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Ce sont toujours les meilleurs qui partent les derniers Michelle Sidney & Lance

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MessageSujet: Ce sont toujours les meilleurs qui partent les derniers Michelle Sidney & Lance Mer 6 Jan - 8:33

... Pas de chance Finn t'étais pas de ceux là !
Feat Michelle, Lance et Sidney

    Lance nouait sa cravate face à son reflet, il passa le plus grand pan dans la boucle formée précédemment afin de terminer son nœud. Il arrangea le nœud à la bonne longueur et vérifia son reflet dans le miroir avant de quitter le dressing. Sidney était en train de remonter sa robe le long de son corps galbé, il sourit, s’approcha et posa ses mains chaudes dans son dos. Ses doigts crochetèrent habilement la fermeture éclaire de la robe noire et firent remonter le zip. Il ferma la robe en passant un bouton dans une encoche. Elle se retourna, lui sourit et l’embrassa très légèrement. Il la serra contre lui un instant avant de se détacher d’elle. Il passa de son côté du grand lit trônant dans la chambre a couché afin de s’emparer de sa montre posé sur la table de chevet bien en évidence. Il passa la montre en argent autour de son poignet et entreprit de fermer ses boutons de manchette. Sidney vint à son secours alors qu’il se bagarrait avec les encoches. Elle plia correctement ses manches, clipa adroitement les petits boutons et réajusta son nœud de cravate. L’un comme l’autre était d’une grande élégance, cette petite scène qu’ils jouaient en cet instant était une de leur grande habitude, il n’était pas rare que le couple se retrouve a se préparer pour une sortie. Mais aujourd’hui ils ne se préparaient pas en vue d’un gala, d’un bal, d’un dîner, mais pour une bien autre funeste raison. Aujourd’hui avait lieu l’enterrement de Finn Perkins l’ancien maire de la ville, le prédécesseur de Sidney. Lance ne se rendait pas à « l’évènement » parce qu’il portait une alliance autour de l’annulaire qui l’attachait aux pas de Madame le Maire. Non, il allait rendre hommage à un ancien ami. Un ami d’enfance avec qui il avait grandit. Et dont il s’était éloigné brutalement en quittant la ville à l’âge de seize ans. Lance n’avait plus été l’ami de Finn et Michelle Perkins depuis l’âge de vingt ans. Près de 27 ans s’était écoulé depuis. Pourtant aujourd’hui Lancelot Ainsworth souhaitait rendre hommage à son ancien ami.

    Ces dernières années Finn Perkins n’avait pas brillé par son comportement honnête et intègre. Si la famille Perkins était respectée en ville, elle n’était pas pour autant très aimé, surtout depuis que les liens de Finn avec la famille Bouwmeester avait éclaté au grand jour et qu’il avait perdu sa place de maire. Pourtant Finn avait avancé, et commencer a faire campagne pour un siège au Sénat, il se murmurait même qu’il envisageait de se présenter à la course à la Mairie le printemps prochain. Pourtant Lance irait se recueillir sur sa tombe, une dernière fois, et apporter son soutient à Michelle et à Graham… Il était ainsi fait. Il ne pouvait s’empêcher de penser, alors qu’il enfilait la veste de son smoking, qu’il n’avait que trop fréquenter les cimetières ses dernières années. Les gens mourrait, le malheur s’abattait de plus en plus souvent sur la ville.


    « Tu es prête ? » Demanda t-il finalement en ajustant sa veste sur ses épaules.

    […]

    Le parvis et la place devant l’église était noire de monde, et tous étaient habillés de noir. Lance tandis sa main à Sidney après être sortie de la limousine. La neige tourbillonnait dans l’air, et parsemait un peu plus ses cheveux bruns de nuance de blanc. La main gracieuse de Sidney se posa dans la sienne et il l’aida à sortir de la limousine. Elle portait un épais manteau de laine par-dessus sa robe, il lui sourit, charmé de la voir si belle bien que la tristesse sincère qu’elle éprouvait la rendait d’une beauté triste. Il ne lâcha pas sa main et s’est côte a côté qu’ils s’avancèrent vers le perron. Ils saluèrent des amis, murmurent des mots sans réel sens par un tel jour, avant de s’avancer vers la veuve et son fils. Mais ce fut à cet instant que choisir les habitants pour rentrer dans l’édifice sacré. Lance et Sidney se retrouvèrent assit dans l’église sans même y avoir réfléchit. Dans les premiers rangs, Sidney devait dire quelques mots en l’honneur de Finn un peu plus tard, lors de la veillé ou peut être même après le discours du pasteur. Lance se tourna vers sa femme et murmura si bas qu’elle seule pouvait l’entendre.


    « Ca aurait pu être toi, je n’est ce pas … Ce soir là… Je n’aurais jamais supporter de te perdre »
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MessageSujet: Re: Ce sont toujours les meilleurs qui partent les derniers Michelle Sidney & Lance Mar 9 Fév - 23:03

    Encore une chose inattendue à laquelle devait assister Sidney, encore un événement imprévisible qui venait de se produire, encore une découverte pour le moins macabre qui l’atteignait et la fragilisait. A croire que le sort s’acharnait sur New Heaven. Il y avait dans la petite ville calme de quoi attirer les joies des journalistes, mais pas les joies de la maire. Alors que Sid devait faire face à la mort de Finn Perkins, et devait passer outre l’atrocité du crime qu’elle venait de voir, elle devait surtout gérer tout ce que cette mort transformait, changeait et dérangeait. Elle devait tout faire pour sauvegarder cette terre de « bonheur, de vies, de solidarités, de sécurité et de calme ». Tout ce qui pouvait être remis en cause avec le meurtre du sénateur et la fusillade qui avait eu lieu il y a près d’un an déjà. Alors oui, aujourd’hui elle se préparait à cela, à faire bonne figure… Les gens devaient être rassuré, elle assisterait aux funérailles en tant que maire de la ville et non pas comme la femme qui venait de découvrir un meurtre terrible, non pas comme une femme fragilisée par la vie. Elle devait là montrer sa force et son courage. Même si Sidney Eberhardt avait le charisme pour le faire, elle avait cependant demandé à Lancelot de l’accompagner. C’était une situation plus que difficile qui venait encore de se produire. Et elle avait besoin de son mari « pour le meilleur et pour le pire ». Evidemment Lance n'avait accepté par le simple fait qu'il était le mari de madame la maire, Finn était un ancien camarade, un ancien ami pour lui, c'était un moyen de rendre hommage à leur amitié. En fait Lancelot était aussi touché par la mort de cet homme...

    Ce matin Sidney s’était réveillé très tôt, on connait tous ce malaise lorsqu’une angoisse nous noue le ventre sans qu’on sache comment s’en séparer. Elle n’arrivait plus à dormir. Ce dont elle avait vraiment besoin c’était de réconfort, du réconfort qu’elle trouva dans les bras de Lance. Elle se blottit dans ses bras alors qu’il dormait encore. Un léger ronchonnement s’échappa de sa bouche, mais plus pour très longtemps.

      « Bonjour Monsieur Ainsworth, j’ai envie de quelque chose en particulier pour ce dur matin, une chose qui rebooste, une grand besoin d’affection et d’amour, est ce que tu vois ce que je veux dire ? »

    ___________

    Ce moment de bon temps étaient passé bien trop rapidement en vue de la longue après midi qui s’annonçait. Les deux amants se préparèrent ensemble, les tenues noires venaient d’être enfilées. Comme bien souvent Lance s’était approché de Sidney pour lui remonter délicatement sa fermeture de robe. Cette robe longue noire était bien trop belle pour un enterrement, pensa Sidney. Elle finit par dire à son mari, en profitant d'un baiser, qu'elle était prête. Ils montèrent dans la limousine qui les attendait en bas de chez eux. Direction ce sinistre événement!

    Une fois arrivé, Lance prit la main de Sidney, un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres. Cette main la rassurait. Elle se tourna vers Lance avec un sourire retenu. Il y avait énormement de monde, beaucoup trop pour une si petite ville. Tout le monde se regardait sans vraiment se regarder. C'était une ambiance si particulière, ellle n'était pas à l'aise. Tout se précipitait, sans quitter son mari, ils saluèrent chacun leur tour et très aimablement des connaissances, des hommes et des femmes de New Heaven, mais aussi certains de leurs amis présents eux aussi. Sidney ne pu s'empecher de repenser à l'enterrement de London, ces circonstances étaient quasi les mêmes. Elle se demandait d'ailleur si Lance aussi avait ce genre de pensées en ce même moment. Ils entrèrent en suivant la foule dans l'église. Lancelot profita de ce moment pour chuchoter à l'oreille de sa femme:


      « Ca aurait pu être toi, je n’est ce pas. Ce soir là… Je n’aurais jamais supporter de te perdre »

      « Non ce n'était pas moi, je suis avec toi Lancelot, je suis avec toi pour encore un long moment j'espere... » finit-elle par lui répondre.

    Pouvait-elle dire qu'elle n'avait pas les mêmes antécédants que Finn Perkins? Sidney a l'inverse de Finn, avait finit par devenir la femme d'un seul homme. Elle n'était detesté de personne a ce qu'elle savait. D'une certaine façon elle pouvait se sentir plus à l'abbri que Finn. Mais elle ne pouvait véritablement dire ça, après ce qu'elle avait vécu le jour de son mariage, cela prouvait bien qu'elle n'était pas plus à l'abri que quiconque.



Je suis désolé du temps que j'ai pris à répondre Lance.

____________


©️ ♣️ fuckyeahkatewalsh-tumblr I DON'T KNOW... ♥️
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MessageSujet: Re: Ce sont toujours les meilleurs qui partent les derniers Michelle Sidney & Lance Jeu 11 Fév - 3:38

    Le problème lorsque l’on vit dans une petite ville est justement le fait que dans ce genre d’endroit, que l’on cherche pour la tranquillité, la communauté solidaire et autres charmants liens de voisinages, tout le monde finit par se connaitre, tout le monde finit par vouloir vous connaitre personnellement, et c’est ainsi que naissent les rumeurs, les spéculations. En venant vivre ici les grands parents de Lance et de Finns, ainsi que de Michelle souhaitaient fondés une communauté basé sur l’entente, l’entraide, la prospérité. Ils voulaient fuir les grandes villes où ils avaient parfois connus la faillite, le déshonneur et tout recommencer à zéro. Construire une colonie sous de nouvelles bases, une colonie plus sure, une colonie où la violence et la haine seraient proscrit. Mais voila, qu’aurait-il dit aujourd’hui en voyant ce qui se passait dans leur havre de paix justement nommé « New Heaven » ? Lance réfléchissait à cela dans la voiture qui les conduisait au cimetière. Les Ainsworth n’avaient déjà du que trop se rendre en ses lieux depuis deux ans. La mort de London, puis celle de Finn… Si leur amitié était terminé depuis des années, Lance ne pouvait s’empêcher d’éprouver des remords, et s’il avait fait l’effort de passé outre le jugement de Finn et Michelle à son retour et si … Avec des « si » on aurait refait le monde pensait-il, mais cela ne l’aidait en rien. Il s’en voulait, mais pas seulement pour la mort de Finn sans avoir tenté de se réconcilier, même si au fil des années Lance s’était rendu compte qu’ils n’auraient jamais plus rien en commun, mais également parce qu’une part de lui était soulagé de le savoir mort. Il préférait que si un Maire devait mourir, ce ne soit pas Sidney. Sa femme, l’amour de sa vie.

    Etait-il un monstre de penser de telles choses ? Non, il était seulement un homme. Sidney était l’amour de sa vie, celle qui donnait un sens aux cinquante prochaines années qu’il espérait vivre sur terre en sa compagnie. Elle l’avait sauvé de lui-même, il avait réussit a surmonté la mort de son fils, si tant est qu’on pouvait surmonter totalement pareil épreuve, elle était tout pour lui. Lorsqu’elle l’avait réveillé au matin, il n’en avait été que plus heureux, lui faire l’amour, la sentir vivante et en pleine forme contre lui avait mit du baume sur son âme tourmentée par des rêves où il la perdait ce soir de Noël. Sa passion, à laquelle il était incapable de s’habituer, lors de l’acte amoureux avait calmé ses angoisses et vidé son esprit. Il n’avait été qu’à elle alors que le jour se levait à peine. Et il serait à elle aujourd’hui, comme toujours. Se préparer dans leur chambre était devenu un rituel bien huilé, une mécanique précise, il l’aidait avec sa fermeture, elle clipssait ses boutons de manchettes. Le trajet vers l’église rappela de douloureux souvenir à Lance, deux ans plus tôt, le même trajet, mais une peine non comparable. Il y avait plus de dix huit mois que London lui avait été enlevé, et si la douleur ne grandissait plus, elle était toujours aussi vive.

    Il prit délicatement la main de sa compagne pour ne plus la lâché, il avait besoin de ce contact pour ne pas être happé par la vague de souvenirs tristes qui l’assaillaient de toutes parts. La douleur d’un père ravivé par un lieu où il ne s’était plus rendu depuis des mois. Il perçut l’éclat des cheveux blonds de sa fille dans la foule, puis ils avancèrent au travers de la masse de leurs concitoyens. Ils accueillirent la protection du toit de l’Eglise avec bonheur. La neige tourbillonnant au dehors aurait glacé n’importe qui.

    « N’espère pas, j’ai foi en notre amour, Sidney. » Il la guida jusqu’aux places qui leurs étaient réservés, le rang juste derrière la famille, Lance ne pouvait s’empêcher de penser que quelques mois plus tôt il était debout là où se trouvait Michelle, accueillant les condoléances sans les entendre, muré dans son chagrin.

    « Je n’aime pas cet endroit. » Soupira t-il après qu’ils se furent assis sur le banc de bois froid. « As-tu vu Candace ou Graham ? J’espère qu’elle est arrivé a le convaincre de se rendre aux obsèques … J’aurais du aller lui parler » Ajouta t-il en acceptant le livre de prières que lui tendaient l’aide du prêtre.
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MessageSujet: Re: Ce sont toujours les meilleurs qui partent les derniers Michelle Sidney & Lance Ven 12 Fév - 2:46


      BERT : EH!! Attendez !! Attendez moi !

    Les cheveux détachés et à bout de souffle, Liberty Ainsworth se précipita pour retenir la porte de l’église de se refermer. Elle parvint à se glisser à l’intérieur, mais cela ne fut pas la fin de son calvaire. Tout le monde étant assis, attendant dans le recueillement et la tristesse le début de la cérémonie, elle peina à trouver une place où s’asseoir. C’était justement pour éviter une telle situation qu’elle s’était arrangée avec ses parents de se rendre, en leur compagnie, aux funérailles du sénateur. Mais une réunion de dernière minute eut raison d’elle et la seule compagnie qu’elle fut assez chanceuse d’avoir fut celle des journalistes campés en face de l’église.

    A la dernière minute, et peut-être par une intervention divine (ou celle de London, voire celle de Finn), Bert réussit à repérer, au loin, des cheveux roux qu’elle attribua automatiquement, sans aucune contestation, à Sidney qui, soyons honnêtes, était la seule habitante de tout New-Heaven avec une telle coloration. Elle accéléra le pas – s’attirant au passage les regards de quelques habitants –, et, arrivée dans les premiers rangs, se força une place juste derrière Lance et Sidney. Sans perdre de temps, elle leur adressa la parole :

      BERT : (En chuchotant) Ouf. J’ai cru que je l’allais être en retard. Au fait Sidney, je t’ai piquée une chemise. Sinon ça va ? Je n’ai rien manqué ? Comment va Michelle ?

    Un rapide coup d’œil autour d’elle lui permit d’identifier quelques visages familiers. Elle reconnut l’ancien proviseur de Ledford, les aides de campagne de Finn Perkis, et quelques camarades d’écoles dont le premier ‘petit-ami’ de London qui menait à présent une vie (malheureuse) d’hétérosexuel marié. La vue de toutes ses personnes lui fit sourire - pour un court instant, avant que son regard ne se pose sur la famille du défunt.

    Sa famille côtoyant les Perkins, Bert pouvait se vanter de les connaitre plus ou moins bien, mais pas assez pour être dans leur confidence. C’était principalement une relation de bon voisinage, aussi superficielle qu’elle pût être, avec dans le fond une rivalité palpable (et réelle) entre les deux candidats à la mairie. Les Ainsworth et les Perkins avaient cessé de se fréquenter sérieusement depuis plus de deux ans – à l’exception des situations auxquelles personne ne pouvait échapper – pour une raison bien particulière : Candace Ingham, très bonne amie d’Ainsworth, père et fils.

    Bip ! Bip ! Bzzzz… Bzzzz… Bzzzz…


      BERT : Roh, putain de merde… (Elle enfila ses oreillettes pour prendre un dernier appel.) Allô ? Je ne capte pas ici. Allô ? Je ne peux pas te parler, je suis dans l’église. … Pour les obsèques. Oui… Oui… Dis lui que… Dis lui que je vais le rappeler dans... 2 heures ? (En acceptant le livre de prière donné par sa voisine.) Merci. Allô ? Allô ?! Zut ! (En chuchotant à ses parents.) Vous savez s’il y a du wifi ici ? Pourquoi je reçois du courrier urgent dans les pires moments? Les gens peuvent être vraiment impolis.
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Je suis mort mais j'existe encore??!!

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★ ARRIVE DEPUIS LE : 09/07/2009

MessageSujet: Re: Ce sont toujours les meilleurs qui partent les derniers Michelle Sidney & Lance Mer 24 Fév - 11:26

    ELLEN S. BOUWMEESTER
    P N J





    On a une vue imprenable sur l’église de cet arbre. On peut voit les gens qui entrent, ceux qui sortent, et ceux qui entrent mais qui n’en sortent jamais. Où vont-ils ? Eh ben certains s’envolent vers le Ciel comme des billes de lumières; d’autres se font trainer hors de l’église et disparaissent dans un cri d’effroi. Mais pour la plupart, ils viennent nous rejoindre dans cet arbre. On n’est pas nombreux aujourd’hui - d’ailleurs, je suis la seule. Je me suis même faite belle pour l’occasion, ce qui est tout à fait inutile parce qu’on se laisse toujours rattraper par l’état dans lequel on est prononcé mort. D’ici quelques minutes, un trou va apparaitre au niveau de mon abdomen et ma belle robe noire, taillée pour l’occasion, va être tâchée de mon sang écarlate.

    Tant pis. Après tout, je ne suis pas là pour me faire remarquer. Ce n’est pas comme si on pouvait me voir. Je suis surtout présente pour voir le sort de mon ami Finn. Ce n’était pas un saint, ça je peux vous le garantir. Et vous pouvez me croire, je m’y connais en vermine. Perkins, lui, c’était de la vermine de super bonne qualité. De la vermine bio élevée au grand air. Corrompu jusqu’aux orteils, le bonhomme. Et pourtant, regardez-les, ces habitants faux-culs, tous à se presser pour verser des larmes de crocodiles et réconforter sa cruche de femme. Pourquoi est-elle restée avec lui toutes ses années ? Elle n’y gagnait rien --- à part le rôle de martyre. Oh ça lui plaisait ça, de jouer la victime, celle pour qui on avait à la fois de la pitié et de l’admiration. Et lorsqu’on a tous le dos tourné, la petite mère part s’envoyer en l’air avec le premier barbu venu.