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Il manquait plus que ça (Dwayne)

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MessageSujet: Il manquait plus que ça (Dwayne) Jeu 7 Jan - 5:32


Mon deuxième prénom ?
Provocation !

●●●Feat Dwayne S. Marshall & February S. Bouwmeester●●●


    Ce matin, c’était un enterrement, et pas des moindre. Le grand Finn Perkins en personne avait été assassiné. Oui oui, ce même Finn Perkins, celui là même qui m’avait fait une cour effrontée dans le simple but de me mettre dans son lit. C’était même pas moi qui étais allé le séduire, et c’était plus rare. La plupart du temps je me chargeais du rentre dedans, j’étais plutôt douée pour ça, et je devais bien avouer que ça m’amusait beaucoup. La maire Perkins. Oui, parce qu’à l’époque, il n’était pas encore Sénateur. Je me demande même comment il avait fait pour obtenir le poste de Sénateur, avec le scandale que ça avait fait lorsque les citoyens avait découvert que le Maire avait eu des contacts avec famille. Bon à cette époque là, personne ne savait qu’il avait trompé sa femme avec moi. Et à cette époque là, je n’avais aucune raison de balancer notre relation au média, puisqu’il ne m’avait pas encore laissé tomber. Me laisser tomber moi ! February S. Bouwmeester ! Comme si j’étais une fille qu’on laisse tomber. J’avais l’habitude d’être désirée, ou hais. Mais qu’on me laisse simplement tomber, non, je ne l’acceptais pas. J’avais donc balancé ma relation à une jeune journaliste arrivée en ville, qui semblait beaucoup s’intéresser à Perkins. Dommage pour elle maintenant.

    L’enterrement était ce matin. J’allais faire une apparition. En respect à ce bon vieux Finn ? Et puis quoi encore. Non, je voulais voir l’air des gens sur leur visage. Déjà, j’aimais beaucoup les enterrements. Puis ma présence en elle-même serait un affront aux yeux de sa famille et de ses gentils petits voisins. Mon réveil sonna à 10h. J’avais mis mon réveil ? Cela m’étonna. C’était inhumain lorsqu’on avait passé une nuit plutôt agitée. Tiens d’ailleurs mon amusement de la nuit était encore là, dans mon lit. Ou alors... Non tiens, ce n’était pas chez moi, et c’était mon portable qui sonnait. Je décrochais avant de réfléchir plus à où j’étais et qui était l’homme à côté de moi. Le numéro de mon frère était affiché sur l’écran. Je fronçai les sourcils avant de parler, d’une voix encore endormie.

    FEBRUARY_Elliot ? Qu’est ce que tu me veux ?

    ELLIOT_Je croyais que tu voulais aller à l’enterrement de Perkins. C’est dans une heure je me demandais juste ce que tu foutais.

    FEBRUARY_(Sur un ton empreint d’ironie) Pourquoi, tu m’attends pour partir ?

    Sur ce, je raccrochai le téléphone. Il me connaissait assez pour savoir que c’était moi qui avais raccroché le téléphone et pas que j’étais passée sous un pont, que je captais mal ou une autre connerie comme ça. Elliot et moi c’était pas le grand amour. C’était mon demi-frère déjà, pas mon frère. Et puis c’était une lopette pas un frère. Bon, Eliott n’étais pas un sujet de discussion que j’appréciais. Point barre. Je rangeai le téléphone dans mon sac à main, que je trouvai au pied du lit. Un lit inconnu. Par contre le type, je voyais qui c’était. Je l’avais ramassé au Station hier soir. Je l’observais rapidement. Ouais, vingt ans, vingt et un, pas plus. C’était flatteur. Faut dire que j’étais sacrément séduisante, c’était une carte que j’avais reçu à la naissance, autant en profiter non ? Je me rhabillai rapidement avant de lancer à mon bel alcoolique quelques mots.

    FEBRUARY_Bon, nous deux on peut oublier les banalité du genre je te rappellerai. On sait bien que c’est pas vrai. Tu sais où me trouver si jamais un jour t’as envie de t’amuser.

    Il grommela quelque chose d’incompréhensible. Et je quittai la pièce. Je montai dans la Malibu et conduisit jusqu’à la maison. Elliot était déjà partit. A l’enterrement cela va sans dire. Je pris rapidement un douche, brossai mes dents et mes longs cheveux long et entre le raide et le bouclé, avant d’enfiler un robe noire plutôt sage. Sage pour moi, bien entendu. Un décolleté je trouvais raisonnable et un dos nu tout de même impressionnant. Re-direction la Malibu et direction l’église. C’était une cérémonie plutôt calme. J’avais sentit quelques regard peser sur moi, mais cela m’amusait plutôt qu’autre chose. Puis direction le cimetière. Cette fois ci je restai deux mètre en retrait derrière tout le monde.

    C’est là que le flic, et pas n’importe lequel, mon flic, celui qui semblait m’être attitré et dévoué à me mettre des bâtons dans les roues s'approcha de moi. Pas étonnant que l’on veuille mon témoignage, Finn venait d’être assassiné et ses liens avec la famille Bouwmeester et plus particulièrement moi n’étaient inconnus pour personne.

    FEBRUARY_Il manquait plus que ça...

____________



    « I’m gonna marry the dark »

    «I’m gonna marry the night, I won’t give up on my life. I’m a warrior queen, live passionately tonight. I’m gonna marry the dark, gonna make love to the stark. I’m gonna marry the night, I’m not gonna cry anymore. I’m gonna lace up my boots, throw on some leather and cruise. Down the streets that I love, in my fishnet gloves, I’m a sinner. Then I’ll go down to the bar, but I won’t cry anymore. I hold my whiskey up high, kiss the bartender twice. »



Dernière édition par February S. Bouwmeester le Mar 19 Jan - 5:21, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Il manquait plus que ça (Dwayne) Dim 17 Jan - 14:03



February S. Bouwmeester & Dwayne S. Marshall
Wipe that smile off your face

.


      « Alors Marshall, corvée de cimetière ce matin ? J'espère que t'as ciré tes pompes pour l'enfant de chœur qu'était ce cher Finn ! » Rien à faire, même l'humour noir du patron ne réussirait pas à motiver un tant soit peu Dwayne pour une visite matinale au cimetière de New Heaven. Il n'avait mis les pieds là-bas qu'une seule fois, et pourtant cela ne l'empêchait pas de le détester.
      « J'transmettrai tes salutations les plus sincères à ce bon vieux sénateur » Le sourire cynique qu'arborait le jeune homme en nouant sa cravate tout en se regardant dans la vitre de la fenêtre – faute de mieux – en disait long sur ce qu'il en pensait.

    Décidément New Heaven se révélait de plus en plus sous un jour bien différent de celui que Dwayne avait prêté à cette ville en s'y installant voilà un peu plus de deux ans déjà. Ici il avait vraiment espéré être tranquille et pouvoir doucement profiter d'une vie calme et sans accro après les plusieurs mois passé à Miami et qui lui laissaient quelques souvenirs pour le moins cuisant. Il s'attendait à ce que New Heaven soit un peu comme un moyen pour lui de se dire qu'il restait encore des coin tout de même ou tout n'était peut-être pas perdu, un peu comme Kenaï, la ville où il avait grandi. De mémoire d'homme, la petite ville de Kenaï n'avait connu qu'un seul et unique homicide au cours des vingt-cinq dernières années … Sur même pas huit-mille habitants, il était peut-être bon de le préciser. Et voilà que New Heaven, ville qui pourtant devrait tout avoir du paradis sur terre avec un nom pareil, enterrait déjà une quatrième victime d'assassinat ; Oui quatre, parce que Jackson Everson avait peut-être tué deux personnes, il n'en demeurait pas moins qu'il avait été abattu lui aussi, et par Dwayne qui plus est. Le jeune policier ne pouvait donc pas voir les choses d'une autre manière, même s'il se gardait bien de dire le fond de sa pensée en public, car pour beaucoup la mort du « tueur de mai » comme ils l'appelaient, n'était pas en soi quelque chose de vraiment anormal.

    { … }

    Puisqu'il n'était pas nécessaire, et même fortement déconseillé, d'ameuter tous les environs, Dwayne avait pris sa voiture et non pas une des deux voitures de service. La sienne était peut-être beaucoup moins jeune et rutilante, mais au moins le mot POLICE n'était pas écrit en énorme de chaque côté, et pour la discrétion c'était toujours mieux. Garé sur une place de parking longeant le trottoir, à l'angle de la rue menant au cimetière, le jeune homme réajustait tant bien que mal sa cravate en regardant donc reflet dans le rétroviseur ; à vrai dire il cherchait n'importe quelle excuse pour retarder le moment où il devrait mettre les pieds dans ce cimetière. Il n'y pouvait rien après tout si ce genre d'endroits lui filaient la chair de poule, et là c'était forcément encore pire puisqu'il avait sur la conscience le fait d'avoir de lui-même envoyé quelqu'un dans une des tombes de ce cimetière. Quoi qu'il y avait peut-être pire, une tombe avec votre propre nom dessus c'était assez peu commun et là il y avait vraiment de quoi avoir la chair de poule, cela avait un côté assez glauque … Raison de plus donc pour Dwayne d'espérer que son passage au cimetière de New Heaven serait plus que bref, il en espérait presque ne rien y voir d'intéressant afin d'avoir une bonne raison de ne pas s'attarder.
    Enfin, après avoir usé toutes les excuses minables qu'il avait en poche il fut bien obligé de sortir de sa voiture, et après l'avoir refermé et rangé les clefs dans la poche de sa veste, il rejoint donc le bout de la rue avant de tourner à gauche et de longer le mur de pierre qui entourait la totalité du cimetière. N'étant pas là pour venir semer le trouble ou importuner sans vergogne les membres de la famille Perkins, il avait adopté une tenue de rigueur … C'est à dire qu'il avait quitté son uniforme et ses fringues de tous les jours pour adopter la couleur noir de rigueur.

    Il avait prévu de rester en retrait, pour le moment du moins. Après tout il n'y avait pas le feu et s'il devait s'adresser à quelqu'un il pourrait tout à fait attendre la fin et éviter ainsi de provoquer un mini scandale. Dwayne n'aimait pas faire de vagues ; Cela ne signifiait pas qu'il ne savait pas se faire attendre lorsque cela se révélait nécessaire mais simplement il n'était pas du genre à hausser le ton simplement parce qu'il souhaitait se faire remarquer. Mais finalement cette décision purement « stratégique » se trouva enfin de compte avoir son utilité puisque notre jeune homme n'était pas le seul à s'être invité de lui-même … Comment n'y avait-il pas pensé plus tôt, c'était tout à fait son style de venir se montrer ici dans l'espoir de susciter l'agacement de la part des autres. Il n'y avait pas à dire cette fille ne manquait vraiment pas de toupet, il y avait franchement des claques qui se perdaient … Mais enfin, peu importe Dwayne n'était pas là pour cogiter sur les innombrables raisons qui lui faisait détester cette fille, après tout elle avait eut assez de cran pour se montrer ici alors elle devrait pas la même occasion supporter le fait d'avoir un flic dans les pattes.
    D'ailleurs lui s'approchant elle ne tarda pas à le remarquer, mais sans forcer l'allure pour autant le jeune homme arriva finalement à sa hauteur d'un pas calme, les mains dans les poches et l'air presque résigné face à l'air toujours bien trop sûre d'elle de la demoiselle.

      « Il manquait plus que ça ... » Oui en effet, mais après tout on ne l'avait pas obligé à venir, la prochaine fois si elle n'était pas satisfaite elle resterait à revendre sa marchandise dans son bar, puisque c'était la seule chose qu'elle ai l'air de savoir faire.
      « Mademoiselle Bouwmeester … Quelle surprise » Ou pas. A vrai dire la voix teintée d'ironie du jeune officier suffisait à confirmer l'absence totale d'étonnement qu'il avait eut en la voyant ici « Toujours là où on ne l'attend pas … Enfin, façon de parler bien sûr » Personne n'était plus sans ignorer la relation qui avait lié Ferbruary Bouwmeester à Finn Perkins de son vivant, et l'espace d'un instant le jeune homme s'imagina l'épouse Perkins se jetant sur February en la frappant à coups de sac à main en prenant une allure d'hystérique en pleine crise … Intéressant, mais irréalisable cela dit.

    Michelle Perkins, Dwayne posa d'ailleurs quelques courts instants les yeux sur elle. Elle semblait anéantie, mais après tout c'était son époux que l'on était en train de mettre en terre … Cela dit est-ce que cela la faisait s'envoler pour autant de la liste des suspects potentiels ? Loin de là. Selon les statistiques le conjoint était responsable dans plus de la moitié des cas comme celui-ci, mais Dwayne n'avait jamais vraiment cru aux statistiques, c'était surtout des foutaises de bureaucrate … Cela dit il ne pouvait nier que le crime passionnel existait, et qu'il avait encore plus de raison d'être lorsque les maitresses du défunt mari se comptaient au pluriel. Cela dit une maitresse à l'égo démesuré faisait très bien office de suspect potentiel également … Mais elle n'était pas la seule, malheureusement pour Dwayne qui aurait bien aimé pouvoir enfin voir cette espèce d'asperge prendre enfin ce qu'elle méritait, pour toutes les fois où cela n'avait pas été le cas.

____________


Everywhere I turn I hurt someone, but there's nothing I can say to change the things I've done. Of all the things I've hid from you I can not hid the shame, and I pray someone something will come to take away the pain. There's no way out of this dark place, no hope, no future ; I know I can't be free but I can't see another way and I can't face another day ... Tell me where did i go wrong ? Everyone I love, they're all gone. I'd do everything so differently but I can't turn back the time, theres no shelter from the storm inside of me ...


Dernière édition par Dwayne S. Marshall le Mar 19 Jan - 7:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il manquait plus que ça (Dwayne) Lun 18 Jan - 10:53


    Et le voila, les mains dans les poches. Un peu de tenue tout de même, il était à un enterrement, qu’est ce que c’était que cette nonchalance. Bon, c’est ce que quelqu’un d’autre que moi aurait peut être pensé, mais les apparences et moi, on ne se côtoyait que très rarement. Pourquoi aurais-je besoin de faire attention aux apparences, puisque j’étais parfaite ? Oui, des pieds à la tête, je me trouvais parfaite. Et ceux qui n’étaient pas d’accord n’avaient qu’à dégager. Bon, bref, je me foutais comme de l’an quarante de sa démarche, de ses mains dans ses poches. Cela aurait même pu le rendre séduisant à mes yeux, après tout il avait plutôt du charme, enfin il en aurait eu s’il n’avait pas été un flic. Si j’avais bien une règle, parce que oui même les dealeurs on leur propre règle, c’était de ne jamais avoir aucune relation de n’importe quel nature avec un flic. C’était trop dangereux. Beaucoup de grands noms c’était fait avoir comme des débutants parce qu’ils étaient tombés amoureux d’un(e) flic, et parce qu’il ou elle s’était tiré et les avait fait plonger avec toutes les preuves ramassée. Bon, tomber amoureuse n’était pas un truc qui pouvait m’arriver, j’étais genre immunisée ou un truc comme ça, mais c’était ma règle. On ne devient pas qui je suis sans règle.

      DWAYNE_ Mademoiselle Bouwmeester … Quelle surprise. Toujours là où on ne l'attend pas … Enfin, façon de parler bien sûr

    Ah ouais, parce que lui il avait été invité ? Ça, ça m’étonnerai. Personne ne voulait de flic pour enquêter lors d’un enterrement, j’aurais même parié mon bar que lui non plus n’était pas ravi d’être là. Moi au moins je l’avais choisit. En même temps la personne capable de me dicter ma conduite, et de me faire faire quelque chose que je n’avais pas envie de faire n’était pas encore née. Et ne naitrait probablement jamais ! Lui, on lui avait clairement forcé la main. Son patron surement, mais c’était pas comme si j’en avais quelques chose à faire. Alors comme ça il s’attendait à me voir ici ? Moi qui voulais faire une surprise... Quel dommage, c’était trop bête... Mais j’étais sûre que Michelle Perkins n’avait pas pensé que je viendrai, alors voila qui me rassurais, j’avais au moins réussir à surprendre quelqu’un dans cette assemblée. J’aurais bien aimé qu’elle m’adresse un regard noir ou un truc comme ça, au moins j’aurais su que je n’étais pas venue pour rien. Mais bon, elle semblait trop occupée à jouer la veuve éplorée.

      FEBRUARY_Oh non, quel Dommage, c’était une surprise pour vous... Vous ne pouviez pas faire semblant d’être surpris ? Attendez, mais je parie que vous êtes là parce que vous saviez que je viendrais, je vous manque avouez !Il voulais jouer au plus ironique ? Qu’il fasse attention, il allait perdre. L’humour noir était mon armé préférée, juste devant le revolver Smith et Wesson 1911. Oui, le même que Dans Pulp Fiction, celui la même que je gardais toujours dans mon bar. Bon d’accord, il passait peu être avant l’humour noir... Mais de peu. Si j’avais déjà utilisé l’arme ? A bein ça c’était une autre histoire, et je ne vais quand même pas répondre à cette question. Vous n’aviez qu’à passer au Station, vous savez que vous y serais toujours très bien reçu... Je mord personne. Enfin, si, mais pas dans le même contexte... Enfin bref, qu’est ce qui vous amène dans un endroit si lugubre par une si belle journée ?

    Tout en lui parlant, j’avais fixé mon regard dans le sien. Mais maintenant, je laissais mes yeux dériver pendant quelques secondes. Quelques mètres devant nous, le prêtre était en train de réciter quelques phrases sans doute tirées de la bible. Enfin du moins je le supposais. Inutile de vous dire que c’était pas un livre que j’avais lu. On m’avait vite fait dit que c’était à propos de principe, de morale, et de trucs comme ça, et je m’étais empressée de sécher le cours qui y avait attrait. La morale avait été inventée par les faibles pour les faibles. Or moi j’étais pas une faible. C’était la chose qu’Ellen m’avait le plus répété dans mon enfance, je crois bien. Elle ne faisait que répéter à qu’Elliot était faible, et que je ne l’étais pas, qu’il ferait mieux de me prendre comme exemple... Tiens en parlant de lui, il ne devait pas être loin. Je le cherchai rapidement du regard, alors que j’avais planté à nouveau mes yeux bleus dans ceux de l’inspecteur Marshall. Je l’avais vu à l’église. Il m’avait lancé un de ses regards, en regardant ma robe... J’avais baissé les yeux. Bah quoi ? Elle était décolletée, et le dos était nu, mais il me connaissait et savait que ça devait être une des robes avec le plus de tissus de ma garde robe. Il avait esquissé un geste en ma direction, comme s’il voulait venir me lancer une remarque acerbe, mais mon regard à moi avait du le décourager. Je me demande si quelqu’un d’autre avait eu conscience de cette joute ou tout était passé par le regard pendant une bonne minute. Elliot et moi nous entendions aussi mal que possible, et ça c’était quelque chose dont tout le monde à New Heaven avait conscience.

    Je le trouvai finalement avec un groupe d’étudiant, tous venu rendre hommage à l’ancien maire de New Heaven. Je trouvais qu’il y avait beaucoup de monde d’ailleurs pour l’enterrement d’un maire qu’ils avaient tous dénigrés, en partit grâce à ma famille. Je revins finalement sur Dwayne pour finir ma phrase.

      FEBRUARY_Où en étais-je ? A oui, la raison de votre venue ici. Je parie que ça a un rapport avec ce bon vieux Perkins. Je passai une main dans mes cheveux de manière presque machinale. Machinale ? Pas tout à fait, maintenant oui, parce que j’avais plus besoin d’y réfléchir, mais chaque mouvement que je faisais était tout particulièrement étudié. La main dans les cheveux, c’était un général quelque chose d’attirant. Bon la ici, j’avais aucune envie de séduire mon interlocuteur, et comme je disais, dans ce cas là c’était plus devenu comme un mouvement qu’on fait sans s’en rendre compte et sans y préter une attention particulière. Nous perdons un membre honorable de notre ville, il sera regretté, qu’en pensez vous ?

    Question piège. M’appuyer et passer pour quelqu’un qui dénigre un mort, ou au contraire parler d’un type qui trompe sa femme et trempe dans des affaire louches comme d’un membre honorable, j’étais pressée de savoir ce qu’il allait bien pouvoir me répondre. Je savais que je faisais à ses yeux (et pas qu’aux siens) une coupable idéale. Mais lui, c’était différent, il ne pensait pas juste que j’étais la coupable, il voulait que je sois la coupable. Ça se voyait dans son regard. Bah oui, j’avais plus de mes dix dernière année dans le lit de différents hommes, je commençais à savoir les décrypter. Lui, il ne m’aimait pas. Tant mieux, s’il y avait quelque chose que je détestais, c’était l’indifférence. Et la haine c’était tellement mieux que l’indifférence.

      FEBRUARY_C’est pas tout mais je compte pas passer ma journée ici moi, j’ai pleins d’autre choses à faire...J’avais été prise d’une envie de provocation (ah non c’est vrai ça c’était mon état permanant) j’attrapai son bras et relevai sa manche pour regarder sa montre. Un clin d’œil. Ah non, c’est bon, vous avez de la chance, j’ai encore du temps à passer avec vous.Je marquai un temps d’arrêt, regardais autour de moi, pour finalement replonger mes yeux dans les yeux, avant de tendre mes deux mains devant moi. Bon alors vous me passez les menottes maintenant ?


    Je laissai mes bras tendu quelques secondes avant de les laisser retomber le long de mon corps en éclatant de rire. On était assez loin de tout le monde pour pas que cela s’entende trop forte, mais pas assez pour qu’ils le loupent. Quoi qu’il en soit je m’en fichai. On est Bouwmeester, ou on ne l'est pas. Quoi qu'il en soit, mon sourire n'avait jamais quitté mon visage.

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    « I’m gonna marry the dark »

    «I’m gonna marry the night, I won’t give up on my life. I’m a warrior queen, live passionately tonight. I’m gonna marry the dark, gonna make love to the stark. I’m gonna marry the night, I’m not gonna cry anymore. I’m gonna lace up my boots, throw on some leather and cruise. Down the streets that I love, in my fishnet gloves, I’m a sinner. Then I’ll go down to the bar, but I won’t cry anymore. I hold my whiskey up high, kiss the bartender twice. »

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MessageSujet: Re: Il manquait plus que ça (Dwayne) Dim 31 Jan - 6:30

    Il y avait chez cette femme une nonchalance certaine et totalement volontaire, comme un désir malsain de tout faire pour tenter de mettre les autres mal à l'aise ou au moins de les rendre hésitant sur leur façon d'agir avec elle. Enfin, ce qui était certain c'était que Dwayne n'avait aucune intention de se laisser avoir par les manières de Miss Bouwmeester, d'ailleurs peu importait la façon dont elle se conduisait notre jeune homme ne pourrait sans doute pas cesser de se méfier. Rien que le fait qu'elle soit dans ce cimetière à ce moment précis lui en donnait l'occasion, car même si, il n'en doutait pas, il y avait derrière cette initiative une volonté de sa part de se pavaner et de provoquer, cela ne voulait pas dire pour autant qu'il n'y avait rien de plus là-dessous … Et mieux valait se méfier trop que pas assez, c'était tout de même beaucoup moins risqué. Quoi qu'il en soit bien qu'il n'aurait du fait de la présence de la jeune femme pas l'impression d'être venu ici pour rien, Dwayne n'en était pas franchement plus heureux d'y être, comment cela pourrait-il être le cas d'ailleurs puisqu'il était dans un cimetière, c'était comme si on pouvait y sentir la mort au coin de chaque allée. Heureusement pour lui se disait-il, ses propres croyances lui garantissait de ne jamais terminer dans un cimetière … Quoi que c'était sans doute moins désagréable mort que vivant à bien y réfléchir, mais enfin là n'était pas le sujet en fin de compte.
    Posant quelques instants ses yeux sur la jeune femme d'un air légèrement dubitatif, notre jeune homme se demandait si c'était le fait de se pavaner devant Michelle Perkins qui était si jouissif pour elle ou bien si c'était seulement un désir malsain de semer le trouble dans un moment où beaucoup devaient déjà être troublés … Mouais, mieux valait peut-être ne pas essayer de comprendre, après tout cette fille était sans-gène, pour final, pas besoin de chercher la raison qui la poussait à l'être.

      « Oh non quelle dommage, c'était une surprise pour vous … Vous ne pouviez pas faire semblant d'être surpris ? Attendez, mais je parie que vous êtes là parce que vous saviez que je viendrais, je vous manque avouez ! » Oui totalement, et aussi parce qu'il adorait entendre le pasteur se perdre dans ses divagations … de pasteur. Quoi que finalement il y avait un peu de vrai, non pas dans le fait qu'il espérait la croiser ici mais dans le fait seulement qu'il espérait bien qu'il ne venait pas pour rien. Parce que voir la désormais veuve Perkins tirer une tête d'enterrement – sincère ou non d'ailleurs – n'était pas la raison la plus motivante qui soit.
      « Désolé de vous décevoir mais, le seul truc que je puisse avouer pour l'instant c'est que malheureusement pour vous, vous êtes peut-être un peu trop prévisible » Enfin, après tout il ne fallait pas y réfléchir pendant des heures pour savoir que lorsque comme February Bouwmeester on détestait passer inaperçu, il n'y avait rien de très étonnant à chercher à se faire remarquer dans de pareilles circonstances, c'était un peu le must de la provocation et du mauvais goût.
      « Vous n'aviez qu'à passer au Station, vous savez que vous y serez toujours très bien reçu … Je ne mords personne. Enfin, si, mais pas dans le même contexte … Enfin bref, qu'est-ce qui vous amène dans un endroit aussi lugubre par une aussi belle journée ? » Le Station, c'était vraiment le genre d'endroits où lorsque ce n'était pas dans le cadre du boulot on ne risquait pas de croiser Dwayne. Payer sa consommation en sachant que son fric servirait à en blanchir un autre, merci bien.
      « Sans doute le fait que par une journée moins belle l'endroit n'en serait que plus lugubre, allez savoir »

    Ayant lâché des yeux la jeune femme il fixait à nouveau d'un air pensif l'attroupement formé par ceux qui étaient invités – où s'étaient invités d'eux-mêmes – à l'enterrement de l'ancien maire de la ville. Sur qu'il y avait plus de monde que pour l'habitant lambda qui serait mort d'une crise cardiaque ou bien en glissant sur le savon en sortant de sa douche. Il fallait ajouter à cela le fait que comme à chaque fois qu'une personnalité connue au sein d'une ville mourrait, il devenait alors tout à coup l'homme le plus généreux, le plus bienveillant et tout un tas d'autres qualités qu'il ne possédait bizarrement pas lorsqu'il était encore vivant … Remarquez, un peu d'hypocrisie à l'égard d'un politicien, ce n'était que chose courante en fin de compte. En y réfléchissant bien là se cachait peut-être une des rares qualités de la fille Bouwmeester, elle n'avait pas l'air d'être du genre à s'embarrasser d'autre chose que de la vérité … Mais pas toute la vérité bien entendu, simplement celle qui dérangeait et qu'elle se faisait, il n'y avait aucun doute là dessus, un plaisir de jeter à la figure des personnes concernées.
    Le court silence qui s'était installé ne dura cependant guère longtemps, car pour une raison ou pour une autre – peut-être le fait qu'elle ne supportait pas de ne pas entendre le son de sa voix plus de trente secondes d'affilé ? - la jeune femme s'était à nouveau adressée à lui, de son air toujours aussi désinvolte et presque moqueur … Un air que Dwayne commençait à lui connaître à vrai dire, mais qu'il ne trouvait pas moins horripilant avec le temps qui passait.

      « Où en étais-je ? Ah oui, la raison de votre venue ici. Je parie que ça a un rapport avec ce bon vieux Perkins » Et observatrice avec ça … Ou pas. Quoi que Dwayne s'y attendait, la jeune femme ne pouvait logiquement pas s'empêcher de mettre Perkins sur le tapis, en même temps ils étaient l'un et l'autre ici pour une raison.
      « On enterre quelqu'un d'autre aujourd'hui à part lui ? » Sous entendu, pour quoi d'autre voulait-elle qu'il soit ici, elle ferait sans doute mieux de laisser tomber la rhétorique, cela ne lui allait vraiment pas et c'était de plus complètement inutile.
      « Nous perdons un membre honorable de notre ville, il sera regretté, qu'en pensez vous ? » Qu'espérait-elle en posant cette question ? Qu'il allait tout naturellement lui faire la liste des choses pour lesquelles Finn Perkins n'était pas forcément un cadeau pour la ville ? A ce stade là ce n'était même plus rêver en couleur, c'était carrément le niveau encore au dessus.
      « Tout le monde aura toujours quelqu'un pour le regretter, Finn Perkins ne fait pas exception à la règle » Maintenant c'était bien gentil ça, mais ça ne disait pas cela dit qui en revanche ne le regrettait pas du tout et au contraire était même plutôt arrangé de la fin tragique du politicien. Un paquet de monde, sans doute. Forcément, c'eût été beaucoup plus simple si l'on avait assassiné un enfant de chœurs qui n'aurait possédé qu'un seul et unique ennemi.

    Cela dit Dwayne ne savait que vaguement l'opinion qu'avaient les gens de New Heaven à propos de Perkins en tant que maire ; Et pour cause, lorsque Dwayne avait emménagé à New Heaven il avait déjà été remplacé par Sidney Ainsworth. Tient, c'est cet argument là qu'il aurait du sortir au boss ce matin, pour le persuader d'envoyer quelqu'un d'autre à sa place … Cela dit Dwayne le soupçonnait d'avoir agi ainsi en totale connaissance de cause, sans doute parce que même s'il n'avait rien le droit de dire là-dessus il n'appréciait que moyennement les allers-retours de plusieurs jours – jours où il ne travaillait pas du coup – que le jeune homme faisait à New-York. Comme si Dwayne lui-même y allait de gaité de cœur, ce n'était pas faute de faire des efforts pourtant pour avoir enfin l'occasion de profiter du calme plat qu'était normalement censé lui apporter New Heaven.
    Un calme que la miss Bouwmeester n'aidait pas à ramener cela allait de soi, on ne pouvait pas franchement dire que son Station Pub soit un endroit qui aidait à la bonne réputation de la ville, mais bien entendu il y avait fort à parier que la chose paraitrait beaucoup moins intéressante et amusante pour elle si son commerce n'avait pas la réputation qu'on lui connaissait. Et il n'y avait pas que ça qui l'amusait, embêter le monde et surtout être sûre d'avoir produit l'effet qu'elle désirait étaient deux choses qui semblaient lui tenir à cœur, d'où son incapacité à se taire un nouvelle fois, il n'y avait pas à dire c'était son égo le véritable problème en fin de compte … Enfin, le principal problème, pas le seul et unique, on s'en doute.

      « C'est pas tout mais je compte pas passer ma journée ici moi, j'ai plein d'autres choses à faire … » Sans doute, surtout que maintenant que Perkins était six pieds sous terre elle allait devoir se trouver quelqu'un d'autre à qui casser les pieds si elle ne voulait pas perdre la main … Mais il y avait fort à parier qu'elle ne mettrait pas longtemps à trouver une autre poire, il devait bien y avoir dans cette ville quelqu'un d'autre qui ai eut assez de jugeote pour dégager la demoiselle en premier et en mettre un coup à sa fierté. « Ah non, c'est bon, vous avez de la chance, j'ai encore du temps à passer avec vous » La voilà à nouveau le fixant de son air désinvolte et sûre d'elle et de son charme ; C'était une perte de temps, avec Dwayne tout du moins, mais si cela l'amusait après tout.
      « Quelle générosité en effet de m'accorder un peu de temps » Ironie quand tu nous tiens n'est-ce pas. Mais après tout cela allait de paire avec la façon dont elle s'adressait à lui depuis tout à l'heure, il serait idiot de tenter de parler de façon sérieuse alors que ce n'était de toute façon pas dans les gènes de la jeune femme.

    Peu importait d'ailleurs au fond qu'elle reste ou qu'elle parte, Dwayne n'avait de toute façon rien à lui reprocher – enfin, rien qui ne soit légitime et prouvable, pour l'instant – et il devrait en tous les cas rester ici jusqu'à ce que tout ce petit monde se soit dispersé. D'ailleurs il en mettait un temps ce pasteur, il avait envie d'y passer la nuit ? D'accord, Dwayne était un peu de mauvaise fois, cela ne faisait pas si longtemps que ça qu'il était là en vérité, mais c'était comme si en mettant les pieds dans un cimetière l'aiguille des minutes de sa montre avait décidé de jouer au plus lent. Il s'était fait la réflexion lorsque, saisissant quelques instants plus tôt son bras, la jeune femme avait regardé le cadran de la montre en question pour s'y renseigner sur l'heure qu'il était.
    Mais si elle avait décidé de rester ici on se doutait bien que ce n'était pas dans l'espoir de témoigner un peu de respect au sieur Perkins, ce n'était sans aucun doute pas le genre de choses qui étaient dans ces habitudes, et le sourire qu'elle arborait depuis tout à l'heure témoignait à lui seule du fait qu'elle ne se sentait pas le moins du monde concernée par le deuil qui animait les autres personnes présentes … Dwayne mis à part bien sûr, et c'était d'ailleurs un point commun entre les deux jeunes gens, un point commun qui était déjà de trop cela allait de soi.

      « Bon alors vous me passez les menottes maintenant ? » Le fixant plusieurs secondes sans rien ajouter de plus elle finit par laisser échapper un éclat de rire qui ne passa pas inaperçu, comme en témoignait les deux ou trois personnes s'étant retournées vers eux. Le tout n'arracha d'abord à Dwayne qu'un léger soupir de désolation devant le comportement de la demoiselle. Elle était sans-gène, et là ce n'était pas lui qui se faisait des films c'était certain.
      « J'aurai bien d'autres occasions plus tard » Et ce jour là il aurait un certain sentiment de satisfaction c'était certain, pas de satisfaction personnelle mais plutôt du fait qu'il y aurait alors une justice. « A moins que vous ayez quelque chose à vous reprocher bien entendu, je ne voudrai pas perdre une occasion valable »

    Détachant à nouveau son regard de la fille Bouwmeester, Dwayne avait une nouvelle fois parcourut les « invités » d'un air pensif, avant de finalement s'arrêter le fils Perkins. Pas besoin d'écouter aux portes pour savoir que les relations entre le père et le fils n'étaient pas au beau fixe ces derniers temps, mais cela dit cela n'empêchait pas le jeune homme d'avoir l'air profondément affecté. Mais il n'y avait à cela rien de vraiment étonnant, cela restait son père après tout … Tout comme Dwayne le serait sans doute à sa place si sa mère venait à disparaître, le fait qu'il ne veuille plus lui adresser la parole ne voulait pas dire pour autant qu'il resterait de marbre face à un événement similaire. Mais là n'était pas la question, il se laissait distraire, aussi secouant légèrement la tête il retourne ensuite à nouveau toute son attention sur February.

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Dernière édition par Dwayne S. Marshall le Sam 13 Mar - 11:50, édité 1 fois
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Je suis mort mais j'existe encore??!!

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MessageSujet: Re: Il manquait plus que ça (Dwayne) Mer 24 Fév - 11:33

    ELLEN S. BOUWMEESTER
    P N J





    On a une vue imprenable sur l’église de cet arbre. On peut voit les gens qui entrent, ceux qui sortent, et ceux qui entrent mais qui n’en sortent jamais. Où vont-ils ? Eh ben certains s’envolent vers le Ciel comme des billes de lumières; d’autres se font trainer hors de l’église et disparaissent dans un cri d’effroi. Mais pour la plupart, ils viennent nous rejoindre dans cet arbre. On n’est pas nombreux aujourd’hui - d’ailleurs, je suis la seule. Je me suis même faite belle pour l’occasion, ce qui est tout à fait inutile parce qu’on se laisse toujours rattraper par l’état dans lequel on est prononcé mort. D’ici quelques minutes, un trou va apparaitre au niveau de mon abdomen et ma belle robe noire, taillée pour l’occasion, va être tâchée de mon sang écarlate.

    Tant pis. Après tout, je ne suis pas là pour me faire remarquer. Ce n’est pas comme si on pouvait me voir. Je suis surtout présente pour voir le sort de mon ami Finn. Ce n’était pas un saint, ça je peux vous le garantir. Et vous pouvez me croire, je m’y connais en vermine. Perkins, lui, c’était de la vermine de super bonne qualité. De la vermine bio élevée au grand air. Corrompu jusqu’aux orteils, le bonhomme. Et pourtant, regardez-les, ces habitants faux-culs, tous à se presser pour verser des larmes de crocodiles et réconforter sa cruche de femme. Pourquoi est-elle restée avec lui toutes ses années ? Elle n’y gagnait rien --- à part le rôle de martyre. Oh ça lui plaisait ça, de jouer la victime, celle pour qui on avait à la fois de la pitié et de l’admiration. Et lorsqu’on a tous le dos tourné, la petite mère part s’envoyer en l’air avec le premier barbu venu.



    « I’m gonna marry the dark »

    «I’m gonna marry the night, I won’t give up on my life. I’m a warrior queen, live passionately tonight. I’m gonna marry the dark, gonna make love to the stark. I’m gonna marry the night, I’m not gonna cry anymore. I’m gonna lace up my boots, throw on some leather and cruise. Down the streets that I love, in my fishnet gloves, I’m a sinner. Then I’ll go down to the bar, but I won’t cry anymore. I hold my whiskey up high, kiss the bartender twice. »

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MessageSujet: Re: Il manquait plus que ça (Dwayne) Sam 13 Mar - 11:38

    Toute pleine de qualité, cela dépendait certainement du point de vue. Mais le fait était que Dwayne, parce qu'elle se trouvait du mauvais côté de la moi et aussi parce que, soyons honnête, il éprouvait une totale antipathie pour elle, n'arrivait pas à voir chez la jeune femme aitre chose que des défauts. Des défauts qui se voyaient selon lui comme le nez au milieu de la figure. Mais enfin, rien ne servirait de se les énumérer mentalement puisque de toute manière ce n'était pas ce qui ferait changer Ferbruary … D'ailleurs elle se plaisait à n'en pas douter déjà énormément comme cela. Il ne tilta pas non plus sur l'emploi de son prénom, pourtant il détestait ça, qu'une personne qu'il connaissait à peine ou bien qu'il s'appréciait pas se permette de l'employer … Mais le faire remarquer à la jeune femme et lui donner une nouvelle raison de jubiler intérieurement sur sa faculté à embêter le monde ? Et puis quoi encore, il n'était pas venu là pour servir de distraction amusante à une personne comme elle.
    D'ailleurs à la fixer ainsi il lui donnait trop d'importance, une importance que sa petite personne ne méritait pas selon lui. Aussi avait-il a nouveau concentré son regard sur l'attroupement formé par ceux qui étaient venus rendre un dernier hommage à Finn Perkins, ou s'apitoyer sur le sort de la pauvre madame Perkins … Ou encore simplement jouer les voyeurs tout en se faisant bien voir par les autres. Ouais, il devait y en avoir un paquet qui rentraient dans la troisième case, la fille Bouwmeester y compris. D'ailleurs n'en était-il pas toujours ainsi ? Si vous veniez à disparaître le décalage entre les personnes qui disent vous regretter et celles qui le font vraiment risquerait d'être improbable là aussi … Est-ce que cela voulait dire que quoi qu'on fasse pour choisir ses fréquentations on ne pourrait jamais échapper à tous les hypocrites ? Peut-être, mais ce n'était pas un constat follement réjouissant c'était le moins que l'on puisse dire … C'est sans doute d'ailleurs pour ça qu'il paraît réaliste.
    Mais comme si elle avait lu dans ses pensées – horrible perspective d'ailleurs que celle-ci – February s'adressa à nouveau à lui d'un ton moqueur. Enfin, de son ton habituel quoi.

      « N'ayez pas pitié d'elle. Si vous voulez mon avis, Finn Perkins était une véritable ordure, et celui qui l'a tué nous a à tous rendu service. Surtout à elle d'ailleurs. » Était-elle en train d'insinuer que Michelle Perkins faisait un suspect idéal ? Peut-être, mais des insinuations n'étaient pas des preuves malheureusement … Sans quoi February serait elle aussi derrière les barreaux depuis longtemps.
      « L'amour rend aveugle parait-il … Que ses larmes soient sincères en serait la preuve » Mais au fond rien d'étonnant au fait que cette possibilité ne soit même pas venue à l'esprit de la jeune femme, car Dwayne doutait sérieusement que celle-ci soit capable de tomber amoureuse d'autre chose que de sa propre personne.

    Ah c'était fin tout de même, déjà que le fait d'être ici ne l'enchantait pas vraiment, la présence de miss Bouwmeester trouvait en plus le moyen de lui faire faire du mauvais esprit. Mais enfin, l'exaspération était l'une des rares choses qui n'avait pas de limite sans doute. Quoi que dans le cas de la demoiselle c'était surtout la provocation qui n'en avait aucunes, on finirait par le savoir à force qu'elle en use de la sorte à tous bouts de champ, à force il n'y avait même plus la moindre pointe d'amusement à la voir en rajouter plusieurs couches ainsi. Il se demanda l'espace d'un instant si elle avait toujours été ainsi, où si c'était simplement le fait de vieillir qui la rendait de plus en plus arrogante … Ouais, si ce n'était pas de naissance cela devait quand même faire un paquet d'années qu'elle trainait cette casserole – pardon, ce trait de caractère. D'ailleurs rien d'étonnant à ce que February Bouwmeester se comporte ainsi, après tout lorsque l'on voyait le paternelle et la belle-mère on comprenait tout de suite le tableau … February, suivant tête baissée l'exemple et l'avenir qu'espéraient pour elle ses parents, n'était selon Dwayne pas la plus courageuse des enfants Bouwmeester, il n'avait aucun doute là dessus. Mais Dwayne était un homme qui croyait en la justice, et il n'y avait de ce fait rien d'étonnant qu'il accorde beaucoup plus de crédit et de courage à Elliot Bouwmeester, qui lui n'avait de toute évidence pas l'intention de suivre le modèle familial sous prétexte que ces géniteurs en avaient décidé ainsi. Mais à n'en pas douter la « traitrise » du gosse vis à vis des ambitions familiales ne laissait pas February soufflée d'admiration … Cela reviendrait à admettre qu'elle avait tort, et ça c'était sans doute bien trop difficile pour quelqu'un d'aussi borné qu'elle, et surtout à l'égo aussi surdimensionné qu'elle.

      « Tout le monde a quelque chose à se reprocher. Même vous je parierais. Mais je suis tranquille avec ma conscience, c'est ce qui compte non ? » Pour être tranquille avec sa conscience encore fallait-il en avoir une, se dit-il, mais cependant il garda cet avis pour lui. Selon lui regretter c'était aussi faire preuve d'humanité, mais est-ce que February était capable d'une telle chose, ça il n'en savait rien … Et ne tenait pas à le savoir en fin de compte. Il se contenta donc d'un simple rictus signifiant son air entendu en guise de réponse ; D'ailleurs elle n'en attendait pas vraiment puisqu'elle enchaina aussitôt. « Mais si la question que vous vous posez est est-ce que j'ai tué Finn Perkins, alors non. J'ai tout plein d'autres qualités mais je ne suis pas une meurtrière. Par contre si vous croisez cette personne, pensez à la remercier de ma part … Et de la leur aussi d'ailleurs. »
      « L'hypocrisie n'est pas punie par la loi, alors que ces gens soient venus par sincérité ou non ... » Cela n'importait guère, parfois un mensonge était plus utile qu'une vérité assassine, là dessus Dwayne ne pouvait pas cracher … Vu tout ce qu'il mentait à longueur de journée en se faisant passer pour un autre, cela aurait été l'hôpital se foutant de la charité. « Et puis je ne vous ai pas collé l'étiquette de meurtrière, mais si vous vous sentez obligé de vous justifier à ce propos … Ça vous regarde » Autrement dit se justifier ne vous rend pas moins coupable, bien au contraire, même si cela n'était pas une vérité en soi.

    Cela dit il fallait être honnête, dans les faits February n'avait plus de raisons que d'autre dans cette ville de vouloir se débarrasser de Perkins. Cet homme là gênait un bon nombre de personnes, et s'il jetait un coup d'œil aux nombreuses personnes rassemblées dans le cimetière en se demandant « A qui profite le crime ? » il fallait se rendre à l'évidence, il y avait plusieurs réponses toutes aussi plausibles les unes que les autres. Pour Dwayne soupçonner February était plus facile, parce que pour lui les Bouwmeester étaient un peu une sorte de famille Sinatra de New Heaven … Le père Frank Sinatra n'avait jamais eut aucunes preuves de magouilles véritables contre lui, mais le fait qu'il était lié de près à la Cosa Nostra était un vulgaire secret de polichinelle. Eh bien pour les Bouwmeester c'était un peu la même chose, pas de preuves sérieuses – du moins pas encore – mais une réputation qui n'était plus à faire.
    Le bruit de la sirène deux tons de ses acolytes de flics le sortit de ses pensées. Non mais, on croit rêver, qu'est-ce qu'ils venaient foutre ici maintenant ? L'obliger à venir renifler la mort de plus près n'était pas suffisant il fallait en plus qu'ils envoient la cavalerie … Parfois Dwayne se disait qu'il faisait franchement meilleur être flic dans une grande ville, au moins on y connaissait un peu plus la diplomatie. Mais enfin, ce n'était pas le moment de ressasser ses souvenirs de Chicago et autre Détroit, d'ailleurs garé à la « pousse toi que j'm'y mette » Sebastian Dale sortit de sa voiture avec son trop sur de lui habituel, et suivit par deux autres flics s'avança fier comme un pou le long des allées … « Y'a vraiment des claques qui se perdent ... » murmura même Dwayne de façon inaudible entre ses dents. Dwayne n'aimait pas le dénommé Dale, il ne savait pas pourquoi mais il ne réussissait pas à lui faire confiance, et de toute manière cette animosité était toute réciproque puisque Sebastian n'aimait pas beaucoup plus Dwayne. C'était ce que l'on appelait cohabiter, beaucoup plus que collaborer, mais enfin on ne travaillait pas toujours avec les personnes que l'on appréciait, il fallait faire avec.

      « Tiens, tiens. On dirait que vos petits copains on découvert de nouveaux indices et un suspect qui pourrait bien coller. Alors, sur qui pariez vous ? » A la voir en rajouter une couche comme ça le moins que l'on puisse dire c'est que ce n'était pas l'envie qui manquait à Dwayne d'embarquer la jeune femme pour un motif aussi futile que non fondé. Mais à vrai dire le jeune homme était plus occupé à regarder la scène qui se déroulait sous leurs yeux qu'à s'appesantir une nouvelle fois sur February.
      « Le monde entier ne tourne pas autour de Perkins vous savez » Il ne prenait même pas la peine de la regarder pour lui répondre, il ne pouvait pas regarder à deux endroits à la fois et elle était de ce point de vue beaucoup moins importante que ce qui se passait en face. « Et puis je ne parie jamais pendant mes heures de service »

    Instinctivement son regard s'était arrêté sur Michelle Perkins, qui visiblement glacée par l'apparition en fanfare de la police fixait les trois agents qui remontaient l'allée, les fixait sans comprendre vraiment ce qui se produisait. Pourquoi Michelle et pas une autre ? Sans doute parce que faute d'avoir plus de détail l'esprit de Dwayne revenait forcément à ce qu'il y avait de plus commun, où à ce que son expérience lui dictait … Et dans ce genre de cas c'était que le conjoint était responsable dans la majorité des cas. Mais preuve étant que les statistiques ne faisaient pas tout, le jeune homme déchanta bien vite en voyant les trois officiers en uniforme passer devant la veuve Perkins sans lui adresser un regard, pour aller se planter devant … Sidney Ainsworth.

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MessageSujet: Re: Il manquait plus que ça (Dwayne) Ven 2 Avr - 4:31



    La confusion régnait parmi les habitants de New Heaven. Confus et surpris de voir leur maire bien aimée escortée par la police. Confus et surpris d’imaginer qu’elle ait pu avoir un lien avec ce terrible meurtre. Joy McGillicuddy, sagement assise derrière les Ainsworth, ne cacha pas sa surprise mais ne perdit pas pour autant son sang froid. Elle fit une rapide inspection des alentours et constata, sans grande surprise de sa part, la vitesse à laquelle les langues des habitants - ses voisins – pouvaient se délier. Elle aperçut, assise dans le fond de l’église, une personne cherchant à se faire discrète, une personne qu’elle n’avait pas revue depuis plusieurs années : Lily-Rose Martin, l’ancienne compagne de Lance Ainsworth, mère de ses trois enfants.

    Après le brouhaha engendré par l’interruption de la police, la cérémonie religieuse reprit son cours dans toute sa solennité et se termina à l’heure prévue. Elle fut suivie d’un enterrement sobre et silencieux et, chose peu surprenante pour l’inhumation d’un personnage aussi détesté que Finn Perkins, complètement dépourvu de larmes. Sa famille resta stoïque tout au long de la journée et Joy, qui connaissait bien les Perkins (l’avantage d’avoir vécu toute sa vie à New Heaven), n’en attendait pas plus d’eux. La mort de Finn, aussi terrible fût elle, a été la meilleure chose qui pût leur arriver.

    Mais pour certains habitants, le suspense fut trop fort et ils n’attendirent pas la fin de l’enterrement pour se remettre à parler et à spéculer sur « l’arrestation » de Sidney Ainsworth. Une à rester étrangement silencieuse fut Margaret Schwartz, la secrétaire dévouée du Sénateur Finn Perkins. Margaret avait toujours travaillé à la marie et commença à servir Mr Perkins quand celui-ci y tenait encore la position de maire. Une certaine amitié est née entre eux – strictement platonique bien sûr, Margaret Schwartz n’était pas tout à fait une jeune femme. Et quand Finn eut pour ambition de devenir sénateur, la fidèle Maggie fut une des premières à travailler bénévolement pour sa campagne alors qu’elle n’avait, jusqu’ici, montré aucun intérêt pour la politique. On récompensa sa fidélité en lui faisant tenir le QG du sénateur, situé à New Heaven dans une ancienne maison de ville vide (la plupart du temps. Or récemment, Finn Perkins avait quitté Washington DC et s’était mis à réinvestir son bureau. Son mandat avait été très mitigé et il se disait qu’il ne serait certainement pas réélu aux prochaines élections.

      JOY : Ça va Maggie ?
      MARGARET : Bien merci. Enfin, en étant donné des circonstances.
      JOY : Oui bien sûr.
      MARGARET : Il était si jeune, si prometteur. J’espère qu’ils arrêteront celle qui l’a tué.
      JOY : Celle?
      MARGARET : Ou celui. On ne sait pas après tout.
      JOY : L’enquête semble bien progresser. Que dites-vous de la scène dans l’église? Pauvre Sidney.
      MARGARET : (Se pinçant les lèvres) Ça sera aux autorités d’en juger.
      JOY : Vous me semblez plutôt décidée sur son compte.
      MARGARET : (Elle hésita à parler.) Promettez de ne le dire à personne. Cela doit strictement rester entre nous. On m’a fait promettre de garder cela un secret. (Elle baissa la voix.) Mais le jour de sa disparition, le sénateur avait plusieurs rendez-vous dans l’après-midi et le dernier de la journée était avec Sidney Ainsworth.
      JOY : (Incrédule) Pourtant ce n’est pas nouveau. Si je me souviens bien, un rendez-vous avait été pris et même noté sur l’agenda de Finn et du maire, mais pour une raison qui ne me revient plus, cela avait été annulé à la dernière minute.
      MARGARET : Pourtant elle était bien là. Je m’en souviens parfaitement. Ils étaient dans le bureau, en train de parler.
      JOY : Maggie, ne soyez pas absurde.
      MARGARET : Je ne le suis pas Joy. Je le jure. Il était 17h15 et Sénateur Perkins est sorti de son bureau pour prendre l’air et se resservir du café, alors nous nous sommes dirigés ensemble vers le vestibule. Je terminais un peu plus tôt ce jour là alors il m’a souhaitée un bon week-end et je l’ai quitté pour aller aux toilettes. Quand je suis revenue à mon bureau pour prendre mes affaires, il était de retour dans son bureau, la porte fermée, avec Sidney Ainsworth à l’intérieur. Et je sais que c’était elle parce qu’ils parlaient tous les deux très fort, et que je ne me trompe jamais avec les voix.
      JOY : Et de quoi parlaient-ils, si ce n’est pas trop indiscret ?
      MARGARET : Je n’ai pas vraiment suivi. Quelque chose à propos des élections, d’une alliance pour je-ne-sais-quoi… Oh vous me connaissez Joy, la politique et moi, ça fait plus que deux. A vrai dire, toutes leurs conversations se suivent et se ressemblent. (Un petit sourire naissant aux lèvres) J’ai toujours l’impression de les avoir déjà entendues.
      JOY : Mais alors qu’y a-t-il de nouveau dans l’affaire, pour justifier que Sidney soit escortée devant tout le monde ?
      MARGARET : Eh bien… (Elle regarda à gauche et à droite, ne souhaitant pas être entendue.) Ils ont finalement pu analyser ce que les vidéos de surveillance ont capturé cette après-midi là – Sidney Ainsworth sortant de l’immeuble.
      JOY : Vraiment ?! Mais pourquoi n’avaient-ils pas vu cela plus tôt ?
      MARGARET : Bah, parce qu’elle s’était habillée pour passer incognito ! Lunettes de soleil, foulard sur la tête, long manteau… Comme dans les films.
      JOY : Et comment ont-ils fait pour la reconnaitre ?
      MARGARET : (A présent en confiance et soulagée de pouvoir partager tous les détails de l’enquête avec quelqu’un d’autre que son chat, Maggie les livra presque avec une pointe de gaieté.) Son foulard. Elle a été photographiée avec à plusieurs occasions. Les couleurs et les motifs en font presque une pièce unique. Vraiment Joy, si ce n’est pas une preuve ça.
      JOY : En effet… (Avec un petit sourire malicieux) Il n’y a pas photo.

Que faisait Lily-Rose à New Heaven ? Qui était la femme filmée ? Etait-ce bien Sidney ? Quel serait son motif ?


La suite au prochain épisode.
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MessageSujet: Re: Il manquait plus que ça (Dwayne) Lun 12 Avr - 11:46

    L’amour... L’amour qui rendrait aveugle... Je n’avais jamais cherché à réfléchir à ce sujet. L’amour était une perte de temps à mes yeux. Une horrible perte de temps. Rien qu’à voir comment ça rendait les gens, cela me donnait la nausée. De voir de individus mielleux, se regarder dans le blanc des yeux en jurant de s’aimer toute leur vie, beurk beurk beurk. Parce que oui, l’amour toride et à la Bonnie & Clyde, on n’en voyait que dans les films. J’étais persuadée au plus profond de moi-même que l’amour était quelque chose d’ennuyeux. Pourtant mon père et Ellen ne m’avait jamais semblé s’ennuyer ensemble, mais le fait que mon père ai finit par partir en la laissant en plan avec son fils me prouvait bien que nous les Bouwmeester, nous n’étions pas fait pour une vie de couple bien rangée. Je n’avais réellement été la ″petite-amie″ à proprement parler que d’une seule personne, je n’étais habituellement qu’une amante pour un temps ou pour un soir, et je m’en satisfaisais. Bobby avait été cette seule personne. Il m’avait aimé (et d’ailleurs j’espérais pour mon propre amusement qu’il était toujours accro à moi, mais ça c’était une autre histoire), et il avait attendu de moi que j’en fasse autant, et donc par là que je lui sois fidèle. J’avais beau apprécier Bobby plus que je ne voulais l’admettre (certainement une des obscures raisons pour laquelle nous étions resté si longtemps ensemble, avec quelques temps de coupures, au bout desquelles il finissait toujours par revenir vers moi. Pendant près de quatre ans nous avions joué à ce petit jeu là), je n’étais pas le genre de fille à rester fidèle et à me stabiliser, point barre. Et pourtant, je savais très bien que j’avais un physique assez trompeur. J’étais blonde, bronzée, et j’arborais la plupart du temps un grand sourire (de famille), et lorsque je rencontrais quelqu’un, avant que je ne prononce un mot, et que nous n’ayons une réelle discussion, celui-ci me prenais au départ pour ce genre de fille gentille et naïve qui n’aspirait qu’à fonder une famille. Comme quoi les apparences pouvaient être trompeuses. J’étais physiquement l’archétype de la jeune américaine de la côte ouest, insouciante et gentille, alors que j’étais tout le contraire. Si j’avais grandit dans une grande ville, du genre New York, avec une famille différent de la mienne ou je ne sais quoi, j’aurais été une junkie qui aurait écumé les night club tous les soirs, et j’aurais certainement finis par crevé d’une MST dans un coin de la ville. Je pense que ce genre de chose, c’est dans le sang.

    Mais enfin, je m’égare là. Tout ça pour dire que je ne pensais pas que l’amour puisse rendre aveugle.

    L’hypocrisie n’étais pas punie par la loi, non en effet, là-dessus, je ne pouvais pas le contredire. C’était un fait. Même si pour moi c’était un vice bien plus répréhensible que certains torts qui était puni. J’avais pour moi que j’étais franche. Je n’aimais pas emballer mes paroles de joli papier cadeau. C’est à mes yeux complètement inutile. Une perte de temps. Et le temps c’est de l’argent.

      DWAYNE_ Et puis je ne vous ai pas collé l'étiquette de meurtrière, mais si vous vous sentez obligé de vous justifier à ce propos … Ça vous regarde Encore une fois j’éclatai de rire. J’aimais donner cette impression que j’avais toujours une longueur d’avance sur tout le monde, et cette image de jeune femme frivole et prenant tout à la légère me convenait très bien. C’était une rétorque si prévisible, mais en même temps risible dans la bouche d’un homme adulte.

      FEBRUARY_Ah, vraiment je ne serais pas venue pour rien à cet enterrement. Vous devriez vous lancer dans le comique, ou bien dans la politique, Finn aussi aimait ce genre de remarques bateaux et préfabriquées. Que l’inspecteur Marshall me trouve antipathique, je pouvais comprendre, c’était même plutôt prévisible, qu’il veuille me couler pour mon trafic, ma foi pourquoi pas si il avait été élevé comme un parfait petit patriote Américain et protestant, mais ce que je ne comprenais pas, c’était cet acharnement, ce besoin qu’il semblait avoir d’être persuadé que tout était blanc ou noir, et que j’avais donc par là forcément tué Finn parce que je n’entrais pas dans sa conception du blanc. Pensez ce qui vous aidera à mieux dormir la nuit Dwayne. S’il est plus reposant pour vous de me mettre ce meurtre sur le dos, alors ne vous en privez pas. Je vais vous dire ce qui cloche chez vous. Vous préférez rejeter tous les maux de la terre sur des personnes comme moi, qui n’entre par des vos conceptions de la bienséance, plutôt que d’admettre qu’il est tout aussi possible que ce meurtre aie été commis par un gentil petit citoyen américain aux mœurs irréprochable, qui va à l’église tous les dimanches et qui vous lance des sourires rayonnants de derrière son bureau à la pause déjeuné.

    Alors ça, pour être une tirade, c’était une tirade. J’avais même été philosophique sur ce coup là, s’en était surprenant. Même moi j’étais surprise d’ailleurs, d’avoir réussit à poser mes idées pour qu’elles me semblent à ce point convaincantes. Et j’en pensais chaque mot. La question n’était pas de savoir si j’avais tué Finn ou pas, c’est une autre histoire, une autre question à laquelle je ne répondrai pas bien entendu. Retardant la réponse de Dwayne face à cette analyse brillement philosophique de sa personne, un des flics descendit de la voiture. Et par n’importe lequel s’il vous plait, allure désinvolte, marche victorieuse, j’ai nommé Sébastian Dale. Ma mâchoire se crispa de manière automatique, indépendamment de ma volonté. Et bien oui, on n’essayait pas de vendre de la drogue dans ma ville sans que je ne sois au courant. Ce type était un hypocrite de première, avec ses allures de top modèle et de gars parfait-brillant-quiaréussit. Bien sur c’était pas quelque chose que je pouvais prouver, des bruits, des ragots, des conversations, et puis même si j’avais pu, je n’aurais pas réglé mes affaire en passant par la police, et le balançant, mais plutôt en réglant ça à ma façon. Je m’imaginais déjà m’amuser avec lui pour finalement lui coller une balle entre les deux yeux. Faux jeton va. Je me repris, un peu irritée tout de même par cette apparition mais en tentant de retrouver ma désinvolture.

      DWAYNE_ Le monde entier ne tourne pas autour de Perkins vous savez. Et puis je ne parie jamais pendant mes heures de service Le monde entier ne tourne pas autour de Finn ? Ah merci bien mais j’étais au courant, sauf qu’aujourd’hui et depuis son assassinat, la ville vivait au rythme des ragots et toute autre nouvelle de source plus ou moins fiable quand à l’avancement de l’enquête. Certaines mégère se levaient en se demandant ce qu’elles auraient à raconter au salon de coiffure, mangeait en se demandait qui avait bien pu faire ça, faisaient leur courses en repensant au maire qu’il avait été... Finn n’avais jamais été aussi célèbre et au centre des préoccupations que depuis qu’il était mort. Et moi qui pouvait me targuer de l’avoir connu-l’homme qu’il était, pas le politique-et d’avoir eu l’occasion de partager des conversations pseudo philosophiques à la légère avec lui au dessus de l’oreiller, je savais qu’un homme comme lui aurait apprécié cette douce ironie, et en aurait plaisanté avec son cynisme si marqué que je lui avais connu et qui je dois bien l’admettre, faisait son charme à mes yeux. (Ça plus un physique irréprochable surtout pour son âge, et des tablettes de chocolat impressionnantes.)

    Me tirant de mes pensées et ne me laissant pas le temps de répondre à Dwayne Marshall tout de suite, les policiers mirent fin à ce suspens insoutenable en s’arrêtant devant...Mme Ainsworth en personne ! Alors là, inutile de dire que je jubilais. Cette parfait petit maire, avec son parfait petit couple était emmenée au commissariat en pleine cérémonie religieuse. Je n’étais pas habituellement une amatrice de ragots, mais j’avoue que là j’aurais adoré me rapprocher de Mrs McGillicuddy et de sa partenaire de ragots de la journée pour entendre ce qu’elles avaient à dire. Ah cette bonne femme était une source intarissable de petites rumeurs et des choses la plupart du temps inintéressantes. A New Heaven, elle faisait partit des meubles. Elle avait comméré sur tout ce qui était arrivé à cette petite ville depuis près de cinquante ans. De l’arrivée de la belle fille de Mrs Ainsworth, jusqu’à cette de son mari avec ses deux enfants en passant par la mienne accompagnée de seulement mon père, celle de Dwayne, et tout les faits qui sortaient de l’ordinaire et qui mettait un peu de ″piquant″ dans la journée des vieilles femmes et personnes qui n’avaient rien à faire de leur vie. Inutile de dire que je n’étais pas de cela, moi j’avais pleins de choses intéressantes à faire...

      FEBRUARY_Et bien il semblerait finalement que cette journée tourne tout de même autour de Finn. J’avais repris la parole sans prévenir, après quelques minutes de silence pendant nous avions tout deux observé la scène qui se déroulait sous nos yeux. Il semblait aussi surpris que moi. Je ne l’avais pas regardé dans un premier temps, mais voila qu’à présent, je me retournai vers mon interlocuteur. Mrs Ainsworth rien que ça. Heureusement pour vous que vous ne pariez pas pendant vos heures de travail, parce que moi je mettrai ma main à couper que vous auriez perdu. Qui l’eu cru, que notre maire, n’étais pas si gentillette que cela ? Ma mauvaise humeur, due à l’arrivée de Dale s’était envolée à présent, et tout cela m’amusait comme une petite folle.

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    « I’m gonna marry the dark »

    «I’m gonna marry the night, I won’t give up on my life. I’m a warrior queen, live passionately tonight. I’m gonna marry the dark, gonna make love to the stark. I’m gonna marry the night, I’m not gonna cry anymore. I’m gonna lace up my boots, throw on some leather and cruise. Down the streets that I love, in my fishnet gloves, I’m a sinner. Then I’ll go down to the bar, but I won’t cry anymore. I hold my whiskey up high, kiss the bartender twice. »

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MessageSujet: Re: Il manquait plus que ça (Dwayne) Mar 27 Avr - 1:42

    Se lancer dans la politique ? A vrai dire c'était sans doute la carrière la plus improbable qu'on puisse imaginer pour Dwayne, qui se plaisait à voir les politiques, quelque soit leur niveau ou leur popularité, comme rien d'autre que des menteurs professionnels avec option hypocrisie. Dans ces domaines là il n'y avait d'ailleurs aucun doute que Finn Perkins excellait, et qu'il était donc de ce fait un excellent représentant de sa profession, dans tout ce qu'elle avait de plus mauvais et de plus corrompu. Mais peu importe, là n'était pas le problème et d'ailleurs la réplique de February ne méritait même pas d'être relevée par une quelconque réponse de sa part. D'ailleurs sans doute n'en attendait-elle pas, puisqu'elle était de toute façon sans aucun doute persuadée de la véracité de ses propos. Là dessus d'ailleurs on voyait un point commun – sans doute pas le seul cela dit – entre la jeune femme et le défunt : toujours à vouloir avoir raison, quelque soit le sujet. Quoi qu'il en soit, la demoiselle semblait motivée à continuer sur sa lancée, et à se livrer à une analyse aussi particulière que subjective de Dwayne. Bien sûr il ne pouvait nier que sa propre opinion de February était sans doute tout aussi subjective, mais chacun se comportait après tout de la façon dont il voulait que les autres le voit … Aucun doute donc, que l'un comme l'autre avait la réputation qu'il voulait bien qu'on leur attribue.
    Intéressante que l'idée que se faisait February de l'opinion de Dwayne à son égard, il y avait du potentiel à convaincre autrui il fallait l'avouer. La vérité cela dit était toute autre, pour la simple et bonne raison que si le policier se méfiait autant de la jeune femme ce n'était justement pas parce qu'il l'estimait pourrie jusqu'au trognon et assez stupide pour ne pas faire dans la demi-mesure. La vérité c'est qu'il se méfiait parce qu'il avait très rapidement compris, et ce depuis plusieurs années, que les personnes dont il fallait le plus se méfier n'étaient pas les plus ostensiblement mauvaises … Celui qui étalait sa méchanceté et son manque de considération était rarement le plus dangereux ; Celui qui savait garder un semblant de classe et surtout qui se débrouillait pour sauver les apparences l'était en revanche beaucoup plus. Mais avouer à la jeune femme que c'était parce qu'il la savait intelligente qu'il se méfiait d'elle, il ne fallait pas trop compter là-dessus.

    Leur conversation fut de toute façon interrompue par l'arrivée en fanfare – c'était le cas de le dire – du trop connu Sebastian Dale, que Dwayne et deux ou trois autres collègues se plaisaient d'ailleurs à surnommer « Jackass » lorsqu'il était question de lui dans une conversation. C'était bien simple, ce type avait tout vu, tout connu, et savait tout mieux que les autres ; Malheureusement il était aussi apprécié du boss, sans doute parce qu'il était lui aussi hypnotisé par son sourire tout droit sortit d'une publicité pour dentifrice aux vertus blanchissantes. Quoi qu'il en soit l'apparition fracassante du policier, qui sans doute avait un peu trop abusé de Starsky et Hutch dans sa jeunesse, arracha à Dwaye un rictus qui n'avait rien d'amical et qui pour une fois fut partagé par February ; Il fallait au moins un imbécile pareil pour accomplir des miracles du genre. Pourquoi ne l'aimait-elle pas, elle, c'était une autre histoire cela dit, et à vrai dire Dwayne s'en contre-fichait pas mal, il en était seulement arrivé à la conclusion que rares étaient les personnes qui devaient avoir les nerfs assez solides pour supporter au quotidien l'égo encombrant de Dale.
    La seule chose qui intéressait encore Dwayne se trouvait donc être la raison d'un débarquement si précipité et si peu organisé de ses collègues. Perkins ? C'était une possibilité, mais dans ce cas là il n'y avait pas non plus le feu, quelque soi la personne qu'ils venaient chercher cela aurait pu tout à fait attendre la fin de la cérémonie, jusqu'à preuve du contraire personne dans l'assemblée n'avait eut l'air jusqu'à présent d'avoir le feu aux fesses et de songer à faire faux-bon au reste de l'assemblée de façon brutale. Et d'ailleurs, même si la raison n'était pas Perkins ce n'était pas une excuse suffisante pour se faire remarquer de la sorte … Et on s'étonnait après que la police ne soit pas appréciée, si même dans leurs propres rangs ils n'y mettaient pas tous un peu du leur c'est sûr que les choses n'allaient pas s'arranger toutes seules.

    Mais pas le temps de réfléchir plus longtemps à ces détails là, puisque contre toute attente ce fut la maire, Mrs. Ainsworth, qui s'avéra être la cible de cette arrivée fracassante. Passé l'étonnement, Dwayne lâcha cependant rapidement des yeux celle qui était maintenant l'objet de toutes les attentions, pour s'intéresser de plus près aux réactions de chacun. C'est fou comme l'on pouvait en apprendre sur quelqu'un grâce à l'expression de son visage … La veuve Perkins par exemple, ouvrait la bouche comme un poisson sortit de l'eau et semblait prête à avaler une mouche, en se disant peut-être que son défunt époux ne faisait décidément rien comme tout le monde et qu'il se distinguait même le jour de ses funérailles. Cette blonde de journaliste, la dénommée Jackie Mosley, semblait se délecter de la scène en s'imaginant déjà certainement comment elle allait pouvoir retranscrire ça dans un prochain article … Et la fille Bouwmeester, elle, jubilait tout simplement. Rien d'étonnant à cela d'ailleurs, Dwaye n'en aurait pas imaginé moins de la part de February. Cette dernière d'ailleurs finit enfin par reprendre la parole.

      « Et bien il semblerait finalement que cette journée tourne tout de même autour de Finn. » Un Finn qui d'ailleurs devait, si il assistait à la scène d'où il se trouvait maintenant, trouver tout ce cinéma particulièrement à son goût. Le sourire de contentement qu'elle affichait en se tournant à nouveau vers lui en disait bien plus long que ses paroles sur le divertissement certain que lui procurait l'arrestation de Sidney Ainsworth. « Mrs Ainsworth rien que ça. Heureusement pour vous que vous ne pariez pas pendant vos heures de travail, parce que moi je mettrai ma main à couper que vous auriez perdu. Qui l'eut cru, que notre maire, n'était pas si gentillette que cela ? » Difficile de croire que Dwayne puisse trouver un quelconque point commun entre la fille Bouwmeester et une commère dans le genre de cette Mrs. McGillicuddy, pourtant c'était précisément l'image qui venait de lui traverser la tête, sans doute parce que l'une et l'autre n'avaient pu s'empêcher de commenter l'évènement. Mais qui sait peut-être que le commérage était un autre des vices de February. « Tout juste de quoi alimenter les ragots du coin pendant au moins une semaine supplémentaire. »

    C'était avec ce genre de choses que vivait New Heaven, sans doute depuis sa fondation au siècle dernier. Les ragots j'entends. Juste de quoi pour certain essayer de se persuader que la ville dans laquelle ils vivaient depuis parfois des décennies avait tout de même parfois des côtés intéressants. C'était ce côté là des petites villes que Dwayne avait toujours détesté, et qui le faisait parfois regretter ses années à Chicago. Dans une ville comme New Heaven on ne pouvait pas passer inaperçu dès lors que l'on faisait quelque chose qui sortait un peu de l'ordinaire, ou bien que l'on entrait pas dans la norme ; Alors si on souhaitait avoir la paix pas d'autre moyen que celui de se censurer soi-même. Ce que notre jeune homme avait eut un peu de mal à faire au début, pas facile en effet de canaliser son côté un peu grande gueule … Quoi que maintenant il y arrive sans aucune mal, sans doute avait-il du coup gagné en diplomatie, diplomatie qui lui avait parfois cruellement manqué durant ses premières années de flic.

    L'intermède provoqué par l'arrivée des policiers et l'embarquement manu militari de la maire de la ville semblait s'éterniser, bien qu'il n'y ai maintenant plus grand chose à voir. Penché à l'oreille de leur voisin, beaucoup y allait de son propre commentaire quant à ce qu'on reprochait à Sidney Ainsworth et le défunt Perkins était tout à coup passé au second plan dans l'ordre des priorités de discussion. Pour sûr, il était beaucoup plus amusant de partager ses soupçons et ses idées avec quelqu'un que de les garder pour soi … ou pas. Le seule conclusion que pouvait en tous les cas en tirer Dwayne c'était qu'il perdait son temps ici, et ce n'était pas ce constat là qui allait améliorer sa motivation ou bien le mettre soudainement de meilleure humeur. D'autant plus que plus February se délectait de la scène plus le tout semblait exaspérant à notre jeune homme … Son téléphone qui sonna alors fut une chance inespérée pour lui, qui décrocha en espérant que ce coup de fil lui donnerait une raison valable de quitter le cimetière sous peu. « Marshall (…) Ah bah un peu ouais, difficile de le louper (…) Maintenant ? (…) J'te rejoint là-bas dans vingt minutes » Dieu existe, et il a eut pitié de moi ! C'est presque ce qu'aurait pu sortir Dwayne, s'il avait été du genre à déclamer comme un tragédien grec, et s'il avait cru en Dieu, bien entendu, et comme il n'était ni l'un ni l'autre il se contenta donc de ranger son téléphone dans la poche où il l'avait prit quelques instants avant.

      « Il semble que vous profiterez de la suite du spectacle sans moi » Et comme on s'en doute, l'un et l'autre devaient être franchement chagrinés par la chose. « Mais enfin, je suis sûr que vous vous en remettrez » Et lui aussi par la même occasion. D'autant plus qu'il avait hâte de retourner bosser, et de faire quelque chose qui s'apparente plus à son boulot que d'aller jouer les voyeurs à une cérémonie funèbre.

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Everywhere I turn I hurt someone, but there's nothing I can say to change the things I've done. Of all the things I've hid from you I can not hid the shame, and I pray someone something will come to take away the pain. There's no way out of this dark place, no hope, no future ; I know I can't be free but I can't see another way and I can't face another day ... Tell me where did i go wrong ? Everyone I love, they're all gone. I'd do everything so differently but I can't turn back the time, theres no shelter from the storm inside of me ...
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Il manquait plus que ça (Dwayne)

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