardonner, je comprend tout à fait Wink )

    Je l’avais observé boire une petite gorgée de son verre. Même si son visage ne laissait transparaitre que très peu d’émotions, j’aperçu cette petite grimace qui m’était familière. Non, pas une grimace, plutôt un mouvement infime de la lèvre inférieure, que je n’aurais pas détecté si je n’avais pas su que Preston ne raffolait pas de l’alcool. J’avais trouvé ça bizarre lors de la première soirée que j’avais passée avec lui, j’avais même pensé que c’était un moyen comme un autre pour ramener les jeunes filles chez lui, de rester lucide, alors que la gamine enchainait verre sur verre. Mais je m’étais rapidement rendue compte que c’était faux, et qu’il n’aimait vraiment pas l’alcool. Je me souvenais parfaitement de la circonstance de notre rencontre. Ça commençait à dater d’ailleurs, puisqu’à l’époque, je dealais encore. C’était un avant que mon père se tire, donc il y a à peu prêt deux ans et demie. Je bossais pour mon père et Ellen. Je dealais pour le business familial, dont j’étais maintenant la gérante. Je ne sais pas qui l’avait envoyé vers moi, mais je lui avais vendu ce qu’il voulait, et on n’avait pas tardé à... faire plus ample connaissance. Et là-dessus pendant en temps, nous avions été amants réguliers. Puis on avait finit par s’éloigner l’un et l’autre, pour finir en arriver au point où on en était maintenant. On ne se voyait que temps en temps, mais quand on se voyait, on passait en général une très très bonne soirée.

      PRESTON_ Il n'y a qu'un seul moyen de savoir si je me suis ramolli ma belle.

    Le sourire qu’il me lança, ajouté au contenu de la phrase, ne manqua pas de me faire éclater de rire. Si une réponse comme celle-ci était loin d’être inattendue, surtout venant de la part du beau brun, elle était à la hauteur de mes attentes.

    Il rompit le contact entre nos lèvres, et je sentis les sienne se poser sur mon cou pour venir me murmurer quelques mot à l’oreille. Encore une fois, j’eu du mal à me retenir d’éclater de rire, et mes lèvres s’étirèrent en un sourire resplendissant. Je ne sais pas si c’était que je commençais à ressentir les effets de la petite pilule magique que j’avais pris...Euh, je sais pas y’a combien de temps exactement, j’avais perdu la notion du temps, c’était quelque chose dont j’avais l’habitude. Bon en tout cas je ne sais pas si c’était du à ça, mais je commençais à avoir le sourire facile, et je sentais cette vague d’euphorie si familière monter en moi. Ecstasy + Preston était égal à un mélange explosif, qui me garantissait une soirée exceptionnelle. Ce type avait toujours su faire naitre en moi un désir particulièrement fort et inexplicable. Si j’étais son ainé de 3 ans, il n’avait rien à envier à un homme d’âge mur. La plupart du temps je préférais la compagnie d’un homme qui avait dépassé la trentaine, mais Preston était l’exception qui confirmait la règle.

    Lorsqu’il posa la main sur ma cuisse, J’attrapai je passai ma main derrière sa nuque pour l’attraper et le tirer à moi. Je lui mordis doucement l’oreille. Mais lorsque je sentis sa main remonter dangereusement (pour l’endroit où nous nous trouvions) le long de ma cuisse, je l’attrapai pour l’arrêter. Et comme j’étais déjà à quelques millimètres de l’oreille de Preston, je n’eu pas besoin de me déplacer pour lui chuchoter quelques paroles à l’oreille, entre deux mordillements.

      FEBRUARY_Hey calme un peu tes ardeurs mon beau. On n’est pas tout seul, garde ça pour chez toi. Enfin chez moi ou chez lui d’ailleurs, ça n’avait pas grande importance. La plupart du temps je préférais chez lui, on ne risquait pas d’être dérangés par mon indésirable frère. Même si j’en avais rien à faire d’Elliot, et si je le fichais dehors pour la nuit quand je voulais, je n’aimais pas être interrompue.

    Bon c’est moi qui parlais, mais en attendant, je ressentais de plus en plus le besoin de me coller contre lui. C’était un signe, que ce que j’avais pris commençait sérieusement à faire effet. Je passai ma jambe par-dessus lui, pour me retrouver sur ses genoux face à lui. Je sentais son souffle dans mon cou, et lui pouvait sentir le mien, aussi bien que mes cheveux frôlant son visage. Je déposai un baiser dans son cou, avant de joindre nos lèvres pendant quelques secondes. Finalement, je repris mes esprits. Et ho, ma grande, on était dans un lieu public. Si j’aimais la provoque, j’étais jamais arrivée à ce niveau de débauche. Je me reculai donc lentement, mettant fin à ce baiser. Je savais bien me ma difficulté à me contrôler était due à ce que j'avais pris. J'avalai un gorgée de mon verre, ou celui de Preston je ne sais pas trop bien, histoire de me remettre les idées en place.
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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Dim 15 Aoû - 3:46

Il suffit à la foule de la vue du sang pour lui en donner la soif,
comme la première coupe de vin est le prélude d'une longue débauche.

• George Gordon, Lord Byron

Vague de frustration. Elle venait d'attraper ses doigts pour lui faire rebrousser chemin. Un peu contraint mais de bonne grâce, il se laissa faire, donnant à February la possibilité de fuir à cette première attaque. Autant, avec n'importe quelle autre fille, il aurait pu croire à un défilement, une esquive... Pour elle, il savait juste que le timing était mauvais. Et elle n'avait pas tort, aussi agaçant que cela puisse sembler. Ils se trouvaient dans un lieu public, et franchement, même s'il n'en avait techniquement rien à foutre, un procès verbal pour outrage aux bonnes mœurs ne tentait guère Preston. Ouais, il avait autre chose à faire que de se lever à neuf heures du matin pour aller comparaître au tribunal, alors il obtempéra...

Il manqua de faire remarquer cependant que c'était l'hôpital qui se foutait de la charité lorsque la jeune femme s'installa à califourchon sur lui, se faisant bien trop sensuel pour que le couple étrange et décalé qu'ils formaient, ainsi attablé, sous le regard de tout un chacun, ne semble pas totalement obscène. Premièrement, vu ce qu'elle portait, il se doutait bien que soixante quinze pour cent de la population masculine avait les yeux rivés sur sa chute de reins magnifiquement mise en valeur par sa robe. Les vingt cinq autre pour cent, quant à eux, étaient sans doute gay et ne se gênaient pas pour le mater lui. Deuxièmement, ils avaient tous les deux une réputation, et même s'il se fichait comme d'une guigne des cancans en tout genre, Preston ne pouvait pas ignorer les bruits qui couraient sur lui. Pas quand son passe-temps favoris était de faire n'importe quoi pour que les gens lancent des rumeurs, surtout...

Elle se recula cependant bien vite, délaissant ses lèvres et lui laissant le gout amer et particulier de la Tequila dans la bouche. Il n'aimait pas, en général, qu'une femme se dérobe de la sorte. Les manières et les minauderies supposées le séduire avaient la plupart du temps pour seul effet de le lasser tellement qu'il se désintéressait de l'affaire. Preston aimait les défis, mais les faux-semblants de filles déjà prêtes à s'allonger mais qui rechigne pour se rendre désirable, cela l'horripilait. Bien entendu, ce n'était pas franchement le cas pour February. Elle n'avait pas besoin de ça, d'une part, et puis... Elle ne jouait pas. Elle était dans un état second, les moments d'égarements n'étaient qu'une routine un peu frustrante mais diablement tentante. Le but du jeu était de lui faire oublier qu'elle devait se reprendre, et cela amusait le jeune homme.

Du coin de l'oeil, il la regarda boire son verre cul sec, se demandant si elle cherchait réellement à finir torchée ou si elle se donnait juste un peu de contenance. Peu importe, il s'en foutait presque, il était certain que, dans tous les cas, il passerait un bon moment. Il avait eut raison de sortir, ne serait-ce que pour reprendre contact avec la charmante demoiselle assise à ses côtés sur la banquette.

Il tira une nouvelle clope du paquet, l'allumant aussitôt avec son Dupont qu'il posa sur la table, appréciant le son sourd et lourd qui se perdit rapidement dans le brouhaha vaguement irritant du Night Club. Certes, il venait aussi ici pour ça, pour voir des gens, pour avoir de la musique, mais là, ça commençait à lui courir sur le système. A croire qu'il avait perdu l'habitude, à vivre en hermite dans son appartement. A croire qu’il avait prit le pli des orgies un peu glauque et un peu dégueulasse, où les filles débarquaient pour des Afters et donc en étant déjà dans un état proche de l’humainement impossible. Mais c’était la solution de facilité, et même si c’était agréable de littéralement se servir, il aimait à croire qu’il n’avait pas besoin de cette ambiance lugubre et malsaine pour trouver quelqu’un pour chauffer ses draps le temps d’une nuit. C’était peut-être un peu présomptueux, mais il se savait beau, il en jouait.

Exactement de la même manière, February savait qu’elle attirait les regards et attisait les désirs. Elle était belle, du genre fantasme ambulant, trop classe pour être appelée bonne, trop inaccessible pour qu’on fasse l’impasse sur la cour. Ouais, il existait encore des femmes qu’on avait besoin de séduire, aussi étonnant que cela puisse paraître. Mais Preston avait non pas des droits sur elle, ça personne n’en avait, mais quelques laissé-passé. Le fait qu’ils aient été des réguliers pendant un temps, peut-être, ou alors leurs innombrables similitudes… Il était trop perché pour y réfléchir correctement, et trop clean pour y voir une certaine philosophie. Cela attendrait un peu, s’il n’avait pas oublié entre temps.

Doucement, dans un mouvement calculé, il se pencha sur elle en tirant une longue bouffée de tabac, gardant le nuage en lui pendant qu’il murmurait :

« Tu viens de briser le rêve d’une bonne centaine de voyeurs, là… »

Il jeta un regard amusé à cette foule de badauds qui regardaient sans y paraître, feignant de poursuivre comme si de rien n’était leur conversation ennuyeuse à mourir avec ses filles toutes plus banales que la jeune bombe blonde qui se tenait pratiquement contre lui. Il expira doucement avant de se pencher à nouveau, déposant avec une certaine délicatesse ses lèvres contre celle de la jeune femme, laissant sa langue venir la tenter, puis il se fit plus impérieux, approfondissant le baiser à sa façon, se faisant tour à tour présent et fuyard, enchainant assaut et esquive, évitant toutes les contre-attaques qu’elle pouvait lancer et s’amusant beaucoup de cette petit guerre aux allures anodines. Il finit par se laisser faire cependant, s’abandonnant pendant un instant à un baiser plus constant.

Il referma lentement un bras autours de la silhouette gracile de sa compagne, appuyant savamment le long de sa colonne vertébrale afin qu’elle se cambre contre lui, souriant presque devant l’effet qui se révélait être celui escompté. Puis il cessa. Espérant la laisser vaguement pantelante mais ne s’en faisant pas plus que ça si ce n’était pas le cas, il se redressa pleinement, jaugeant la salle pendant un instant, jetant des regards méprisants à ceux qui faisaient mine de ne pas fixer dans leur direction.

« Bon… autant que je sache, cet endroit est fait pour danser, boire et draguer… si mes calculs sont bons, il t’en manque un… »

Danser n’avait jamais été son fort, mais il se connaissait. S’il restait statique, il allait sombrer dans un cynisme et une noirceur qui risquait fort de la faire fuir à vive allure. Ca ou alors, il se jetterait sur elle, s’attirant tellement d’ennuis superflus qu’il préférait se trémousser comme un imbécile au milieu d’une foule anonyme et suante. Il se leva, tendant une main à la jeune femme tendit que l’autre écrasait sa clope consumée mais non fumée dans le cendrier qui se remplissait à vue d’œil.


( premier post sur ce fow, je prend Preston en main, je ne sais pas ce que ça vaut... )
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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Dim 15 Aoû - 9:49

Ah et bien apparemment j’avais bu plus que je pensais avaler. Oui, je pensais avaler une gorgée, deux pas plus, mais voila que plus rien ne coulait dans ma gorge. J’avais vidé mon verre ? Whaou, il venait d’arriver, il ne fallait pas que je refasse ça, j’allais avoir la tête qui tourner. C’était pas bon du tout, si je tenais pas debout comment j’allais pouvoir m’amuser ce soir... Bon, je ne recommandai pas un verre tout de suite, c’était plus raisonnable. Du coup je décidai de m’allumer une clope. Enfin, j’essayai, puisqu’en ouvrant mon sac, je me rendis tout de suite compte que je venais de fumer ma dernière cigarette. Qu’à cela ne tienne. Preston venait de sortir son paquet. Je tendis le bras et me servis. C’est pas comme si j’étais n’importe quelle fille qu’on pouvait jeter, et c’est pas comme si c’était ce que Preston avait l’intention de faire. Je l’allumai avec mon propre briquet, avant de lancer un sourire de remerciement à Preston. Quand même j’étais pas si mal élevée...

Je m’étais laissée glissée à côté de lui, mettant fin à notre « étreinte » pour le moins risquée, d’une part parce que je ne savais pas si avec ce que j’avais pris et avec l’homme que j’avais en face – parce qu’il faut l’admettre, Preston était tout sauf désagréable à regarder, et il faisait tout sauf me laisser de marbre – je savais pas si je serais capable de me contrôler et je risquait le dérapage. Et d’autre part parce que j’avais pas envie d’être fichue dehors. Enfin, quoi que vu le night club en question, il fallait à mon avis plus pour être fichus dehors... Le Nouvelle Angleterre était en effet connu pour sa décadence. Je laissai mes yeux courir le long de la pièce... Mouais, j’avais quand même vu plus décadent comme endroit. Ça n’arrivait pas à la cheville de certains night clubs de Miami ou New York, que j’avais pu honorer de ma présence de temps en temps... Alors que j’avais le regard ailleurs, Preston se pencha sur moi, et me murmura quelques paroles.

    « Tu viens de briser le rêve d’une bonne centaine de voyeurs, là… » Je fis à mon nouveau courir mon regard, mais cette fois ci, ce n’était plus les lieux mais les personnages que j’observais. Je ne m’en cachais même pas. Certaines personnes détournaient les yeux en croisant mon regard. Il faut dire que je devais faire peur, un regard presque sauvage. Preston n’avait pas tort. Il venait de soulever un point intéressant. Pas assez cependant pour que je passe le risque de passer la nuit au commissariat. « Tant pis pour eux... Ils n’ont qu’à aller se trouver quelqu’un d’autre à regarder... » Même si j’étais bien obligée d’avouer qu’il ne devait pas y avoir plus intéressant que nous dans le night. C’était dur de faire plus intéressant que Preston en matière d’homme, et j’étais pas mal dans mon genre non plus, bah oui quoi, même si vous ne nous aimiez pas, vous étiez bien obligés d’admettre que nous étions tous sauf des personnes qui laissent indifférents.

Je laisse Preston venir se pencher doucement vers moi. Savant pertinemment ce qu’il s’apprêtait à faire, et sachant aussi que même si j’en avais eu envie, dans mon état je n’aurais rien pu faire pour l’en empêcher. Et j’étais loin d’avoir envie de le repousser. C’était ça le hic. J’avais bien trop envie de sentir son corps contre le mieux, et son souffle sur mon visage. Je savais que c’était en partie du à l’ecstasy, et c’était loin d’être sans danger. Je ne voulais pas m’enflammer à ce point, ce n’étais pas dans ma personnalité.
Et Preston ne fit rien pour m’aider... Comme si intentionnellement il voulait me faire complètement oublier que j’étais dans un lieu public, et que je devais calmer mes ardeurs... D’aileurs, c’est exactement ce que je le soupçonnais de faire... Je promis de faire plus attention, sans pour autant résister à son jeu.
Bon comme je disais, il ne faisait rien pour m’aider. Il posa ses lèvres sont les miennes pour un baiser tout ce qu’il y a de plus charnel, surtout compte tenu du fait du lieu où nous nous trouvions. Me fuyant et cherchant le contact à la fois. Moi je cherchai désespérément à trouver sa langue. Et lorsqu’il abandonna la lutte, m’embrassant pleinement, je devins comme alcoolique qui n’avait pas bu depuis plusieurs mois et à qui on redonnait un verre, comme un apnéiste qui reprenait une bouffée d’air, comme une droguée en manque à qui on donnait sa dose. Je n’avais pas attendu qu’il passe sa main dans le creux de mon dos pour commencer à me rapprocher de lui, mais voyant que c’était également ce qu’il souhaitais – et de toute façon comment ne pas souhaiter ça, comment ne pas me désirer ? – je me rapprochai encore, me cambrant de façon à ce que toutes les parcelles de mon corps soient en contact avec le sien. Je sentis une décharge me parcourir, Mes mains, baladeuses et indépendantes de ma volonté se perdirent sous sa chemise et dans ses cheveux. Il s’éloigna de moi. C’était certainement ce qu’il y avait de mieux à faire vu les circonstances, mais cela me déplaisait. Une moue boudeuse s’accrocha sur mon visage. Que Preston était cruel... Ma respiration était saccadée et mes joues rougies, et il me fallut quelques secondes pour revenir à mon état normal.

    « Bon… autant que je sache, cet endroit est fait pour danser, boire et draguer… si mes calculs sont bons, il t’en manque un… » Et sur ce, Preston me tendis une main. J’étais plus qu’étonnée, danser n’était pas son truc, ou alors du moins pas avec moi. « Toi Preston Garner tu vas me faire danser ? C’est pas possible, t’as forcément une idée derrière la tête ! » Je laissai échapper un rire avant d’attraper sa main et d’écraser ma cigarette dans le cendrier. « Mais puisque j’ai dit que j’était toute à toi... Si tu préfère en profiter pour me faire danser qu’autre chose, je ne peux pas m’y opposer ! » J’avais pris un ton vexé, même si je ne l’étais absolument pas.

Et comme j’avais laissé Preston me tirer vers le canapé, je le laissai m’entrainer vers la piste de danse.


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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Dim 15 Aoû - 23:39

Elle sembla d'abord surprise, puis son étonnement se changea en une mine boudeuse qui manqua de peu de faire sourire Preston. Cela ne lui allait pas, et surtout, ce n'était pas réellement crédible. Pas quand elle écrasait sa clope et lui donnait la main pour le suivre, du moins. Si elle avait décidé de rester sur la banquette, regardant ailleurs et croisant les bras en commandant un autre verre, il aurait sans doute pu croire pendant un quart de seconde qu'il l'avait froissé mais ce n'était pas le cas, il en était persuadé. A vrai dire, il la soupçonnait d'être aussi amusé par l'ensemble de la situation qu'il pouvait l'être à cet instant précis.

Elle fut rapidement debout à ses côtés et alors qu'une chanson mourrait doucement, il entreprit de se diriger vers le centre de la piste, guidant February d'une main nonchalamment posée au creux de ses reins. S'ils avaient été observé deux minutes auparavant, ce n'était rien en comparaison avec ce qu'il se passait à présent. Ils étaient tous avides, c'était malsain la façon dont ils les regardaient. C'était comme s'ils cherchaient tous à savoir lequel des monstres allait profiter de l'autre. Parce que oui, ils n'étaient pas moins que des gens abjectes, ceux qu'on évite, qu'on fuit comme la peste... et vous savez, c'est exactement comme lorsqu'il y a un accident de voiture au bord de la route. Vous regardez, même si vous êtes conscient que c'est mal, que vous n'avez pas envie de voir un crane écrasé contre un pare-brise, vous fixez, vous êtes à l'affut. Sachez que cela s'appelle du voyeurisme. Il n'y a pas grande différence entre ce que vous faites là et les vieux pervers qui matte les filles par le vis à vis de leur appartement. Et là, Preston avait réellement l'impression d'être une de ses gamines à poil, sous le regard d'une centaine de badauds opportunistes et lubriques. Mais bordel, ça l'amusait. Il aimait savoir qu'on le jaugeait, que dans la foule, quelques imbéciles qui n'avaient rien comprit à la mécanique du monde s'inquiétait pour le sort de la jeune femme qui l'accompagnait et que, un peu plus en retrait, près du bar, un gang de petites trainées médisantes se vantaient de pouvoir le sauver et pestaient contre February, reine de la débauche et du stupre, qui allait le faire sombrer encore plus.

Qu'ils étaient cons. Tous autant qu'ils pouvaient être. Preston et February jouaient dans la même cour, presque à arme égale. Forcément, l'un d'eux était vaguement supérieur, mais la donne était fluctuante, du jour au lendemain, tout changeait. Et surtout, Preston était bien incapable de dire qui menait. Orgueilleusement, il aurait pu dire que c'était lui, ce soir. Il l'avait abordé, il l'emmenait danser... Mais d'ici dix minutes, tout pouvait être différent, il ne voulait pas s'avancer. Une nouvelle chanson commença et un sourire s'étira sur ses lèvres habituellement tordues en une moue dédaigneuse.

Le mec qui s'occupait de la régie avait décidé de ressortir un truc de derrière les fagots. Qu'importe, aussi étrange que cela puisse paraître, cette chanson faisait partie des rares sons populaires et trop connus qu'appréciait le jeune homme. Il y avait, dans le rythme, quelque chose de particulier. La voix de la chanteuse était différente, aussi. Loin des standards aigus et nasillards de l'Amérique, elle avait une puissance et une dimension qu'il aimait, même si c'était relatif. Et puis, derrière cette chanson se cachait également le dernier souvenir heureux qu'il avait de Sophia. Il la voyait parfaitement monter le son de l'autoradio de sa New Beatles bleue et chanter à tue-tête, et lui se revoyait sur le siège passager, à la regarder presque attendrit, se foutant complètement de ce que pourraient penser les gens qui les regardaient passer.

Il mit rapidement fin à ce flashback, sachant très bien où cela allait le mener. De toute façon, il était au milieu de la piste, February à ses côtés, et les gens attendaient. Très bien, il savait ce qu'il avait à faire. Sans totalement se lâcher, il passa un bras dans le dos de la jeune femme, posant sa main libre sur sa hanche et se mettant à bouger doucement, la rapprochant au fur et à mesure de lui. Il n'aimait pas danser mais ça ne changeait pas le fait qu'il savait bouger. Forcément, il était camé, il n'avait pas honte, pas d'inhibitions, mais même... Il était élégant, presque gracieux, à force d'écouter de la musique et de jouer de la guitare pour le plaisir, il avait un certain sens du rythme. Preston se pencha légèrement en avant, posant son front contre celui de la jolie blonde alors qu'ils dansaient l'un contre l'autre sur cette vieille chanson, February ondoyant contre lui et se faisant désirable au possible.

" Ce n'est pas incompatible, tu sais... rien n'est jamais incompatible... "

Ce n'était pas parce qu'ils se contentaient de danser que la soirée allait être chaste. Absolument pas, même. C'était une mise en bouche comme une autre. Frustrante au possible, qui plus est. Même pour lui, qui pourtant instiguait. Le rythme lourd de la chanson invitait à autre chose, à plus d'intimité, mais ce n'était pas le moment. Pas l'endroit surtout.
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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Lun 16 Aoû - 13:02

Preston prenait un malin plaisir à être observé. Du moins c’est l’impression qu’il me donnait largement. Il avançait doucement, gardant sa main au creux de mes reins, et jaugeant tout le monde du regard. Comme s’il les provoquait. Je ne me rendais jamais aussi bien compte de tous ces voyeurs que lorsque j’étais avec Preston. Il arrivait à me montrer cette facette. Certainement parce qu’il la détestait et qu’il ne pouvait pas s’empêcher de jeter des regards mauvais dans la direction de ces personnages, qui ne pouvait s’empêcher de détourner les yeux du « couple » pour le moins singulier que nous formions.
Il faut dire qu’il m’avait amené au centre de la piste de danser, comme s’il souhaitait que l’on nous observe. Bon il faut dire que ça avait eu l’effet attendu. Je n’avais pas besoin de détacher mes yeux de Preston pour savoir que l’on me, que l’on nous regardait, et je sentais tous ces regards avides de... Sensations ? Sur moi. Je les connaissais tous. De ces trainées jalouses, jusqu’au type pas vraiment méchants qui s’inquiétaient pour ma propre sécurité, et qui étaient prêt à se jeter, s’il faisait ne serait-ce qu’un geste déplacé envers ma personne. Et puis il y avait bien entendu les voyeurs. Juste les voyeurs. Ce qui avait été intrigués par notre premier « échange » sur la banquette, et qui sans pouvoir le contrôler, brulaient de désir d’en voir plus. La race humaine était étonnante. Pour un même comportement, il était possible d’être à la fois appréciée, crainte, haïe ou même encore respectée. Personne n’était jamais d’accord, mais c’était aussi certainement ce qui faisait le charme de l’être humain, l’unicité de ses individus.

Mais que de pensées philosophiques. Mais comme j’étais tout à fait capable de faire deux choses à la fois, je n’avais pas lâché Preston du regard, mes yeux verts courant sur sa silhouette. Je la connaissais plutôt bien d’ailleurs cette silhouette, et c’est pourquoi tout me semblait tellement familier lorsqu’il m’embrassait, où bien qu’il m’attirait contre lui comme il l’avait fait quelques secondes auparavant. Qui dominait de nous deux ce soir ? Pouvait-on vraiment dire que cela avait une quelconque importance, puisque de toute façon nous allions tous deux finir la soirée ensemble ? Parce que oui, la maintenant, je ne vois plus quand chose qui aurait pu s’y opposer, allumée comme j’étais. Et je sentais aussi que même s’il semblait si sur de lui, je ne le laissai pas de marbre, bien au contraire.

Tiens, je la connaissais cette chanson. Elle ne me déplaisait pas, non là ne résidait pas le problème... Même si habituellement ce genre de trucs ultra populaire m’horripilait, cette chanson avait quelque chose qui me plaisait. De là à être capable de dire quoi... J’appréciai la musique, je la considérais comme une drogue en soi, à presque part entière, mais je n’étais pas non plus une connaisseuse. J’aurais considéré ça comme une perte de temps. Quoi qu’il en soit le problème résidait dans l’ambiance de la musique en elle-même. Elle obligeait par ses sons lourds les gens à se rapprocher, et je commençai à croire que me rapprocher à ce point de Preston dans un lieu public pouvait devenir dangereux pour moi, surtout dans l’était dans lequel j’étais. Et pourtant j’étais maîtresse de mes pensées, et de la plupart de mes actes. Seuls mes désirs étaient hors normes compte tenu du lieu où nous nous trouvions.

J’avais toujours était une bonne danseuse. Une danseuse diablement séduisante en tout cas. Je m’étais très tôt rendu compte de l’effet que je – et mon corps, particulièrement lui – produisait sur la gente masculine, et je n’hésitais pas à l’amplifier, à m’en servir. D’où la robe assez courte, même si sur moi elle ne faisait pas vulgaire, et d’où mes mouvements tous ce qu’il y a de plus sensuels. Quand il m’eut assez tirée vers lui, je passai mes deux bras autour de son cou, me mordant la lèvre. Il posa son front contre le mien, avant de me murmurer à l’oreille ces quelques mots.

    « Ce n'est pas incompatible, tu sais... rien n'est jamais incompatible... » Il avait mit le temps à me répondre, mais je savais pertinemment qu’il le ferait. Il le faisait toujours lorsqu’il c’était nécessaire. Je savais qu’il avait volontairement pris son temps, rendant donc par là sa réponse plus désirable. Et elle ne me déçu pas. Pleines de sous-entendus, et laissant place à diverses interprétations, dont je connaissais parfaitement la bonne. Pas vraiment parce que je connaissais Preston, non ça je ne pouvais m’en vanter même si nous nous apprécions, mais plutôt parce que je connaissais sa manière de fonctionner, qui était encore plus proche que nous le pensions de la mienne. « Tu m’en diras tant... Je n’avais pas finis de parler, mais ma main gauche délaissa son cou pour venir se poser contre son torse. Ce n’était pas vraiment pas faute. Je ne contrôlais plus ce que mes mains pouvaient faire. J’inspirai profondément, avant de l’attirer encore plus près de moi à l’aide de ma main qui s’accrochait toujours et encore dans ses cheveux, dans le haut de son cou, pour que ma bouche soit le plus près possible lorsque je continuerai ma phrase. « Alors dis moi... D’après toi comment va se dérouler la soirée ? » Et la nuit, mais ce n’était pas la peine de le préciser, je nous savais sur la même longueur d’onde. « Je suis curieuse, j’aimerai savoir ce que tu as en tête...

Si je feignais de l’ignorer, ce n’était absolument pas pour donner l’air plus chaste et innocente que je l’étais. Non vous n’y êtes pas du tout. Ça m’amusait, alors je n’allais pas chercher plus loin. Toujours faire ce qui vous amusait. J’espérai simplement que je n’allais pas avoir droit à une réponse du genre « je ne sais pas, qu’est ce que tu vois toi ? » ou quelque chose de semblable. Mais avec Preston, j’avais assez de chances de ne pas être déçue. Il n’était pas de tout ces sois disant Don Juan qui se cachaient devant une galanterie grotesque, et qui dissimulait leur machisme sans fin. Parce qu’il était inutile de dire que moi, le machisme ça me plaisait.


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    « I’m gonna marry the dark »

    «I’m gonna marry the night, I won’t give up on my life. I’m a warrior queen, live passionately tonight. I’m gonna marry the dark, gonna make love to the stark. I’m gonna marry the night, I’m not gonna cry anymore. I’m gonna lace up my boots, throw on some leather and cruise. Down the streets that I love, in my fishnet gloves, I’m a sinner. Then I’ll go down to the bar, but I won’t cry anymore. I hold my whiskey up high, kiss the bartender twice. »

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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Ven 27 Aoû - 2:35

Doucement, sournoisement même, une certaine langueur, un calme dangereux s'instaurait entre eux, et il n'était pas sûr d'apprécier réellement. Du moins, c'était étrange. Bien sûr, il y avait quelques avantages, il n'était pas en état de courir après une February délurée et surexcitée, mais justement, avec ce qu'elle avait dans le sang, ce qu'il soupçonnait du moins, elle aurait dû être dans un état extatique, incontrôlable, insupportable même... Sauf que non, elle était alanguit contre lui, une main posée à la naissance de ses cheveux, l'autre jouant paresseusement sur son torse. Elle jouait les ingénues, à présent. Et cela l'amusait, il en était plus que persuadé, cela l'amusait profondément que de jouer un rôle depuis longtemps perdu. Du moins, il l'imaginait ainsi. Dans sa tête, la jeune femme n'était pas devenue ce qu'elle était du jour au lendemain, de la même façon qu'il n'avait pas sombré sans préavis aucun. La déchéance et la débauche étaient deux univers dans lesquels on entrait progressivement, que ce soit à son insu ou pas. Alors même s'il n'en savait rien, il se plaisait à imaginer que là, elle jouait à la gamine qu'elle n'était plus, à l'adolescente naïve et impressionnable qu'elle avait dû être... Sauf qu'ils n'étaient plus des momes, et que cette époque était révolue à jamais, les rêves et les jeux ne servaient à rien, hormis à se coller une nostalgie destructrice entre les deux yeux.

Secouant imperceptiblement la tête, il chassa de ses pensées cette mélancolie qui s'insinuait lentement et alors qu'il s'appretait à embrasser la jeune femme, se penchant doucement, la musique changea et il se retint de sourire. C'était sans doute puéril, mais cette chanson s'ouvrait sur un gémissement plus que... subjectif. Et en fait, peu d'ombre était laissée quant au sujet, dès le début des paroles, cela partait sur le sexe, les histoires sans lendemain, le quotidien d'un mec abjecte et dont la notoriété n'arrangeait rien...


Et en fait, il se reconnaissait dans cette chanson, il se voyait dans le texte, dans toutes les pétasses ambitieuses qui voulaient se sauver, l'aider, l'aimer et lui redonner gout à la vie... Tu parles. Elles en voulaient à sa thune, toutes, pas une n'était honnête... Et l'amertume s'installa sans qu'il ne la désire, sans qu'il ne puisse se battre, sans qu'il ai le temps de réagir. Il se sentit de suite plus tendu, plus réticent, plus... cassant. Il s'en voulait un peu, la jeune blonde étant sans doute la seule pour laquelle il avait un tant soit peu de respect, mais il n'y pouvait rien. Là, d'un coup, ce qui venait, c'était une furieuse envie d'éclater sa main contre un mur et de la repousser pour aller se mettre à l'envers et oublier à quel point sa vie était merdique, vide de sens et totalement vouée à l'échec. Certes il avait des facilités, des portes ouvertes, de quoi voir venir, mais c'était loin de tout faire.

Et puis, il ne voulait pas s'en sortir. Cela ne lui plaisait pas de batailler, de vouloir s'en dépatouiller. Il aimait son cynisme, sa noirceur, ses emmerdes. Même quand, comme ce soir, tout cela le submergeait et le rendait quasiment lunatique. Il termina son mouvement, déposant un baiser furtif et trop délicat sur les lèvres roses et sucrées de la jeune femme avant de murmurer :

" Je vais me mettre à bader comme le dernier des connards et tu vas me planter là parce que ça sera insupportable. Voila le programme..."

Il afficha un sourire désolé mais résigné et il se détacha doucement de l'étreinte de la jeune femme, reculant et se dirigeant vers la table qu'ils avaient occupé quelques minutes plus tôt. Il leva un bras et claqua des doigts, alpaguant le serveur et lui indiquant d'amener une bouteille de Vodka, histoire de mélanger et de bien finir par terre. C'était particulièrement stupide mais il avait besoin de planer complètement, il ne voulait pas laisser ses démons prendre le dessus... et pourtant, il savait que c'était inéluctable.

Il se laissa tomber sur la banquette près de la table et attrapa une cigarette qu'il alluma avant de relever la tête. Mécaniquement, il chercha February du regard mais elle n'était plus là où il l'avait laissé. Il recracha la fumée, ce n'était pas étonnant et il ne lui en tiendrait pas rigueur. Après tout, qui voulait tenir compagnie à un mec comme lui ?

*réponse merdique, désolée*
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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Ven 27 Aoû - 6:56

Si j’avais un jour été une petite adolescente naïve et pure ? C’était il y a longtemps alors… Je ne me souvenais pas avoir jamais été comme ces petites idiotes, les proies préférées de Preston. Pure et innocente je ne l’étais plus depuis si longtemps que je n’arrivais même pas à me souvenir de quand ça datait. Je devais certainement avoir, quoi, 15, 14 ans ? Oui, vous avez compris, j’étais certainement enfoncée bien trop profondément dans la débauche pour en sortir. S’il y avait eu un facteur déclencheur, comme il y en avait eu un pour Preston ? Pas vraiment. Je crois que… Je pense que c’est dans ma nature. C’est dans ma manière d’être, et dans mon éducation.

Alors que j’étais bien inconsciente des sombres pensée qui agitaient mon cavalier, il se pencha pour m’embrasser. Il s’interrompit lorsque la chanson changea, et ses yeux le trahirent, de par leur lueur amusée. Je prêtai une oreille à la musique en question avant d’esquisser un sourire. Ce n’était pas vraiment mon type de musique. Mais je devinai assez facilement que ces paroles étaient pour Preston comme un « miroir » de ses propres expériences.
Finalement, il après quelques dixièmes de seconde d’hésitation, il déposa rapidement un baiser sur mes lèvres. Pas vraiment convaincu, beaucoup trop chaste pour la situation. C’était la manière dont un adolescent embrassais sa première petite amie, et c’était très loin de la façon charnelle avec laquelle Preston avait l’habitude de m’embrasser. Je fronçai les sourcils, et je n’eut pas à attendre vraiment pour avoir le droit à une explication.

    « Je vais me mettre à bader comme le dernier des connards et tu vas me planter là parce que ça sera insupportable. Voilà le programme... » Et il s’arracha de mon étreinte sans plus d’explications. Il s’éloigna sans même me jeter un dernier coup d’œil avant de se rassoir là où nous étions installés il y a quelques minutes à peine.

Là je dois dire que j’étais sur le cul. J’eu besoin de quelques secondes pour analyser ce qu’il venait de se passer. Non en fait, je ne parvins à analyser rien du tout. C’était vraiment pas dans les habitudes de Preston ce qu’il venait de faire. Ça ne pouvait pas être ma faute, j’avais rien fait de particulier. J’avoue que ça faisait mal, c’était un coup pour mon égo d’être abandonnée comme ça au milieu de la piste de danse. Ça aurait un autre type que Preston, je crois qu’il n’aurait plus eu une seule chance de m’approcher, et encore moins de finir dans le même lit que moi un seul jour de sa vie. Mais là je ne comprenais pas. Le Preston que je connaissais ne faisait pas ce genre de chose.
Mais je n’étais pas rancunière lorsqu’il s’agissait de lui. Habituellement, j’aurais haussé les épaules, et j’aurais trouvé quelqu’un de plus drôle avec qui passer la nuit. Mais je savais que le Preston que je connaissais était de loin le type avec lequel il était le plus agréable de passer la nuit que je pouvais trouver dans ce bar. Et il était un peu plus qu’un coup d’un soir. Autant savoir ce qui n’allait pas avec lui, ou au moins aller voir s’il s’était calmé, parce que c’était tout sauf amusant de se quitter là-dessus.

C’est surement ce qui peut expliquer que je sortis de la piste de danse, jouant des coudes vu que le night-club commençait à être bondé. Je n’aimais pas vraiment ça. Etre obligée de frôler et de toucher toutes ces personnes pour me frayer un chemin vers les tables. Je n’aimais pas la proximité avec ces personnes dont je ne savais rien. Tous ces gens en sueur, qui sentaient l’alcool à plein nez, et qui ignorait tout de ce qu’était le réel amusement.
Une envie soudaine, subite, me poussa à faire le tour de la banquette ou Preston était assis. Celle où nous nous trouvions avant qu’il ne m’invite sur la piste. Mes mains froides – j’avais toujours eu les mains particulièrement froides – se posèrent sur son cou et j’approchai mes lèvres de son oreille, doucement, avec une certaine sensualité contrôlée, qui se trahissait aussi par le ton de ma voix. Je n’avais pas oublié les dernières paroles qu’il m’avait adressées, et les miennes constituaient une réponse, tardive, mais il faut dire qu’il ne m’avait pas laissé vraiment le temps de dire quoi que ce soit.

    « C’est peut-être ce que j’aurais fait si j’avais une de ces petite connes avec lesquelles tu joues. Mais ça me peine, vraiment, que tu me tiennes en si faible estime… » Peinée, ça restait bien sur une façon de parler. Je rapprochais encore plus mon visage de lui, il n’avait toujours pas tourné la tête. Mes lèvres effleuraient maintenant son oreille lorsque je repris la parole. Toujours avec cette voix sensuelle, me rendant désirable. Je n’avais plus rien à voir en tout cas avec l’ébauche de petite ingénue que Preston avait décelé lorsque nous étions sur la piste de danse. Même si mes paroles restaient toujours assez soft, mon ton suintait le péché. « Je suis loin d’être comme tes petits « amuse-gueule », et tu devrais le savoir depuis le temps. Je ne suis ni moralisatrice, ni intéressée, ni prude, tu ne verras jamais de petites minauderies sur mon visage, je suis loin d’être facilement froissable, je tiens l’alcool et on ne me fait pas faire quelque chose dont je n’ai pas envie, et il faut croire, puisque malgré ton comportement d’homme des cavernes je suis encore là, que je suis légèrement masochiste sur les bords. Me faire fuir n’est pas si facile que ça mon grand. J’aime les connards, et ça aussi tu devrais le savoir. » Je déposai un baiser avide dans son cou, avant d’enjamber la banquette pour m’asseoir du même côté que lui, n'étant pas ignorante que ma robe plutôt courte ne me permettait pas vraiment de faire ça... Du moins pas en respectant certaines règles de décence. Ma main passa derrière son cou, et mes lèvres se dirigèrent vers sa seconde oreille, mes dents la mordillèrent légèrement, et je repris la parole, sans changer de ton. « Après c’est comme tu le sens… Je n’aurais aucun mal à te trouver un remplacent même si c’est toi que je désire là maintenant. Tu n’as qu’un mot à dire et j’arrête ce que je suis en train de faire. »

N’attendant pas vraiment de réponse, en tout cas pas tout de suite, mes lèvres descendirent dans la courbe de son cou, vers le haut de son torse. Finalement, je rompis le contact entre nous, du moins entre mes lèvres et son torse, pour planter mes yeux verts dans ses prunelles marron. Allez répond maintenant, t’as vraiment envie que je m’arrête ?
Non, je n’avais plus rien à voir avec ce rôle d’ingénue que je m’étais donné tout à l’heure…


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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Ven 27 Aoû - 9:42

Un contact glacé manqua de le faire sursauter et pour un peu, il aurait cru que le serveur venait d'appuyer la bouteille de Vodka contre son cou. Etait-ce seulement possible d'être si con ? Non, bien sûr, ce gamin avec son plateau n'aurait pas risqué sa vie de la sorte, en revanche, Feb et ses mains glacées ne se gênaient pas. Elle s'était rapprochée et il était un peu surpris. Non, en fait, il était carrément prit de court, il s'était attendu à ce qu'elle se sauve et à ce qu'il puisse cuver sans problème pour noyer son malheur. Là, il se retrouvait comme un imbécile avec des problèmes qu'il ne savait pas cacher face à une femme dont il se souciait de l'opinion. C'était sans doute un peu stupide mais elle avait raison, et alors qu'elle lui murmurait à l'oreille les raisons qui faisaient qu'elle ne filerait pas, il réalisait une fois de plus que non contente de ne pas être une des petites pestes faciles et insupportables qu'il collectionnait, elle était carrément la seule à pouvoir se vanter d'avoir autant d'effet sur lui.

Pour un peu, elle aurait peut-être pu chasser les démons, s'il l'avait laissé faire. Mais encore une fois, elle aimait les connards, ça tombait bien, il aimait bien se comporter comme le pire goujat de la terre, ça tombait bien. Alors il se laissait faire, il la laissait s'evertuer pendant un instant, se targuant avec une certaine arrogance d'avoir encore le contrôle, de gérer, alors qu'il savourait avec une satisfaction presque malsaine la caresse des lèvres de la jeune femme sur sa peau, de son souffle faisant bouger lentement ses cheveux et de sa présence juste derrière lui. Pour un peu, il aurait été faible et aurait cédé à la tentation, tournant la tête pour lui voler un baiser. Sauf qu'elle bougea plus rapidement que lui et bientôt, il se retrouva coincé alors qu'une fois de plus, elle était assise sur ses jambes, enserrant ses jambes des siennes et plaquant presque immédiatement ses lèvres délicates contre la peau dorée de l'éternel désillusionné qu'il était depuis des années. A nouveau, il se laissa faire, amusé cette fois, se demandant vaguement jusqu'où elle irait, ce qu'elle était prête à faire. Bien entendu, il n'était pas stupide, il savait que le capitale provoque de February était impressionnant mais quand même. Il se souvenait plus ou moins de la longueur de la robe qu'elle portait, et il avait beau avoir échoué en math et en physique, il se doutait bien que ça ne collerait pas...

Il fut tiré de ses calculs par une nouvelle déclaration. Ah, ça, non, il en était convaincu qu'elle n'aurait aucun mal à lui trouver un remplacent. Elle faisait partie de ses filles qui, en claquant des doigts, se retrouvaient avec une quinzaine de prétendants allongés sur le sol près à accomplir leurs quatre volontés. Et lui se permettait de rechigner... ou non, pas vraiment. D'avoir des états d'âme, surtout. Il croisa pendant un instant le regard plein de défi de la jeune femme mais avant qu'il n'ai eut le temps de sourire sardoniquement pour lui signifier qu'il ne voyait pas d'inconvénient à ce qu'elle continue son petit manège, il fut déranger par un raclement de gorge.

Le petit serveur venait de poser la bouteille de vodka sur la table et tendait une note et un stylo à Preston. Une addition à signer, comme d'habitude. Le gars avait visiblement la main, il ne regardait pas, il faisait mine d'être transparent. L'attitude parfaite pour bosser avec des gens comme February et lui, en somme. Le dernier des Garner signa sa rechigner et glissant vivement sa main entre la cuisse de la jeune femme et son jean, il extirpa de sa poche un portefeuille et en tira un gros billet avant de poser l'objet de cuir noir sur la table. Il tendit le billet au serveur, commandant deux paquets de cigarette et indiquant qu'il pouvait garder le change, quelque chose comme vingt dollars, peut-être plus... Preston reporta son attention sur la jeune femme quand le serveur fila et glissant doucement un bras dans son dos, il la plaqua doucement contre lui afin de saisir la bouteille de Vodka en se penchant mais sans la faire tomber. Il avait beau être un connard, il respectait Feb, même s'il ne le montrait pas forcément.

D'une main, il dévissa le bouchon et souleva la bouteille pour la porter à ses lèvres. Il en bu une longue gorgée, se forçant à ne pas tousser, fermant vivement les yeux pour chasser les larmes de douleur qui venaient sous les protestations de sa gorge meurtrie. Il haïssait tellement la vodka... mais c'était le truc le plus efficace. Trois longues gorgées plus tard, il la reposa sur la table, respirant doucement et effaçant peu à peu le rictus de dégout sur son visage autrement parfait. Il ne prit pas la peine de ré-ouvrir les yeux, peu désireux de montrer à la jeune femme qu'il avait un voile devant son regard sombre et resserrant doucement son bras autours d'elle, il l'approcha encore d'avantage et lança un baiser puissant et impérieux.

Rapidement il dérapa, glissant vers le cou de la jeune femme et suivant la ligne que formait le tissu de la robe qu'elle portait, suivant la courbe de sa clavicule, se délectant de cette peau lisse et sucrée, faisant ainsi passer le gout immonde de la vodka. Il se trouva con à voir une sorte de romantisme dans l'idée de dévorer February pour soulager l'amertume que lui imposait sa noirceur...

Tendant son dos et posant sa main libre sur la hanche de la jeune femme, il se redressa et la fit basculer dans l'angle de la banquette, se laissant emporter par l'effet qu'elle lui faisait. Lentement, doucement, avec une sensualité qu'elle seule provoquait chez lui et dont elle était de toute façon la seule à en valoir la peine, il fit glisser sa main qui bientôt vint jouer à la lisière de la robe, vers la mi-cuisse, courant dangereusement vers l'intérieur des chairs de la jeune femme. Lieux public ? Qu'importe, il était dans un tel état qu'il s'en foutait... Quoi que.

Il se redressa un peu, croisant pendant un instant le regard de February et jetant ensuite un coup d'oeil par dessus son épaule pour regarder la foule. Les gens dansaient, le foutaient d'eux à présent. Ils étaient dans la pénombre, personne ne pouvaient les voir... Non, c'était con. Complètement débile. Il se redressa encore un peu, glissant près de la jeune femme mais dans une position plus décente, s'installant assis entre ses jambes légèrement écartées. Un peu à l'ouest, il murmura :

" Faisons un sort à la Vodka, ensuite j'appelle un Taxi... sauf si je tourne déchet d'ici là, dans ce cas là, j'en appellerai deux, je ne t'imposerai pas mon bad trip... "

Il se sentait si lunatique et si paumé qu'il en aurait pleuré comme un gosse. Sauf que non. D'une main, il attrapa la bouteille qu'il porta plusieurs fois à ses lèvres, buvant encore et encore, alors que de l'autre, il caressait délicatement, avec une douceur rare chez lui, la peau lisse et galbée des jambes fines de February.

A vrai dire, il avait mal calculé son coup car pour un peu, elle n'aurait pas sentit la larme qui roula sur sa joue pour venir s'écraser sur le dessus de son tibia. Mais ce n'était pas sa soirée, alors même ça, il ne contrôlerait pas. Il jura mentalement, fermant les yeux et basculant la tête en arrière. Descente aux enfers, et il n'y pouvait rien.
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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Ven 27 Aoû - 11:01

Le raclement du gorge du serveur me fit tourner la tête, brisant instantanément ce qui venait de s’installer entre Preston et moi. Je sentais sa fébrilité, j’entendais son cœur battre plus vite que la vitesse normale, et la situation avait changé par rapport à ce qu’il en était avant. Je m’explique. Avant de danser, lorsque nous étions assis sur la banquette pour la première fois, il avait le contrôle sur moi. C’était lui qui était maître de la danse. Maintenant, je le savais, je le sentais, c’était moi. Mais ça avait toujours été comme ça entre nous deux. L’un n’était pas inférieur à l’autre, nous étions fait du même bois, et s’il y en avait toujours un pour avoir l’avantage sur l’autre, il était rare que cela reste le même pendant plus de dix minutes d’affilée. Mais j’aimais ça. Cela permettait de ne jamais retomber dans du déjà vu, et que chaque minute soit comme une surprise.

Moi aussi Preston me faisait de l’effet. Bien plus d’effet que la plupart des hommes. Il avait un don presque inégalable pour me rendre fébrile, et pour me faire frissonner lorsqu’il le souhaitait. Il avait beau être un peu plus jeune que moi, rien ne trahissait un quelconque manque d’expérience. Lui et ses mains expertes avaient le don de faire tomber toutes mes résistances, quand résistance il y avait.
Mes jambes enserraient les siennes à présent, comme pour l’empêcher de fuir. Non pas que je n’ai pas confiance en Preston. Mais déjà j’étais assez dominatrice, et de deux, je savais que Preston avait besoin de ça, et que ça l’aiderait à se sentir … « en confiance ». Je ne voulais pas qu’il se défile une deuxième fois.

Mes yeux fixaient le serveur, qui faisait tout ce qu’il pouvait pour nous ignorer, ou plutôt pour qu’on l’ignore. Il m’était impossible de deviner ce qu’il pensait de la situation. Voilà un serveur comme je les aimais, pas comme le gêneur auquel on avait eu le droit lors de notre première commande commune. Preston signa la note. Cela ne m’étonnai pas qu’il paye pour moi, il avait toujours été assez galant de ce côté-là. C’était étrange, un tel paradoxe entre un machisme poussé à l’extrême et une telle galanterie. Pas seulement parce qu’il payait, mais aussi, dans le fait que lorsqu’il se pencha pour ramasser la bouteille, il passa un bras derrière mon dos pour me soutenir, pour que je puisse garder une position confortable. Pour ne pas me faire tomber. J’étais loin d’imaginer que ce genre d’attentions m’était réservé. Enfin, si je m’en doutais, je me doutais que je n’étais pas une petite pétasse qu’il emmenait dans son appartement pour une nuit, mais je préférais faire comme si je ne le voyais pas.
Pour attraper son portefeuille, Preston eu besoin d’attendre sa poche. Il passa sa main entre sa cuisse et mon jean, pour sortir le dit portefeuille de son emplacement. Et je ne fis rien pour l’aider. Mes cuisses se resserrèrent sur les siennes, un certain sourire se peignant sur mon visage.

Lorsque le serveur eu filé et que Preston eu attrapé sa bouteille, il ferma les yeux pour boire de longues gorgée au goulot. Je n’étais pas sans savoir que Preston n’avait qu’un gout modéré pour l’alcool en général. Il buvait pour finir dans un état indescriptible, et non pas pour le plaisir de boire. C’était la différence entre nous. J’aimais le gout amer de l’alcool. Il reposa la bouteille, et mis une poignée de seconde à effacer cette expression de dégout de son visage. Sans rouvrir les yeux, il m’attira encore plus près de lui que précédemment, pour déposer un baiser impérieux, sauvage et non dénué d’une certaine violence. Pas envers moi, je le savais. Mais je sentais qu’il était soumis à des puissantes et donc certainement violentes émotions. D’où la puissance de ce baiser. Baiser qui me laissa le gout amer de la Vodka dans la bouche. Mais moi, c’était quelque chose dont je me délectais Je sentis encore une fois qu’il ne contrôlait plus rien, et cette fois si c’était à moi qu’incombait la tâche de l’empêcher de déraper. Et pourtant je n’en fis rien. Je laissai ses lèvres s’aventurer sur ma peau, bien trop insistantes pour le lieu où nous nous trouvions, passant une main dans ses cheveux, alors que la deuxième était enroulée dans le bas de son dos.

Je sentais que la situation dérapait, et j’étais largement assez lucide cette fois ci pour l’empêcher de déraper. Mais pour une raison obscure, je n’en fis rien. Je laissai Preston me faire basculer dans l’angle de la banquette, tout comme je laissai sa main baladeuse jouer pernicieusement avec le bas de ma robe. Relevant doucement l’extrémité, passant de façon brève ses doigts dessous, avant de faire marche arrière. Ce qui me montrait au moins qu’il se contrôler ne serait-ce qu’un peu. Je l’attirai à moi pour dévorer ses lèvres, puis glissai mon visage sur son épaule, m’enivrant de son parfum. Terre d’Hermès. J’avais des gouts de luxe en matière de parfum, et je savais reconnaitre certaines fragrances masculines. Et je savais que Preston avait toujours apprécié la marque française. Finalement il se recula pour regarder derrière mon épaule, certainement le reste du night-club, que j’avais pour ma part complètement oublié. Finalement, il se reprit, chose qui m’arracha un soupir, avant de s’installer entre mes jambes. Ma main gauche joua machinalement avec quelques cheveux. Il murmura quelques mots.

    « Faisons un sort à la Vodka, ensuite j'appelle un Taxi... sauf si je tourne déchet d'ici là, dans ce cas là, j'en appellerai deux, je ne t'imposerai pas mon bad trip... » Je remuai la tête de droite à gauche, même si je savais qu’il ne pouvait pas m’apercevoir. « Ne dis pas de bêtises… Si tu tournes déchet j’appellerai moi-même ce taxi, pour m’assurer que tu n’en commande pas un deuxième pour moi. Je ne te laisserai pas rentrer tout seul chez toi complètement déchiré. Pas ce soir. » Marque d’affection, du moins d’attention ? Qui sait. Mais comme je ne voulais pas paraître non plus émotive et attentionnée, je rajoutai d’un ton plus amusé, et moins sérieux et profond que précédemment. « Et puis je risque de finir dans le même état que toi. Il y a peu de chances que ce que je vois en toi me choque. »

J’aurais pu ne pas sentir une goutte froide d’eau salée me tomber sur ma jambe. Si j’avais été seulement quelques millimètres plus loin, si j’avais été installée différemment. Sauf que ce n’était pas le cas, et que je la sentis. Je mis quelques secondes à comprendre d’où elle venait. A comprendre que c’était une larme, et qu’elle venait de rouler sur la joue de Preston. Il pencha la tête en arrière, je pense qu’il avait compris que je l’avais sentie. J’essayai de ne pas laisser ma stupeur s’afficher sur mon visage, mais de toute façon, il avait fermé les yeux. Après quelques secondes d’hésitation, j’attrapai son visage entre mes doigts glacés, et avec une douceur qui ne m’appartenait pas et qui me surprenait moi-même, je lui murmurai quelques paroles.

    « Je me fiche de savoir ce qui te met dans cet état là si tu considères que je n’ai pas à le savoir. Mais par contre je sais ce que tu vas faire. Tu vas oublier tout ça, tu vas ouvrir les yeux, et tu vas te concentrer sur moi. Juste sur moi. »Non pas que je sois égocentrique bien entendu. J’avais envie de m’amuser, et moi-même cela me… peinait ? De voir Preston dans cet état. Je voulais qu’il s’amuse autant que moi. « D’ailleurs tu vas me donner ton téléphone, et je vais l’appeler dès maintenant ce taxi. Emmène la Vodka si ça te chante, rien ne nous empêche de lui faire son sort chez toi. On n’a plus rien à faire ici. [/font]

Il finit par me le tendre ce téléphone. Je composai le numéro de l’agence de taxi du coin, pour entendre quelqu’un m’assurer qu’ils envoyaient quelqu’un pour nous prendre quand quelques minutes. Finalement, je reposai le téléphone de Preston sur la table, avant de vriller mes yeux dans les siens.


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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Ven 27 Aoû - 23:01

Pendant une seconde, alors qu'elle embrayait en expliquant qu'elle ne comptait pas se laisser faire avec le plan des retours à domicile séparé, il crut qu'elle n'avait pas sentit la larme qui s'était écrasée sur sa peau, ou bien qu'elle avait le tact de passer totalement outre. Bien entendu, il comprit rapidement que ce n'était pas le cas. Dans un geste presque maternel, dont la tendresse manqua de le faire jurer, la jeune femme avait saisit son visage entre ses mains fraiches, lui faisant tourner la tête et le forçant plus ou moins à se concentrer.

Plus que jamais, il avait l'air d'une épave, d'un mec paumé, loin de l'image s'en foutiste et cruelle qu'il servait à tout le monde. Pour une autre que February, il aurait sans doute réussit à monter un masque, une barrière pour se cacher, mais la force de l'habitude faisait qu'elle avait comme des laisser-passer. Et puis, il se doutait bien qu'elle avait comprit son petit jeu, il ne fallait pas avoir inventé l'eau tiède pour se rendre compte que ce n'était que de la poudre aux yeux, qu'il était loin d'incarner ce calme et cette assurance qu'il brandissait comme un drapeau. La jeune femme assise à côté de lui était maligne, elle avait du vécu, alors même si elle avait la décence de ne pas enfoncer le couteau dans la plaie, il était quasiment persuadé qu'elle savait ce qu'il se tramait. Ou du moins, que quelque chose clochait, parce que même Preston était bien incapable de dire ce qui le taraudait. Lassitude, deuil, spleen ? Ou bien les trois, qui sait.

Ce n'était pas vraiment du dédain ou un manque de confiance qui le poussait à se taire. Il savait que s'il se décidait à vider son sac devant la jeune femme, s'il se décidait à parler, à expliquer... elle écouterait, et elle garderait ça pour elle. Seulement, il ne voulait pas tout mélanger, February était une amante et une amie, mais jamais elle n'avait été une confidente, et cette aura de secret risquait fort de considérablement changer la donne entre eux, il n'était pas certain de vouloir prendre ce risque. Alors certes, en bonne amie, elle voulait aider... mais en bon amant, il préférait se taire, certaines choses n'ayant pas à se retrouver sur l'oreiller.

Il la laissa faire et lorsqu'elle réclama son téléphone, il le lui donna, tentant alors qu'elle passait un coup de fil de remettre ses idées en place. Il n'y parvint pas réellement, le buzz dans son crane était trop puissant pour être ignoré. Il n'était pas assez fait pour ne penser à rien et encore trop clean pour arriver à penser à autre chose. L'état le plus merdique du monde, en somme. Prône aux bad trips et à l'impulsivité... Ouais, s'il s'était écouté, il aurait filé et se serait immédiatement jeté depuis un pont... Sauf qu'il fut couper dans son élan, toute volonté de mouvement disparaissant en fumée alors que son attention était accaparée.

Il croisa le regard de la jeune femme et il se sentit si faible et si vulnérable qu'il crut pendant un instant qu'il allait littéralement fondre en larmes et aller se blottir dans ses bras pour qu'elle le berce. C'était à en perdre toute dignité. Sauf que c'était de Preston qu'on parlait, pas d'un lycéen emo et fleur bleue écrivant des poemes et se scarifiant occasionnellement. Il inspira profondément et se redressa sur la banquette, tendant son dos pour avoir moins l'air de porter le monde sur ses épaules. C'était une question de volonté, s'il voulait faire bonne figure, il y parviendrait...

Le petit serveur revint et déposa sur la table deux paquets de cigarettes, des Davidoffs. Il fila sans demander son reste et presque aussitôt, Preston rangea son Iphone dans sa poche et ouvrit un des blisters, tirant une clope qu'il alluma avant de la tendre à February, répétant ensuite l'opération pour lui même. Il n'avait pas envie de parler, il était entrain de s'enfermer dans un mutisme qui ne lui plaisait guère et même si d'une manière générale il se foutait de tout, il se trouvait ingrat et con parce que la sculpturale blonde à ses côtés méritaient carrément mieux qu'un mec à l'ouest, camé au possible et dépressif chronique. Alors non, bien sûr, il n'était pas de ses imbéciles qui pensent pouvoir sauver les femmes de leurs débauches, de ceux qui sont persuadés qu'avec un peu d'amour ils garderont la tête hors de l'eau. Non, jamais, il n'avait pas la prétention d'être celui qu'il fallait à February, de la même manière qu'il était convaincu qu'il ne tiendrait pas si elle tentait de l'aider à se sortir de ses emmerdes. Ils étaient amis, certes, mais il y avait des limites...

Alors qu'il avançait la main pour prendre la bouteille de vodka et s'en administrer une nouvelle rasade, un mouvement attira son regard et il vit le petit serveur en costume lui faire un signe, indiquant d'une manière vague que le taxi qu'elle avait appelé était là. Enchainant les mouvements d'une façon mécanique, il s'extirpa du siège et se retourna immédiatement, tendant sa main pour aider la jeune femme. Il avisa pendant une seconde la bouteille d'alcool et dans une grimace dégoutée, il décida qu'il s'en passerait, quitte à se mettre la tête à l'envers avec quelques rails une fois chez lui...
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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Sam 28 Aoû - 1:51

Il restait enfermé dans ce mutisme, c’est à peine si j’avais l’impression qu’il se rendait compte de ma présence. Je ne sais pas vraiment si c’était le cas. Peut-être ce n’était qu’une apparence. En tout cas c’était légèrement fatiguant. La personne que j’avais l’habitude de porter, et de tirer vers « le haut », c’était Bobby, pas Preston. Preston c’était mon camarade de jeu, c’était mon alter égo masculin, c’était quelqu’un qui n’était jamais en apparence de mauvaise humeur, qui avait toujours une place dans sa vie pour moi et nos soirées. Ce n’était pas celui que je devais poster. Non. Cela m’étonnait, et je ne saurai pas dire à quel point cela me déplaisait. En tout cas ce n’était pas pour me plaire. Mais j’étais en quelque sorte et d’une façon bizarre son amie, alors je ne lui en tenais pas rigueur. Après tout, avec tous les bons moments que j’avais passés grâce à lui et avec lui, je lui devais bien ça. Et j’étais sure que c’était temporaire. Ce soir n’était pas sa soirée.

Lorsque mes yeux croisèrent ceux de Preston, je n’arrivai pas vraiment à décrypter ses émotions. Ses prunelles reflétaient une profondeur, toute une vague d’émotions sur lesquelles je n’arrivai pas à mettre un nom. Mais cela disparu bien vite. Il redressa ses épaules, et son visage redevint peu à peu impénétrable. C’était le Preston que je connaissais qui se battait pour revenir et ne pas perdre pied, ne pas perdre la face. Même si ce n’était pas forcément une réussite totale, c’était déjà mieux. Et moi cela me plaisait plus. Le serveur revint pour lui donner ses deux paquets de Davidoffs, et ne resta pas plus d’une ou deux secondes, comme s’il était invisible. Même si mon partenaire avait retrouvé un visage imperturbable, il était comme enfermé dans un mutisme total. Il n’avait pas ouvert la bouche, pas une fois depuis qu’il avait parlé d’appeler le taxi. Je savais que mes paroles ne lui avait pas fait ni chaud ni froid, mais je savais aussi qu’il ne laisserait rien transparaître. Il rangea doucement son téléphone, avant d’ouvrir son paquet de clope et d’en allumer une. Il tira une bouffée, avant de me tendre la cigarette. Je ne pouvais pas vraiment voir son visage, maintenant que mes mains avaient lâché son visage. J’attrapai la cigarette pour tirer dessus avant de la lui rendre.
Le silence qui s’était installé me dérangeait. Mais je ne savais pas comment le briser. Si je ne pouvais pas voir le visage de Preston, il ne pouvait pas voir non plus le mien. J’étais perplexe et je l’observai. Heureusement que mon visage lui était caché, parce que mes yeux aurait trahit cette émotion.

Il tendit la main pour attraper la bouteille de Vodka, mais il s’arrêta dans son geste. Je fuis surprise, jusqu’à que j’aperçoive le serveur qui faisait un signe à Preston. Le taxi devait être arrivé. Il se leva sans prévenir avant de se tourner vers moi et enfin de me regarder, avant de me tendre la main. Je le regardai quelques secondes, avant que mon air interloqué s’efface de mon visage. J’attrapai sa main, avant de me lever à mon tour. Je lissai ma robe pour la faire retomber sur le milieu de mes cuisses. Pour être assise, je me fichai que ma robe soit légèrement remontée, mais pour traverser le night-club, tout de même. Il laissa finalement la bouteille sur la table, avant de m’entrainer vers la sortie. Au moins il agissait, il n’était plus spectateur des évènements, du moins plus autant qu’avant.

Arrivés dehors, il se dirigea vers la voiture jaune parfaitement reconnaissable. Il m’ouvrit la porte, je m’engouffrai dans le taxi et il me suivit. Il s’assit à droite, et je me plaçai le plus proche de lui. Tant pis si je n’avais pas de ceinture, je n’étais pas du genre à m’en soucier. Moi qui risquais de me tuer tous les jours avec tout ce que je prenais, oui je me fichai de la ceinture de sécurité. Le chauffeur ne fit aucune remarque, tant mieux, et demanda à Preston où nous allions. Je le laissai répondre alors que mon regard se détourna et se perdit dans le vide.

C’était étrange. Mis à part le moment où il avait indiqué au chauffeur son adresse, il restait dans son mutisme presque devenu insupportable à mes yeux. Dix minutes passèrent, et nous voilà arrivés. New Heaven était une petite ville, les trajets n’étaient pas vraiment longs. Et Tame Street, quartier ou se trouvait l’appartement de Preston, n’était pas loin de Suffragette Road, pas loin du Nouvelle Angleterre. Encore une fois, après avoir tendu quelques billets au chauffeur, Preston descendit du taxi, avant de me tendre la main. C’était étrange, aucun mot n’avait été échangé. Personne n’avait parlé, personne n’avait souhaité briser le silence.

Tame Street était magnifique, les beaux quartiers de New Heaven. J’aurais préféré vivre ici, où les voisins étaient moins présent qu’à Ministry Lane, mais j’avais préféré garder la villa d’Ellen. Elle était parfaite. Même si le voisinage était irritant et puritain.
J’attendis en bas de l’immeuble que Preston ouvre la porte, pour monter dans son magnifique appartement de je ne sais combien de mètres carrés. Je commençai à le connaître cet appartement. Je venais souvent, encore plus il y a quelques mois que maintenant. Il lui était déjà arrivé de venir chez moi, mais la plupart du temps, je préférais me tenir loin de la Villa, de mes voisins, et d’Elliot quand j’étais avec Preston, comme avec n’importe quel homme d’ailleurs. J’attendais qu’il prenne la parole. Je n’allais pas le faire. C’était son tour maintenant, j’avais tant parlé tout à l’heure pour essayer de le sortir de sa torpeur et de son mutisme.


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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Sam 28 Aoû - 10:18

Le silence de mort qui s'était imposé entre eux n'affecta pas réellement le trajet, aussi étrange que cela puisse paraître. Bien entendu, la route n'était pas longue et ils n'étaient pas de ses gens effrayés par les non-dits et les absences de babillage. Preston, du moins, ne l'était pas. Il y avait quelque chose de reposant dans le ronflement régulier et paresseux du taxi qui les conduisait chez lui, et il avait toujours trouvé un certain charme dans les lumières de la nuit. C'était peut-être pour ça qu'il passait le plus clair de sa vie diurne dehors, à écumer les rues et les barres. Sans ce laisser étourdir par les néons multicolores et sucrés comme des bonbons, il devait reconnaitre qu'il était attiré par cette univers parallèle, par cette vie qui commençait quand le soleil quittait New Heaven.

Ils arrivèrent bientôt au bas de l'immeuble qu'il habitait, qui abritait son appartement. Son loft, plutôt. La garconnière faisait presque 150 mètres carrés et occupait l'intégralité du dernier étage de cet immeuble du centre ville, alliant modernité et sobriété, open-spaces et jeu de profondeur pour en faire un endroit... particulier. En réalité, personne ne le savait, mais c'était Preston qui avait dessiné une grande partie de l'appartement. Il l'avait acheté dans un état lamentable, ancien studio de hippies dégénérés, et avec l'aide d'un ami architecte, il en avait fait un espace qui lui plaisit, où il se sentait bien. Et l'effet était immédiat.

Aussitôt furent-il entré dans le hall qu'il dégaina son badge et ouvrit la porte de l'ascenceur, appuyant sans attendre sur le bouton "12" et tenant le mécanisme pour que Feb puisse entrer. Il laissa ensuite retomber la lourde porte et s'adossa contre le miroir, peu désireux de voir sa mine défaite. Il avait conscience de son attitude et de ce que cela devait représenter aux yeux de la jeune femme. Peut-être pensait-elle qu'il l'ignorait, qu'il s'en foutait ou bien qu'il jouait les vieux habitués. Il était juste ailleurs... Et il tentait tant bien que mal de faire en sorte que cela passe.

Puis la porte de l'ascenceur s'ouvrit et il se retrouvèrent sur le petit palier menant à l'appartement de Preston. Il ouvrit rapidement la lourde serrure et poussa la porte, faisant un geste ample pour que la jeune blonde passe devant lui. Il referma ensuite, inspirant doucement. Il se sentait bien, ici. C'était une sorte de cocon, un bunker contre le monde, un endroit où personne d'indésirable ne venait et surtout, ici, il n'avait pas besoin de faire semblant d'aller bien. Cette seule idée lui retira un poids et il se sentit soudain plus léger. Il lâcha ses clés et son portefeuille dans le grand vide poche en argent qui se trouvait dans l'entrée avant d'avancer un peu plus dans le loft, jetant ensuite son Iphone qu'il venait d'éteindre sur la table basse et le troquant avec la télécommande de la chaine stéréo qui trônait dans le coin. Il l'alluma et aussitôt, un vieux morceau d'Elvis Costello s'éleva dans la pièce immense, couvrant le son des voitures qui passaient sous les immenses baies vitrées qui occupaient tout un mur de l'endroit.

Jetant un regard autours de lui, il reposa ensuite la télécommande et s'approcha doucement, sans bruit, de la jeune femme, qu'il enserra à la taille, par derrière, appuyant son torse contre son dos que révélait sa robe noire. Comme pour se faire pardonner, il déposa un baiser au creux de son coup avant de laisser ses mains glisser et aller se poser sur ses hanches fines et saillantes.

" Désolé, c'est le bordel... "

Aussi bien dans l'appartement que dans son crane, c'était un chantier sans nom. Il espérait maintenant qu'elle ne lui en tiendrait pas rigueur. S'il y avait bien une personne pour alléger le gout atroce de la soirée qu'il avait coincé dans la gorge, comme une pilule trop volumineuse, c'était bien la jeune femme qui se trouvait alanguit contre lui et qui regardait la ville grouiller comme une fourmilière sous ses pieds, ou presque.
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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Dim 29 Aoû - 1:49

Le taxi s’éloigna dans la nuit, et je le perdis de vue avant que Preston n’ait ouvert la porte de l’immeuble. Je le suivis lorsqu’il s’approcha de l’ascenseur pour l’ouvrir. Il me laissa entrer avant d’appuyer sur le bouton « 12 » du panneau de l’appareil. Et oui, le dernier étage pour lui tout seul, Preston avait la belle vie. En même temps il n’était pas l’unique descendant de la famille la plus riche de New Heaven pour rien. Et il aurait été stupide de se priver du luxe que son argent lui permettait d’obtenir. J’avais toujours détesté ce politiquement correct, et le principe qui veut que l’on condamne toujours les plus riches. Les plus riches que nous bien entendu. Pour se donner bonne conscience vis-à-vis des personnes plus pauvres que nous.
Certes je n’étais pas forcément très objective. Même si mon mode de vie n’avait rien à voir avec celui de Preston, et comparé à lui la somme d’argent que je possédais ne représentait pas grand-chose, je vivais quand même très confortablement. Le trafic de drogue paye bien, et j’étais la seule légataire du testament d’Ellen. J’étais loin d’être dans le besoin. Sans oublier que je possédais la villa à Ministry Lane, ce qui quand même avait sa valeur. Loin de ce loft, mais tout de même. Il est plus facile d’aimer l’argent lorsqu’on en possède…

Preston s’adossa contre le miroir de l’ascenseur, comme fuyant son reflet, alors que moi installée face à lui, je pouvais entrevoir mon reflet. J’en profitai pour arranger mes cheveux rapidement, d’un geste désinvolte. Presque imperceptible. Je n’avais pas croisé mon reflet dans un miroir depuis que j’avais quitté la villa. Et bien dites donc, n’importe qui aurait pu se rendre compte que j’avais pris de l’ecstasy il y a pas une demie heure. Il suffisait d’observer un peu mes yeux, mes pupilles étaient totalement dilatées. Preston n’était pas mal non plus dans son genre. Un drogué sait reconnaitre un autre drogué. Et Preston qui fuyait son reflet, avait-il honte de son état ? Parce que moi je dois bien avouer que cela ne m’était jamais arrivait. J’assumais ma prise de drogue.

La porte s’ouvrit, et Preston se dirigea vers l’unique porte de cet étage. Celle de son appartement. Et une fois qu’il eut tourné la clef et poussé la porte, il s’effaça et me fit signe d’entrer. Je lui adressai un sourire amusé avant de le devancer dans l’appartement, que je balayai du regard, avant de me placer devant l’un des grandes baies vitrées de l’appart, que dis-je du palace de Preston ! Je croisai mes bras, avant de me plonger dans la contemplation de New Heaven, de Tame Street et de ses appartements magnifiques, des quelques voitures qui passaient en bas. Moi aussi j’avais toujours été attiré pour le monde nocturne. Je trouvais également à tous ces lampadaires, phares voiture qui piquaient les yeux lorsqu’on les fixait trop longtemps. J’avais la bouche sèche. Avec tout ce que j’avais ingurgité au night-club, comment était-ce possible vous dites ? Et bien encore une fois c’était un mettre sur le dos de la MDMA, cette déshydratation, tout comme mon cœur qui battait beaucoup plus vite que la normale, ou même ces légères crampes que je sentais venir dans mes avant-bras. Je fermai les yeux, me laissant envahir pas ce sentiment d’euphorie que j’aimais tant.

La musique s’éleva dans l’appartement, superbe son, superbes enceintes, pas étonnant venant de Preston. Et je ne pouvais qu’approuver ce choix. Je manquai de sursauter lorsque les bras de Preston s’enroulèrent autour de ma taille. Je rouvris les yeux. Le laissant déposer un baiser dans mon cou et descendre ses mains, je souris. C’était agréable d’être appuyée contre lui, de sentir ce contact, son torse contre mon dis.

    « Désolé, c'est le bordel... » Sa voix me surprise. Enfin ni son ton, ni le contenu de ses paroles, mais plutôt le fait s’entendre simplement le son de sa voix. Je n’avais pas fait si attention que ça à l’état de son appart, mais il ne m’avait pas semblé être si en bordel. « Si tu savais à quel point je me fiches que ce soit le bordel… » C’est vrai quoi ? Je n’appréciais pas Preston pour ses qualité de ménager, c’était plus à raconter. Je me rendis compte qu’après avoir parlé que le mot bordel faisait peut être également allusion à l’état de la soirée qu’il vivait et qu’il me faisait vivre, ou bien à l’état de l’intérieur de sa tête. Mais de toute façon ce que j’avais dit était vrai. Je me fichais que ce soit le bordel, quel que soit le bordel dont il parlait en question.

Je me tournai vers lui, laissant ses mains glisser pour simplement changer de hanche. Abandonnant ma contemplation du paysage nocturne de New Heaven. Je passai mes bras autour du cou de Preston, me mordant la lèvre.

    « Maintenant que tu as un peu repris tes esprits tu vas répondre à la question que je t’ai posée sur la piste de danse ? Qu’est-ce que tu as en tête ? » Je ne lui tenais absolument pas rigueur de son comportement, et du fait que j’avais eu l’impression d’avoir été ignorée, ou traité comme un vulgaire prostitué quelques minutes auparavant. Quoi, c’est vrai non ? A me conduire comme ça chez lui sans échanger un mot que cela soit dans l’ascenseur ou même dans le taxi, c’était l’impression que ça pouvait donner. Mais je savais que ce n’était pas ce qu’il avait eu l’intention de faire. Même si je ne comprenais pas pour autant tout ce qu’il s’était passé.






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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Dim 29 Aoû - 3:54

Il la laissa faire lorsqu'elle se retourna, de la même façon qu'il ne broncha pas lorsqu'elle passa ses bras autours de son cou, l'alpaguant et se rapprochant de lui sans y paraitre. Elle semblait ne pas lui en vouloir pour le coup de calcaire qu'il avait accusé, et c'était tant mieux en fait. Il ne se sentait pas capable de partir dans des justifications douteuses et aléatoires et il ne voulait vraiment pas avoir à s'expliquer quand à cette mini-dépression subite. C'était étrange, il n'avait jamais été lunatique, mais là, il se sentait comme baladé sur des montagnes russes bizarroïdes et trop rapide à son gout. C'était tout juste s'il avait le temps d'ajuster ne serait-ce qu'un minimum que déjà, le wagon repartait, l'emmenant ailleurs, plus loin, plus bas...

Alors qu'il s'apprêtait à répondre, cherchant quelque chose de particulièrement perspicace, la musique changea, passant à une nouveau country. Forcément, passer de Elvis Costello à Jason Aldean était choquant, rien que dans la forme, mais ce n'était pas tout. Le son cracha littéralement à travers les enceintes. Il avait monté le volume pour que l'enregistrement un peu suranné du vieux rockeur puisse être audible, et là, le morceau allait réveillé tout l'immeuble. Et il n'en avait strictement rien à foutre.


Presque instinctivement, un sourire amusé et en un sens enfantin se planta sur ses lèvres alors qu'il tapait doucement le rythme avec son pied, imperceptiblement. Il avait un peu honte de l'avouer mais la Country avait un pouvoir impressionnant sur lui. Certes, c'était redneck, il n'était pas un bouseux, un campagnard jouant du banjo et parlant hillibili, mais cette musique lui donnait le sourire, cela le motivait et lui donnait envie de bouger, de chanter à tue-tête. Il se retint, cependant. Il chantait faux, terriblement même.

Ayant soudain une idée, même si cela pouvait sembler complétement débile. Il n'en était plus à ça près, après tout. Pendant un quart de seconde, il lâcha la jeune femme et saisit la télécommande de la stéréo, changeant la chanson pour une autre du dossier Country... Tricks de Brad Paisley. Son sourire s'élargit un peu lorsque les premiers accords attaquèrent.


Il se mit à fredonner les paroles, espérant que Feb comprendrait qu'il s'agissait là d'une réponse. Et qu'elle ne prendrait pas la mouche de le voir agir comme un gamin sur une chanson ringarde de paysans du sud, chantant avec un appuie implacable ce qu'il comptait faire à la charmante demoiselle ramasser dans un bar enfumé pendant une soirée.

" Everytime you take a sip, in the smoky atmosphere, you press that bottle to your lips and I wish I was your beer. And in the small there of you back, your jeans are playing peek-a-boo, I'd like to see the other half, of your butterfly tattoo... "

Manqua de se mettre à rire face à sa propre stupidité, sans doute aidé par ce qu'il avait dans le sang, d'ailleurs, il décida de se taire une fois de plus avant de sortir quelque chose de plus gros que lui. Doucement, il attrapa les mains de la jeune femme, la faisant tourner d'une manière un peu ridicule et désuette, s'arrageant pour qu'elle perde un peu l'équilibre et se retrouve à nouveau contre son torse. Aussitôt, il plaqua une main au creux de ses reins pour la tenir et se débrouilla pour croiser son regard.

" Sauf si bien sûr, tu as mieux à faire... "

Il sourit, feignant une innocence et un air angélique qu'il avait depuis longtemps perdu.
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MessageSujet: Re: Girls, just wanna have fun. (Pv Preston) Dim 29 Aoû - 9:33

Preston semblait décidé à me répondre, c’était une bonne nouvelle. Il semblait même réfléchir à ce qu’il allait pouvoir me dire lorsque la musique changea, me faisant sursauter, à cause du volume qui s’échappa des enceintes. Oui, c’était a vous crever le tympan, et je n’exagère qu’un peu. Pauvres voisins... Non pas que j’ai des états d’âme, non, ce n’était pas vraiment mon genre, mais quand même. Puis moi-même, à ce volume là, je ne trouvais pas particulièrement agréable. Quoi je suis une chieuse ? N’importe quoi, je me suis pas plainte à Preston que je sache non ? Et mon visage n’avait laissé transparaitre aucune émotion à ce sujet.

Toujours plus country, la musique venait donc de changer, mettant Preston passablement de bonne humeur d’ailleurs je dois l’avouer. Alors même si ce n’était pas vraiment le genre de musique que j’écoutais chez moi, je devais bien lui reconnaitre ça. Puis c’est pas non plus comme si ça m’était désagréable. En tout cas, oui ça avait l’air de le mettre de meilleure humeur. Je ne le connaissais peut être pas vraiment, en profondeur, personne ne pouvait se venter de connaitre tout de Preston Garner, mais je le connaissais assez pour remarquer ça. Bon, c’est pas tout, mais du coup moi j’attendais encore ma réponse. Et je n’attendis pas très longtemps. Il me lâcha quelques dixième de seconde pour rattraper la télécommande, changer la musique, avant de reposer sa main sur ma hanche.
Et donc je découvris la nouvelle chanson. C’était un truc que j’avais jamais entendu. Je dis pas vraiment que c’était étonnant, niveau culture country, j’étais pas vraiment calée. Je croisai le regard malicieux de Preston avant qu’il ne se mette à chanter. Enfin à fredonner les paroles

    « Everytime you take a sip, in the smoky atmosphere, you press that bottle to your lips and I wish I was your beer. And in the small there of you back, your jeans are playing peek-a-boo, I'd like to see the other half, of your butterfly tattoo... » Tiens tiens, des paroles de chanson en guise de réponse, je dois dire que c’était pas vraiment ce à quoi m’avait habitué Preston .Attention, je dis pas que cela me déplaisait, c’était inhabituel, mais tout le monde sait à quel point je déteste les habitudes. Donc non, ça me déplaisait pas. C’était peut-être légèrement désuet, mais déplaisant, non je n’irais pas jusqu’à là. En tout cas cela me fit sourire doucement.

C’était marrant de voir comment ces paroles collaient assez bien à la situation présente. La fin m’amusait également. C’était marrant, j’avais vraiment un tatouage dans le creux des reins, pas un papillon, mais quand même. Bien dites donc, après si quelqu’un vient de dire que la MDMA ne rend pas euphorique alors que je m’amusais pour ce genre de chose... Avant que je n’ai le temps de répondre quoi que ce soit, Preston attrapa mes mains, me fit tourner me faisant perdre tout équilibre – ouh la, fallait pas me faire tourner comme ça quand j’avais bu ce que j’avais bu et pris ce que j’avais pris – et heureusement qu’il me rattrapa avant de me serrer contre son torse. Réflexe psychomoteur, mes deux mains étaient posées sur son torse, comme pour me rattraper. Je comprenais mieux à voire comment je me sentais à cause de ce simple contact ce que l’on appelait « exacerbation des sens, notamment tactile » lorsqu’on décrivait les effets de l’ecstasy. Augmentation de la sensation de désir, et toutes ces bêtises que des gens écrivent dans des documentaires alors qu’ils n’ont jamais essayé. Tout ça pour dire que je préférais ne pas décrire, et ne pas savoir à quel point la drogue intervenait dans mes actes, mes ressentit et mes pensées. Cette fois ci ce fut lui qui chercha mon regard, qui établissait de nouveau le contact.

    « Sauf si bien sûr, tu as mieux à faire... » Oui bien sur, j’avais supporté ses humeurs changeantes, je l’avais suivit jusque là, tout ça pour le laisser en plan maintenant et me trouver autre chose à faire. Bon bien sur, je savais que c’était une phrase type digne du Don Juan qu’était Preston, mais assez décevante dans le sens que je m’y attendais. Bon bien sur il se rattrapait avec ses paroles de chansons. Je fis passer mes mains dans ses cheveux avant de m’approcher de lui pour lui voler un baiser on ne peut plus charnel, avant de finalement reculer des quelques millimètres pour prendre la parole d’une voix amusée. « Ca te va comme réponse ? Je sais ça n’avait rien de grandiloquent comme ton intermède musicale mais tu devras t’en contenter. J’espère que tu n’es pas trop déçu. » Agrémentant le tout d’un clin d’œil pleins de sens, je souris encore. Décidément la drogue ça me rendait un peu trop souriante à mon gout. Même si d’un côté je savais que je n’aurait pas eu autant de charme sans ce sourire, mais bon, j’avais une réputation tout de même.


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    « I’m gonna marry the dark »

    «I’m gonna marry the night, I won’t give up on my life. I’m a warrior queen, live passionately tonight. I’m gonna marry the dark, gonna make love to the stark. I’m gonna marry the night, I’m not gonna cry anymore. I’m gonna lace up my boots, throw on some leather and cruise. Down the streets that I love, in my fishnet gloves, I’m a sinner. Then I’ll go down to the bar, but I won’t cry anymore. I hold my whiskey up high, kiss the bartender twice. »

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Girls, just wanna have fun. (Pv Preston)

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